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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 17:55

Le synopsis de Glénat :

«Après un voyage sans fin, Druuna se réveille à l’intérieur de la carcasse de son astronef. Écrasée sur un monde inconnu, elle déambule dans une ville en ruine et rencontre les premiers habitants : des êtres étranges, effrayants et ambigus qui l’entraînent au plus profond de la terre... Ils ont besoin d’elle pour survivre ! »

Nous voici arrivés au tome 4 des aventures de Druuna. Glénat continue à nous gâter en rééditant dans une version soignée ce classique de la Bande Dessinée érotique. En effet, Druuna est la série de référence de la bande dessinée érotique des années 1980. Grâce à cet album et aux premiers épisodes de la saga, vous avez la possibilité de lire ou de relire cet œuvre de l’un des maîtres de la bande dessinée italienne. Serpieri, dont le talent de metteur en scène et la fascination pour les femmes en fait l'égal d’un Milo Manara nous propose de la BD érotique mais pas que. Chaque nouvelle édition est enrichie d’un cahier graphique. C'est une épopée fantastique, de la science fiction teintée d’humour,aussi. Les dessins parlent d’eux-mêmes. Serpieri est un très grand artiste.

A ne pas mettre forcément entre toutes les mains. 

 

Paolo Eleuteri Serpieri est né le 29 février 1944 à Venise. Il débute en tant que peintre en 1966, avant de se tourner vers la bande dessinée en 1975. Grand amateur de westerns, il coécrit L'Histoire du Far-West, série sur le Far West, avec le scénariste Raffaele Ambrosio, et publiée aux éditions Larousse. À partir de 1980, il travaille sur différents projets comme Découvrir la Bible, encore pour Larousse, ainsi que sur des courtes histoires pour différents magazines. En 1985, il crée la série Druuna, qui comprend 8 volumes publiés entre 1985 et 2003. Ses œuvres ont connu un très grand succès avec plus d'un million d'albums et une traduction dans 20 langues. Il a également travaillé sur le design du jeu vidéo Druuna : Morbus Gravis, basé sur le personnage de sa plantureuse héroïne.

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Druuna – tome 4 – Planète oubliée de Paolo Eleuteri Serpieri chez Glénat.
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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 17:55

Le synopsis de Dargaud :

 

«Enfin le grand retour de Lucky Luke ! Dans La Terre Promise, Jul et Achdé ont assigné une mission rocambolesque à l'éternel justicier. Lucky Luke doit escorter toute une famille de juifs d'Europe de l'Est à peine débarqués du bateau à Saint Louis jusqu'aux confins de l'Ouest sauvage ! Jusqu'alors, l'homme qui tire plus vite que son ombre avait déjà côtoyé de sacrés originaux. Un prince russe dans Le Grand Duc, un aristocrate anglais dans Le Pied-Tendre, un psychanalyste viennois dans La Guérison des Dalton... Mais lorsque son copain Jack-la-Poisse le supplie de s'occuper de ses parents (à qui il n'a pas osé avouer qu'il était cow-boy et qui le croient avocat à New-York), Lucky Luke n'écoute que son coeur. Avec un grand-père religieux obsédé du shabbat, une mamma décidée à gaver Lucky Luke de carpe farcie, une jeune fille prude qui cherche le mari idéal (avocat ou médecin, mais bon, cow-boy ça va aussi), et un gamin turbulent plus intéressé par le Far-West que par sa Bar Mitsvah, le voyage promet d'être long. Desperados, joueurs de poker, attaques d'indiens féroces (la tribu des "Pieds Noirs" a mauvaise réputation), tout l'univers de Lucky Luke va être confronté à ce choc des cultures. Mais à la fin du voyage, c'est autant notre cow-boy solitaire que sa nouvelle famille d'adoption qui auront appris à surmonter les épreuves et les préjugés.

