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5 mai 2016 4 05 /05 /mai /2016 06:55
La Belle Absente chez Les Enfants Rouges...Interview de Constance Joly et Séverine Vidal.

Comme souvent Oncle Fumetti aime bien connaître la genèse des oeuvres. La Belle Absente album sorti récemment n'échappe pas à la règle. Le Vieux se permet d'interviewer les deux auteures ; Constance Joly et Séverine Vidal. Bonne découverte.

Bonjour Constance. Présentez- vous ? Qui êtes vous ? Quel est votre métier ?
Pourquoi l'avoir choisi
?

Bonjour Oncle Fumetti. Je suis née la même année que Séverine Vidal, disons que je suis de peu son aînée… Et je ne dirai pas l’année, même si elle est jolie. Je suis coach d’auteurs et agent littéraire. J’ai ouvert ma petite agence il y a six mois, après 20 ans passés dans l’édition jeunesse (Seuil, Hachette, Intervista, Bayard). Après ces années passées aux côtés des auteurs, j’ai eu envie de poursuivre ce dialogue en indépendante, et de proposer aux éditeurs nos talents français. Mon métier ? Je l’adore : aider les auteurs à repérer les forces et les faiblesses de leurs textes, les accompagner dans le travail d’écriture et présenter les meilleurs manuscrits aux maisons d’édition. www.constancejolygirard.com

Vous êtes le coscénariste de La Belle Absente parue chez Les Enfants Rouges avec Séverine Vidal ? Parlez nous de ce travail ? Quels sont ses particularités et pourquoi ce thème ?

« La Belle absente » est une longue histoire. Séverine Vidal m’a appelée pour me proposer le projet d’adaptation d’un roman de Georges Perec : « Un homme qui dort ». Elle connaissait mon admiration pour cet auteur. Nous sommes donc parties sur ce travail, que nous avons présenté à un éditeur dont je tairai le nom. Après plusieurs RV, et un enthousiasme débordant, il nous a tout simplement plantées là. Le thème de la dépression, de la vacance intérieure, qui sont ceux d’ « Un homme qui dort », sont mal passés auprès des éditeurs qui le jugeaient trop triste. Mais pas question de s’arrêter là. Nous adorions déjà les planches de Barroux. Que faire ? Une idée oulipienne : leur faire raconter autre chose… C’est ainsi que nous avons gardé ce personnage qui marche à côté de sa vie, et que nous sommes parties dans le registre du roman noir. Il reste un soupçon de Perec dans ces pages : à travers son titre « La Belle absente », qui est une contrainte oulipienne (que nous avons glissée dans le texte), et à travers la dépression, à laquelle nous avons donné une voix, et une image : celle de l’ombre rouge qui suit le personnage principal.

Comment écrit-on un livre à «quatre mains » ? C'est forcément très différent d'une œuvre écrite seul. Comment concilie-t-on deux styles littéraires, deux imaginaires pour n'en faire qu'un ?

Le plus simplement du monde, en l’occurrence, et de façon très fluide, sans décision. Séverine a commencé, puis m’a envoyé des pages, j’ai enchaîné jusqu’à un certain point de l’intrigue, elle a pris la suite. Nous nous corrigions mutuellement, nous voulions arriver à ce que l’on ne discerne pas ces « coutures », et pourtant, pour qui est attentif, elles sont perceptibles. Je dirais que Séverine a un esprit de « bâtisseur », elle a des lignes plus fortes, une vraie fantaisie aussi, tandis que moi, suis peut-être plus attirée par l’ambiance et les détails. La première mouture que nous avions faite ensemble sur l’adaptation d’ « Un homme qui dort » nous a certainement aidées à unir nos deux styles autour de l’écriture de Georges Perec, très particulière avec ce procédé narratif incantatoire en « tu », qu’il s’agissait de faire entendre de façon nouvelle, en retranchant des passages, en en ajoutant d’autres. Nous avons pensé aux chansons de Fauve, par exemple, qui ont cette même adresse en « tu »… Puis, en procédant par le découpage, et en en creusant les silences pour donner le relais aux magnifiques illustrations de Barroux.

La Belle Absente chez Les Enfants Rouges...Interview de Constance Joly et Séverine Vidal.

Est-ce qu'il a été facile pour vous de faire traduire des idées, des concepts ou un imaginaire, de le faire partager et de le confier en quelque sorte à un artiste graphique ?

