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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 07:55
Parole de BD...Nicolas de Crécy.

« ..Il y a plein de choses intéressantes dans tous les domaines, l’inspiration vient de partout que ce soit le cinéma, la peinture, l’art contemporain; il y a des choses à prendre un peu partout, qui m’intéressent. Après c’est vrai que je fais de la BD, donc je dois respecter certains codes de narration qui vont m’obliger à tordre mon dessin dans un certaine direction qui à mon avis n’est pas tout à fait libre. La BD ne permet pas d’être complètement libre graphiquement. J’avais un projet de faire une BD abstraite, j’aimerais bien le faire un jour, mais je pense que c’est difficile pour le lecteur. Je peux peut-être m’amuser mais… » Tiré d'une interview faite en 2006 pendant le Festival d'Angoulême. http://www.naimoka.com/ pour lire l'intégralité du texte.

Nicolas de Crécy est né en 1966. Il fait partie de la première promotion de l'école de Bande Dessinée des Beaux Arts d'Angoulême. Il en sort diplômé en 1987. Il travaille ensuite pour les studios Disney de Montreuil. Il publie en 1991 son premier livre, Foligatto, sur un scénario de Tjoyas, immédiatement salué par la critique. Il a publié pas loin de 22 livres. Il se dit que son style ait été plagié lors de la réalisation du film d'animation «Les Triplettes de Belleville ». Il est plusieurs fois primé et il a notamment le prix « Max und Moritz » de la meilleure BD étrangère en 1993 en Allemagne.

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6 décembre 2015 7 06 /12 /décembre /2015 07:55

Blutch, Christian Hincker est né en 1967 à Strasbourg. Il publie depuis une vingtaine d'années. Il est découvert lors d'un concours de Fluide Glacial. On le dit influencé par Jean Claude Forest et Daniel Goossens. A chacun son avis. Il a beaucoup publié et a été primé. Il a travaillé avec Le Seuil , Futuropolis, L'Association et Dargaud. Il est un dessinateur-phare de son époque.... C'est un film de Yann Robin et Pascal Bordenave. Merci à eux.

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5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 07:55
Buck Danny tome 54 La nuit du Spectre de Gil Formosa et Frédéric Zumbiehl chez Dupuis.

Le synopsis de Dupuis :

« Lady X, plus vénéneuse que jamais, reprend du service dans ce diptyque ! Déterminée à prendre définitivement sa revanche sur Buck Danny, elle a pour projet de déclencher une guerre entre les États-Unis et la Chine, et de couler le porte-avion sur lequel notre héros est affecté. Pour ce faire, elle s'adjoint les services d'un partenaire idéal : Junichiro Yamasaki, capitaine d'industrie lié aux yakusas mais aussi membre éminent du Kokuryu-Kaï, un groupe ultranationaliste qui rêve de prendre le pouvoir au Japon et d'ainsi se venger de l'humiliation infligée par les Américains en 1945. Yamasaki va lui donner les moyens de mener à bien son ambition, notamment en lui proposant son prototype de chasseur furtif, le TX-60 Spectre. Dans cette véritable poudrière politique, une seule étincelle pourrait bien tout faire exploser ! Pour Buck Danny et ses amis, c'est donc une mission à très haute tension qui s'annonce, s'ils veulent réussir à contrer les plans de leurs machiavéliques adversaires... »

Buck Danny est une légende de la Bande Dessinée. De la bonne Bande Dessinée. Il a bercé les soirées des baby boomers que nous sommes. Il a bercé nos pères et maintenant ils distraient nos enfants. Sacré Buck. A ce stade il faut dire qu'il a été repris par un artiste, pour Oncle Fumetti, hors du commun. Gil Formosa reprend le héros et il lui donne son trait puissant. Les anciens se souviennent du Chevalier Cargal. Ils se souviennt aussi de Robur. Il y a du Robur dans ce Buck Danny en même temps pas de trahison. Le Maître a su reprendre et conserver les codes du passé. C'estun régal de la première de couverture à la quatrième. Oncle Fumetti s'était endormi sur la série... Le voilà ragaillardi et réveillé. Merci Monsieur Formosa.