Il en est déjà dit beaucoup dans le long mais long synopsis de Dargaud. Pendant un moment Oncle Fumetti a cru qu'ils allaient nous raconter l'histoire. Non quand même pas. Pas besoin d'en faire des tonnes donc. Cet album de Lucky Luke qui reste même après la mort de Morris une légende de la BD franco-belge est bien né. Achdé et Jul ont du talent et de l'expérience aussi. Ils sont suffisamment humbles et c'est le propre des vrais artistes de respecter les codes du créateur. Et aussi de respecter le personnage. On remarque leurs « pattes » mais sans que cela dénature le projet. C'est bien ainsi. C'est une vraie bonne BD et une vraie bonne suite des aventures du «poor lonesome cowboy ». C'est sorti.

Achdé est né en 1961 dans une famille rapatriée du Maroc. Il grandità Nîmes, en pleine garrigue, au coeur d'un mélange de communautés et de cultures. Le dessin titille cet amoureux de bande dessinée, fervent lecteur du magazine mythique Mad. Il faut dire qu'il est tombé tout petit dans la marmite de la BD. La « faute » à Morris, à Lucky Luke et à la scène mythique du duel au poker dans l'album Le Juge, qu'il découvre à l'âge de 4 ans en lisant un numéro de Spirou. Après les années de galère, la création d'une petite agence de pub, les premiers dessins publiés dans Midi libre, la signature d'un contrat avec Dargaud le jour de ses 30 ans, le succès avec la série CRS = Détresse, c'est, enfin, la consécration avec la reprise de Lucky Luke.

Jul est né en 1974. Avant de devenir dessinateur, il vagabonde dans de longues études, de Normale sup à l'agrégation d'Histoire, de la recherche en sinologie à l'enseignement universitaire. Il débute comme dessinateur de presse dans les plus grands médias, où la joie du dynamitage de l'actualité le conquiert définitivement. C'est son premier album de bande dessinée, Il faut tuer José Bové, qui le révèle. La Croisade s'amuse parodie le choc des civilisations. En 2007, Le Guide du moutard reçoit le prix Goscinny. En 2009, Jul investit dans l'âge de pierre ! Silex and the City est sa première série, saga familiale et satire implacable de notre quotidien d'hommes modernes. Après un détour fracassant, au côté de Charles Pépin, vers la philosophie (La Planète des sages , deux tomes et plus de 150 000 exemplaires vendus ; Platon la Gaffe, grand succès de l'année 2013), il poursuit l'aventure Silex and the City avec une saison 5 de la série sur Arte qui débutera fin 2016 et ce sixième volume : "Merci pour ce Mammouth ! »

 

Lucky Luke La terre promise de Achdé et Jul d'après Morris chez Dargaud.
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7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 17:55

Le 9 ème art fait l'objet depuis quelques années d'expositions. Les ventes aux enchères se développent. Il intègre petit à petit les mêmes problématiques que les marchés plus courants de la peinture ou de la sculpture. Nous avons souhaité faire le point avec un spécialiste, et même plus que cela...  Un expert.

 

Bonjour François Meyniel. Vous êtes très connu dans le Monde du 9ème Art mais sans doute pas de tous. Présentez vous mieux. 

J'ai 54 ans, je suis amateur de BD depuis l'âge de 6 ans, j'ai collectionné pendant 35 ans de ma vie la BD avant d'en faire mon métier. Je suis aussi le fondateur de bddirect.com site de vente spécialisé qui a été créé il y a 23 ans et qui ferme aujourd'hui pour des raisons personnelles. Une page se tourne. 

Comment devient-on un expert en Bandes Dessinées ? Ne le sommes nous pas tous un peu, nous qui sommes des lecteurs assidus ?

Vous avez raison, on est tous un peu expert. Certains collectionneurs sont de très grands spécialistes dans certains domaines précis et je fais parfois appel à eux pour m'aider à déterminer la provenance précise d'un dessin ou d'une planche. J'ai beaucoup de respect pour les passionnés en général car ils donnent un sens à leur vie souvent hors du commun. Qu'ils soient petits ou grands collectionneurs je les respecte tous car nous partageons avant tout la même passion. Devenir expert professionnel est donc le prolongement logique de cette passion. On ne fait pas cela que pour l'argent.... Me concernant c'est après avoir été marchand pendant des années que j'ai acquis peu à peu la sagesse et l'expérience qui m'a permit de devenir expert. Valoriser les choses est un exercices difficile, mais connaître les techniques des artistes ou la technologie lié a l'impression est tout  aussi difficile. C'est un métier complet que peu maîtrise parfaitement. 

