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25 mars 2016 5 25 /03 /mars /2016 07:55
Riposte de Dan Christensen chez Scutella.

Le synopsis de Scutella :

« victime d’une machination et traqué par la police, un maître d’armes au passé sombre tente de
démasquer le vrai coupable avant qu’il ne soit trop tar
d. »

C'est un polar. En cela rien de bien original mais l'action est transposée dans les années 40. Dans le milieu de l'escrime aussi. C'est suffisamment atytique pour que le Vieux Fumetti s'y intéresse. Graphiquement c'est très intéressant. C'est un mélange en fait car l'auteur nous vient du roman graphique. C'est aussi un personnage à cheval sur deux mondes ; le comics et la ligne claire. Le BD US et la BD franco-belge. On sent bien les deux univers qui cohabitent. Cela donne un œuvre différente. Le personnage est plaisant. On apprend vite à l'aimer. Il est mystérieux mais très franc aussi. Le fait qu'il évolue dans le monde d'Hollywood rajoute une touche de « je ne sais quoi » qui donne du piment à l'ensemble. Bref c'est un album sympa que l'on lit avec plaisir. C'est il faut le noter un 120 pages et un format 19 x 27.7 cm . Il est sorti en janvier mais vous le trouverez facilement. Enjoy !!!!

Dan Christensen naît en Californie, grandit en Arizona, puis déménage en France. Après deux années passées à l’École des Beaux-Arts d’Angoulême, il obtient son diplôme et se lance dans la bande dessinée. Il est l’auteur de plusieurs romans graphiques, dont Red Hands, Paranormal, et Archer Coe & The Thousand Natural Shocks (avec Jamie S. Rich au scénario). En parallèle de son travail d’auteur de bande dessinée, Dan est également traducteur pour Ankama, Dargaud et Futuropolis, et a illustré de nombreux livres pour l’éditeur de jeux de rôles américain Hero Games.

Riposte de Dan Christensen chez Scutella.
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20 mars 2016 7 20 /03 /mars /2016 07:55

Winsor McCay est un dessinateur et un scénariste de bande dessinée. Il naît dans le Michigan en 1869. Il est aussi un des pionniers du dessin animé. Il est donc le créateur de ' »Little Nemo » un personnage tout aussi attachant que la Alice de Lewis Carroll. Par la qualité, voire l’audace de ses dessins, par la subtilité de sa réflexion sur le monde du rêve, Little Nemo reste un exemple inégalé. Chaque planche est une merveille de mise en pages et d’ornementation. McCay invente sans arrêt, il déforme tout avec humour, ses coloris sont subtils, ses panoramas ont une splendeur architecturale. Winsor McCay décède le 26 juillet 1934. Cette vidéo courte évoque son travail.

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19 mars 2016 6 19 /03 /mars /2016 07:55
Interview de Alex W. Inker pour Apache chez Sarbacane.

Alex W. Inker alias Alex Widendaele vient de sortir son premier album, Apache, chez Sarbacane. Oncle Fumetti a souhaité aller à sa rencontre pour en savoir plus. Il répond à ses questions.

Présentez-vous Alex. Inker. Qui êtes-vous ? D’où venez-vous ? Pourquoi ? Comment ? Et pourquoi ce pseudo ?

Je dirais un passionné d'images quelles qu'elles soient. Et surtout de récits en images. Ce qui m'a amené à la bande dessinée et au cinéma dans mon cursus. Un passionné de dessin aussi, c'est quelque chose que je sais faire pas trop mal, et que j'ai toujours fait, donc ce serait dommage de s'en priver.

Je viens du Nord et plus précisément de l'Avesnois. J'ai pas mal bougé dans ma vie, mais finalement j'y suis encore.

Alex W. Inker, c'est à peine un pseudonyme. C'est plus comme une carte de visite. Alex — mon prénom — W. pour mon nom de famille, d'origine flamande, donc compliqué à écrire correctement et à retenir — et Inker — "encreur" en anglais, un des métiers de la bédé, et surtout l'une des choses que je préfère dans la pratique, l'encrage, au pinceau dans le cas présent. Mon nom et ma fonction.

Votre cursus semble contenir un passage à Saint Luc. Pourquoi cette école ? Et comment passe-t-on du cinéma à la BD ?

