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18 mai 2016 3 18 /05 /mai /2016 06:55
Rumble – La couleur des ténébres de John Arcudi et James Harren chez Glénat.

Le synopsis de Glénat :

«Ok, par où commencer ? C’est l’histoire d’un épouvantail qui rentre dans un bar... et qui plonge une ville américaine moderne dans un conflit mythique et plurimillénaire ! Après une longue absence, Rathraq est de retour – et il n’est pas content du tout. Mauvaise nouvelle pour ses vieux ennemis, certes, mais pire encore pour tous les autres ! Car le dieu-guerrier épouvantail n’a pas l’habitude de faire dans la dentelle... »

Drôle de livre dans lequel tout semble possible. John Arcudi et le dessinateur James Harren ont imaginé une drôle d'histoire avec ce Rumble. On fait la connaissance d'un héros très grand et puissant nommé Rathraq, une sorte de Conan le barbare dont le corps est celui d'un épouvantail. Qu'est ce que c'est et pourquoi ? Ces questions qui trouveront très vite leurs réponses dans ce premier opus. Il cherche à engager une vengeance pour châtier des monstres qui l'ont fait longtemps souffrir. Ce guerrier n'utilise qu'une méthode : la manière forte. A côté de lui, nous retrouvons deux humains normaux, Bobby et Del, qui viendront aider ou non, on se pose parfois aussi la question, Rathraq dans sa quête. C'est tonique et dynamique. La violence est très présente, les deux auteurs ont inclus pas mal d'humour, que ce soit par le biais des dialogues ou de détails visuels. Notre dessinateur, James Harren fait un travail remarquable. Son style est d'une grande justesse et l'artiste évite toutes fioritures inutiles. Complété par une galerie d'études préliminaires de James Harren sur la série, ce premier album s' installe et on attend la suite. C'est sorti. A lire absolument.

John Arcudi est scénariste et il commence sa carrière dans des magazines comme Savage Tales ou Cracked. Il travaille sur un certain nombre de comics adaptés de films, comme RoboCop, Terminator, Alien et The Thing. Il intégre Dark Horse et y développe la seconde incarnation du personnage de The Mask, qui servira de base au scénario du film avec Jim Carrey. Chez DC Comics, il publie la série Major Bummer, dessinée par Doug Mahnke. Par la suite, il travaille sur B.R.P.D.avec Mike Mignola.

James Harren est né en 1986. Il est donc un dessinateur américain résidant à Brooklyn. Son style est dynamique. Il se pose comme l’une des stars montantes du comics. Il a dessiné quelques épisodes de Conan The Barabarian, et collabore avec John Arcudi sur différentes séries, comme B.R.P.D. et, aujourd’hui, Rumble.

Rumble – La couleur des ténébres de John Arcudi et James Harren chez Glénat.
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15 mai 2016 7 15 /05 /mai /2016 06:55

Ce dimanche une interview de Paco Roca en espagnol, normal pour ce valentian. On ne comprend pas forcément tout mais c'est l'occasion de découvrir l'univers de ce créateur important de la BD ibérique. Cela fait le lien avec la sortie de "La Maison" cette semaine chez Delcourt. Bonne leçon d'espagnol.

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12 mai 2016 4 12 /05 /mai /2016 06:55
La Maison de Paco Roca chez Delcourt

le synopsis de Delcourt :

«Un an après le décès de leur père, deux frères et leur soeur reviennent dans la

maison de leur enfance pour en organiser la vente. Mais chacune des vieilleries qu’ils jettent réveille une part enfouie de leur mémoire. La crainte que les souvenirs de cette vie passée au côté de leur père s’évanouissent au fur et à mesure que la poubelle se remplit les engage dans un échange empreint de nostalgie. »


Paco Roca est très présent dans ce blog. Il y avait déjà été chroniqué pour « La tête en l'air » en 2013 chez le même éditeur. Preuve du bon goût de ce support voué à la BD. Cet auteur nous revient avec une œuvre différente. Il reste dans le monde des émotions mais dans un registre autre. Celui du souvenir de l'enfance, de ses objets qui la peuplent et lui donnent corps. Cest chargé. C'est chargé d'émotions, de sensations que nous connaissont quand nous retournons sur des lieux connus et parfois laissés ponctuellement de côté. Le travail graphique est fin. Cet artiste ne fait pas que raconter de jolies histoires. Il maîtrise la narration. Qui plus est le format à l'italienne peu utilisé ou pas assez en BD oblige à contrôler le récit. C'est réussi dans ce livre. La colorisation est fine et colle bien à l'histoire. C'est devenu au fil des livres un outil pour insister ou mettre en exergue des points à accentuer. Paco Roca sait en jouer. Bref un joli livre et un beau récit ou l'inverse. A découvrir.