Gil Formosa est un dessinateur français de bande dessinée, ainsi qu'un illustrateur. Gil Formosa entre dans le monde de la B D à 18 ans, engagé par Monsieur René Goscinny au studio artistique Dargaud, en tant qu'assistant de Morris, et il travaille pour le merchandising et les dessins animés Lucky Luke. Son parcours est incroyablement riche et relevé artistiquement ; Le Chevalier Cargal, Robur d'après Jules Verne, des illustrations pour Semic. Marvel lui commande un travail sur Conan. Le voici au chevet de Buck Danny.

Frédéric Zumbiehl, est un ancien pilote de chasse et un auteur français, spécialisé dans les livres et bandes dessinées d' aviation. l démarre comme écrivain avec la publication remarquée de 3 livres aux Éditions Altipresse, collection "Histoires authentiques", avec un premier recueil : Pilotes de l’Aéronavale, puis l’année suivante Pilotes de Chasse, et enfin Pilotes de l’Extrême. C'est en 2013 qu'il est choisi pour reprendre la série mythique Buck Danny, publiée aux éditions Dupuis, et dont son premier numéro, intitulé Cobra Noir, sortit à l'automne 2013.

Buck Danny tome 54 La nuit du Spectre de Gil Formosa et Frédéric Zumbiehl chez Dupuis.
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4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 07:55
La Présidente de François Durpaire et Farid Boudjellal chez Demopolis et Les Arènes .

Le synopsis de Demopolis :

« Le 7 mai 2017, Marine Le Pen est élue première Présidente de la République. Elle vient de battre François Hollande de quelques dizaines de milliers de voix. C’est l’effervescence sur les plateaux télé. Editorialistes, politologues, politiciens se succèdent, incrédules. Tard dans la nuit, des partisans de la nouvelle présidente fêtent la victoire. Des affrontements éclatent sporadiquement. La Présidente est un récit graphique d’anticipation politique, concentré sur les neuf premiers mois du mandat de Marine Le Pen, étayé par une parfaite connaissance des mécanismes économiques, médiatiques et institutionnels. Une plongée dans un futur incertain et chaotique.... »

Les lanceurs d'alerte sont indispensables. Ils nous préservent du pire en tout cas ils essaient. François Durpaire s'est associé à Farid Boudjellal pour nous présenter ce que pourrait être l'état de la France dans quelques années si Marie Le Pen prend le pouvoir... Etats d'âme du pays, réaction des corps constitués, des syndicats, de la société civile... Mais aussi des courtisans de tous poils. Ce n'est pas une caricature. C'est un essai graphique travaillé qui est préparé par un universitaire de premier plan que l'on voit dans les médias et qui a un regard pertinent sur le pays et ces arcanes. C'est superbement dessiné. Un travail graphique très intéressant. Ce n'est pas seulement un essai. Il y a de la qualité esthétiquement c'est indéniable. Sûrement la BD du moment à lire. Après nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas.

François Durpaire est né en août 1971 à Poitiers. Il est un universitaire et unmilitant spécialisé dans les questions d'éducation et dediversité culturelle aux Etats Unis et en France. Il est également consultant pour la télévision et la radio.

Farid Boudjellal est né en 1953. Il est d'origine algérienne par ses parents mais aussi arménienne par sa grand mère paternelle qui échappa au génocide. Après un CAP, un BEP de comptable et un parcours universitaire il se décide à raconter des histoire. En 1978, pour Charlie Hebdo il crée « Abdullah » et commence la rédaction de « l'Oud ». Ce récit publié en 1983 chez Futuropolis reçoit de nombreux prix. Il collabore à l' Echo des savanes, à Pilote. En 1990, Soleil publie le premier volume de « Juif Arabe ». En 1999 sort le « Petit Polio » inspiré de son enfance.

La Présidente de François Durpaire et Farid Boudjellal chez Demopolis et Les Arènes .
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3 décembre 2015 4 03 /12 /décembre /2015 07:55
Alix Senator Les Démons de Sparte de Valérie Mangin et Thierry Démarez  d'après Jacques Martin chez Casterman.

