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3 septembre 2016 6 03 /09 /septembre /2016 06:55
les légendes de la Bande Dessinée par Oncle Fumetti...Zanardi et Andrea Pazienza.

Andrea Pazienza est né à San Benedetto del Tronto. Dans la province de Ascoli en 1956, province de Ascoli Piceno (Marches), en 1956. Il inscrit dès 1973 au DAMS (Dipartimento di Arte, Musica e Spettacolo), littéralement traduit par le Département des Arts, Musique et divertissement de l'Université de Bologne. Il entre dans le monde de la BD au printemps de 1977 par le biais du magazine Alteralter avec sa première histoire comique "Le straordinarie avventure di pentothal" (Les aventures extraordinaires de pentothal), l'histoire surréaliste et psychédélique d'un alter ego nommé par le nom d'un sédatif ; le Penthothal. Il a participé plus tard à de telles expériences éditoriales que Cannibale, Il Male et Frigidaire, où il a créé des centaines de bandes dessinées avec son style très particulier et reconnaissable tant il est unique et incomparable. Il prend son inspiration dans la bande dessinée underground américaine, l'art de la Renaissance italienne et la bande dessinée de Walt Disney. Il a un attachement particulier pour le personnage de Goofy. Pazienza a rapidement développé un style extrêmement personnel, alternance entre des univers comique, absurde et d’autres beaucoup plus complexe, sombre, inquiétant comme des romans graphiques, traitant souvent de la drogue et la violence gratuite. Le sexe est assez présent dans son œuvre et sa transcription est crue. C’est dans ce contexte en 1980 qu’il créée le personnage de Zanardi. Il collabore alors avec les magazines Corto Maltese et Comic Art tout en produisant des films et des affiches de théâtre, dessins de scène, des pochettes de disques et de la publicité. Il est extrêmement prolifique dans les années 80, il crée des centaines de dessins animés, des histoires complexes habituellement centrées sur Zanardi. Si Pentothal était emblématique du Bologne de 1977 (avec l'activisme politique et la tendance des drogues psychédéliques).

Zanardi est une créature des années 1980 cynique et non engagé. C’est un adolescent de 17 ou 18 ans italien élève du secondaire au lycée scientifique Enrico Fermi à Bologne. Il est grand, blond, mince, bien habillé et est issu d'une famille bourgeoise. Sa caractéristique physique principale est un nez crochu proéminent. C’est aussi un drogué, mais sa dépendance ne semble jamais altérer son sang-froid. Zanardi est un intrigant totalement amoral qui est toujours à la recherche de drogues arrivant toujours à ses fins en détruisant littéralement la vie des autres sans la moindre trace de remords. Il est habituellement accompagné dans ses actions et actes répréhensibles par deux camarades de classe, Colasanti (Roberto Colasanti) et Petrilli (Sergio Petrilli) avec lequel il a établi une sorte de partenariat à la « orange mécanique » et qui lui fournissent de l'aide. Ils s’appellent la plupart du temps par leurs noms de famille et trainent ensemble sans pour cela se considérer comme des amis. Colasanti est un gymnase très beau qui aime frapper sur toutes les filles qu'il rencontre. Il est aussi un garçon qui exploite impitoyablement son charisme sexuel sur les hommes et les femmes. Petrilli est mieux né et est peut-être le plus instruit des membres du groupe. C’est un loser. Il est constamment abusé et humilié par Zanardi et Colasanti. Cet œuvre narre donc sûrement avec outrance mais réalisme une partie de ce que fût la jeunesse italienne dorée des années 80. Elle relate le parcours de cette jeunesse accroc à la drogue et prête à tout pour s’en procurer et pour combler les manques d’une vie oisive et sans ambition. Une œuvre majeure et violente qui démontre les qualités graphiques de Pazenza et son regard sur la société dans laquelle il évolue.

Pompeo est le dernier roman graphique d’Andrea Pazienza. Il nous montre la chute progressive d'un accro à l'héroïne (un caractère largement autobiographique) jusqu'à son éventuel suicide. Cette œuvre est généralement considérée comme son chef-d'œuvre. Elle témoigne que Pazenza a essayé de commencer une nouvelle vie et, pendant un certain temps, a quitté la drogue. Malheureusement il retournera vers les mondes artificiels car il meurt à 32 ans à Montepulciano, d'une surdose d'héroïne. Il est enterré au cimetière de San Severo. A sa mémoire à Crémone, une association à but non lucratif "Centro Fumetto Andrea Pazienza" a été créée pour aider les jeunes dessinateurs de développer leurs compétences. Preuve s’il en était encore besoin qu’il a marqué le paysage de la BD italienne malgré une carrière et une vie trop courtes.