Vous pratiquez votre expertise auprès des salles de ventes mais quels sont vos domaines d'intervention et qui peut faire appel à vous ? Et pour quoi ?

Je travaille pour les maisons de ventes aux enchères et en particulier l'étude Cornette de Saint Cyr à laquelle je suis particulièrement attaché. Mais tout le monde peux faire appel à moi, professionnel ou particulier. Il m'arrive aussi de travailler pour la justice ou les assurances. En tant que professionnel j'appartiens à un syndicat d'expert la CEFA (Compagnie des Experts Français en Antiquités) qui regroupe tous les plus grands professionnels de chaque spécialité. J'interviens personnellement dans le monde de la BD et de l'illustration mais aussi dans le monde de la photo contemporaine ( qui n'est autre qu'une extension de l'illustration ) et aussi dans une spécialité venir des États Unis le glamour art qui sacre plus particulièrement le monde des pin ups. Je suis en outre l'agent exclusif de l'illustrateur Aslan qui est très connu pour ses pin ups dans le magazine LUI dans les années 60-80. J'ai en outre organisé des ventes majeures au Crazy Horse et à Drouot notamment pour disperser louvre de l'illustrateur Michel Gourdon. 

Quel est votre domaine d'expertise spécifique ? Est-ce une époque de la Bande Dessinée ? Un style ? Des dessinateurs ?

Je suis un spécialiste reconnu de l'œuvre de Uderzo qui à fait entre autre Astérix, spécialiste des planches originales et des livres en première édition à l'état neuf. Je suis en outre un grand spécialiste des illustrateurs ayant œuvré dans le monde des pinups qu'elles soit américaine ou européennes. 

Etes-vous vous-même dessinateur ou scénariste ?

Non je ne suis ni dessinateur ni scénariste. J'ai un bon coup de crayon mais je laisse cela aux vrais professionnels. Je ne sais pas faire ce qu'il font mais je sais très bien les valoriser et les vendre ! C'est déjà bien ! J'ai d'ailleurs beaucoup d'admiration pour les scénaristes qui sont à mon goût trop souvent mis de côté, alors qu'un beau dessin servi par une belle histoire permet de réaliser en général un livre d'anthologie !

Comment se porte le domaine spécifique des ventes et de la spéculation qui en découle aussi bien pour les ventes de planches, de livres, de lithographies ou encore de peintures dans le 9 ème art ?

Le marché est à la fois très dynamique et très chaotique. Il souffre de sa première crise de croissance. Mais c'est un marché où il y a encore de très belle affaire à faire. Au moment où vos lecteurs lisent ces modestes lignes, le nouveau Uderzo ou le nouveau bilan est à coup sûr dans une soupente en train de réaliser l'œuvre majeure des dix prochaines années ! Il faut donc avoir l'œil. J'étais dans la salle de vente chez mon ami Roland Buret lorsque les pages de gardes de Tintin se sont vendues 500 000 francs (75 000 euros) il y a vingt ans et tout le monde s'est regardé en se disant que l'acheteur les avaient accrochées autour du coup advitam ... elles viennent d'être revendu près de 2,3 millions il y a deux ans .... La BD est un art populaire et non pas élitiste comme l'art contemporain, car il est popularisé par l'édition et la diffusion qui en est faite. J'admire beaucoup les grands éditeurs comme Georges Dargaud, Jacques Glenat, ou Mourad Boudjellal qui ont su dénicher des auteurs exceptionnels et les mettre en avant. 

Est-ce un marché très spéculatif à défaut d'être encore mature ?