Paco Roca est espagnol. Il est né en 1969. Il est un des leaders de la nouvelle vague de la BD de ce pays qui rend compte et s'interroge sur la société humaine. Ces livres sont autant d'études sociologiques sur nos sociétés. Il a dessiné et conçu puisqu'il est dessinateur et scénariste, un livre sur Salvador Dali qui est une référence « le jeu lugubre », paru chez La Cupula. En France outre Delcourt, il a collaboré avec l'éditeur Six pieds sous terre pour Le Phare.

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11 mai 2016 3 11 /05 /mai /2016 06:55
Bart is back de Soledad Bravi chez Denoël Graphic.

Le synopsis de Denoël Graphic :

«En 2015 à Tampa, Floride, un chat enterré depuis cinq jours sort de la tombe à la stupeur de son propriétaire et à l'effroi de ses voisins. Les médias le surnomment aussitôt Zombie Cat. S'inspirant de ce fait divers réel, Soledad Bravi imagine, dans le droit fil des maîtres du New Yorker, une ode malicieuse à la vie et à la liberté. »

Charmant, marrant et beaucoup plus profond qu'il n'y paraît. Soledad Bravi nous livre un livre attachant. Ce chat entre dans la mythologie des chats de BD. Ils sont nombreux. Ce livre est drôle, ironique et plus simplement intéressant. Les planches sont simples mais c'est beaucoup plus facile

à écrire qu'à faire. C'est une histoire à tiroirs...multiples. On peut la lire au premier degré ou alors y chercher des ressorts personnels pour se l'accaparer. Une sorte de fable de 128 pages qui se déguste page après page et planche après planche. Cela sort aujourd'hui. Ne boudez pas votre plaisir.

Soledad Bravi est née en 1965 à Paris. Elle est fille d'éditrice. Elle est diplômée de l’École supérieure d’arts graphiques Penninghen en 1988. Elle travaille par la suite comme directrice artistique dans la publicité, puis enchaîne par le travail d' illustratrice professionnelle en 1993. Elle a déjà une bibliographie abondante avec des collaborations multiples chez différents éditeurs (Marabout, Gallimard, Seuil, Mila). Elle a surtout collaboré avec L'Ecole des Loisirs. Elle collabore aussi avec Monoprix, Colette, le pâtissier Pierre Hermé. Depuis mai 2012, elle signe une page hebdomadaire dans Elle.

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8 mai 2016 7 08 /05 /mai /2016 06:55

Un petit tour ce dimanche avec Riff Reb's dont Oncle Fumetti est un grand fan. Cela nous permet de découvrir ou de faire découvrir cet auteur qui nous propose en ce moment "Qu'ils y restent" chez Les Editions de la Gouttière. Et youpi !!!!!!!

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6 mai 2016 5 06 /05 /mai /2016 06:55
Qu'ils y restent de Riff Reb's, Pascal Mériaux et Régis Lejonc chez Les Editions de la Gouttière.

Le synopsis de Les Editions de la Gouttière.

« Ils sont quatre : un loup, un ogre, un vampire et un sorcier, quatre maléfiques et fantastiques créatures au cœur de cette bande dessinée. Tous sont liés à un point cardinal, symbole de leur despotisme dans le monde qu’ils occupent : le loup est le maître du Nord, l’ogre domine l’Ouest, le vampire règne sur l’Est et le sorcier ensorcelle les terres du Sud. Mais les règnes, même les plus terribles, ont tous une fin, n’est-ce pas ? »

Deux quinquas mettent leurs talents au service d'une œuvre atypique. On aurait pu s'attendre à du classique. C'est déjà mal connaître le dessinateur. C'est un des grands de la BD actuelle. Un des rares selon le Vieux Fumetti en capacité de bouger le landerneau actuel. C'est inventif dans la composition des planches. Comme souvent chez Riff Reb's la colorisation est travaillées et elle devient plus qu'un atout. L'histoire sort de nulle part si ce n'est de l'imaginaire de son complice Régis Lejonc. Le Mister n'est pas forcément très connu dans le 9ème art, Il a déjà un parcours d'auteur intéressant mais son regard apporte de la nouveauté et de l'innovation. On en manque tant en ce moment que l'on ne peut pas laisser passer ce moment de plaisir. Joli coup en tout cas pour cette maison d'édition... Pascal Mériaux vient également apporté sa patte à cette oeuvre et dirige artistiquement cette maison. Deux pointures et un livre décalé. Que demander de plus.