Ca a été l’une des choses les plus passionnantes à faire. Qu’est-ce que le texte dit qui peut être tu, et exprimé par une image ? Il était important que l’image ne redonde jamais avec le texte, mais le poursuive, l’approfondisse, voire le symbolise. Un exemple : dans « Un homme qui dort », le personnage fixe le plafond pendant des heures. Perec écrit : « ce plafond dont tu as compté cent mille fois les fissures, les écailles, les taches, les reliefs », Barroux métamorphose ce plafond en papier peint hypnotique, dont les fleurs peintes deviennent des artères, et les fleurs un cœur, qui suggèrent la transe végétative du personnage. L’image a été gardée pour « La Belle absente », et ce cœur prend ici un sens nouveau dans cette histoire d’amour désespérée (absente de « Un homme qui dort »).

Etait-ce votre première collaboration dans ce domaine ?

Oui, et je remercie encore Séverine de m’avoir fait participer au projet. Avec Barroux aussi c’était la première collaboration ensemble, et j’aimerais beaucoup travailler avec l’un et l’autre, ou avec l’un ou l’autre dans le futur. J’ai déjà proposé un autre projet d’adaptation à Barroux, qui a refusé car il lui semblait trop proche de « La belle absente » (et je le comprends et ne lui en veux pas une seconde, je dois avoir un imaginaire très tordu et noir ).

Quels sont vos auteurs favoris ?

Georges Perec en fait partie. Mais aussi Haruki Murakami, pour sa douce folie, Brautigan pour sa folie douce, Giono dont j’admire la créativité de la langue, les écrivains voyageurs : Nicolas Bouvier, Kenneth White, Mario Rigoni Stern, les poètes, Emliy Dickinson, Georg Gtrakl, Jean Follain et tant d’autres encore…

J’adore aussi la jeunesse, et les écrivains actuels, Séverine Vidal, Raphaële Moussafir, Axl Cendres…


Avez-vous d'autres projets dans le 9 ème art ? Et plus simplement quels sont vos projets futurs
?

Oui, j’aimerais adapter un roman anglais très récent qui m’obsède et dont l’incroyable travail sur la langue m’a bluffée : « La douleur porte un costume de plumes » de Max Porter. Il s’agit d’un deuil, de Ted Hugues et d’un corbeau. Pas marrant-marrant au premier abord, et pourtant c’est un roman lumineux… que je verrais tellement bien illustré. Alors, avis : je cherche un illustrateur ! Et sinon continuer, bien sûr, à accompagner les auteurs dans leurs projets d’écriture et à faire publier leurs textes. Je songe de plus en plus à créer ma propre maison d’édition aussi. Voilà : ça fourmille !

La Belle Absente chez Les Enfants Rouges...Interview de Constance Joly et Séverine Vidal.

Bonjour Séverine Présentez-vous à nous ? Qui êtes-vous ? Quel est votre métier et pourquoi l'avoir choisi ?

J'ai commencé par avoir du mal à quitter l'école (j'ai été pionne, prof, puis instit pendant onze ans), pour finalement la quitter pour de bon, en donnant ma démission en 2011, quand ma "carrière" (mon chemin ?) d'auteure a vraiment démarré.

Et puis, maintenant, j'écris. Beaucoup et avec passion. Jamais dans la souffrance, plutôt dans l'élan, l'envie de partage. L'humour n'est jamais bien loin, même dans les textes aux thèmes plus lourds. Albums, romans, BD, textes pour la presse, poésie. Je mène un peu partout des ateliers d'écriture (en milieu scolaire, avec les personnes âgées, dans des centres sociaux...), et mes livres me font voyager. Chaque jour, je mesure ma chance.

Même question qu’à Constance, comment écrit-on un livre à «quatre mains » ? Est-ce très différent d'une œuvre écrite seul. Comment concilier les styles littéraires et deux imaginaires pour n'en faire qu'un ?

Le métier d'écrivain est assez solitaire. Depuis mes débuts, j'aime partager cette expérience d'écriture avec d'autres auteurs. J'ai initié plusieurs projets collectifs (deux séries de polars pour la jeunesse, La Tribu chez Frimousse, et Roulette russe chez Oskar avec A-G. Balpe et S. Beau, un roman écrit à 7 sur la dictature, On n'a rien vu venir, chez Alice, préfacé par Stéphane Hessel). J'aime mêler mon écriture à celle des autres, accueillir les surprises des autres, les surprendre à mon tour. L'idée d'envoyer mon texte aux autres et d'attendre leurs retours me plaît. C'est aussi une façon de progresser, de ne pas s'endormir sur ses lauriers. Et de rire beaucoup, dans les centaines de mails échangés pour définir l'intrigue, cerner les personnages... Il faut faire confiance aux autres.


