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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 07:55
Les légendes de la Bande Dessinée par Oncle Fumetti...Cori le moussaillon et Bob de Moor.

Robert Frans Marie De Moor, dit Bob de Moor, est un dessinateur belge né à Anvers le 20 décembre 1925 à Bruxelles. Il a dessiné et a collaboré à de nombreuses séries de BD et il a été notamment le bras droit d'Hergé et ce, notamment pour plusieurs albums de Tintin. Après avoir suivi les cours de l'Académie Royale des Beaux-Arts d'Anvers, sa ville natale, Bob De Moor commence sa carrière dans un studio de dessins animés, Afim. En 1949, Bob de Moor travaille pour le magazine Kuifje, le coincurrent flamand du Journal de Tintin, en aidant notamment son ami d'enfance Willy Vandersteen et ses nombreuses séries, dont Bob et Bobette. La même année, Bob de Moor entre au journal Tintin. C'est encouragé par Hergé qu'il il conçoit Barelli, un jeune comédien et détective, et notre sujet du jour, Cori le moussaillon tout en illustrant Conrad le Hardi. C'est aussi lui qui invente le slogan de l'hebdomadaire : « le journal des jeunes de 7 à 77 ans », bien entendu obsolète de nos jours. C'est un partisan de la ligne claire. C'en est même un promoteur naturel puisque c'était le style graphique emblématique de l'époque. Celui d'hergé et de Tintin pour nos amis néophytes. En 1989, il termine Mortimer contre Mortimer, la seconde partie de les 3 formules du Professeur Sato resté inachevée à la mort de son grand ami Edgar P. Jacobs. La même année, il est nommé directeur artistique aux Editions du Lombard et préside également le conseil d'administration du CBBD; Centre Belge de la Bande Dessinée jusqu'à sa mort le 26 août 1992. Il reste une légende de la BD franco-belge. Cori le Moussaillon est une série de bande dessinée dont le scénario, les dessins et les couleurs sont intégralement de Bob de Moor entre 1951 et 1993. Dès 1945, de Moor dessinait déjà une série proche : Bart le Moussaillon (Bart de Scheepsjongen). Cori est un jeune mousse ce qui constitue un pléonasme. Il navigue sur des bateaux ; corsaire ou pirate. Il devient un agent secret de la reine Elisabeth, au sein de l'Invinsible Armada. Il y aura 4 aventures développées par Bob de Moor. Il reçut l'Alfred du meilleur album pour la jeunesse au festival d'Angoulême en 1988 pour l'album « L'expédition maudite ».

Les légendes de la Bande Dessinée par Oncle Fumetti...Cori le moussaillon et Bob de Moor.
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15 novembre 2015 7 15 /11 /novembre /2015 07:55

La barbarie ne passera pas. La barbarie ne gagnera pas.

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13 novembre 2015 5 13 /11 /novembre /2015 07:55
En descendant le fleuve et autres histoires de Gipi chez Futuropolis.

Le synopsis de Futuropolis :

«Confrontés à la beauté sauvage de la nature comme de la ville, les personnages de Gipi, le plus souvent adolescents, sont en quête d’eux-mêmes. Publiés pour la première fois en volume, ces douze récits sont autant de fulgurances de la vie bien dessinée de l’auteur. Gipi accompagne le sillon de nos vies, travaille le motif de la mémoire et du passage d’un âge à l’autre, ses thèmes favoris que, de titres en titres il file, tissant ainsi le motif universel du temps qui passe… Chez Gipi, les hommes ont aussi le défi d’être heureux dans le présent mais le souvenir d’un drame est souvent plus fort. Trait simple et texte à l’os ; on se souvient longtemps de ses histoires de petits héros ordinaires… »

Et encore...« Composé d’histoires courtes réalisées pendant une dizaine d’années, En descendant le fleuve et autres histoires est un livre essentiel pour comprendre les racines de l’inspiration d’un des plus étonnants auteurs contemporains de bande dessinée ». L'avantage avec les synopsis de Futuropolis c'est que vous savez tout. Ou presque. Pour un chroniqueur c'est parfois difficile d'en faire plus. On peut rajouter que malgré tout les livres de Gipi sont d'une créativité à toutes épreuves. Les histoires sont simples et complexes à la fois. Chacun y prend ce qu'il veut. On peut se contenter de tourner les pages et se laisser porter par le trait et par les couleurs. Laisser son âme faire le reste. On peut se concentrer sur le récit et les personnages. Suivre leurs parcours et leurs états d'âmes. On peut tout prendre et détailler en lisant et en relisant. C'est à tiroir. C'est du step by step. Comme on veut et autant que l'on veut. On peut le lire en écoutant du Mozart. On peut le lire en écoutant de la techno. On peut tout. On peut tout... On peut vraiment tout. A lire et à regarder.

