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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 06:55
Les bonnes lectures d'Oncle Fumetti... L'été noir de Jean-Claude Claeys.

Le polar a toujours traité dans le monde du 9ème art. Il y a une place privilégiée. Les héros qui ont sublimé ce style sont légions. Il y a aussi le polar noir. C'est moins traité. Cela s'impose aux dessinateurs qui maîtrisent le style réaliste, le noir et blanc, les grands aplats et les ombrages. Il en existe un en France. Il a ses aficionados. Oncle Fumetti veut parler de Jean-Claude Claeys. Cet auteur est connu pour son style hyperréaliste. En fait dans sa technique, il réalise en amont des photos qu'il retravaille à l'encre de Chine. Alors bon !!! J'en entends déjà plus d'uns qui s'exclament « mais ce n'est plus du dessin ». Si,c'en est. Quel dessinateur n'a pas photographié des sites et les a repris pour ces dessins ? Beaucoup. C'est simplement pousser la technique plus avant. On ne peut reprocher à un artiste de pousser son travail au maximum de ses limites. Il travaille l'esthétisme au travers de photos. Chez lui, les femmes sont toujours belles. On les assassine et on les tue. Destinée néfaste. De lui on dit : « les bandes et les illustrations de Jean-Claude Claeys sont avant tout porteuses des fascinations qui hantent l’auteur lui-même. Le monde intérieur prolifère et le récit n’est qu’un prétexte. » Très significatif n'est-ce pas ? C'est vraiment à découvrir. Malgré tout ce style est chronophage et demande un investissement énorme en travail. Ce n'est pas à la portée de tous. Pour ceux qui pensent que Jean-Claude Claeys n'a pas sa place dans la BD, Oncle Fumetti répond « A suivre »et oui, il a été publié dans ce célébrissime périodique. Une preuve.

Pour les curieux, Oncle Fumetti propose de découvrir une des ses œuvres «L'été noir ». Elle a été publiée chez Albin Michel en 1984. C'est son quatrième album. Une histoire de psychopathe masqué qui tue des femmes sublimes. Il y a un travail superbe sur les corps féminins. Peu de textes. Des visuels très étudiés. Des planches aux cases très grandes. Noir et blanc de rigueur. Des cases énormes. Des gros plans. C'est très particulier et c'est à découvrir absolument. Il n'y a pas eu de rééditions ou d'intégrales. C'est une erreur. Cherchez sur leboncoin ou sur ebay. Cela a sa place dans votre bibliothèque.

Les bonnes lectures d'Oncle Fumetti... L'été noir de Jean-Claude Claeys.
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31 mai 2015 7 31 /05 /mai /2015 06:55

Jacques Tardi dessine et commente ce qu'il fait. Passionnant. Extrait d'un documentaire sur le travail de Jean-Pierre Verney et Jacques Tardi, séquence où Tardi dessine une case de l'album "Putain de Guerre" (tome 2).". Merci aux auteurs.

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30 mai 2015 6 30 /05 /mai /2015 06:55
Interview de Gilbert Pinos éditeur et scénariste chez Tanibis.

Tanibis est une maison d'édition qui détonne et étonne. Oncle Fumetti a voulu comme d'habitude en savoir plus. Il s'est adressé à Gilbert Pinos le boss. Voici ses réponses.

Bonjour Gilbert Pinos. Comme je n'ai rien trouvé sur vous sur internet le mieux c'est que vous présentiez ? Qui êtes-vous ? D'où venez-vous et pourquoi la BD ?

Par où commencer ? Mon CV est à l'image de ma mémoire : un fouillis pas possible ! Je vais bientôt avoir 70 ans et j'ai à peu près tout fait : vendeur d'autocollants en porte à porte, commercial pour un pisciniste aux USA, journaliste de faits-divers, j'ai aussi entraîné des gamins à boxer... Un sacré parcours, ça ferait une bonne bédé tiens, il paraît que l'autobiographie est à la mode !