Comme je disais, je savais dessiner pas trop mal, je voulais profiter de cette chance. Donc, mon bac en poche, j'ai tenté le concours d'entrée de Saint-Luc, c'était la seule école de bédé que je connaissais, et j'y ai passé trois super années à dessiner en suivant les conseils de très chouettes profs au milieu d'un medley de jeunes dessinateurs aux styles et aux idées complètements différentes. C'était il y a plus de dix ans maintenant. Rétroactivement, ce qu'il me reste vraiment c'est la discipline que j'y ai appris et qu'impose la bédé. Le cinéma c'était après. Je suis sorti de Saint-Luc à vingt ans, j'avais encore des choses à apprendre et je ne me sentais pas de me lancer dans une quelconque carrière de dessinateur si jeune. Je suis parti rejoindre mon frère à la fac en cinéma et j'ai continué à apprendre pas mal de choses sur le montage, la narration, et surtout j'ai pu, jusqu'en thèse (que je n'ai pas eu l'occasion de terminer), consacrer mes recherches aux rapports qu'ont tissé cinéma et bande dessinée au fil de leur histoire respectives voire de leur préhistoires.

Interview de Alex W. Inker pour Apache chez Sarbacane.

Parlez-nous de « Apache ». Pourquoi ce livre, cette époque ? Pourquoi ce sujet ?

APACHE est un exercice. J'allais devenir papa, ce qui impliquait financièrement que je mette ma thèse qui n'était pas financée en stand-by. Ma thèse me prenait tout mon temps du coup j'étais un peu plus libre pour réfléchir à un projet et je me suis dit que c'était le moment ou jamais. Je me suis donc imposé un petit exercice : j'ai pris un fait divers dans un vieux numéro de L'Illustration sur une soirée hippique parisienne et je me suis acheté une moleskine. De là, j'ai imaginé une petite galerie de personnages et j'ai brodé un polar. Le but du jeu c'était de remplir la moleskine à raison d'une page par jour au minimum. Ce qui me laisser le reste de la journée — que je passais à travailler dans une imprimerie — à réfléchir à la tournure que prendrait la suite des évènements, à réfléchir aux dialogues, etc.

Parlez-nous de votre style si reconnaissable ? Pourquoi ce trait ? Pourquoi cette colorisation ? C’est une façon de vous singulariser ? De marquer votre territoire et votre empreinte ?

Non, pas du tout, c'est juste l'outil qui a fait le style. J'aime l'encrage au pinceau comme je disais. La colorisation en revanche s'ancre dans l'époque du récit. Je suis allé dans mes archives sortir des vieilles pages de Félix, de Zig et Puce, de Frisepoulet, etc.

Pourquoi un jeune auteur dans ce qui semble être une première œuvre ou au moins son premier album s’attaque-t-il à sujet si difficile et si peu travaillé dans le 9ème art ?

Heureusement qu'il reste des sujets peu travaillés dans le 9ème art. On tournerait en rond sinon.

Comment travaillez-vous ? Avec quels outils ? Alors mine de plomb ou Photoshop ?

Sur ce point j'avoue être un peu old-school entre mes encrages au pinceau et mon lettrage à la sergent major.. Je ne suis pas psychorigide, c'est surtout que j'aime garder une trace directe de mon travail. J'ai un peu de mal avec l'idée de dématérialiser com

Interview de Alex W. Inker pour Apache chez Sarbacane.

Qu’est-ce qui vous intéresse le plus ? La narration ou le dessin ?

La narration définitivement. Si mon appartement prenait feu et qu'il fallait que je sauve mon travail, je laisserais brûler mes planches mais j'emporterais mes moleskines.

Quels sont vos modèles dans le dessin ? Vos références.

Dans ceux qui encrent au pinceau, je pense à Milton Caniff, Seth, Charles Burns... mais je me souviens d'avoir été particulièrement soufflé devant la finesse de l'encrage d'une planche de Floyd Gottfredson.

Qu’évoque pour vous Little Nemo in Slumberland

L'attraction bien sûr, mais surtout l'immersion. Winsor McCay est un dessinateur génial doublé d'un showman hors pair, c'est un forain et c'est dans les foires du dix-neuvième siècle qu'est né l'entertainment du vingtième siècle. Il a vite compris qu'avec le peu de moyen qu'offre la bande dessinée il avait un pouvoir illimité. J'ai les grandes rééditions de chez Delcourt, les planches y sont au format de leur publication dans le New York Herald, elles font littéralement écran. Et ce sont des écrans poreux, tout dans ses planches est organisé pour travailler le lecteur au corps, s'adresser directement à lui, le dessin, la perspective, la couleur... Dans les années dix quand il se met au cinéma d'animation, l'écran est toujours poreux, soit c'est McCay lui-même, bonimenteur, qui invite le spectateur dans le film comme dans Gertie the Dinosaur (1914), soit ce sont les personnages qui sortent du film comme dans Bug Vaudeville (1921) ou alors il efface les limites de l'écran, l'obscurité de la salle se marie à celle du film, et invite les spectateurs à le suivre dans l'espace où l'emmène The Flying House (1921), c'est le même principe que pour Gravity (2013). Sur le papier tout est possible.

