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9 juillet 2017 7 09 /07 /juillet /2017 06:55

 

Le synopsis de Glénat :


"Jeune homme peu sûr de lui, Thomas est immédiatement séduit par la puissance physique et spirituelle de Fred. Avec ce nouvel amant, il se découvre, apprend de nouvelles choses sur sa sexualité. Mais il fait surtout la connaissance indirecte de celui qui fut son ex et modèle : Alex. Un être à la beauté surnaturelle, aussi lumineux physiquement que sombre psychiquement, dont le portrait orne les murs du loft de Fred et qui a aujourd’hui mystérieusement disparu. Qui était Alex et pourquoi Fred était-il aussi fou de lui ? Qu’a-t-il bien pu lui arriver ? Peu à peu, Thomas va devenir obnubilé par l’image d’Alex, essayant d’élucider les mystères qui l’entourent. Des mystères qui l’effrayent et l’excitent à la fois..."

Difficile de classer ce livre. Est-ce un album policier. Est-ce un album érotique. Même si Oncle Fumetti est familié de la BD érotique il l'est plus spécifiquement de la BD hétéro. C'est donc une approche nouvelle pour lui que celle-ci. Sur l'aspect purement sexuel pas evident de dire si c'est de la pornographie ou de l'érotisme. Seuls les gays sauront classer cet album. Pour le moins c'est direct pour ne pas dire cru. Les dessins sont sans équivoques et c'est bien ainsi. C'est très travaillé. Le graphisme est beau. le choix du noir et blanc apporte de l'esthétisme et du sérieux à l'ensemble. C'est très différent scénaristiquement parlant. La dramaturgie est peu commune et le Vieux Fumetti a su se laisser porter par l'histoire et le suspense. C'est bien mené et intéressant. Un bon livre en somme. Si ce n'est pas à mettre en toutes les mains, les hétéros trouveront cette oeuvre de bonne qualité comme les gays. A découvrir. 

Hubert est breton. Il est né en 1971. Il est à la fois scénariste et coloriste ce qui n'est pas courant.  Son album Beauté publié chez Dupuis, a été sélectionné au Festival International de la Bande Dessinée d'Angoulême en 2012 et a reçu le Firecracker Alternative Book Award « Best graphic novel 2015 » aux États-Unis. Il a travaillé avec plusieurs artistes donc Zanzim Marie Caillou. Il a travaillé avec Dargaud, Glénat, Soleil et donc Dupuis. Hubert a reçu en 2015 le prestigieux prix Jacques-Lob pour l’ensemble de son œuvre.


Paul Burckel est né en 1980. Il a étudié à l'école des arts décoratifs de Strasbourg. Il vient à la BD en 2007. Il s'en suit une série d’expériences : Le Poulpe Multipotent (Institut Pacome). Il collabore avec Psikopat. Il participe à des ouvrages de micro-edition (Bigle, Impudicus, Nadine) ou a un fanzine (Carre C) ou encore au projet Les Pieds Nickelés. son avant-dernier ouvrage, Ou sont les enfants ?, publié en 2014, est une expérience graphique et narrative de récit a double représentation. Il travaille actuellement comme illustrateur indépendant à Strasbourg.

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20 juin 2017 2 20 /06 /juin /2017 06:55

Le synopsis de Gallimard :

« Pendant trois années, Carlos Spottorno et Guillermo Abril ont sillonné les frontières de l'Europe. À partir des 25 000 photographies et 15 carnets de notes rapportés, ils ont composé une « bande dessinée » faite de photos. De l'Afrique à l'Arctique, les journalistes racontent: une rencontre avec les Africains du Gourougou, le sauvetage d'une embarcation au large des côtes lybiennes, l'exode des réfugiés à travers les Balkans, les manœuvres des chars de l'OTAN en face de la Biélorussie... ».

Mystérieuse Bande Dessinée. Dérangeante Bande Dessinée. Il conviendra sans doute un jour de « border » le genre de la Bande Dessinée. Qu’est-ce donc qu’une BD ? Est-ce avant tout une œuvre graphique ? Est-ce un support narratif ? Sont-ce des dessins assemblés en planches et en cases ? Complexe. Une chose est sûre ; La Fissure entre bien dans la rubrique des « bonnes lectures d’Oncle Fumetti ». Oui il y a aussi des cases, oui il y a aussi des planches et oui il y a aussi des phylactères. C’est donc bien une BD. Pourtant point de dessins. Des photographies. Bref !!!! Au final on s’en fout. C’est un formidable livre. Epais de 172 pages cet œuvre nous raconte les périples des migrants. Ceux dont on parle beaucoup dans ces temps troublés. Ceux qui dérangent parfois, au moins nos consciences, ceux qui souffrent. C’est une œuvre novatrice et transversale. A la fois artistique, informative et lanceuse d’alerte. Passionnant.