Comment avez-vous rencontré Barroux qui a déjà un univers propre ? L'avez-vous choisi pour son travail passé ou la collaboration était-elle «imposée » ?

J'ai rencontré Barroux lors du salon de Trouville il y a quelques années. Dans le train du retour, je lui parle du projet "Perec". Il est tout de suite emballé, et propose très vite des images, en bichromie.

Constance les a aimées, comme moi. Et on a foncé ! Depuis, Barroux et moi travaillons ensemble pour Mango : une série pour les petits, Les Méga-Bêtes. Et un album, L'attrape-Lune, qui sort fin mai.

Quels sont vos auteurs favoris ?

Mes auteurs de BD préférés sont Anneli Furmark, Larcenet, Michel Rabagliati, Pedrosa, Leela Corman, Johanna Hellgren, Rabaté, Camille Jourdy, Allison Bechdel, ... Tiens, mais en fait, il y a vachement de filles en BD :)


Avez-vous d'autres projets dans le 9 ème art ? Et plus simplement quels sont vos projets
futurs
?

Plein ! J'ai une BD pour adulte qui devrait paraître fin 2017, 23 rue des vagues. Deux séries de BD jeunesse, en collaboration avec Sandrine Beau. Et ma série Les Petites marées (pour ados, jeunes adultes) continue : après Mona, le tome 1 paru en 2014, paraîtront les tomes 2 et 3, Jules et Rose en septembre prochain. On suit à chaque fois un ado l'année de ses 15 ans. Et dans le 4ème et dernier tome, je les ferai se rencontrer tous les trois. D'autres projets en jeunesse, des romans, des albums, à découvrir sur mon blog : www.severinevidal.blogspot.com

La Belle Absente chez Les Enfants Rouges...Interview de Constance Joly et Séverine Vidal.
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1 mai 2016 7 01 /05 /mai /2016 06:55

Le Maître dispense quelques avis et nous montre sa façon d'envisager le dessin. Merci à Manuel Picaud et aux Rencontres du 9 ème Art d'Aix en Provence... Avril 2012.

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28 avril 2016 4 28 /04 /avril /2016 06:55
Edmond, un portrait de Baudouin & Éloge de l’impuissance de Baudoin et Laetitia Caron chez l'Association.

Le synopsis de l'Association :

« Enfant, Edmond se pensait « nul en tout sauf en dessin » jusqu’au jour où l’art est devenu son quotidien. Avec Éloge de l’impuissance, il défend son « impuissance de dire », pour lui tous ses livres lui servent finalement à exprimer cette fragilité. De fait, cet éloge fait écho à ses oeuvres les plus personnelles, paru pour la plupart à L’Association ; Le Portrait, Couma acò,Éloge de la poussière et plus particulièrement Le Chemin de Saint-Jean dont le récit se situe à Villars. L’auteur a grandi dans ce village de l’arrière-pays niçois, où il passe encore tous ses étés à dessiner et où la réalisatrice Lætitia Carton a tourné son documentaire. Dans la nature, dans les montagnes, près de ses amis, de sa famille, sources d’inspiration inépuisables. Cette bande dessinée, contrepoint essentiel et indissociable du film, présente l’artiste bousculé dans ses retranchements les plus intimes. »

Dans cet album on découvre le grand artiste Edmond, et Baudoin. Cet auteur plusieurs fois chroniqué dans ce blog se présente à nous et fait face à ses réflexions, à ses rêveries de créateur. Les échanges complices avec la documentariste Lætitia Carton lui permettent d'exprimer son rapport passionnel au dessin, au réel et aux Hommes. C’est le portrait d’un auteur atypique, d’un personnage unique, libre, humble et attachant, dont l’existence s’enchevêtre souvent avec ses récits. Edmond montre une grande générosité et d’une intense spontanéité aussi bien dans son éloquence que dans son art. Ce livre accompagné d'un DVD constitue un témoignage fort qui le montre à sa table à dessin comme dans sa vie de tous les jours. Le film permet l'accès à son univers et peut fasciner. Un vrai plaisir !