Et vos futurs projets quels sont-ils ?

J'ai deux moleskines qui se remplissent. Pour l'instant je vais rester discret sur leur contenu.

Merci Alex et à bientôt.

Interview de Alex W. Inker pour Apache chez Sarbacane.
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17 mars 2016 4 17 /03 /mars /2016 07:55
Centaurus tome 2 : Terre étrangère de Léo, Rodolphe et Zoran Janjenov chez Delcourt.

Le synopsis de Delcourt :

«Ça y est ! Une première équipe de reconnaissance a débarqué sur cette mystérieuse planète qui pourrait être LA terre d'accueil pour les habitants du vaisseau-monde en quête de planète habitable depuis plus de 400 ans. Mais qui dit mission d'exploration dit dangers potentiels, et ce ne sont pas les étranges visions de June qui vont simplifier les choses ni rassurer qui que ce soit. »

Voici un livre sympa. Le scénario est bien construit. Bien entendu c'est un peu du déjà vu mais ce n'est pas si facile que cela a mettre en strips et puis il faut savoir construire la dramaturgie. Donc on peut dire que le travail des auteurs est de qualité. On passe un bon moment. Après ou avant selon ce que vous préférez vient le graphisme. C'est bien dessiné. La colorisation est typique. On se croirait dans une BD des années 80 à l'époque de Aleph Thau ou d'un album de Moebius avec ces couleurs soutenues. C'est de la ligne claire travaillée. On connait tous bien maintenant Zoran Janjenov. Il livre comme toujours un travail propre. C'est basic mais superbe. C'est du 7 ou 8 cases par planche et c'est découpé avec idée pour mettre en scène le récit. C'est plaisant. Les fans de SF y trouveront leurs comptes. Un joli moment à passer avec ce bouquin.

Zoran Janjenov est un dessinateur de bandes dessinées et aussi peintre. Il est né en 1961. Il a étudié au Beaux Arts de Novi Sad. Il a dessiné les séries Avant l'Incal et les Technopères. Il a maintenant une carrière d'une trentaine d'années.

Rodolphe de son vrai nom, Daniel Jacquette est né en 1948 en région parisienne. Il est écrivain et scénariste de bandes dessinées. Il est professeur de lettres. Son talent lui fait côtoyer les plus grands...Jacques Lob, Jacques Ferrandez...Il révèle la quête de l'oiseau du temps de Loisel et Le Tendre. Un très grand scénariste. Un des référents de son époque dans son domaine.

Luiz Eduardo de Oliveira, est plus connu sous le pseudonyme de Leo. C'est un auteur de bandes dessinée brésilien de langue française. Il est né à Rio en 1944.

Centaurus tome 2 : Terre étrangère de Léo, Rodolphe et Zoran Janjenov chez Delcourt.
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15 mars 2016 2 15 /03 /mars /2016 07:55
Parole de BD...Philippe Caza

« A mes débuts, je m’inspirais de très près de photos et je travaillais en noir et blanc avec des zones d’ombres et de lumières très franches modelées, nuancées, par un travail aux petits points (au stylo tubulaire Rötring). Pour la couleur, j’ajoutais des jus d’encre transparente et je faisais parfois des reprises à la gouache et des collages. Par la suite, j’ai mis de moins en moins de petits points (trop long et trop fatigant) pour travailler le modelé avec la couleur elle-même. Je me suis mis à l’aérographe que j’ai utilisé pendant bien des années et que je n’ai remisé que très récemment, trop heureux d’abandonner cet engin infernal au bénéfice de l’ordinateur. J’ai fait pas mal de choses à l’acrylique, aussi, dans le domaine de l’illustration, le plus souvent avec cerné noir, proche du style BD, mais parfois plus proche de la peinture proprement dite, sans cerné et où la touche est apparente. Depuis quelques années, j’utilise beaucoup l’ordinateur, en partant d’un dessin sur papier, soit travaillé au crayon et modelé (Abzalon, par exemple), soit encré avec un cerné noir – qui ensuite ne reste pas forcément noir, d’ailleurs. ». Tiré d'une interview sur le site actusf.com par Jérôme Vincent.