Carlos Spottorno, né à Budapest, est un photographe-journaliste. Il a reçu le prix World Press Photo en 2002 dans la catégorie « Nature ». En 2017 donc il a effectué avec Guillermo Abril un reportage de 3 ans sur les migrants qui a culminé en 2017 dans la parution d'un album de bande photo-dessinée : La Fissure

Guillermo Abril est espagnol et est né en 1981. Il est journaliste. Il a été collaboré à deux films ; The Resurrection Club et At the Gates of Europe. Il a eu une nomination au Prix Goya du meilleur court métrage documentaire

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18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 06:55

Une interview de Roger Leloup datant de 2012. une bonne façon de signaler la sortie du 28e album de Yoko Tsuno. Merci à la RTBF.

Roger Leloup est né le 17 novembre 1933 à Verviers. Il étudie l'art décoratif et la publicité à l'Institut Saint-Luc de Liège. En 1950, Jacques Martin, le créateur notamment d'Alix mentionne qu'il cherche un assistant pour la période de vacances. C'est ainsi qu'il commence à travailler sur les histoires d'"Alix" dans "L'Île maudite".... Le 15 février 1953, Leloup entre au studio Hergé où il travaillera sur les décors d'Alix de "La Griffe noire" jusqu'à la première case d'"Iorix le Grand". Hergé lui réclame surtout des dessins techniques ou de décoration très précise, comme la gare de Genève-Cointrin dans "L'Affaire Tournesol", la chaise roulante du capitaine Haddock dans "Les Bijoux de la Castafiore", des autos, des motos, des chars, la conception de l'avion de Carreidas et de tous ceux de la nouvelle version de "L'Île noire". Durant la soirée de Noël 1968, il esquisse en effet pour la première fois une jeune héroïne asiatique qu'il voudrait introduire dans une éventuelle reprise de "Jacky et Célestin". Le 31 décembre 1969, Leloup quitte le studio Hergé pour se consacrer entièrement au développement de la série et, depuis, Yoko n'a plus guère quitté son coeur et son esprit... Nous voici à l'album 28... Merci Monsieur Le Loup !!

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16 juin 2017 5 16 /06 /juin /2017 06:55

Le synopsis de Dupuis :

"Au château de Rheinstein, Yoko, Vic et Pol participent à une séance d'enregistrement de clavecin d'Ingrid. Un bruit parasite interrompt la séance. Yoko sort sur la terrasse et découvre un survoleur vinéen. Sur l'écran de contrôle, un message enregistré de Khâny lui demande de la rejoindre au plus vite. Yoko et Émilia embarquent dans l'engin qui les ramène à Loch Castle, non pas au cottage mais dans les vestiges d'un château médiéval. À l'intérieur, une grotte, anciennement occupée par des moines cisterciens chassés par Henri VIII, s'ouvre à elles. Elles y rejoignent Lâthy qui leur apprend que Zarkâ, la "servante de Lucifer", veut que Yoko la rejoigne. Quant à Khâny, elle a de gros soucis : suite à la rupture avec Vinéa, elle et ses compagnons doivent trouver un refuge plus profond, notamment dans la grotte où Zarkâ fait régner sa loi. En pleine nuit, alertées par le mini-dragon Balbok, Yoko et Émilia arrivent au bord d'une piscine, accès direct aux profondeurs du lac. Une main surgit de l'eau, qu'Émilia s'empresse d'attraper. Elle en sort une charmante jeune fille prénommée Iseut, bientôt suivie par son frère Nahm, les deux parlant le gaélique. Yoko et Émilia décident de les accompagner sous l'eau et débouchent dans une autre grotte dominée par une imposante et majestueuse statue de la déesse Brigit. Goliath, le dragon de Zarkâ, se pose près d'elles pour les emmener chez sa maîtresse, au temple des Immortels ! Là, Yoko va affronter le frère Marzin, un amateur de légendes protégé par une garde de moines-robots, et un des plus redoutables adversaires que notre électronicienne ait jamais eu à combattre.".


Yoko Tsuno, album 28. A ce stade, le personnage est une légende du 9ème Art. Son créateur est un des derniers géants. Le synopsis et la bio sont longues comme un jour sans pain. Oncle Fumetti va pas en faire des tonnes !!! C'est Yoko Tsuno et c'est Roger Le Loup. On se prosterne. 