Edmond Baudoin est niçois. Il nait en1942. Il quitte l'école tôt et travaille dans la comptabilité

jusqu'à l'âge de 33 ans. Il quitte alors son emploi pour se consacrer au dessin. Il œuvre «Circus»,«Pilote» et «L'Écho des Savanes». Il est publié en 1981. Il signe beaucoup de livres, des BD. Il travaille avec des Grands ; Le Clézio, Fred Vargas, Tahar Ben Jelloun. C'est une référence dans le monde de la Bande Dessinée

Edmond, un portrait de Baudouin & Éloge de l’impuissance de Baudoin et Laetitia Caron chez l'Association.
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26 avril 2016 2 26 /04 /avril /2016 06:55
Stupor Mundi de Néjib chez Gallimard.

Le synopsis de Gallimard :

«Au début du XIIIe siècle, Hannibal Qassim El Battouti, un éminent savant arabe, débarque dans les Pouilles à Castel del Monte, refuge d'érudits en tout genre. Accompagné de sa fille Houdê, paralysée, et de El Ghoul, son serviteur masqué, il a dans ses bagages une invention extraordinaire: la photographie. Pour obtenir la protection de Frederic II et continuer ses recherches, il lui faudra retrouver une formule chimique disparue, réaliser un faux saint-suaire... et lutter contre les forces ennemies liguées contre lui. Une aventure médiévale digne du «Nom de la Rose».

Ce livre est intriguant. Ce n'est évidemment pas négatif. Il éclaire ce mois d'avril morose tant il est vrai que les sorties sont d'une grande pauvreté. Le dessin est très original et c'est déjà bien. Le découpage des planches est aussi différent. De grandes cases. Peu de texte. Une colorisation aussi minimaliste que soutenue. C'est très particulier mais pas inintéressant. L'histoire sort des normes. Bref tout est différent et cela suffit déjà pour retenir l'attention. Ce récit tout en nuance se dévoile au fur et à mesure. Les personnages sont bien définis. C'est rondement mené. On passe un agréable moment et cela suffit à notre bonheur. C'est un 288 pages en format 190 x 260 mm. Ce livre est sorti le 8 avril.

Néjib est né en Tunisie en 1976. Il suit une formation de graphiste aux Arts Déco de Paris. Il prend donc naturellement un job de graphiste dans l'édition. Il publie en 2010 son premier livre pour enfants, «L'Abécédaire zoométrique». Il signe avec «Haddon Hall - Quand David inventa Bowie» sa première bande dessinée. IIIe siècle

Stupor Mundi de Néjib chez Gallimard.
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24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 06:55

Ce dimanche pour faire le lien avec l'album de Matthieu Bonhomme «l'homme qui tua Lucky Luke » sorti chez Dargaud ce mois, Oncle Fumetti vous propose de revoir les créateurs Morris et Goscinny nous parler de leur héros. Séance culte. Merci à l'INA.

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22 avril 2016 5 22 /04 /avril /2016 06:55
Les bonnes lectures d'Oncle Fumetti...Goorgoorlou et T.T. Fons.

La Bande Dessinée est sur tous les continents. Elle est bien évidemment présente sur le continent africain. On peut citer Goorgoorlou qui est le personnage phare et mythique de la BD sénégalaise. Il est créé par TT Fons alias Alphonse Mendy. Ce héros sénégalais apparaît dans le journal satirique Le Cafard Libéré en 1989. Ce périodique tirait entre 5 000 et 10 000 exemplaires à l' époque. Goorgoorlou connaît vite un succès populaire dès ses débuts, le Sénégalais moyen se retrouve dans ce personnage qui rappelle aux lecteurs leurs vies quotidiennes faites de débrouilles fondées sur une volonté permanente de pallier sa DQ (Dépense Quotidienne). C'est quelque peu polémique et critique. Il n'en reste pas moins que neuf albums individuels sortiront, imprimés avec de jolis tirages. Pas loin de 5 000 et 6 000 exemplaires :¨Goorgoorlou pour la dépense quotidienne (1991), Goorgoorlou et Serigne Maramokho Guissané (1992), 1993, l'année Goorgoorlou (1994), Goorgoorlou et la dévaluation(1995), Goorgoorlou, la fin du PAS (1997), Goorgoorlou, survivant de la dévaluation(1999), Goorgoorlou : Le cauchemar (1999), Goorgoorlou : Les années hip (2001),Goorgoorlou : Les années hop (2001). Certains titres ont connu des retirages et réimpressions et sont toujours diffusés de nos jours. Il semble qu'un album en italien ait été édité par la maison d'édition Lai-momo en 2008 : Goorgoorlou, un eroe Senegalese. Le créateur TT Fons a également sorti en 2002 un journal BD centré autour de son personnage, Goor Mag qui connaîtra 7 numéros. Enfin une adaptation télé a existé entre 2003 et 2012. Bien évidemment la France reste en retrait et les albums de cette BD culte au Sénégal ne sont pas apparus dans notre pays. Un regret assurément.