Riff Reb's est né en 1960 en Algérie. Il passa une partie de son enfance au Havre.Dès 1983 sortent ses premières planches. En 1984 il crée avec Qwak l'atelier Asylum où les rejoindront Cromwell, Ralph, Edith et Joe Ruffner. ..En quelques années, cet auteur est devenu le leader d'une nouvelle approche du 9ème art.

Régis Lejonc est né en 1967. Il est auteur et illustrateur assez renommé dans la littérature jeunesse. Il a publié de nombreux ouvrages chez plusieurs éditeurs (Dans la tête, Rouergue ; Ma voisine est amoureuse, Thierry Magnier ; Hans le balourd, Rue du Monde ; La boîte à joujoux, Didier jeunesse…). Il travaille sur la sensibilité et il met son talent au service de textes qui l’ont touché.

Pascal Mériaux est co-auteur de ce livre. Il est le directeur artistique des Editions de la Gouttière, une "filiale" de l'Association. Il a été aussi l'organisateur du Festival de BD d'Amiens.

Qu'ils y restent de Riff Reb's, Pascal Mériaux et Régis Lejonc chez Les Editions de la Gouttière.
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5 mai 2016 4 05 /05 /mai /2016 06:55
La Belle Absente chez Les Enfants Rouges...Interview de Constance Joly et Séverine Vidal.

Comme souvent Oncle Fumetti aime bien connaître la genèse des oeuvres. La Belle Absente album sorti récemment n'échappe pas à la règle. Le Vieux se permet d'interviewer les deux auteures ; Constance Joly et Séverine Vidal. Bonne découverte.

Bonjour Constance. Présentez- vous ? Qui êtes vous ? Quel est votre métier ?
Pourquoi l'avoir choisi
?

Bonjour Oncle Fumetti. Je suis née la même année que Séverine Vidal, disons que je suis de peu son aînée… Et je ne dirai pas l’année, même si elle est jolie. Je suis coach d’auteurs et agent littéraire. J’ai ouvert ma petite agence il y a six mois, après 20 ans passés dans l’édition jeunesse (Seuil, Hachette, Intervista, Bayard). Après ces années passées aux côtés des auteurs, j’ai eu envie de poursuivre ce dialogue en indépendante, et de proposer aux éditeurs nos talents français. Mon métier ? Je l’adore : aider les auteurs à repérer les forces et les faiblesses de leurs textes, les accompagner dans le travail d’écriture et présenter les meilleurs manuscrits aux maisons d’édition. www.constancejolygirard.com

Vous êtes le coscénariste de La Belle Absente parue chez Les Enfants Rouges avec Séverine Vidal ? Parlez nous de ce travail ? Quels sont ses particularités et pourquoi ce thème ?

« La Belle absente » est une longue histoire. Séverine Vidal m’a appelée pour me proposer le projet d’adaptation d’un roman de Georges Perec : « Un homme qui dort ». Elle connaissait mon admiration pour cet auteur. Nous sommes donc parties sur ce travail, que nous avons présenté à un éditeur dont je tairai le nom. Après plusieurs RV, et un enthousiasme débordant, il nous a tout simplement plantées là. Le thème de la dépression, de la vacance intérieure, qui sont ceux d’ « Un homme qui dort », sont mal passés auprès des éditeurs qui le jugeaient trop triste. Mais pas question de s’arrêter là. Nous adorions déjà les planches de Barroux. Que faire ? Une idée oulipienne : leur faire raconter autre chose… C’est ainsi que nous avons gardé ce personnage qui marche à côté de sa vie, et que nous sommes parties dans le registre du roman noir. Il reste un soupçon de Perec dans ces pages : à travers son titre « La Belle absente », qui est une contrainte oulipienne (que nous avons glissée dans le texte), et à travers la dépression, à laquelle nous avons donné une voix, et une image : celle de l’ombre rouge qui suit le personnage principal.