Roger Leloup est né le 17 novembre 1933 à Verviers. Il étudie l'art décoratif et la publicité à l'Institut Saint-Luc de Liège. En 1950, Jacques Martin, le créateur notamment d'Alix mentionne qu'il cherche un assistant pour la période de vacances. C'est ainsi qu'il commence à travailler sur les histoires d'"Alix" dans "L'Île maudite".... Le 15 février 1953, Leloup entre au studio Hergé où il travaillera sur les décors d'Alix de "La Griffe noire" jusqu'à la première case d'"Iorix le Grand". Hergé lui réclame surtout des dessins techniques ou de décoration très précise, comme la gare de Genève-Cointrin dans "L'Affaire Tournesol", la chaise roulante du capitaine Haddock dans "Les Bijoux de la Castafiore", des autos, des motos, des chars, la conception de l'avion de Carreidas et de tous ceux de la nouvelle version de "L'Île noire". Durant la soirée de Noël 1968, il esquisse en effet pour la première fois une jeune héroïne asiatique qu'il voudrait introduire dans une éventuelle reprise de "Jacky et Célestin". Le 31 décembre 1969, Leloup quitte le studio Hergé pour se consacrer entièrement au développement de la série et, depuis, Yoko n'a plus guère quitté son coeur et son esprit... Nous voici à l'album 28... Merci Monsieur Le Loup !!

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14 juin 2017 3 14 /06 /juin /2017 06:55

Le synopsis de Delcourt :


"Arizona, 1875. Un gang d’esclaves affranchis, dirigé par un mystérieux Milord, terrorise tout un état. River Bass, premier afro-américain de l’US Marshal Service, est le seul à pouvoir l’infiltrer. Il a accepté l’étoile pour le respect et l’égalité, mais il ne sera confronté qu’à la cruauté du monde. Bass sera démasqué par le gang infiltré et son combat pour la justice s’arrête là. Commence alors celui pour sa vie…".


Un western. C'est plus qu'un thème récurrent dans notre monde de cases et de philactères. Toutes les époques de part et d'autres de l'Atlantique, des scénarios et des personnages ont vu le jour, qu'ils soient légendaires et issus de l'Histoire américaine ou plus simplement imaginaires  en Europe via la BD franco-belge ou les BD petits formats d'après-guerre en Italie, en Espagne puis en France. Cette fois-ci deux croates s'y collent. C'est suprenant et intéressant. Les deux auteurs sont dans leurs domaines très aguerris et très techniques. Le trait et les planches de de Kordey sont travaillés et précis. C'est classique sans pour cela que cela copie des auteurs déjà en place dans ce thème. Le travail de Igor Kordey est intéressant car on sent des influences américaines (il a collaboré avec de belles maisons US) mais c'est en même temps européennes. Beau personnage. Belle narration. Oncle Fumetti a aimé. Vivement la suite. A noter la collaboration de Desko pour la colorisation qui apporte un vrai plus par la chaleur des tons. 


Darko Macan est né en 1966 à Zagreb, en Croatie, où il réside. Diplômé en Histoire et en archéologie, il a travaillé sur de nombreux romans de science-fiction et de fantasy. Darko Macan est l’auteur de la série de comics Soldier X, publiée par Marvel avec Igor Kordey au dessin.
Igor Kordey est aussi né à Zagreb en 1957 en Croatie. il y réside également. Il a cofondé le collectif New Square en Yougoslavie, créé le studio Incident en Croatie, il y est devenu trois fois meilleur dessinateur / illustrateur. En 1986, il est repéré par Les Humanoïdes Associés pour son adaptation en BD de La Saga de Vam, roman du grand écrivain de science-fiction Vladimir Colin. par la suite il multiplie les expériences et s’ouvre les portes des éditeurs américains : Dark Horse (Tarzan, Predator, Star Wars), DC (Star Trek) et Marvel (X-Men, Black Widow). Preuve de qualité. Commence une collaboration frutueuse avec Delcourt. 

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12 juin 2017 1 12 /06 /juin /2017 06:55

Le synopsis de Casterman :


"La civilisation se meurt. Suite à l'expansion d'intelligences artificielles, tous les appareils électriques, jusqu'aux derniers implants cybernétiques, ont été infectés. La civilisation est retournée à l'âge de la vapeur. Qui est responsable de cette apocalypse ? Les recherches convergent vers un centre expérimental situé quelque part au fin fond de l'Afrique. L'armée décide d'envoyer un vétéran de la vieille école. Il s'appelle James Graham Keran et il ignore tout de ce qui l'attend en acceptant cette mission."