Caza de son vrai nom Philippe Cazaumayou est né en 1941 à Paris. C'est un auteur français de Bande Dessinée et un illustrateur. Son parcours est riche. À 18 ans, il monte à Paris et devient apprenti chez un affichiste, puis il est graphiste publicitaire indépendant. Dans les années 70, il partage son activité entre des illustrations et couvertures pour diverses publications notamment les Editions Opta, éditeur fameux pour les connaisseurs avec lesquels Philippe Druillet et Moebius collaborèrent également.. Il dessine des histoires courtes dans le magazine Pilote. Il illustre les œuvres d'auteurs connus comme ; Farmer, Asimov, Merritt, Brackett. Ses séries les plus fameuses sont ; Le Monde d'Arkadi ou Amiante. Sa carrière est longue et très réussie. Il est moins connu que certains mais son trait est reconnaissable des puristes qui lui vouent une grande admiration.

Parole de BD...Philippe Caza
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13 mars 2016 7 13 /03 /mars /2016 07:55

Alex Varenne est né le 29 août 1939. Il est dessinateur et scénariste de Bande Dessinée.

Après avoir fait ses études à Lyon, il devient professeur en arts plastiques. Il crée en 1979 la série Ardeur, du nom de son héros, avec son frère Daniel. Il est publié alors dans Charlie Mensuel. Six volumes sont alors publiés entre 1980 et 1987. Varenne aura l'occasion de montrer son trait souple et son art du noir et blanc. En 1985, il publie sur un scénario de son frère Daniel Varenne L'Affaire Landscape. Il publie dans L'Echo des savanes et il se consacre beaucoup à l'érotisme, avec Carré noir sur dames blanches(1984), les trois volumes de la série Erma Jaguar (1988-1992), Corps à corps (1987), Les Larmes du sexe (1989), Amours fous (1991), et les portfolios Erotic Opera (1986), Fragments érotiques (1993), ou encore Le Goût des femmes (2002). La plupart sont publiés chez Albin Michel. Il collabore ensuite avec Casterman sur une série d'oeuvres graphiques ambitieuses : Angoisse et Colère (1988, scénario de Daniel Varenne d'après le roman Mars) et Gully Traver (1993). En 2007, il fait paraître un recueil d'entretiens, Itinéraire d'un libertin. Une vidéo pour découvrir son univers.

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12 mars 2016 6 12 /03 /mars /2016 08:20
The Bunker – Capsule temporelle de Joshua Hale Fialkov et Joe Infurnari chez Glénat.

Le synopsis de Glénat :

« Alors qu’ils sont en train d’enterrer leur « capsule temporelle » au fond d’un bois, cinq adolescents découvrent un mystérieux bunker métallique enfoui sous la terre. À l’intérieur, cinq lettres venues du futur adressées à chacun d’entre eux... et écrites par eux-mêmes ! Alertés sur la fin du monde imminente dont ils seraient les responsables, les cinq inséparables commencent à se diviser. Leur amitié va-t-elle résister à cette terrible révélation ? Car si l’on sait à l’avance les choix à ne pas faire, le futur peut changer. Mais en meilleur ou en pire ? »

Une BD US cela s'appelle un comics. Celle-ci en est une. C'est d'ailleurs le nom de cette collection. Il s'agit d'une bonne SF. Les fans de ce genre vont apprécier. On y trouve tous les ingrédients ; le groupe de potes inséparables, l'endroit mystérieux, fin du fin le paradoxe spatio-temporel et une possible fin du monde. Les personnages sont attachants. Les profils sont bien travaillés. Chaque lecteur trouve son préféré et l'histoire se déroule. C'est une dramaturgie solide et bien menée. Le scénariste a du métier et il nous en fait bénéficier. Pour le dessin de Infurnari est agréable. Le monsieur est talentueux. Les planches sont propres. Jolie colorisation. A noter la belle couverture très vendeuse. C'est une couverture cartonnée et un format 173 x 265 mm. Un joli 128 pages. Il y aura une suite et on l'attend. Le premier tome est bien né.

Joe Infurnari est un dessinateur canadien, basé à Brooklyn. Son travail chez Marvel, Vertigo/DC Comics, Image ou First Second Book lui a valu plusieurs nominations aux Eisner Awards. Il travaille actuellement sur le hit de Oni Press aux États-Unis : The Bunker.

Joshua Hale Fialkov est un scénariste américain, spécialisé dans le récit d’horreur. Il est surtout connu pour les séries Echoes, Elk’s Rune et I, Vampire. Elles ont été nommées plusieurs fois aux Harvey Awards et aux Eisner Awards. Il a également écrit le scénario du film d’horreur Infected.