Comment écrit-on un livre à «quatre mains » ? C'est forcément très différent d'une œuvre écrite seul. Comment concilie-t-on deux styles littéraires, deux imaginaires pour n'en faire qu'un ?

Le plus simplement du monde, en l’occurrence, et de façon très fluide, sans décision. Séverine a commencé, puis m’a envoyé des pages, j’ai enchaîné jusqu’à un certain point de l’intrigue, elle a pris la suite. Nous nous corrigions mutuellement, nous voulions arriver à ce que l’on ne discerne pas ces « coutures », et pourtant, pour qui est attentif, elles sont perceptibles. Je dirais que Séverine a un esprit de « bâtisseur », elle a des lignes plus fortes, une vraie fantaisie aussi, tandis que moi, suis peut-être plus attirée par l’ambiance et les détails. La première mouture que nous avions faite ensemble sur l’adaptation d’ « Un homme qui dort » nous a certainement aidées à unir nos deux styles autour de l’écriture de Georges Perec, très particulière avec ce procédé narratif incantatoire en « tu », qu’il s’agissait de faire entendre de façon nouvelle, en retranchant des passages, en en ajoutant d’autres. Nous avons pensé aux chansons de Fauve, par exemple, qui ont cette même adresse en « tu »… Puis, en procédant par le découpage, et en en creusant les silences pour donner le relais aux magnifiques illustrations de Barroux.

La Belle Absente chez Les Enfants Rouges...Interview de Constance Joly et Séverine Vidal.

Est-ce qu'il a été facile pour vous de faire traduire des idées, des concepts ou un imaginaire, de le faire partager et de le confier en quelque sorte à un artiste graphique ?

Ca a été l’une des choses les plus passionnantes à faire. Qu’est-ce que le texte dit qui peut être tu, et exprimé par une image ? Il était important que l’image ne redonde jamais avec le texte, mais le poursuive, l’approfondisse, voire le symbolise. Un exemple : dans « Un homme qui dort », le personnage fixe le plafond pendant des heures. Perec écrit : « ce plafond dont tu as compté cent mille fois les fissures, les écailles, les taches, les reliefs », Barroux métamorphose ce plafond en papier peint hypnotique, dont les fleurs peintes deviennent des artères, et les fleurs un cœur, qui suggèrent la transe végétative du personnage. L’image a été gardée pour « La Belle absente », et ce cœur prend ici un sens nouveau dans cette histoire d’amour désespérée (absente de « Un homme qui dort »).

Etait-ce votre première collaboration dans ce domaine ?

Oui, et je remercie encore Séverine de m’avoir fait participer au projet. Avec Barroux aussi c’était la première collaboration ensemble, et j’aimerais beaucoup travailler avec l’un et l’autre, ou avec l’un ou l’autre dans le futur. J’ai déjà proposé un autre projet d’adaptation à Barroux, qui a refusé car il lui semblait trop proche de « La belle absente » (et je le comprends et ne lui en veux pas une seconde, je dois avoir un imaginaire très tordu et noir ).

Quels sont vos auteurs favoris ?

Georges Perec en fait partie. Mais aussi Haruki Murakami, pour sa douce folie, Brautigan pour sa folie douce, Giono dont j’admire la créativité de la langue, les écrivains voyageurs : Nicolas Bouvier, Kenneth White, Mario Rigoni Stern, les poètes, Emliy Dickinson, Georg Gtrakl, Jean Follain et tant d’autres encore…

J’adore aussi la jeunesse, et les écrivains actuels, Séverine Vidal, Raphaële Moussafir, Axl Cendres…


Avez-vous d'autres projets dans le 9 ème art ? Et plus simplement quels sont vos projets futurs
?

Oui, j’aimerais adapter un roman anglais très récent qui m’obsède et dont l’incroyable travail sur la langue m’a bluffée : « La douleur porte un costume de plumes » de Max Porter. Il s’agit d’un deuil, de Ted Hugues et d’un corbeau. Pas marrant-marrant au premier abord, et pourtant c’est un roman lumineux… que je verrais tellement bien illustré. Alors, avis : je cherche un illustrateur ! Et sinon continuer, bien sûr, à accompagner les auteurs dans leurs projets d’écriture et à faire publier leurs textes. Je songe de plus en plus à créer ma propre maison d’édition aussi. Voilà : ça fourmille !