Non ce marché n'est pas spéculatif. Les prix montent parce que l'offre est inférieur à la demande et surtout que de très grosse collection sont en cours de constitution. Il y a des originaux pour toutes les bourses et des albums en première édition à partir de 10 € ! Il faut simplement se poser les bonnes questions avant de commencer à collectionner. Vaut il mieux chercher la qualité ou la quantité ? Est ce que je préfère me concentrer sur un seul auteur ou sur une seule série ? Planche, sculpture ou albums ?

Que vaut-il mieux acheter des planches originales ? Des livres rares ?

Les planches sont plus liées à l'art et les livres à la bibliophilie. Il est difficile de collectionner des planches sans avoir déjà une bonne bibliothèque de référence. Toute collection est intéressante à monter. Il faut le faire avec passion, patience et goût. 

Questions plus personnelles ; Quels sont vos auteurs préférés ? Que lisez-vous ? 

Sans conteste Albert Uderzo et René Goscinny, je lis un peu de BD moderne, de manga, le dernier XIII mystery est particulièrement réussi. 

Si vous alliez sur une île déserte quel BD emmèneriez vous ? Une seule et pourquoi.

Le tour de gaule d'Astérix pour rester en contact avec mes racines. 

Merci François Meyniel pour vos réponses. Et bonne continuation dans vos activités.

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6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 17:55

ce dimanche une vidéo pour faire le lien avec la chronique d'hier. Enrico Marini au travail. C'est un plaisir pour nous. Bon visionnage.

 

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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 18:00

Le synopsis de Dargaud :

 

«Prêt à attaquer, le loup se tient parmi les Aigles de Rome. Qui d'entre eux se douterait qu'Arminius, en qui le général romain a toute confiance, est désormais devenu le chef de guerre des Germains ? Sa trahison a porté ses fruits : l'armée romaine est attaquée de tous côtés et Marcus, prisonnier, n'a jamais été aussi impuissant. Derrière ses barreaux, il ne peut ni combattre son ancien frère de sang ni protéger Priscilla et son fils... Enrico Marini signe ici des scènes de combat d'anthologie ! ».

 

Trois années. Il aura fallu trois longues années mois pour mois pour enfin lire la suite des aventures et surtout des mésaventures de Marcus. Il se trouve de nouveau confronté à la trahison d'Arminius sur fond de conquête romain de la Germanie. Je vous refais pas l'histoire, vous connaissez. Il est bien plus utile de parler du livre. Encore une fois Enrico Marini nous livre un album parfait. Graphiquement c'est inattaquable. Les planches sont magnifiques. La colorisation souvent bleutée rehausse le trait. Les planches sont bien découpées et mettent en valeur la narration. Peu de textes. La dramaturgie suffit, le rythme est maîtrisé et l'on comprend en regardant. Plaisir des yeux. A noter une superbe double page centrale sur une scène de bataille. Bref Marini nous gâte. Les albums sont cohérent entre eux. Parfois on note dans les séries des albums moins réussis graphiquement. Ce n'est pas la cas chez Marini. Beau travail sur les tenues et sur la réalité historique. On pourrait penser que c'est de la BD commerciale. Le sujet, le binôme de personnages, la sortie juste avant les fêtes etc, mais le temps pris par Marini, la qualité du travail nous laisse à penser que même si le marketing n'est sûrement pas absent cela reste un livre digne d'être mis dans votre bibliothèque. Superbe album. Merci Monsieur Marini. Cela va être dur d'attendre le suivant.

Enrico Marini est italien. Il est né à Liestal en 1969 en Suisse. Il vient à la BD très tôt à l’âge de 14 ans. Il étudie à Bâle dans une école des Beaux Arts. Sa carrière débute dès 1987. Il est à la fois scénariste et dessinateur. Il est talentueux tant par son dessin que par son talent de narrateur.