Le synopsis de Casterman :

«Alix part en Grèce, sur ordre d'Auguste, pour rapporter les recueils de prophéties des oracles d'Apollon. Des Spartiates, contestant l'autorité de Rome, tentent de le devancer. Alors que Khéphren agit en sous-main pour faire échouer sa mission, Alix fait la rencontre d'Héraklion, Spartiate dénonçant les agissements de ses compatriotes rebelles. »

C'est toujours un plaisir de retrouver ce personnage d'Alix Senator. Oncle Fumetti écrit «ce personnage » à dessein. Car même si c'est Alix le héros de cette série il est très différent de son jeune et plus ancien devancier. Il paraît presque normal de lire ces livres et celui-ci n'échappe pas à la règle. Notre héros est à la fois le même et en même temps très différent. Le graphisme aussi est intéressant. Thierry Démarez est assez habile pour garder les codes de Martin et y mettre malgré tout sa patte et son trait. C'est Alix mais pas tant que cela. Les planches sont belles. Belles vues sur les villes romaines. Qualité du rendu historique. Un bon scénar. Bref c'est « du cousu main ». Un vrai plaisir. Un clin d'oeil à Denis Bajram qui est maquettiste sur ce projet.

Valérie Mangin est nancéenne. C'est une historienne par son parcours universitaire. Elle se lance pourtant dans le récit et la narration. Elle rencontre Denis Bajram qu'elle épouse. Elle travaille sur des concepts à base historique avec Gajic sur le fléau des Dieux puis vient le Dernier Troyen. Elle collabore avec Soleil et crée Quadrants. Son style entre Histoire, Space opéra et fantastique est novateur. Elle nous propose sa relecture du cycle d'Alix.

Thierry Demarez est né à Drancy. Il a un parcours très riche. Il maîtrise plusieurs techniques et devient décorateur de théâtre. Il entre à la Comédie Française. La Bande Dessinée le tarode. Il rencontre Denis Bajram. Il collabore avec l'épouse de celui-ci sur le Dernier Troyen. Puis vient Alix Sénator. Il quitte alors la Comédie Française et se consacre uniquement au 9ème Art pour notre grand plaisir.

Alix Senator Les Démons de Sparte de Valérie Mangin et Thierry Démarez  d'après Jacques Martin chez Casterman.
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2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 07:55
la page érotique d'Oncle Fumetti...Gwendoline et John Willie.

Gwendoline est une icône fétichiste des années 50. Ces histoires vous réservent quelques belles surprises. Gwendoline est une jeune femme ingénue et très naïve. La pauvre Gwendoline connait des tas d'aventures ou plutôt de mésaventures. C'est un peu le style dans ce genre de récits. Quoi qu’elle fasse, elle tombe dans tous les pièges et se retrouve invariablement ligotée. Heureusement, la superbe U-69 vient à son secours et ses ennemies finiront en prison. Le scénario signé John Willie est quasi inexistant et est très indigent. Vous serez attiré ; voire émerveillé par le dessin et par la profusion de détails qu’il contient. John Alexander Scott Coutts ou John Willie était un spécialiste du bondage en tant que photographe, scénariste et dessinateur anglais de bandes dessinées. La série qui le mît au sommet de la gloire est« The Adventures of Sweet Gwendoline », cette fameuse« Gwendoline » qui devint même l’objet d’un film en 1984, réalisé par Just Jaeckin. C'est vraisemblablement un must du genre. C'est très travaillé artistiquement. On peut aussi aimé le style graphique sans s'intéresser au thème. Difficile toutefois de ne pas voir. Ne soyons pas hypocrite.

John Alexander Scott Coutts ou John Willie pour son nom d'artiste est né en décembre 1902 à Singapour. Il est mort en août 1962. Il est donc le photographe du bondage. Ses albums sont sortis entre 1946 et 1958. Les éditions Delcourt ont republié les albums.

la page érotique d'Oncle Fumetti...Gwendoline et John Willie.
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29 novembre 2015 7 29 /11 /novembre /2015 07:55

Ce dimanche quatre monstres sacrés du 9ème art. Tac au tac qu'Oncle Fumetti a déjà présenté et utilisé sur ce blog était une émission de l'ex ORTF qui présentait des créateurs de BD qui se défiaient feutres en main. Imaginez que nous ayons ces jours-ci de Crécy, Larcenet, Blutch et d'autres se mesurant sur un plateau TV actuel. Difficile à concevoir. merci à l'INA.