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1 septembre 2016 4 01 /09 /septembre /2016 06:55
Confessions d'un enragé de Nicolas Otero chez Glénat.

Le synopsis de Glénat :

« Fin des années 1970. Dans les rues de Rabat au Maroc, Liam, un petit garçon, est attaqué par un chat errant. Transporté d’urgence à l’hôpital, le diagnostic est sans appel : il a attrapé la rage. Gravement contaminé mais soigné à temps, Liam a frôlé la mort, mais sa vie s’en retrouvera changée à jamais. Hanté par le fantôme de ce chat, le jeune garçon va développer des capacités hors-norme, et une sauvagerie quasi animale... »

Très bel album de rentrée que celui-là. Il était temps. Que l'éte fût long. C'est vrai que ces deux mois de juillet et d'août furent vides de belles sorties. C'est classique et normal car le public est à la plage mais quand même. Bad Summer. Ce livre rattrape et secoue notre langueur. Belle couverture d'abord. Elle intrigue. Belles couleurs. Personnage charismatique. Cela attire l'oeil. Parfois cela ne suffit pas et là c'est bon. Dès le départ le personnage et la dramaturgie intéressent. On enchaîne les pages les unes après les autres comme un junkie ses rails... Il faut dire que nous avons été punis. Réjouissez vous l'été est fini. Vive la rentrée et vive cet « enragé. A dévorer donc « Les confessions d'un enragé » de Nicolas Otéro.

Nicolas Otéro est dessinateur et coloriste et on le sait maintenant scénariste. Il habite Lyon. A sa sortie et tout juste diplômé de l'école Émile Cohl de Lyon en 2001, il réalise sur un scénario de Roger Martin sa première série ambitieuse sur le Ku Klux Klan : Amerikkka. Son trait très réaliste convient à l’univers violent de la série auquel il apporte humour et distanciation. Pour 2007, il se lance dans un projet personnel : Bonecreek, un western post-apocalyptique, tout en continuant la série Amerikkka qui connaît un succès et un écho grandissants. Le voici au commande de cet « enragé ».

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14 août 2016 7 14 /08 /août /2016 06:55

Un hommage à la BD des années 60 et 70 avec Pravda la Survireuse et son créateur Guy Peellaert.

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7 août 2016 7 07 /08 /août /2016 06:55

En hommage à jacques Tardi qui est entré au Eisner Hall of Fame. Un grand dessinateur.

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2 août 2016 2 02 /08 /août /2016 06:55
Les bonnes lecture d'Oncle Fumetti...Pravda la Survireuse et Guy Peellaert.

Pravda la Survireuse est une bande dessinée. Elle a été présentée et parfois elle l’est encore comme une BD expérimentale. On ne s’est plus très bien ce que cela signifie. Il est vrai pour faire suite à l’article publié hier qu’à une époque encore récente les albums étaient très policés, très conventionnels. Cette œuvre a été un tournant. Pravda a été réalisée par l'artiste belge Guy Peellaert. Cette héroïne est apparue dès la fin des années 60. Ses aventures ont été prépubliées en 12 épisodes de janvier à décembre 67 dans les pages de Hara Kiri puis éditée sous forme d'album par Eric Losfeld dans la foulée. C’est donc une période où l’on prend le temps. A cette période tout est lent. On prend le temps. Maintenant et cela fait vieux con de l’écrire mais c’est de l’âge d’Oncle Fumetti on dessine vite (merci Photoshop), on publie vite et on te met cela vite sur Iznéo pour mieux disparaître dans la foulée.

Le personnage de Pravda est en quête de vérité, d’'émancipation et de transcendance caractérisant la jeunesse occidentale des années 60. Tout est à remettre dans le contexte de la liberté des mœurs et dans celui du combat des femmes pour acquérir des libertés. N’oublions pas que c’est seulement en juillet 1965 que dans le cadre de la loi sur les régimes matrimoniaux, les prérogatives du mari sur les biens communs sont réduites et l’intervention du mari sur les biens propres de la femme est supprimée. C’est dire. Peellaert s'approprie, ce qui paraît à notre époque du contrôle de l’image, incroyable, le visage anguleux et le corps longiligne de la chanteuse Françoise Hardy. L’auteur fait évoluer son héroïne dans une mégalopole onirique contaminée par les signes d’une société consumériste. Libre, Pravda parcourt ce monde et chevauche une moto rugissante qui se transforme en panthère noire, allégorie allégorie…Au gré des aventures. En perpétuel décalage avec son environnement, elle provoque la fascination, le désir et le chaos partout où elle passe.