Nous avons du mal à trouver ces livres. Ce n'est pas une raison pour ne pas en parler.

Les bonnes lectures d'Oncle Fumetti...Goorgoorlou et T.T. Fons.
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20 avril 2016 3 20 /04 /avril /2016 06:55
L'homme qui tua Lucky Luke de Matthieu Bonhomme chez Dargaud.

Le synopsis de Dargaud :

«Par une nuit orageuse, Lucky Luke arrive dans la bourgade boueuse de Froggy Town. Comme dans de nombreuses villes de l'Ouest, une poignée d'hommes y poursuit le rêve fou de trouver de l'or. Luke souhaite y faire une halte rapide. Mais il ne peut refuser l'aide qui lui est demandée : retrouver l'or dérobé aux pauvres mineurs du coin la semaine précédente. Avec l'aide de Doc Wesnedsay, Lucky Luke mène une enquête dangereuse, car il est confronté à une fratrie impitoyable qui fait sa loi à Froggy Town, les Bone... »

L'avantage avec les artistes qui sont dessinateur, coloriste et scénariste c'est que les bios sont plus simples à faire pour les bloggeurs. Une fois ce fait etabli que dire de cet album ? Que c'est un hommage pour les 70 ans de notre héros si rapide au revolver. On connait tous cette phrase entrée dans le langage commun. On ne va pas vous la réécrire. Est-ce « blasphématoire » ? Non. Ce n'est pas un reboot. C'est une œuvre à part qui a sa propre originalité. Bien entendu on reconnaît le personnage. Il se ressemble. Mais c'est différent. Déjà par la colorisation. Elle est radicalement différente. Elle apporte. Le trait est plus moderne aussi. Les planches sont bien découpées. Cela reste de la « franco-belge ». C'est de la ligne claire mais asceptisée. La scénario est agréable. On passe un vrai bon moment. On en est presque à se dire qu'un autre épisode serait le bienvenu. C'est vrai !!!!. Matthieu Bonhomme a réussi à garder le personnage pour ce qu'il est et à le renouveler sans le trahir. C'est intéressant.

Matthieu Bonhomme est né à Paris le 17 juin 1973. Il dessine et passe un BTS d'arts appliqués. Comme souvent les rencontres sont utiles ; Christian Rossi d'abord, puis avec Serge Le Tendre et Jean-Claude Mézières. Il apprend à leurs contacts. Il réalise ensuite, avec Jean-Michel Darlot, un 46-pages qui est publié dans ‘Okapi' entre janvier et avril 2000 avant de sortir en album en 2002 (Carabas). Il effectue d'autres petits travaux d'illustration pour Nathan. Puis vient "Le marquis d'Anaon" (Dargaud, 2002-2008), série en cinq tomes. Il fonde avec Gwen de Bonneval il fonde l'Atelier du Coin. Il reçoit le prix du premier album à Angoulème en 2003 pour « L'Âge de raison" (Carabas). En 2008 il rencontre Lewis Trondheim. Leur collaboration donnera le jour à "Omni-visibilis" (Dupuis, 2010), puis à "Texas Cowboys" tome 01 et 02 (Dupuis, 2011-2014), un western impitoyable. Le voici avec cet album-hommage à Monsieur Lucky Luke.

L'homme qui tua Lucky Luke de Matthieu Bonhomme chez Dargaud.
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19 avril 2016 2 19 /04 /avril /2016 06:55
La belle absente de Séverine Vidal, Constance Joly et Barroux chez Les Enfants Rouges

Le synopsis des Enfants Rouges :

«Une femme parle à un homme, depuis un lieu que le lecteur ignore. Inlassablement, cette voix l'accompagne, une voix qui le torture, qui lui promet qu'il peut toujours tenter de fuir, ce sera en vain. L'homme, de son côté, vit. Ou plutôt, survit. On le voit marcher dans la ville, boire un café, se récurer la peau et les ongles jusqu'à en avoir mal, se réveiller trempé de sueur après un cauchemar, tenter de se mettre au vert chez ses parents à la campagne, près de Lorient. Mais l'homme est rongé de l'intérieur. Un jour pourtant, dans une librairie, il retrouve un semblant de vie : il rencontre une femme, Mado, qui lui sourit. Très vite, il emmène Mado voir la mer. Très vite, ils emménagent ensemble. L'homme trouve un travail d'agent immobilier, un enfant leur naît. Ils partent en vacances à Marseille. Malgré ce bonheur de carte postale, la voix dans la tête de l'homme répète qu'il ne pourra pas se débarrasser d'elle. On le voit trembler dans son lit, dévoré d'angoisse. Mado pense qu'il a quelqu'un d'autre dans sa vie. Et de fait, il a quelqu'un d'autre : Elle. La voix. La voix d'Emma, qui ne le laissera jamais en paix… »