Gipi de son vrai nom Gianni Alfonso Pacinotti est un surdoué. Il est italien et dès 1994 il publie ses premiers strips. Son talent est plus que reconnu ; ses récompenses sont légions ; Son livre Notes pour une histoire de guerre reçoit un prix à Angoulême en 2006 pour le meilleur album, prix Max und Moritz à Erlangen pour le meilleur album étranger, le prix au Romics pour le meilleur livre de l'Ecole italienne en 2004....un autre prix à Naples et même une nomination au Eisner awards toujours en 2006. Un plébiscite. Un artiste à suivre de très près encore et toujours.

En descendant le fleuve et autres histoires de Gipi chez Futuropolis.
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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 07:55
Hergé -Le feuilleton intégral Tome 11 de Hergé chez Casterman

Le synopsis de Casterman :

«Entre 1950 et 1958, le monde change... et le créateur de Tintin modifie ses méthodes de travail en créant les Studios Hergé. De la conquête spatiale (On a marché sur la Lune, Objectif Lune) en passant la Guerre froide (L'Affaire Tournesol) ou l'esclavagisme moderne (Coke en stock), les aventures de ses héros devancent souvent l'actualité de leur temps.Hergé, Le Feuilleton Intégral est l'occasion unique de redécouvrir aujourd'hui, page à page, et dans la version originelle parue en feuilleton dans la presse, l'oeuvre d'Hergé. »

Les aventures de Tintin est un classique de la Bande Dessinée. C'est aussi un classique de la littérature. L'éditeur Gallimard au travers de sa filiale Casterman a décidé de relancer la vente de ce patrimoine historique en proposant une relecture des aventures dans une série de 12 tomes. Douze beaux livres. Il s'agit des aventures de notre héros légendaire mais retravaillées. Il faut savoir et les vrais connaisseurs corrigeront Oncle Fumetti mais Hergé retravaillait les planches pour tout faire « rentrer » dans le format album. Ce qui nous est proposé est donc un « reboot » mais made in Hergé. Des dessins peu connus voire inconnus nous sont proposés. On y voit également des dessins et des récits concernant d'autres personnages de ce génie créatif tels que Quick et Flupke ou Jo, Zette et Jocko. On y trouve aussi des couvertures dessinées par le Maître. Un vrai rétrospective que l'éditeur a choisi de nommer « Le Feuilleton Intégral ». Certains évoqueront « La Pléiade » pour cette nouvelle présentation luxueuse. Les sorties s'étaleront sur plusieurs années. A ne pas rater pour les collectionneurs et pour ceux qui voudront aller plus loin. Le tome 12 car c'est dans le désordre qu'ils sortiront l'est déjà. Bonne découverte. C'est un 464 pages pour 80 euros. Un beau cadeau pour Noël.

Hergé -Le feuilleton intégral Tome 11 de Hergé chez Casterman
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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 07:58
Parole de BD...Jean Van Hamme.

«...Il est exagéré de dire que l'histoire de XIII est pompée sur the Bourne Identity mais c'est exact , c'est ce qui me donne la première impulsion. Robert Laffont, chez qui j'avais publié deux romans était l'éditeur français de la mémoire dans la peau. Je n'ai pas eu la moindre remarque de leur part. Cette histoire d'amnésique existe depuis longtemps au cinéma, dans la littérature... » Tiré d'une interview publiée dans le supplément BD de l'Express sur XIII. Sortie de ce mois.

Jean Van Hamme est né le 16 janvier 1939 à Bruxelles. Il est romancier et scénariste de bande dessinée et de téléfilms. Après un parcours professionnel classique il intègre le monde du 9ème art dès 1976. il ne le quittera plus. Il crée Largo Winch, Thorgal et XIII. Il scénarise aussi pour Blake et Mortimer. Il collabore avec Dany, Aidans, Chéret, Griffo et bein entendu Vance et a fait bien d'autres choses.