Cette œuvre d’avant-garde est d’inspiration Pop Art. En parallèle de l’émergence Barbarella de Jean Claude Forest elle est l’incarnation de la révolution sexuelle et l’émancipation des femmes et le début du Girl Power.

Guy Peellaert naît le 6 avril 1934 à Bruxelles et il meurt le 17 novembre 2008 à Paris. Il a été l’un des premiers dessinateurs de Bandes Dessinées a brûlé les anciens codes de la BD de Grand-Papa à une époque où la censure est puissante. Il inventa deux héroïnes Jodelle et Pravda qui, non contentes d’être sur le devant de la scène revendiquent leurs libertés dans tous les domaines. Cet artiste fut avant-gardiste. Il cassa les codes à une époque pourtant facile économiquement pour en imposer de nouveaux dans la droite ligne du Pop Art de Andy Warhol ou Roy Lichtenstein pour ce qui est des arts graphiques.

Les bonnes lecture d'Oncle Fumetti...Pravda la Survireuse et Guy Peellaert.
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31 juillet 2016 7 31 /07 /juillet /2016 06:55

Philippe Druillet a de multiples talents. Design, peintures, sculptures, cinéma, bandes dessinées... Il met en scène aussi des opéras. Pour faire suite à la diffusion de l'Opéra de Verdi sur la télévision française. Un homme essentiel.

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29 juillet 2016 5 29 /07 /juillet /2016 06:55
Parole de BD… Philippe Druillet

« Moi ? Je suis fou à lier, je suis un barbare. J'ai traversé des crises inouïes. Trois fois j'ai connu le delirium tremens, le vrai, avec les crapauds et les lézards qui vous frôlent le corps, qui repartent, qui reviennent. J'ai touché le fond quand ma première épouse, Nicole, que j'aimais, est morte d'un cancer, en 1975. Je me suis dit que, si les sculpteurs créaient des gisants et les musiciens des requiem, alors il n'y avait pas de raison qu'on ne puisse pas aborder la mort par la bande dessinée. » Tiré d’une interview donnée à Jérôme Dupuis pour l’Express. 09/01/2014. Crédit Photo ci-dessous : Yann Rabanier.

Parole de BD… Philippe Druillet
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27 juillet 2016 3 27 /07 /juillet /2016 06:55
Jacques Tardi admis au Eisner Hall of Fame.

Nous sommes en juillet et la traditionnelle et récurrente cérémonie de remise des Eisner Awards s’est tenue cette année au Hilton de San Diego. C’est l’occasion pour les créateurs de comics d’être récompensés pour leurs travaux. Parmi les « Awards » il est celui très prisé du Hall of Fame, qui récompense une carrière déjà bien fournie parfois terminée. La liste a été élargie à de nouveaux créateurs comme Carl Burgos et Tove Jansson (par un vote du jury), tandis que les professionnels ont intronisé Lynda Barry, Rube Goldberg, Matt Groening et Cocorico !!!! Jacques Tardi. Le Hall of Fame avait déjà distingué des auteurs européens et français comme Jean Giraud/Moebius (1998), Hergé (2003), René Goscinny, Albert Uderzo et Hugo Pratt (2005). A noter également une récompense donnée à titre posthume à Héctor Germán Oesterheld pour son scénario de The eternaut (Mort Cinder pour les connaisseurs) dessiné par le grand Alberto Breccia.