L'édition, c'est venu très tard, un peu par hasard, suite à des pépins de santé. Il fallait ralentir un peu. Je me suis dit qu'en bossant dans le culturel je serai plus pépère... tu parles !

Parlez nous de Tanibis. C'est une maison d'édition non ? Vous en êtes le Directeur Commercial ?

Au départ, Tanibis était une petite boîte sans envergure créée par une bande d'étudiants mous... je l'ai rachetée en 2006 pour une bouchée de pain à mon retour des États-Unis. Un copain libraire m'avait dit que la bd indépendante était en plein boom à l'époque. J'ai pris le pari... sa librairie a coulé six mois plus tard ! Et moi, j'ai bien déchanté depuis. Je suis directeur commercial mais pas que, en gros c'est moi qui fait tourner la boutique : j'engueule les libraires qui ne font pas leur boulot, je fais patienter les imprimeurs qui réclament des traites, ce genre de choses, vous voyez ? Bon je me fais aussi aider par des petits jeunes. Courir les salons et porter des cartons, à mon âge ce n'est pas raisonnable, eux ça les amuse, alors ! Ils font aussi la mise en page et le site internet. Je suis pas très doué avec l'internet, toutes ces bêtises.

Quelle est la ligne éditoriale de Tanibis ? Qu'aimez vous publier ?

La ligne éditoriale de Tanibis... j'avoue que je n'en sais rien. J'ai l'impression qu'il y a beaucoup trop de récits qui tournent autour des rêves ou de récits muets en noir et blanc... C'est à cause de mon stagiaire-directeur artistique, ça. Il a ce genre de goûts un peu... intello-branchouille, comme on dit. Mais que voulez-vous, je suis un vieux machin, je suis un peu largué dans le monde des bulles d'aujourd'hui ! Alors que lui, il est jeune, il comprend mieux ce qui plaît aux gosses. C'est lui qui me montre les projets qui lui plaisent et nous les éditons. Enfin dans la mesure où ce n'est pas trop cher à publier car vous n'avez pas idée de combien les auteurs demandent parfois pour leurs planches !

Personnellement j'ai un faible pour les récits d'aventure à l'ancienne... Avec des personnages bien trempés et une bonne dose d'action. Des ingrédients qu'on retrouve peu dans notre catalogue paradoxalement. C'est peut-être pour ça qu'on les retrouve dans EGG.

Interview de Gilbert Pinos éditeur et scénariste chez Tanibis.

Déjà trois nominations à Angoulême en 15 ans. C est bien non ?

C'est bien mais ça ne remplit pas le frigo, les nominations… je préférerais compter trois briques sur mon compte en banque !

Vous avez publié Lucas Varela et l'excellent Paolo Pinocchio. Comment rencontre-t-on une telle pépite ?

Ah quelle histoire ! Bon, figurez-vous que ma femme avait une cousine dont le fils était très ami avec une petite nana dynamique, Claire Latxague, une étudiante - à l'époque – argentinophile férue de Bédé. Voilà qu'elle se présente un beau jour dans nos locaux, tout juste revenue d'Argentine avec un carton à dessin bien rempli. J'étais plutôt sur la défensive je pensais qu'elle venait mendier un poste ou je ne sais trop quoi... Elle avait en fait déniché un paquet d'auteurs argentins lors de son périple la-bas et elle se proposait de nous vendre les droits de leurs projets, moyennant une coquette commission. Rien de moins. Comme personne ne parle espagnol dans la maison, elle s'est aussi proposée de nous les traduire, tout naturellement à « prix d'ami ». En plus, elle avait elle-même rédigé un contrat tout prêt, il n'y avait plus qu'à signer ! Je ne sais pas comment elle s'y est pris, elle a dû nous hypnotiser... Encore aujourd'hui, je ne m'explique pas ce qui s'est passé : elle est repartie comme elle est venue mais avec un très gros chèque. Nous laissant comme deux ronds de flan avec un contrat pour deux albums d'un auteur dont nous n'avions jamais entendu parler - la pépite dont vous parlez - et ses planches que nous étions incapables de lire. Et cerise sur le clafoutis, figurez-vous qu'avec mon pognon elle a ouvert en un temps record sa propre maison d'édition où elle publie les projets qu'elle s'était bien gardé de nous montrer ! Ah il faut reconnaître qu'elle a finement joué ! Enfin, soyons beau joueur, sans rancune !