Les aigles de Rome – Tome 5 de Enrico Marini chez Dargaud.
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3 novembre 2016 4 03 /11 /novembre /2016 07:55

Le synopsis de Dupuis :

 

« Ruppert et Mulot sont des inventeurs graphiques. Depuis leurs débuts à l'Association jusqu'à leurs récents succès dans la collection "Aire Libre" : "La technique du périnée" ou encore "La grande odalisque" et "Olympia" en collaboration avec Bastien Vivès -, en passant par leurs travaux plastiques et expositions diverses, les dessinateurs de ce binôme n'ont eu de cesse de réinventer, avec humour et légèreté, le langage de la bande dessinée. »

 


Les éditions Dupuis nous propose dans la collection « Aire Libre » le nouvel ovni de ces deux créateurs atypiques ; Florent Ruppoert et Jérôme Mulot. Ces comic strips ont été initialement prépubliés dans le supplément "Culture & idées" du journal Le Monde, ce qui n'est quand même pas rien, Les week-ends de Ruppert & Mulot sont leur nouvelle trouvaille narrative. Ces strips verticaux jouent sur l'espace et nos habitudes de lecture parfois figées. Tout cela est émaillé d'un ton absurde et d'un sens aigu du dialogue. Ces perles d'humour hilarant trouvent pourtant très logiquement leur place dans un livre et dans notre esprit. Pour le moins ils ne donnent qu'une envie : passer tous nos week-ends avec Ruppert et Mulot ! N'ayez pas peur. C'est à lire et cela fait rire.

 

 

Florent Ruppert et Jérôme Mulot sont nés respectivement en 1979 et 1981 et se sont rencontrés lors d'un barbecue dans le jardin de l'école des Beaux Arts de Dijon en 1999. Leur collaboration artistique, dans laquelle les deux amis participent aussi bien au dessin qu'au scénario, commence en 2002, entre Amsterdam et Dijon, grâce à Internet (www.succursale.org). Killoffer les présente à l'Association en 2005 et leur second livre, "Panier de singe", reçoit le prix révélation au Festival d'Angoulême en 2007. "Le Royaume", leur dernier livre, sorti en 2011, traite de la vie après la mort dans un au-delà contemporain et athée. Les voici avec « Les Week-ends ».

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30 octobre 2016 7 30 /10 /octobre /2016 07:55

une vidéo très intéressante de Marc-Antoine Mathieu qui vient sorti Otto chez Delcourt. Une bonne façon de faire le lien entre son nouvel album et ce travail. Bon visionnage. 

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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 06:55

Le synopsis de Delcourt :

 

«Otto Spiegel, artiste performeur reconnu, est sur le point de perdre ses repères quand le destin lui  offre l’occasion unique de lire le détail de sa vie de sa conception jusqu’à ses 7 ans. S’ensuit une plongée vertigineuse dans le processus qui génère l’individualité d’un homme. Avec ce récit érudit et troublant, Marc-Antoine Mathieu questionne par la raison nos certitudes les plus profondes »

 

Que dire. Un ovni ? Un chef-d'oeuvre ? Un de plus pour cet artiste atypique et chevronné. Les premières planches vous saisissent. Elles vous épatent. C'est un format à l'italienne. Déjà cela oblige à une narration différente. Peu de texte. De grandes cases. Du noir et blanc ; Marc-Antoine Mathieu oblige. Le thème, on le perçoit pas bien de but en blanc. On connait le pitch. On s'attend à quelque chose mais quoi. On regarde. On voit et c'est passionnant. Peu à dire en fait. Il faut que le lecteur fasse son idée seul. C'est déroutant et beau à la fois. Oncle Fumetti ne l'écrira jamais assez. Le noir et blanc permet tout. Alors au lieu d'en faire des tonnes de n'importe quoi... Putain merde lisez le vous-même. C'est un Marc-Antoine Mathieu et cela ne se rate sous aucun prétexte. C'est sorti.