Un roman post-apocalyptique. C'est un thème assez classique dans le 9ème art. Cela intéresse toujours et c'est une bonne base pour développer une dramaturgie intéressante. On peut développer des personnages aux caractères et aux physiques bien différents. Bien entendu et c'est le point de départ du scénario la perte de contrôle de l'intelligence artificielle est un point de départ basique. Ce nouveau binôme s'y attelle. Oncle Fumetti dit "nouveau binôme" car Coste travaillait plutôt avec Jules Stromboni. Cela démarre bien. Ce sont deux artistes déjà chevronnés. Ils se complètent bien. Le Egon Schiele, de facture classique ne laissait pas forcément penser que Xavier Coste était prêt pour le romanesque de SF mais c'est le cas. Son trait est puissant et intéressant. Belle osmose en tout cas. Vous pouvez y aller sans arrière pensée. Bon achat. 


Olivier Cotte est né le 20 juin 1963 à Soisy-sous-Montmorency en île de France. A la base il est historien du cinéma d'animation, réalisateur et scénariste de bande dessinée. Il est déjà l'auteur de L'ultime défi de Sherlock Holmes et Le Futuriste en collaboration avec Jules Stromboni, parus chez Casterman.Le voici au scénario de cet album. 


Xavier Coste est né en 1989. Il est donc  auteur de bande dessinée et illustrateur. A ce titre il a collaboré avec  Le Monde diplomatique, Hachette, Hatier, Stern, Egon Schiele Museum. Joli palmarès, signe de qualité.  Il a une licence en Arts Graphiques obtenu à Paris. Il sort son premier album en 2012, Egon Schiele, vivre ou mourir, paru chez Casterman et traduit en plusieurs langues.
 

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7 juin 2017 3 07 /06 /juin /2017 06:55

Le synopsis de Dargaud :


"New York, 1932. Malgré la grande dépression qui frappe durement l'Amérique, les buildings s'élèvent toujours plus haut dans le ciel de Manhattan et les chantiers prolifèrent. C'est là que travaille Giant, un homme taciturne à la carrure imposante. Ses collègues le chargent d'avertir la famille d'un compatriote irlandais du décès accidentel de celui-ci. Mais, dissimulant la triste vérité, le mystérieux colosse envoie une belle somme d'argent à Mary Ann, la jeune veuve, ainsi qu'une lettre dactylographiée qui pourrait être de son mari... Elle lui répond et commence alors une correspondance régulière, sans que Giant dissipe le mensonge. Vient alors le jour où Mary Ann et ses enfants débarquent à New York..."


Superbe idée que cet album. Il s'agit, il faut l'écrire, en préambule, du premier tome d'un dyptique. Tout est très novateur. Pour commencer l'époque, il est question d'une histoire romanesque qui se déroule dans les années 30 à New York. La crise de 29, la prohibition, le petit peuple des travailleurs et le développement de cette ville si moderne déjà et novatrice toujours. L'intrigue ensuite ; cet homme qui se substitue d'abord par pitié puis par attachement à son collègue mort. Le personnage, haut en couleur ; immense, taciturne et en même temps très attachant et charismatique. Les seconds rôles sont très bien travaillés. Comme au cinéma il n'y a pas de bon film sans de bons seconds rôles. Enfin le graphisme. C'est très bien travaillé. Beau style réaliste. De belles planches avec une mise en avant de la ville et de l'architecture. Des physionomies belles et vivantes. Une dramaturgie bien menée. Des pages rythmées. Il n'y a pas assez de bonnes sorties en ce moment sans que l'on se passe de celle-ci. Foi d'Oncle Fumetti !! 
Mikael  est franco-canadien. Il évolue dans le milieu de la bande dessinée depuis 2001. Il a publié plusieurs récits jeunesses dont il signa à la fois le scénario, le dessin et la couleur.  Il a reçu en 2010 la mention spéciale du jury jeunesse du Prix d'Ouessant en France pour Félice et le Flamboyant Bleu (éd. PLB), et à deux reprises en 2015 et 2016 le Grand prix de la ville de Québec au Canada, respectivement pour Promise, tome 2 : L'Homme-Souffrance et Promise, tome 3 : Incubus (éd. Glénat).Depuis 2006, il travaille sur des récits adultes aux graphismes plus réalistes, en collaboration sur certains projets avec d'autres scénaristes et dessinateurs.
 