Ci-dessous la liste complète des Eisner Awards 2016 :

Best Short Story : “Killing and Dying,” by Adrian Tomine, in Optic Nerve #14 (Drawn & Quarterly)
Best Single Issue/One-Shot : Silver Surfer #11 : “Never After,” by Dan Slott and Michael Allred (Marvel)
Best Continuing Series : Southern Bastards, by Jason Aaron and Jason Latour (Image)
Best Limited Series : The Fade Out, by Ed Brubaker and Sean Phillips (Image)
Best New Series : Paper Girls, by Brian K. Vaughan and Cliff Chiang (Image)
Best Publication for Early Readers (up to age 8) : Little Robot, by Ben Hatke (First Second)
Best Publication for Kids (ages 9-12) : Over the Garden Wall, by Pat McHale, Amalia Levari, and Jim Campbell (BOOM ! Studios/KaBOOM !)
Best Publication for Teens (ages 13-17) : SuperMutant Magic Academy, by Jillian Tamaki (Drawn & Quarterly)
Best Humor Publication : Step Aside, Pops : A Hark ! A Vagrant Collection, by Kate Beaton (Drawn & Quarterly)
Best Digital/Webcomic : Bandette, by Paul Tobin and Colleen Coover (Monkeybrain/comiXology)
Best Anthology:Drawn & Quarterly, Twenty-Five Years of Contemporary, Cartooning, Comics, and Graphic Novels,edited by Tom Devlin (Drawn & Quarterly)
Best Reality-Based Work : March : Book Two, by John Lewis, Andrew Aydin, and Nate Powell (Top Shelf/IDW)
Best Graphic Album—New : Ruins, by Peter Kuper (SelfMadeHero)
Best Graphic Album—Reprint : Nimona, by Noelle Stevenson (Harper Teen)
Best Adaptation from Another Medium : Two Brothers, by Fábio Moon and Gabriel Bá (Dark Horse)
Best U.S. Edition of International Material : The Realist, by Asaf Hanuka (BOOM ! Studios/Archaia)
Best U.S. Edition of International Material—Asia : Showa, 1953–1989 : A History of Japan, by Shigeru Mizuki (Drawn & Quarterly)
Best Archival Collection/Project—Strips : The Eternaut, by Héctor Germán Oesterheld and Francisco Solano Lòpez, edited by Gary Groth and Kristy Valenti (Fantagraphics)
Best Archival Collection/Project—Comic Books : Walt Kelly’s Fairy Tales, edited by Craig Yoe (IDW)
Best Writer : Jason Aaron, Southern Bastards (Image), Men of Wrath (Marvel Icon), Doctor Strange, Star Wars, Thor (Marvel)
Best Writer/Artist : Bill Griffith, Invisible Ink : My Mother’s Secret Love Affair with a Famous Cartoonist (Fantagraphics)
Best Penciller/Inker or Penciller/Inker Team : Cliff Chiang, Paper Girls (Image)
Best Painter/Multimedia Artist : Dustin Nguyen, Descender (Image)
Best Cover Artist : David Aja, Hawkeye, Karnak, Scarlet Witch (Marvel)
Best Coloring : Jordie Bellaire, The Autumnlands, Injection, Plutona, Pretty Deadly, The Surface, They’re Not Like Us, Zero (Image) ; The X-Files (IDW) ; The Massive (Dark Horse) ; Magneto, Vision (Marvel)
Best Lettering : Derf Backderf, Trashed (Abrams)
Best Comics-Related Periodical/Journalism : Hogan’s Alley, edited by Tom Heintjes (Hogan’s Alley)
Best Comics-Related Book : Harvey Kurtzman : The Man Who Created Mad and Revolutionized Humor in America, by Bill Schelly (Fantagraphics)
Best Academic/Scholarly Work : The Blacker the Ink : Constructions of Black Identity in Comics and Sequential Art, edited by Frances Gateward and John Jennings (Rutgers)
Best Publication Design : The Sandman Gallery Edition, designed by Josh Beatman/Brainchild Studios (Graphitti Designs/DC)
Hall of Fame : Judges’ Choices : Carl Burgos, Tove Jansson • Voters’ Choices : Lynda Barry, Rube Goldberg, Matt Groening, Jacques Tardi
Russ Manning Promising Newcomer Award : Dan Mora
Bob Clampett Humanitarian Award : Matthew Inman
Bill Finger Award for Excellence in Comic Book Writing : Richard E. Hughes, Elliot S ! Maggin
Will Eisner Spirit of Comics Retailer Award : Orbital Comics and Games, London, UK

Nous sommes en juillet et la traditionnelle et récurrente cérémonie de remise des Eisner Awards s’est tenue cette année au Hilton de San Diego. C’est l’occasion pour les créateurs de comics d’être récompensés pour leurs travaux. Parmi les « Awards » il est celui très prisé du Hall of Fame, qui récompense une carrière déjà bien fournie parfois terminée. La liste a été élargie à de nouveaux créateurs comme Carl Burgos et Tove Jansson (par un vote du jury), tandis que les professionnels ont intronisé Lynda Barry, Rube Goldberg, Matt Groening et Cocorico !!!! Jacques Tardi. Le Hall of Fame avait déjà distingué des auteurs européens et français comme Jean Giraud/Moebius (1998), Hergé (2003), René Goscinny, Albert Uderzo et Hugo Pratt (2005). A noter également une récompense donnée à titre posthume à Héctor Germán Oesterheld pour son scénario de The eternaut (Mort Cinder pour les connaisseurs) dessiné par le grand Alberto Breccia.