La Belle Absente chez Les Enfants Rouges...Interview de Constance Joly et Séverine Vidal.

Bonjour Séverine Présentez-vous à nous ? Qui êtes-vous ? Quel est votre métier et pourquoi l'avoir choisi ?

J'ai commencé par avoir du mal à quitter l'école (j'ai été pionne, prof, puis instit pendant onze ans), pour finalement la quitter pour de bon, en donnant ma démission en 2011, quand ma "carrière" (mon chemin ?) d'auteure a vraiment démarré.

Et puis, maintenant, j'écris. Beaucoup et avec passion. Jamais dans la souffrance, plutôt dans l'élan, l'envie de partage. L'humour n'est jamais bien loin, même dans les textes aux thèmes plus lourds. Albums, romans, BD, textes pour la presse, poésie. Je mène un peu partout des ateliers d'écriture (en milieu scolaire, avec les personnes âgées, dans des centres sociaux...), et mes livres me font voyager. Chaque jour, je mesure ma chance.

Même question qu’à Constance, comment écrit-on un livre à «quatre mains » ? Est-ce très différent d'une œuvre écrite seul. Comment concilier les styles littéraires et deux imaginaires pour n'en faire qu'un ?

Le métier d'écrivain est assez solitaire. Depuis mes débuts, j'aime partager cette expérience d'écriture avec d'autres auteurs. J'ai initié plusieurs projets collectifs (deux séries de polars pour la jeunesse, La Tribu chez Frimousse, et Roulette russe chez Oskar avec A-G. Balpe et S. Beau, un roman écrit à 7 sur la dictature, On n'a rien vu venir, chez Alice, préfacé par Stéphane Hessel). J'aime mêler mon écriture à celle des autres, accueillir les surprises des autres, les surprendre à mon tour. L'idée d'envoyer mon texte aux autres et d'attendre leurs retours me plaît. C'est aussi une façon de progresser, de ne pas s'endormir sur ses lauriers. Et de rire beaucoup, dans les centaines de mails échangés pour définir l'intrigue, cerner les personnages... Il faut faire confiance aux autres.


Comment avez-vous rencontré Barroux qui a déjà un univers propre ? L'avez-vous choisi pour son travail passé ou la collaboration était-elle «imposée » ?

J'ai rencontré Barroux lors du salon de Trouville il y a quelques années. Dans le train du retour, je lui parle du projet "Perec". Il est tout de suite emballé, et propose très vite des images, en bichromie.

Constance les a aimées, comme moi. Et on a foncé ! Depuis, Barroux et moi travaillons ensemble pour Mango : une série pour les petits, Les Méga-Bêtes. Et un album, L'attrape-Lune, qui sort fin mai.

Quels sont vos auteurs favoris ?

Mes auteurs de BD préférés sont Anneli Furmark, Larcenet, Michel Rabagliati, Pedrosa, Leela Corman, Johanna Hellgren, Rabaté, Camille Jourdy, Allison Bechdel, ... Tiens, mais en fait, il y a vachement de filles en BD :)


Avez-vous d'autres projets dans le 9 ème art ? Et plus simplement quels sont vos projets
futurs
?

Plein ! J'ai une BD pour adulte qui devrait paraître fin 2017, 23 rue des vagues. Deux séries de BD jeunesse, en collaboration avec Sandrine Beau. Et ma série Les Petites marées (pour ados, jeunes adultes) continue : après Mona, le tome 1 paru en 2014, paraîtront les tomes 2 et 3, Jules et Rose en septembre prochain. On suit à chaque fois un ado l'année de ses 15 ans. Et dans le 4ème et dernier tome, je les ferai se rencontrer tous les trois. D'autres projets en jeunesse, des romans, des albums, à découvrir sur mon blog : www.severinevidal.blogspot.com

La Belle Absente chez Les Enfants Rouges...Interview de Constance Joly et Séverine Vidal.
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1 mai 2016 7 01 /05 /mai /2016 06:55

Le Maître dispense quelques avis et nous montre sa façon d'envisager le dessin. Merci à Manuel Picaud et aux Rencontres du 9 ème Art d'Aix en Provence... Avril 2012.

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28 avril 2016 4 28 /04 /avril /2016 06:55
Edmond, un portrait de Baudouin & Éloge de l’impuissance de Baudoin et Laetitia Caron chez l'Association.