Interview de Gilbert Pinos éditeur et scénariste chez Tanibis.

Vous êtes aussi scénariste. Ces jours-ci est sorti Egg avec Aurélien Maury. Parlez-nous de ce projet ? Beaucoup font le lien avec Flash Gordon. Il y a une part de vérité ?

Oui probablement mais peu de gens savent que nous n'avons pas inventé Zak Thunder : c'est un personnage inventé par Michel Lelay dans les années 50. Enfin « inventé », à ce niveau on peut parler de plagiat, je pense. Bref, Terry (il signe « Aurélien » mais son vrai prénom est Terrence), en vrai fondu de SF, m'avait montré les histoires de Zak Thunder dans une revue de comics québécoise dont le nom m'échappe, enthousiaste... Moi, ça ne m'a pas transporté, Michel Lelay n'était pas un très très bon dessinateur il faut être honnête. J'ai quand même contacté les ayants droit... Avec leur accord et moyennant une somme rondelette on a pu utiliser le personnage comme on le voulait. Terry voulait le reprendre de façon très révérencieuse... Je l'ai laissé faire en toute confiance. Au bout de plusieurs mois comme je ne voyais rien venir j'ai commencé à m’inquiéter. Et puis il a fallu se rendre à l'évidence : Terry n'avait rien fichu et il était complètement empêtré dans son scénario... Comme d'habitude, j'ai mis les mains dans le cambouis. C'était peut-être une drôle d'idée de ma part... mais nous l'avons bouclé ce bouquin ! C'était une période un peu trouble sur le plan personnel... alors je n'ai pas de souvenirs très précis de la gestation de l'album.

Aurélien Maury avait déjà publié « le dernier Cosmonaute ». Egg est un pur produit-maison alors ?

C'est exact. On pourrait dire que Maury lui-même est un produit maison en fait. C'est mon poulain. Je l'ai repéré lors d'un voyage aux USA. C'est moi qu'il l'ai poussé à faire de la bédé. Depuis il vit en France et fait presque partie des murs de la maison Tanibis. EGG s'est fait en interne en quelque sorte.

Quels sont vos modèles dans la BD ? Que lisiez-vous ou que lisez vous ?

Gamin je lisais bien des comics de poche que mon père me ramenait de ses tournées. Vous savez ces petits formats qu'on vendait en kiosque ou dans les gares… Je crois que c'est de là que vient d'ailleurs le choix du format de EGG, par pure nostalgie pour ces illustrés-là. J'aimais les histoires avec des cowboys, ou les récits de guerre. Des choses un peu « burnées » si vous me passez l'expression.

Quand à la bédé à papa, non merci... Hergé et consor, pfff... Même môme ça me tombait des mains. À la rigueur, je serai plus clément avec « Tintin en Afrique » : les scènes de tirs sur des animaux m'avaient bien plu. Sinon, ah si, les enquêtes de Gilles Jourdain. Ça, ça me bottait bien... C'était presque du Simenon, avec de belles répliques... et puis les accidents de voitures ! Personne ne démolit une bagnole comme Tillieux !