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10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 07:55
Satoko Inaba prend la direction éditoriale de Glénat Manga

Nous apprenons que Satoko Inaba a pris la suite de Stéphane Ferrand à la direction éditoriale de Glénat Manga. Elle a pris ses fonctions dès le 1er novembre. Elle travaille au sein des éditions Glénat depuis 7 ans. Elle est progressivement intervenue sur les choix éditoriaux et l’orientation du catalogue. Cette Dénicheuse a découvert et édité Kachou Hashimoto et sa série Cagaster en juin 2014, ainsi que Kozo Takahashi et Tsukasa Saimura pour Crueler than dead : les premiers mangas Glénat produits en direct avec des auteurs japonais. Franco-japonaise, elle a entrepris également des projets faisant le pont entre les deux cultures, comme la collaboration entre Fuyumi Soryo et le Château de Versailles pour un album sur Marie-Antoinette prévu à l’été 2016. Copyright (c) Jean Marie Hosatte (photo)

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8 novembre 2015 7 08 /11 /novembre /2015 07:55

Jiro Taniguchi est né le 12 août 1947 au Japon. Il débute dans la bande dessinée en 1970.. Il publie de nombreux ouvrages associés notamment à Natsuo Sekikawa. À partir de 1991, Jirô Taniguchi signe seul de nombreux albums, dont L'Homme qui marche, Le Journal de mon père, Quartier Lointain ou encore Terre de rêve, publiés par Casterman. Le premier volume de Quartier Lointain a remporté, lors du Festival d’Angoulême 2003 deux prix. Il est fait Chevalier de l'Ordre des Arts et des Lettres en 2011

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6 novembre 2015 5 06 /11 /novembre /2015 07:55
Meta-Baron Wilhelm-100 de Frissen et Secher d'après Jodorowsky chez Les Humanoïdes Associés.

Le synopsis de Les Humanoïdes Associés :

«Dix ans après La Caste des Méta-Barons, le plus puissant guerrier de la galaxie fait son retour fracassant ! Le lancement de cette saga épique, intitulée Méta-Baron, est appuyé par un important dispositif promotionnel. Les quatre diptyques composant ce nouveau cycle seront réalisés par des dessinateurs différents, issus des quatre coins de la planète. Le premier d'entre eux est Valentin Sécher, étoile montante de la bande dessinée française. Il ouvre le bal avec Méta-Baron T1 : Wilhelm-100, le Techno-Amiral, qui est d'ores et déjà en librairie. »

C'est à un space opéra que vous êtes convoqué. Alors bon !!! On connait ou pas le Méeta-Baron. C'est un héros incontournable de la BD. Il est né à une époque déjà lointaine et sa vie s'étire sous les travaux artistiques et les narrations de créateurs différents. On ne les citera pas mais on pense fort à eux. Ce dyptique lance une nouvelle épopée et c'est une réussite. Cela peut se lire sans connaître les récits précédents. C'est une bonne idée. Pas besoin de tout se palucher et de s'offrir des intégrales ou de chercher les albums chez le voisin. Le héros est grave, puissant et sombre. Le tyran joue son rôle et le mauvais est parfait dans son style. On ne dira jamais assez l'importance du méchant. Il tient toute l'intrigue et l'envie de voir le bon lui botter le train est une bonne motivation pour le lecteur. C'est superbement dessiné et colorisé. La dramaturgie est bonne. L'intrigue avance et on pressent que certaines rencontres vont faire des étincelles. C'est une bonne BD. A lire. A noter la très bonne couverture qui ne trahit pas le livre à moins que cela ne soit l'inverse.

Valentin Sécher est né le 21 février 1988 en Maine et Loire. Il est donc dessinateur et coloriste. Il a étudié les arts appliqués à l’Ecole Pivaut. A la sortie de l’école en 2009, il entame le dessin de la série Khaal, chroniques d'un empereur galactique Le voici responsable de la destinée du Méta-Baron pour un dyptique prometteur.

Jerry Frissen est un scénariste. Il est né en Belgique et vit à Los Angeles. Il est l'auteur des Zombies qui ont mangé le monde et de Lucha Libre. Entre décembre 2000 et mars 2005, il a travaillé en tant que directeur artistique chez Humanoids. Inc, la branche américaine des Humanoides Associés.

Meta-Baron Wilhelm-100 de Frissen et Secher d'après Jodorowsky chez Les Humanoïdes Associés.
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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 07:55
Sous le tamarinier de Betioky... Interview de Geneviève Marot.

Le mois dernier est sorti le livre de Geneviève Marot « Sous le tamarinier de Bétioky » chez La Boîte à Bulles. Oncle Fumetti a voulu en savoir plus. L'auteure répond à ses questions.