The Bunker – Capsule temporelle de Joshua Hale Fialkov et Joe Infurnari chez Glénat.
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9 mars 2016 3 09 /03 /mars /2016 07:55
Apache de Alex W. Inker chez Sarbacane.

Le synopsis de Sarbacane :

« Paris, début des années 20. Un vieux bouclard du quartier de la Bastille. Un serveur derrière le comptoir nettoie ses verres en rêvant, manches relevées, tatouages apparents sur des bras musclés et blancs. La nuit est tombée, la porte s’ouvre. Entre une très jeune et très jolie métisse, cheveux courts, garçonne, la silhouette fine. La femme est accompagnée d’un homme d’un certain âge, gros, riche, transpirant et essoufflé. Son micheton sans doute. Bientôt viendra les rejoindre le chaufeur de l’homme riche, aussi louche que patibulaire… Dans un huis clos étouffant leurs histoires vont se mêler, histoires de tranchées, de vols, de courses, de frangins, d’amour et de trahison. Au bout, il y aura la mort pour deux des quatre protagonistes. Oui, mais pour qui la faucheuse ? »

Il a quelques jours est sortie une jolie BD de 128 pages qui nous présente un récit qui nous repongle dans dans les années 20 à l'époque qui voyait les Apaches alpaguer le bourgeois parisien plus sûrement que parcourir les grands canyons du Sud-Ouest des Etats Unis. Le pitch de la maison d'édition présente bien le bouquin. C'est classieux. Très beaux dessins. L'auteur est jeune mais nous propose déjà une œuvre aboutie. C'est une colorisatiion bicolore comme vous le constatez sur la planche ci-dessous. Le trait est précis et même assez radical. Le format est intéressant ; c'est un 26,5 X 19 CM. L'objet est intéressant. Les maisons d'éditions plus petites cherchent l'originalité et mettent en avant l'objet-livre. Il n'y a pas que le fond. Il y a la forme et c'est bien d'y penser. Une bonne idée.

ALEX W. INKER est diplômé en 2006 de l’Institut Saint-Luc de Bruxelles en Bande dessinée, titulaire d’un Master 2 de cinéma. En plus de son activité de dessinateur, auteur, il est professeur à l’université de Lille 3 où il enseigne à ses élèves les liens entre cinéma et BD. Il organise aussi des ateliers « découverte de la BD » dans les écoles, collèges et bibliothèques de sa région, l’Avesnois. APACHE est sa première BD.

Apache de Alex W. Inker chez Sarbacane.
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6 mars 2016 7 06 /03 /mars /2016 07:55

Milo Manara est né le 12 septembre 1945 en Italie. Il est auteur italien de bande dessinée. Il découvre le scultpeur espagnol Berrocal et surtout le Barbarella de Jeanc Claude Forest qui l’amène à la bande dessinée. Ses premières planches professionnelles, des récits érotiques datent de 1968. Il publie Genius, pour les éditions Vanio. Viennent ensuite les aventures de Jolanda, femme pirate. En 1976, Le Singe est son premier récit remarquable. Il paraît dans Charlie Mensuel notamment. Durant la même période, il dessine des épisodes de l’Histoire de France en Bandes Dessinées et de La Découverte du monde en bandes dessinées aux éditions Larousse. En 1983 sa carrière prend une nouvelle direction avec Le Déclic qui fait instantanément de lui un des maîtres de la bande Dessinée érotique. En 1987 Hugo Pratt devient son scénariste pour Un été indien, expérience qu'ils rééditent sept ans plus tard avec El Gaucho. Aujourd'hui, Milo Manara continue une production régulière d'histoires érotiques avec Albin Michel rééditées ensuite par Drugstore. Enfin il participe régulièrement à des projets plus originaux, comme la série Borgia avec le scénariste Alejandro Jodorowsky.

Cette vidéo permet de se replonger avec plaisir sur la venue en 2014 de ce grand artiste à Paris lors d'une exposition de la galerie Huberty-Breyne qui avait créé l'événement en consacrant une grande rétrospective à ce maître de la Bande Dessinée érotique. Interviews, dessins... Un grand moment de plaisirs.

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3 mars 2016 4 03 /03 /mars /2016 07:55
Les 5 ans d'Oncle Fumetti le blog....

Voilà cela fait 5 années que le blog existe. C'est plus de 880 articles, des livres lus, des bios rédigées. Des lecteurs, des lecteurs et bientôt un site. Youpi !!!!

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