Marc-Antoine Mathieu sait tout faire. Dans son domaine de compétence en tout cas. Aux Beaux-Arts d’Angers d’abord, où il pratique la sculpture, le super 8 et la perspective. À l’atelier Lucie Lom ensuite, où il expérimente et invente, avec son collègue Philippe Leduc, des mises en scène graphiques et scénographiques.Parallèlement à ses recherches de plasticien, il creuse depuis vingt ans un sillon particulier dans la bande dessinée. Son univers en noir et blanc, au graphisme efficace, puise sa poésie chez Kafka et Borges. Il nous propose des œuvres complexes et riches. En 2006, dans Les Soussols du révolu, co-édité par Le Louvre & Futuropolis, il nous entraîne dans les profondeurs d’un musée infini où il multiplie les fausses pistes, les mises en abyme et les interrogations sur l’art. 2009, nouveau terrain d’essai : il s’empare de DIEU et façonne une fable intelligente, déstabilisante et jubilatoire pour une lecture tout simplement (post)divine ! Dieu en personne reçoit le Grand Prix de la Critique. En 2011, il invente encore avec 3 Secondes, la première BD pensée simultanément pour le papier et le numérique : une enquête au coeur du monde du football. Avec Le Décalage, 2013 voit le retour de son héros (qui n’en est pas un), introuvable pendant la quasi-totalité du récit : Julius Corentin Acquefacques. Le voici sur un autre travail hors norme.

 

Otto l'homme réécrit de Marc-Antoine Mathieu chez Delcourt
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26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 06:55

Le synopsis de Casterman :

 

« Malte, mai 1565. Les chevaliers chrétiens de l'ordre des Hospitaliers, aussi nommé la Religion, se préparent à l'invasion de l'île par Soliman le Magnifique et ses 45000 "lions de l'Islam". À un contre cinq, le combat semble perdu d'avance et le siège qui se prépare s'annonce d'une violence inouïe. Pour parer à la faiblesse de ses troupes, le grand maître La Valette décide de convoquer Mattias Tannhauser. Ancien janissaire du sultan, devenu trafiquant d'armes et d'opium, il connaît parfaitement les deux camps. Indifférent aux intérêts de l'ordre, il ne s'engage dans le conflit que pour venir en aide à la comtesse Carla de la Penautier, signant leur aller simple pour l'enfer... »

 

Une BD historique. Ce n'est pas ce qui manque en ce moment. L'Histoire avec un grand H a toujours servi de base aux scénaristes du 9ème art. Que ce soit d'ailleurs aux travers des uchronies ou plus simplement en reprenant des faits et en y ajoutant des personnages romanesques. C'est une époque pas si utilisée que cela par les auteurs que les deux artistes ont choisi pour nous entraîner dans cette chronique intéressante. C'est sur la base de l'oeuvre de Tim Willocks qu'ils travaillent et nous proposent un album superbe. Belles planches. Belle colorisation. Un travail sur la recherche historique soigné. Il est vrai que l'époque du Haut Empire Ottoman se prête aux fresques historiques avec ces mystères orientaux et sa mixité avec l'Europe de la Renaissance. Le héros est charismatique et on a plaisir à suivre ses aventures. C'est beau et passionnant à la fois. Ce n'est pas la BD historique de plus. C'est à découvrir absolument.

 

Luc Jacamon est en mai 1967 . Il a fourbi ses premières armes en décrochant un Alfred scolaire à Angoulême, en 1986. Après un passage aux Arts appliqués, il commence dans la publicité, de même que dans l' illustration. Après avoir rencontré Matz par l’intermédiaire d’un ami commun, il lance avec lui Le Tueur, déjà chez Casterman. Long feu, premier album de la série, est paru en octobre 1998. En parallèle, il dessine les deux premiers tomes de Cyclopes, autre série écrite par Matz et publiée par Casterman. Une collaboration fructueuse. Le voici avec Benjamin Legrand.