Bonjour Geneviève Marot. Comme tout le monde ne vous connait pas et si vous vous présentiez à nous ? Qui êtes vous ? Comment en vient-on à dessiner pour gagner sa vie ?
Il paraît qu’à la maternelle, j’ai été la première de ma classe à dessiner un bonhomme. Ça m’a encouragée pour la suite : j’ai plus jamais arrêté de dessiner des bonhommes ! C’était plus facile pour moi que les maths. Le dessin, la peinture, pour gagner sa vie, c’est très aléatoire...Il s’agirait plutôt de gagner une place dans la vie. Avoir une petite place dans le monde. C’est simplement ma manière d’exister.

Comment vous définissez vous ? Etes vous dessinatrice ? Illustratrice ? Carnettiste ? Ou tout cela à la fois ?
Je suis gribouilleuse multiple, dans des carnets, sur des bouts de carton cradoc ou de belles feuilles volantes de tout poil, qu’importe. Quel que soit mon travail, qu’il soit de commande ou qu’il naisse d’une création spontanée et personnelle, il y a des liens interactifs, ils découlent tous de nombreuses années de travail et se nourrissent les uns des autres. Même si bien évidemment, ils n’ont pas tous le même poids d’un point de vue de mon implication artistique et affective.

Pourquoi les carnets ? Pourquoi est-ce votre mode d'expression principal ? Et pourquoi ?
C’est joli, un carnet, c’est intime, secret, ça se glisse dans la poche ou dans le sac à dos, ça permet de noter (écrits et dessins) des tas de choses pour ne pas oublier, pour témoigner, pour capter, dénoncer, rigoler, se décharger des pensées les plus inavouables, construire une réflexion...C’est une manière d’être présent au monde tout en étant dans sa bulle.
Sous forme de carnet ou pas, le croquis sur le vif est un incroyable vecteur de rencontres, où que l’on se trouve dans le monde. Je suis toujours fascinée par la magie qui s’opère autour d’un trait de crayon, d’une touche d’aquarelle. Dessiner, c’est ma façon d’honorer la vie, de ne pas laisser mon âme glisser vers l’indifférence, de renouveler mon regard sur le monde.

Quand on va sur votre site on y découvre un univers très vaste. Cela va du travail de commande aux carnets de voyage ou aux livres pour enfants et bien d'autres choses. Tout est-il compatible ? Eprouvez vous le même plaisir à tout faire ?
Tout ce que je fais, que ce soit une illustration, un logo, une mise en page, un faire part de naissance illustré, un portrait, un reportage dessiné, a de l’importance pour moi et engage mon savoir-faire que je dois prouver encore et encore. Je ne suis jamais sûre de moi, je doute continuellement. Je ne cherche pas la compatibilité entre mes différents univers. Juste de donner le maximum dans chaque chose que je fais. Mais non, le plaisir n’est pas toujours le même...

Sous le tamarinier de Betioky... Interview de Geneviève Marot.

Parlez nous de votre dernier livre...Ou plutôt carnet.Tenez-vous à ce mot d'ailleurs ? Et pourquoi ne pas en avoir fait une BD ?préférez vous la liberté du carnet en regard des cases et des planches plus strictes ?
Ben si, c’est une BD! C’est vrai, j’ai fait sauter les cases. C’est un parti pris de respiration, sûrement une liberté née du carnet-croquis sur le vif. Mais il y a une narration, des bulles, un début, une fin. Ce livre est le fruit d’une dizaine de voyages à Madagascar. C’est du vécu. Le passé de Jean Piso enfant se mêle au présent afin de faire comprendre ce qu’il est devenu. Je me mets en scène pour ancrer mon récit dans la réalité et pour faire comprendre aussi que ce que je raconte est vu à travers le prisme de mon regard.

Alors... « Sous le tamarinier de Betioky » ...De quoi s'agit-il ? Qui est ce Jean Piso ? Dites nous tout...
Mes pas m’ont menée ces six dernières années à plusieurs reprises à Madagascar, pays qui nourrit ma création depuis. Jean Piso est un accordéoniste très connu à Madagascar. Il a plus de 50 ans de carrière musicale derrière lui. Je l’ai rencontré en faisant un reportage dessiné sur lui et d’autres musiciens malgaches pour la production de l’orchestre dont il faisait alors partie. De fil en aiguille, il est devenu mon guide lors de mes différentes missions, garant de ma tranquillité dans ce pays à l’insécurité grandissante. Une belle amitié s’est forgée avec le temps.
Je me demandais sous quelle forme restituer mon travail, mes émotions, mon vécu là bas, les rencontres. Jean Piso m’a livré petit à petit des anecdotes de son enfance, notées en quelques lignes dans mes carnets. J’aimais beaucoup ces histoires que je pensais insérer dans une BD plus générale sur ma découverte du pays. Finalement, parler de Madagascar au travers des yeux d’un petit garçon, (et pas n’importe lequel! ) était une façon idéale de parler de Madagascar, en plongeant le lecteur dans l’intimité de la culture malgache.