Le synopsis de l'Association :

« Enfant, Edmond se pensait « nul en tout sauf en dessin » jusqu’au jour où l’art est devenu son quotidien. Avec Éloge de l’impuissance, il défend son « impuissance de dire », pour lui tous ses livres lui servent finalement à exprimer cette fragilité. De fait, cet éloge fait écho à ses oeuvres les plus personnelles, paru pour la plupart à L’Association ; Le Portrait, Couma acò,Éloge de la poussière et plus particulièrement Le Chemin de Saint-Jean dont le récit se situe à Villars. L’auteur a grandi dans ce village de l’arrière-pays niçois, où il passe encore tous ses étés à dessiner et où la réalisatrice Lætitia Carton a tourné son documentaire. Dans la nature, dans les montagnes, près de ses amis, de sa famille, sources d’inspiration inépuisables. Cette bande dessinée, contrepoint essentiel et indissociable du film, présente l’artiste bousculé dans ses retranchements les plus intimes. »

Dans cet album on découvre le grand artiste Edmond, et Baudoin. Cet auteur plusieurs fois chroniqué dans ce blog se présente à nous et fait face à ses réflexions, à ses rêveries de créateur. Les échanges complices avec la documentariste Lætitia Carton lui permettent d'exprimer son rapport passionnel au dessin, au réel et aux Hommes. C’est le portrait d’un auteur atypique, d’un personnage unique, libre, humble et attachant, dont l’existence s’enchevêtre souvent avec ses récits. Edmond montre une grande générosité et d’une intense spontanéité aussi bien dans son éloquence que dans son art. Ce livre accompagné d'un DVD constitue un témoignage fort qui le montre à sa table à dessin comme dans sa vie de tous les jours. Le film permet l'accès à son univers et peut fasciner. Un vrai plaisir !

Edmond Baudoin est niçois. Il nait en1942. Il quitte l'école tôt et travaille dans la comptabilité

jusqu'à l'âge de 33 ans. Il quitte alors son emploi pour se consacrer au dessin. Il œuvre «Circus»,«Pilote» et «L'Écho des Savanes». Il est publié en 1981. Il signe beaucoup de livres, des BD. Il travaille avec des Grands ; Le Clézio, Fred Vargas, Tahar Ben Jelloun. C'est une référence dans le monde de la Bande Dessinée

Edmond, un portrait de Baudouin & Éloge de l’impuissance de Baudoin et Laetitia Caron chez l'Association.
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26 avril 2016 2 26 /04 /avril /2016 06:55
Stupor Mundi de Néjib chez Gallimard.

Le synopsis de Gallimard :

«Au début du XIIIe siècle, Hannibal Qassim El Battouti, un éminent savant arabe, débarque dans les Pouilles à Castel del Monte, refuge d'érudits en tout genre. Accompagné de sa fille Houdê, paralysée, et de El Ghoul, son serviteur masqué, il a dans ses bagages une invention extraordinaire: la photographie. Pour obtenir la protection de Frederic II et continuer ses recherches, il lui faudra retrouver une formule chimique disparue, réaliser un faux saint-suaire... et lutter contre les forces ennemies liguées contre lui. Une aventure médiévale digne du «Nom de la Rose».

Ce livre est intriguant. Ce n'est évidemment pas négatif. Il éclaire ce mois d'avril morose tant il est vrai que les sorties sont d'une grande pauvreté. Le dessin est très original et c'est déjà bien. Le découpage des planches est aussi différent. De grandes cases. Peu de texte. Une colorisation aussi minimaliste que soutenue. C'est très particulier mais pas inintéressant. L'histoire sort des normes. Bref tout est différent et cela suffit déjà pour retenir l'attention. Ce récit tout en nuance se dévoile au fur et à mesure. Les personnages sont bien définis. C'est rondement mené. On passe un agréable moment et cela suffit à notre bonheur. C'est un 288 pages en format 190 x 260 mm. Ce livre est sorti le 8 avril.

Néjib est né en Tunisie en 1976. Il suit une formation de graphiste aux Arts Déco de Paris. Il prend donc naturellement un job de graphiste dans l'édition. Il publie en 2010 son premier livre pour enfants, «L'Abécédaire zoométrique». Il signe avec «Haddon Hall - Quand David inventa Bowie» sa première bande dessinée. IIIe siècle

Stupor Mundi de Néjib chez Gallimard.
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