Plus tard aux States, j'ai rencontré Paul Kirchner car nous fréquentions le même club de tir. Nous sommes assez rapidement devenu de bons copains. Il m'a par exemple initié au maniement du Couteau Bowie en échange de quelques unes de mes fameuses « astuces fiscales », que de bons souvenirs ! Paul faisait de la bédé dans son coin et tout passionné qu'il était il a pu me montrer pas mal de choses, mais j'y étais assez hermétique je l'avoue. Je me souviens juste de Kirby, je n'ai jamais rien lu de lui mais son dessin avait du punch, oui. Comme j'avais cette affaire d'autocollants fantaisistes - c'était la mode en ce temps-là - j'ai bien essayé de l'approcher pour lui proposer de m'en faire quelques uns... Mais il préférait se consacrer à ses âneries !

Et maintenant me voilà éditeur de bande dessinées ! C'est quand même drôle la vie !

Interview de Gilbert Pinos éditeur et scénariste chez Tanibis.

Vous emmenez 5 BD sur une île déserte. Alors hormis celles de Tanibis vous emmenez quoi ?

Ah non ! Pas de bédé ! J'en vois assez toute la journée. Sur une île déserte j'emporte un whisky, ma casquette et mon chien.

Que nous réserve Tanibis dans les prochains mois ?

Je vous donne une petite exclu : nous allons publier une suite à the bus, de Paul Kirchner. Fort du petit succès du premier opus (des pages des années 70 que nous avons rééditées), Paul s'est amusé à reprendre son strip. Nous avons assez de nouvelles planches pour faire un beau livre qui paraîtra à la rentrée, pile avant noël.

Avec cet album je me fais particulièrement plaisir car quand j'ai repris Tanibis, j'avais déjà derrière la tête l'idée de rééditer ces planches… C'est un peu un accomplissement.

Enfin après, le nouveau Jesse Jacobs, « honeymoon safari » (ou bien « safari honeymoon », j'ai un doute. Il faudrait que je demande confirmation à mes garçons !). Je n'ai pas tout compris mais ça n'a pas l'air trop vilain.

Merci Gilbert. A bientôt.

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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 06:55
Les nouvelles enquêtes de Rich Hochet – R.I.P Ric par Zidrou et Simon Van Liemt chez Le Lombard.

Le synopsis de Le Lombard :

«En rentrant un soir chez lui, Ric Hochet est surpris par un homme embusqué qui l'abat sans sommation. Cet homme, c'est le Caméléon. Il vient de consacrer les deux années qui ont suivi son évasion à se métamorphoser en Ric Hochet : chirurgie esthétique, sport intensif, entraînement à la conduite,... Le lendemain, c'est à un Ric Hochet aux réactions très surprenantes qu'auront affaire Bourdon, Nadine... Mais aussi les criminels. »

Un petit reboot. Quand on manque d'idées parfois il n'est pas mauvais de faire du neuf avec du vieux. Cela limite les risques mais ce n'est pas si simple. Cela permet aussi de sortir le patrimoine culturel de la naphtaline. Sortir une vieille gloire des limbes n'est pas sans danger. En effet une vieille légende a ses habitudes. Elle ne revient pas comme cela. Tout est précaution. Elle a ses caprices et elle a peur de décevoir ses fans. Toujours des amoureux un peu transis et sourcilleux. Donc c'est compliqué. Le Lombard, Zidrou et Simon Van Liemt ont décidé de prendre le risque. Ils exhument Ric Hochet. Le vieux Ric Hochet. Ce n'est pas simple parce qu'ils risquent de massacrer une légende. La responsabilité est lourde. Au final ils ne s'en sortent pas mal. Le trait de Van Liemt renouvelle le personnage. Il le modernise. Il ne copie pas il recrée. Alors on reconnaît le personnage de Tibet et Duchateau. Toujours cette ligne claire classieuse mais avec de la modernité. Un découpage des planches sobre mais avec une présentation plus moderne. C'est intéressant. Zidrou on connait. Il maîtrise l'art de la dramaturgie. Il sait distiller les actions et les rebondissements avec justesse. Bref et je ne dévoilerai pas tout, c'est une expérience intéressante. A renouveler. Vous pouvez y aller sans crainte. Foi de Oncle Fumetti.