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27 novembre 2015 5 27 /11 /novembre /2015 07:55
Immersion au cœur du 36, quai des orfèvres chez La Martinière... Interview de Titwane.

Titwane est illustrateur, notamment, pour la presse et l’édition. Coauteur d’Enquêtes générales, immersion au cœur de la Brigade de répression du banditisme (Éditions de La Martinière, 2013), il collabore à la Revue dessinée et a illustré plusieurs ouvrages aux Éditions Plume de carotte ainsi que des séries de romans pour Bayard ou Albin Michel jeunesse. Il vient de sortir Immersion au cœur du 36, quai des orfèvres avec Raynal Pellicer chez La Martinière. Oncle Fumetti a voulu en savoir plus...

Quel est le lien entre le livre sorti en 2013 et celui-ci. Est-ce une suite ? C'est un autre sujet ?

Ce livre n’est pas la suite du livre précédent mais le résultat de l’envie de poursuivre ce travail de reportage avec Raynal Pellicer, de tester à nouveau ce format particulier. Il existe un autre lien entre ces deux livres : c’est l’existence du premier qui a rendu possible le deuxième. C’est le livre « Enquêtes générales » qui nous a ouvert les portes très fermées de la brigade criminelle.


Qu'est ce qui différencie artistiquement le premier carnet de celui-ci ?

Il est assez semblable dans le format et dans le principe de mise en page mais il est aussi différent parce que j’ai pu partir des acquis du premier livre pour développer et approfondir le travail de mise en relation du texte et des illustrations. Je me suis aussi libéré de certaines barrières que je m’étais fixées et expérimenter plus de doubles pages par exemple.


En quoi l'expérience du premier carnet aura influencé ta créativité ?

J’aime dessiner parce que chaque dessin est une leçon, chaque illustration nous apprend quelque chose (soit parce qu’elle est réussie, soit parce qu’elle est ratée !). J’ai appris beaucoup en faisant le premier livre et j’ai pu poursuivre sur le deuxième. Parfois on repart de zéro mais là j’avais un socle, une petite voix qui me disait « ça, ça marche, donc tu peux pousser un peu plus loin les recherches ».


Quel est ton regard sur le milieu que tu décris ? Après un deuxième travail dans le milieu policier comment l'as-tu perçu ?

Même si les deux brigades que nous avons prises pour sujet sont très différentes l’une de l’autre, les hommes qui s’y trouvent se ressemblent beaucoup. Je reprends à mon compte l’expression d’un des policiers de la crim’ : des hommes (ou des femmes) ordinaires confrontés à des situations extraordinaires. Je suis à la fois impressionné par les choses qu’ils doivent traverser dans leur métier et rassuré par le fait de constater qu’ils ne sont pas insensibles à ces réalités.

Immersion au cœur du 36, quai des orfèvres chez La Martinière... Interview de Titwane.

Comment est apprécié ton travail par le milieu policier ? Ton travail est-il censuré ? Y-a-t-il un droit de regard ? As-tu du refaire des dessins ?

Les retours que nous avons sont très bons et beaucoup offrent les livres à leur proches comme un moyen d’expliquer leur quotidien qui est par ailleurs difficile à verbaliser. Le livre sur la brigade criminelle a fait l’objet d’une relecture et d’une validation par la brigade et le parquet, notamment pour des questions de respect du secret de l’instruction. Nous avons dû refaire des pages, et donc des dessins, pour remplacer des éléments qui ne pouvaient être publiés mais on ne m’a jamais fait modifier de dessin.

Y aura-t-il une troisième œuvre de ce style ?

On y travaille. Nous aimerions faire un tryptique « police » mais aussi tester le format sur d’autres types de sujets.


En quoi un carnet de dessins est-il un support adapté pour ce style de récit ?

Le dessin permet de mettre un filtre par rapport à la réalité, de respecter un certain anonymat. Il a l’avantage de permettre de montrer partiellement certaines choses, de mettre l’accent sur certains éléments tandis que d’autres sont juste suggérés. c’était très utile sur les scènes de crime par exemple. Le carnet était pour nous le moyen de nous éloigner de toute fiction. Un traitement en bandes avec des cases aurait suggéré une histoire alors qu’on est sur du reportage.