Ci-dessous la liste complète des Eisner Awards 2016 :

Best Short Story : “Killing and Dying,” by Adrian Tomine, in Optic Nerve #14 (Drawn & Quarterly)
Best Single Issue/One-Shot : Silver Surfer #11 : “Never After,” by Dan Slott and Michael Allred (Marvel)
Best Continuing Series : Southern Bastards, by Jason Aaron and Jason Latour (Image)
Best Limited Series : The Fade Out, by Ed Brubaker and Sean Phillips (Image)
Best New Series : Paper Girls, by Brian K. Vaughan and Cliff Chiang (Image)
Best Publication for Early Readers (up to age 8) : Little Robot, by Ben Hatke (First Second)
Best Publication for Kids (ages 9-12) : Over the Garden Wall, by Pat McHale, Amalia Levari, and Jim Campbell (BOOM ! Studios/KaBOOM !)
Best Publication for Teens (ages 13-17) : SuperMutant Magic Academy, by Jillian Tamaki (Drawn & Quarterly)
Best Humor Publication : Step Aside, Pops : A Hark ! A Vagrant Collection, by Kate Beaton (Drawn & Quarterly)
Best Digital/Webcomic : Bandette, by Paul Tobin and Colleen Coover (Monkeybrain/comiXology)
Best Anthology:Drawn & Quarterly, Twenty-Five Years of Contemporary, Cartooning, Comics, and Graphic Novels,edited by Tom Devlin (Drawn & Quarterly)
Best Reality-Based Work : March : Book Two, by John Lewis, Andrew Aydin, and Nate Powell (Top Shelf/IDW)
Best Graphic Album—New : Ruins, by Peter Kuper (SelfMadeHero)
Best Graphic Album—Reprint : Nimona, by Noelle Stevenson (Harper Teen)
Best Adaptation from Another Medium : Two Brothers, by Fábio Moon and Gabriel Bá (Dark Horse)
Best U.S. Edition of International Material : The Realist, by Asaf Hanuka (BOOM ! Studios/Archaia)
Best U.S. Edition of International Material—Asia : Showa, 1953–1989 : A History of Japan, by Shigeru Mizuki (Drawn & Quarterly)
Best Archival Collection/Project—Strips : The Eternaut, by Héctor Germán Oesterheld and Francisco Solano Lòpez, edited by Gary Groth and Kristy Valenti (Fantagraphics)
Best Archival Collection/Project—Comic Books : Walt Kelly’s Fairy Tales, edited by Craig Yoe (IDW)
Best Writer : Jason Aaron, Southern Bastards (Image), Men of Wrath (Marvel Icon), Doctor Strange, Star Wars, Thor (Marvel)
Best Writer/Artist : Bill Griffith, Invisible Ink : My Mother’s Secret Love Affair with a Famous Cartoonist (Fantagraphics)
Best Penciller/Inker or Penciller/Inker Team : Cliff Chiang, Paper Girls (Image)
Best Painter/Multimedia Artist : Dustin Nguyen, Descender (Image)
Best Cover Artist : David Aja, Hawkeye, Karnak, Scarlet Witch (Marvel)
Best Coloring : Jordie Bellaire, The Autumnlands, Injection, Plutona, Pretty Deadly, The Surface, They’re Not Like Us, Zero (Image) ; The X-Files (IDW) ; The Massive (Dark Horse) ; Magneto, Vision (Marvel)
Best Lettering : Derf Backderf, Trashed (Abrams)
Best Comics-Related Periodical/Journalism : Hogan’s Alley, edited by Tom Heintjes (Hogan’s Alley)
Best Comics-Related Book : Harvey Kurtzman : The Man Who Created Mad and Revolutionized Humor in America, by Bill Schelly (Fantagraphics)
Best Academic/Scholarly Work : The Blacker the Ink : Constructions of Black Identity in Comics and Sequential Art, edited by Frances Gateward and John Jennings (Rutgers)
Best Publication Design : The Sandman Gallery Edition, designed by Josh Beatman/Brainchild Studios (Graphitti Designs/DC)
Hall of Fame : Judges’ Choices : Carl Burgos, Tove Jansson • Voters’ Choices : Lynda Barry, Rube Goldberg, Matt Groening, Jacques Tardi
Russ Manning Promising Newcomer Award : Dan Mora
Bob Clampett Humanitarian Award : Matthew Inman
Bill Finger Award for Excellence in Comic Book Writing : Richard E. Hughes, Elliot S ! Maggin
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26 juillet 2016 2 26 /07 /juillet /2016 06:55
Les légendes de la Bande Dessinée par Oncle Fumetti...Eric Losfeld éditeur.