Un synopsis très long. C'est bien de prendre le temps d'expliquer ce qu'est cet ovni. Car c'en est un. La BD autorise tous les formats tant il est vrai que c'est la narration qui se doit de dicter la longueur et le format du livre. C'est un roman graphique. Ce type de livres est peut être encore plus concerné par ce principe tant la forme est en phase avec le fond. Les deux sont très souvent « barrés ». C'est différent et cela fait du bien. Oncle Fumetti va pas vous en faire des tonnes. C'est à la fois très simple mais c'est aussi très beau. Le Vieux a adoré. Cela fait du bien aux yeux et cela intéresse la tête. C'est un format 17 x 24 en 88 pages. Un joli papier Fedrigoni Oikos 150g. Pour 16 euros si vous n'en faites pas le chouchou de votre bibliothèque vous êtes dans l'erreur.

Séverine Vidal est auteure et scénariste...Elle est née en .. (on ne dit pas l'âge d'une dame). Elle a été un temps dans l'enseignement. La voici depuis quelques années à la tête d'une bibliographie conséquente. Elle a travaillé avec Gallimard, Sarbacane, Frimousse, Oskar Editions ou l'Elan Vert..La voici chez les Enfants Rouges. Une histoire de couleurs.

Stéphane Barroux est né en France. Il a suivi des études de graphisme à l'école Maximilien Vox, à l'école Boule, puis les cours de graphisme de l'école Estienne. Durant dix ans, il a été directeur artistique d'agences de publicité. En 1996, il part pour le Canada. Illustrateur à plein temps, il collabore à diverses publications canadiennes et américaines. En 2000, il s'installe à New York. Il revient en France en 2003. Son travail est merveilleux. On lui doit déjà « On les aura!!! » paru chez Le Seuil.

La belle absente de Séverine Vidal, Constance Joly et Barroux chez Les Enfants Rouges
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10 avril 2016 7 10 /04 /avril /2016 06:55

Une vidéo-hommage à la BD Belge...A partir du dessin d'une souris éxecuté par André FRANQUIN, 3 autres dessinateurs belges, Jean ROBA, PEYO et MORRIS imaginent une course poursuite, les personnages qu'ils dessinent successivement se courant les uns après les autres. Cet exercice est illustré par de nombreuses musiques dont celle de Shaft...Quatre légendes de la BD. Merci à l'INA.

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7 avril 2016 4 07 /04 /avril /2016 06:55
Les bonnes lectures d'Oncle Fumetti... Mickey Parade Géant : Numéro Collector Anniversaire.

Les fans de BD savent que durant le mois de mars est sorti à l'occasion des 50 ans de Mickey Parade Géant, un numéro collector anniversaire qui propose une sélection des meilleures histoires de ce périodique et rend hommage aux dessinateurs qui ont marqué le magazine : Romano Scarpa, Luciano Bottaro, Paolo Mottura, Flemming Andersen, Casty, Alessandro Barbucci et Giorgio Cavazzano ont, à eux seuls, créé plus de 2 000 histoires mettant en scène Picsou, Donald et Mickey. Ce numéro anniversaire rend hommage à ces dessinateurs de légende qui ont fait de la BD Disney une véritable mine d’or qui a su toucher toutes les générations. On y découvre leurs portraits avec des fiches qui permettent d' en savoir plus sur ces artistes que les « experts » et les prétendus puristes toisent parfois mais qui ont créé l’univers que l'on aime aussi. Mickey est une légende à part entière du 9ème art. A noter une interview exclusive de Georgio Cavazzano, l’un des plus fidèles et talentueux dessinateurs de l’univers Disney et illustrateur des couvertures de Mickey Parade Géant. Bref pour un prix modique vous vous ferez plaisir en lisant 300 pages de BD. Oncle Fumetti a dissêqué avec volupté les pages de Flemming Andersen qui sont travaillées et décalées avec des planches qui sortent de l'ordinaire et enfin celles de Paolo Moturra dans un style Steampunk très réussi. Bonne lecture.

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