Combien de temps vous a pris cette création ? Quel était votre rythme de travail ? Avec quels outils et avec quels techniques avez vous travaillé ?
J’ai commencé à noter des anecdotes dès mon premier voyage en 2010. Les 25 premières planches ont été exposées à l’Alliance Française d’Antananarivo en 2013 dans le cadre du festival de BD Gasy Bulles. Mais tout a réellement démarré dès lors que j’ai signé chez la Boite à Bulles en novembre 2014. A partir de là, je me suis mise au boulot tous les jours dès 5 ou 6 heures du matin, j’ai érigé des remparts autour de mon atelier, recluse dans un isolement digne d’un moine copiste, alternant des périodes de doutes abyssaux et de joyeuses exaltations! Finalement, j’ai lâché la pierre et le burin pour le crayon, l’aquarelle et la bonne vieille plume plongée dans l’encre sépia. C’était plus rapide.

En quoi cette œuvre est-elle différente des autres ?
D’abord, c’est ma première BD, c’est forcément différent !
J’ai un peu l’impression d’être une intruse dans un territoire interdit, ce qui est très excitant. (La bd, c’était le domaine de mon grand frère: pas touche!). Mais surtout, ça m’a fait accéder à un monde merveilleux ou l’expression artistique s’ouvre sur de vastes territoires d’expression très libres et très complets. En fait, on retrouve cette sensation de liberté dans le carnet. C’est un outil extrêmement vivant pour parler des gens, de lieux, d’époques...
Et puis moi, ce que je voulais, c’est que mon histoire soit lue par mes amis malgaches, qui, parce que le livre est un produit de luxe dans un pays où la population vit avec moins de 2$ par jour, n’ont pas développé de grande capacité de lecture. Je crois que la BD parle à un plus grand nombre qu’un “beau” livre avec de longs textes.

Vous êtes une des fondatrices et une des membres des Carnettistes Tribulants. Qui sont ces carnettistes et quelles sont leurs actions ?
Nous sommes un groupe d’une douzaine d’artistes d’horizons divers. Nous explorons goulûment des sujets qui vont de la banlieue parisienne (“Banlieue Nomade”), au carnet intime sur notre aimé(e) (“Ce que j’aime en toi”), en passant par des portraits dessinés et écrits de personnes âgées qui ont beaucoup à nous apprendre (“Vivre Vieux!”), les femmes agricultrices en France (“Paysannes”), et l’immigration racontée à travers un focus sur des objets ayant appartenus à des immigrés (“Bringuebalés”). Nous avons vécu deux fabuleuses expériences en Chine (“Grattes ciel et Soupe de Nouilles”), et actuellement, nous initions un travail axé sur le Grand Paris.

Quels sont vos projets ? Vers quoi vous dirigez vous ?
Une autre BD qui parlera encore de Madagascar, car j’ai beaucoup de choses à raconter. Mais d’abord, je veux porter “Sous le tamarinier de Betioky”, qui sera présenté par l’Institut français et l’Alliance française à Madagascar en mars 2016, suivi d’une tournée de Tana à Tulear (1000km) avec un concert dessiné et une expo itinérante, des ateliers et le lancement d’un concours pour révéler des talents malgaches.

Voilà un futur très actif. Merci pour vos réponses et ces anecdotes intéressantes. A bientôt.

Sous le tamarinier de Betioky... Interview de Geneviève Marot.
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1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 07:55

Alberto Breccia est né en 1919 à Montevidéo en Uruguay avant de migrer pour Buenos Aires. Dès 1939, il collabore avec des magazines tels que Tits Bits ou encore Rataplan dans lesquels il crée des comics strips. En 1950, il devient membre du Groupe de Venice qui rassemble des membres de la diaspara italienne en Amérique du Sud. Il y croise Hugo Pratt, Horacio Lalia ou Faustinelli. Avec le créateur de Corto Maltese, il crée la Pan American School of Art à Buenos Aires. En 1957, il rejoint l'éditeur Editorial Frontera. Il y travaille sous la direction de Hector German Osterheld, génial scénariste et directeur de collection. Ils travaillent ensemble sur de nombreux projets dont notamment le très étonnant Sherlock Time. En 1962, les deux hommes collaborent sur ce qui sera leur projet le plus aboutis ; Mort Cinder...

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