Éric Losfeld est un éditeur belge, né le 8 mars 1922 à Mouscron. On lui attribue la création de pas moins de trois maisons d’éditions : en 1951, les éditions Arcanes, en 1955, les éditions « Le Terrain Vague »[], qui est aussi le nom de sa librairie ; ouverte d'abord rue du Cherche-Midi, puis transférée en 1967 au 14-16 de la rue de Verneuil, elle devient un lieu de rencontres intellectuelles intenses. Par la suite, vint Éric Losfeld éditeur structure très connue des aficionados de la BD des années 70. C’est cette dernière qui nous intéresse nous lecteurs du 9ème Art.

Il est un précurseur. Il publiera des textes considérés par les juges comme « obscènes ». Il faut se rappeler qu’avant mai 68 ; la censure et la pression sociétale sont puissantes. Assigné en justice de nombreuses fois, il est un des éditeurs français de l'après-guerre qui tenta de sortir l' érotisme de son carcan juridique restrictif. La fameuse «Loi du 16 juillet 1949 sur les publications destinées à la jeunesse » est souvent opposée aux créateurs qui veulent sortir des œuvres « différentes ». Il compta au nombre des signataires du Manisfeste des 121.

Dès 1965, il publia des albums de BD avant-gardistes. Il ouvre à un public adulte un genre qui s'adressait jusque-là surtout à la jeunesse en éditant notamment Barbarella (photo1 )de Jean Claude Forest, qui inspira le film homonyme de Roger Vadim avec Jane Fonda déjà évoqué dans ce blog. Il publia également Kes aventures de Jodelle et Pravda la Survireuse (photo 2) de Guy Peellaert, Epoxy de Paul Cuvelier et Jean Van Hamme la Saga de Xam de Nicolas Devil, la version française de Les Aventures de Phhoebe Zeit-Geist de Michael O'Donogue et Frank Springer, ainsi que le premier album de Philippe Druillet : Lone Sloane, le mystère des abîmes. Elles feront l’objet d’articles ultérieurement dans ce blog.

Certaines de ces œuvres ne sont plus lues et ne sont pas passées à la postérité. Elles ne sont pas republiées. Elles sont pour certaines surannées. Pourtant elles auront permis de faire exploser la « chape de plomb » qui pesait sur la création artistique de cette époque et elles furent sans aucun doute à la base des créations qui apparurent par la suite sans parler des périodiques qui contribuèrent également à briser les codes et saper le dictat de la bien-pensance des 30 glorieuses, comme Métal Hurlant notamment. Elles sont inspirantes et elles libèrent les jeunes créateurs de l’époque. Elles proposaient autre chose.

À la mort de Losfeld le 18 novembre 1979 à Paris, son épouse et sa fille, Joëlle, tentèrent de continuer à faire vivre le fonds des Éditions Le Terrain Vague. Dans les années 1990, avec la collection "Arcanes", Joëlle Losfeld réédite en partie le catalogue de son père. Les Éditions Joëlle Losfeld sont aujourd'hui rattachées au groupe Gallimard en tant que collection

Il est inhumé à Paris dans le cimetière des Batignolles (9e division).


Les légendes de la Bande Dessinée par Oncle Fumetti...Eric Losfeld éditeur.
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24 juillet 2016 7 24 /07 /juillet /2016 06:55

Il est important de rappeler et de rappeler encore que Gotlib est un géant de la Bande Dessinée. En 1971 déjà il faisait la fête avec ses amis dans l'émission Tac au tac. Et de pester encore et toujours que les sociétés de télévision actuelles ne laissent aucune place au 9ème art.

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