 

Benjamin Legrand vient de l’audiovisuel où il collabore avec Philippe Druillet sur un dessin animé au début des années 80. Mais d'abord il est né en 1950. Il débute fort en signant pour Tardi en 1984 le scénario de Tueur de cafards. Intronisé dès lors au sein du magazine (À Suivre), il enchaîne avec Requiem blanc dessiné par Rochette en 1987 puis un peu plus tard, toujours avec Rochette, scénarise les deux volets de la série L’Or & l’esprit. À la toute fin des années 90, Jacques Lob disparu, Legrand conçoit pour Jean-Marc Rochette le scénario de deux volumes additionnels du TransperceneigeL’Arpenteur et La Traversée. Une dizaine d’années après, il fera de même pour une autre création de Lob, Delirius, à laquelle il donnera une suite mise en images par Philippe Druillet,Lone Sloane – Delirius 2. Ce n'est pas rien !!!! Outre sa contribution à la bande dessinée, Benjamin Legrand est également romancier (une douzaine de titres parus), traducteur de grands romans anglo-saxons (Tom Wolfe, Robert Ludlum, John Grisham entre autres) et scénariste de films de cinéma et de télévision. Cinéma, télévision, bande dessinée ou roman, un scénariste tout terrains.

La religion – Tome 1 Tannhauser de Tim Willocks, Benjamin Legrand et Luc Jacamon chez Casterman.
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25 octobre 2016 2 25 /10 /octobre /2016 06:55

Le synopsis de Marabulles :

 

« L’enfance et l’éducation d’une jeune fille qui va devenir une des plus brillantes intellectuelles du 20ème siècle et une des féministes les plus engagées.Un récit qui s’attache à montrer le parcours d’une toute jeune femme dont la passion pour les lettres et la connaissance est née dès l’enfance, dans un milieu et à une époque où il n’était pas si facile d’être une femme libre. »

 

La Maison Marabout nous propose au travers de sa structure vouée aux BD, Marabulles un biopic sur Simone de Beauvoir. Ce travail difficile a été confié à deux personnes qualifiées pour. Sophie Carquain est journaliste. On connait son style et sa capacité professionnelle à synthétiser et à relater et cela n'a pas été de trop pour nous proposer en 128 pages la vie de cette grande Dame du Xxe siècle. Feministe, philosophe, essayiste, romancière ou encore la compagne de Jean Paus Sarthe. Sa bissexualité a une époque durant laquelle ce n'est pas toléré lui vaut les foudres de l'éducation nationa le. C'est donc une personnalité hors norme qu'il faut présenter. Au delà des mots, il faut faire un travail de découpages en planches et soigné la narration. Vient le travail du dessinateur. C'est là qu'intervient Olivier Grojnowski qui apporte son travail graphique et son expérience qui ne sont pas de trop. Au final c'est un joli travail. L'ensemble est cohérent et intéressant. Arriver à faire une synthèse en BD de ce personnage complexe sans ce que soit austère et ennuyeux est un tour de force. C'est sorti et c'est à découvrir.

 

Olivier Grojnowski connu également sous le pseudo de O’Groj nous vient de l’École Supérieure des Arts Graphiques de Paris. Il passe ensuite par l’École des Beaux-Arts d’Angoulême. Il en sort iplômé en 1986. Il y côtoie notamment Nicolas de Crécy. Il collabore à la revue (A Suivre) à partir de 1989, avec une série de Brèves comico-délirantes, reprises chez Casterman en 1993 dans Au fil du rasoir.Il collabore avec Franck Margerin pour Manu et travaille sur l’illustration publicitaire pour le compte de grandes entreprises. C’est avec la série des ''DRAGZ'' qu’il dessine pour Spirou, qu’il revient d’abord à la BD, avant d’opérer son grand retour chez Casterman avec La semaine des 7 Noël.

 

Sophie Carquain est journaliste et écrivain jeunesse. Elle a été en charge de la rubrique « Enfants » au Figaro Madame et écrit des articles de psycho, société et humeur pour Le Figaro et le magazine Parents. Ellle est journaliste, écrivain. Elle a écrit plus de 200 histoires, contes et romans pour enfants traduits en plusieurs langues. Elle est co-auteur avec Maryse Vaillant de quatre ouvrages dont Entre soeurs. Elle est lauréate du prix "Griffe Noire" (2005), pour "Petites histoires pour devenir grand" (tomes 1 et 2). 

 

Simone de Beauvoir, une jeune fille qui dérange de Sophie Carquain et Olivier Grojnowski chez Marabulles.
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