Comment as-tu travaillé ? D'après photos ? Sur place directement ? Ou de mémoire ?

J’ai à nouveau travaillé à partir des photos prises par Raynal lors de l’immersion mais je me suis également rendu sur place. Ce façon de travailler permet cette précision de dessin qui ne serait pas possible avec des illustrations réalisées in situ. Sans compter qu’il n’était pas possible pour les policiers d’avoir deux personnes sur le dos en permanence !


Quel a été ton rythme de travail ? Sur quelle durée as-tu travaillé ? Quels sont tes outils ?

Une fois les textes écrits par Raynal, la préparation du découpage, la réalisation des dessins et la mise en page prennent environ 8 mois. Je travaille principalemant à la plume et à l’encre de Chine puis à l’aquarelle pour les couleurs, parfois à l’acrylique ou au brou de noix. Je fais des crayonnés très sommaires pour conserver de la vivacité et de la tension à l’encrage.


Quels sont tes projets futurs ?

Je continue à travailler comme illustrateur pour d’autres éditeurs (Plume de Carotte, Albin Michel Jeunesse). J’ai le projet de continuer à travailler avec Raynal Pellicer sur du reportage parce que la réalité est tellement plus forte que toutes les fictions que je serais capable d’écrire !

Immersion au cœur du 36, quai des orfèvres chez La Martinière... Interview de Titwane.
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24 novembre 2015 2 24 /11 /novembre /2015 07:55
Nous, les morts tome 4 de Kordey et Macan chez Delcourt

Le synopsis de Delcourt :

«Au coeur de la mort, une nouvelle vie est née... Le prince Manco et sa compagnie de racailles continuent leur voyage désespéré autour du globe, spectateurs de toutes les nuances de haine entre les vivants et les morts. Au bout de ce chemin les attend le Céleste Empire, la civilisation la plus brillante au monde mais aussi, peut-être, la plus corrompue et la plus fragile. »

Dans le tome de fin de cette série, le scénariste poursuit son récit uchronique à travers les continents. Les peuples se croisent, s'affrontent et se mêlent de la manière la plus furieuse qu'il soit. C'est dur, violent, sanglant, gore aussi... ça tue, cela décapite. La menace des hordes de mort-vivants est devenue une réalité d' Ouest à l'Est du continent européen. Et toujours la violence qui est envahissante et reste de mise. L'absence totale de morale aussi dans les rapports humains. La série sera restée brûlante et violente de bout en bout. Il y a du Corben dans le style. Macan ne cherche absolument pas à conclure une intrigue protéiforme. La conclusion de ce récit fait que tout semble ouvert il est en effet difficile de trouver une chute classique. Cela ressemble à un morceau de Pink Floyd ou à un livre de Philip José Farmer, cela semble être endless mais c'est au moins aussi créatif et improbable. A lire ou pas...Si à lire finalement.

Darko Macan est croate. Il est né en 1966. Il est scénariste de BD et auteur de SF. Essayiste aussi. Il est historien et archéoloque de formation. Il a travaillé pour Dark Horse, la Marvel et d'autres....

Igor Kordey (né à Zagreb en 1957) est un dessinateur de bande dessinée croate. Il encre et colorie généralement lui-même ses dessins. Il peint également principalement sur ses travaux de couverture.

Nous, les morts tome 4 de Kordey et Macan chez Delcourt
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22 novembre 2015 7 22 /11 /novembre /2015 07:55

Grzegorz Rosinski est polonais. Il arrive en Belgique en 1976. Il avait déjà une carrière très aboutie dans son pays d'origine. Il se frotte au style «franco-belge ». Il rencontre Jean Van Hamme avec lequel il crée Thorgal en lui donnant sa physionomie. La success-story commence. Cela ne l'empêchera pas de créer en parallèle ; Hans, la complainte des landes perdues ou le Grand Pouvoir du Chinkel avec Dufaux ou Duchateau. Un moment dans son atelier que l'on aurait aimé partager "pour de vrai".

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