Giant de Mikael chez Dargaud
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24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 06:55

Le synopsis de Warum :


"Bangalore c’est assez moche, ça n’a pas le charme désuet de Calcutta ni la folie épicée de Bombay ou la grandeur historique de New Delhi. Il n’y a quasiment que des ingénieurs, des étudiants ingénieurs et des gens qui font des métiers comme appuyer sur le bouton de l’ascenseur ou vérifier d’un oeil hagard que le ticket de caisse correspond à ce qu’il y a dans le sac de course à la sortie des supermarchés. Dans les rues de Bangalore, on trouve presque tout : des fruits et des légumes, du thé et des cigarettes, des cireurs de chaussures et parfois même des coiffeurs. La télévision se regarde au travers des vitrines des restaurants et le linge sale s’y lave en famille. Certains y dorment, d’autres y fument, boivent ou pissent contre les murs. Des serviteurs y promènent des chiens obèses et les jupes des filles raccourcissent, tandis que le corps des mères s’épaissit.Enfin, à Bangalore, on trouve aussi un dessinateur français, qui traîne dans les rues et tente de dessiner ce qui le séduit dans cette babylone moderne."


En voilà un livre qu'il est particulier. L'auteur nous présente son Bangalore. Alors forcément comme on est curieux et intéressé on le suit. C'est complètement fascinant. Graphiquement c'est du Noir & Blanc. C'est très cartésien et c'est rigoureux. C'est très beau aussi. Poétique par bien des aspects. On croit ce que l'on voit parce qu'évidemment on ne connait pas. C'est totalement dépaysant. On est sidéré par la modernité et le côté passéiste aussi de ce que l'on découvre. C'est incroyablement passionnant. En fait c'est difficile à narrer. Raconter ce livre par le texte cela n'a pas de sens. Cela se regarde... Donc regardez le. C'est Oncle Fumetti qui vous le dit. C'est sorti le mois dernier et cela coûte 22€. 


Simon Lamouret est un illustrateur et auteur de Bande dessinée né à Toulouse en 1987. Après avoir étudier l'illustration à l'Ecole Estienne, aux Beaux Arts d’Angoulême et aux Arts Décoratifs de Strasbourg, il dessine. En 2013 il part en Inde pour vivre et enseigner.
 

Bangalore de Simon Lamouret chez Warum.
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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 06:55

Le synopsis de DBD :


" L'année du 70e anniversaire de la création de Blake et Mortimer et trente ans après la disparition de son auteur, Edgar P. Jacobs, dBD publie un numéro spécial sur Jacobs et ses personnages qui, par la magie des reprises, continuent de vivre des aventures de papier.."


Ah l' oeuvre de Jacobs !!!! C'est un vrai monde. Tout au long de nos lectures de ces aventures  passionnantes, décrites grâce à la ligne claire chère à Hergé et à son ancien assistant devenu célèbre, avons nous tout retenu, tout vu et tout perçu. Sûrement pas. Journalistes, personnalités, proches et fins connaisseurs, de cet oeuvre réalisée à plusieurs mains et à l'aide de tant d'imagination, se sont réunis dans ce numéro pour nous raconter ces origines et ces dessous. ce travail a été publié initialement sous la forme d'un magazine hors série de 100 pages distribué en kiosque. Cette fois-ci, c'est une version enrichie sous un format livre que nous vous proposons avec la présente édition. A noter que la couverture est de Juilliard. Une preuve si nécessaire de sérieux. Bonne lecture. C'est un livre de 116 pages. 

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17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 06:55

"Très petit, enfant, je salissais tout, je remplissais tout, les murs, les portes, les agendas ; dès qu’il y avait un espace blanc. J’étais plus à l’aise à l’intérieur qu’à l’extérieur, je préférais rester chez moi plutôt que de sortir et voir des gens, et j’ai choisi le dessin plutôt que le foot. Mais j’ai un peu dompté cette manie, je l’ai canalisée. Je suis plus à l’aise en société : quand je suis au restaurant, je ne dessine plus sur la nappe…". tiré d'une interview donnée aux inRocks le 2 févier 2009. 


Blutch, Christian Hincker est né en 1967 à Strasbourg. Il publie depuis une vingtaine d'années. Il est découvert lors d'un concours de Fluide Glacial. On le dit influencé par Jean Claude Forest et Daniel Goossens. A chacun son avis. Il a beaucoup publié et a été primé. Il a travaillé avec Le Seuil , Futuropolis, L'Association, Dargaud. Il a été découvert par Fluide Glacial. Il est un dessinateur-phare de son époque.

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