Simon Van Liemt n'est pas belge. Il est français. Il est né en 1974 à Aix en Provence. Il est dessinateur.Il est dans le monde de la BD depuis 2003. Il a beaucoup travaillé avec Jean Christophe Derrien pour des projets chez Glénat et Le Lombard.

Zidrou alias Benoît Drousie est né en 1962 à Bruxelles. Il commence comme instituteur. Il se lance dans l'écriture. En 1991 il s'ouvre à la BD avec Ducobu..L'élève Ducobu qu'il crée avec le dessinateur Godi. Il scénarise pour le Lombard, Casterman et Dupuis. Il est très prolifique.On croit savoir qu'il vit en Espagne à côté de Malaga.

Les nouvelles enquêtes de Rich Hochet – R.I.P Ric par Zidrou et Simon Van Liemt chez Le Lombard.
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27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 06:55
L'autoroute sauvage – Kilomètre 666 de Mathieu Masmondet et Zhang Xiaoyu chez les Humanoïdes Associés.

Le synopsis de Les Humanoïdes Associés :

«Le monde d’aujourd’hui n’est plus. Au milieu des décombres de notre époque, les hommes évoluent dans un environnement sauvage et menaçant, où la survie a pris le pas sur l'humanité. Certains forment de petites communautés, on les appellent les Groupés. Les autres suivent leurs chemins seuls et prennent le nom de Solitaires. C’est le cas de Mo, imposant et taciturne, qui parcourt l’autoroute au rythme des saisons. Lorsque celui-ci sauve Hélène d’une bande de pillards, tous deux poursuivent leur route ensemble, unissant leurs destinées… »

Les univers post-apocalyptique sont à la mode. Après Mad Max «reboot » au cinéma et une autre BD du genre déjà présentée dans ce blog en voici une seconde. Le scénario se passe en France comme l'autre. C'est bien que les scénaristes utilisent nos paysages pour raconter leurs histoires. On aurait pu avoir droit au Grand Canyon ou à New York rendu à la végétation. Le récit est mené avec habilité. Les personnages sont bien définis. Le héros est solide. On sent qu'il a un vécu fort et qu'il en a sous le pied. L'action part au quart de tour. Pas de temps mort et c'est une bonne chose. L'héroïne qui se joint à Mo le complète bien. Cela crée un duo efficace. Après le graphisme et la mise en page... Zhang Xiaoyu a une bonne main. Le trait est précis, élégant et efficace au bas mot. Ces artistes chinois sont doués sinon pourquoi aller les chercher. La colorisation est basique tient bien son rôle. C'est donc un livre efficace avec de l'action, des bons sentiments et du suspense. Un bon moment à passer en perspective. C'est le tome un d'un tryptique. Qu'est ce que l'on demande de plus ?

Mathieu Masmondet est né en 1973. Il est diplômé de l'Ecole Supérieure de Réalisation Audiovisuelle (ESRA) puis du CEEA (Conservatoire Européen d'Ecriture Audiovisuelle). Il est depuis 1995 auteur de nouvelles et scénariste pour la télévision, le cinéma et la bande dessinée. Il est scénariste d'une soixantaine de films. Avec « L'Autoroute Sauvage » (Tome 1, 2 et 3), il signe son premier scénario de bande dessinée qui est en cours d'adaptation au cinéma.

Zhang Xiaoyu est né en 1975. Il est originaire de la ville d’Anshun en Chine du sud. Il crée ses premières bandes dessinées dès 1995, alors qu’il est étudiant en beaux-arts. Il a réalisé plus d'une douzaine d'histoires. Il a été primé à deux reprises au concours national de la bande dessinée en Chine : en 1999 avec David, en 2001 avec L'envol. Il a collaboré avec chez Casterman et a publié en 2010 les deux premiers tome de la série « Crusades », en collaboration avec les scénaristes Izu et Nikolavitch déjà chez les Humanoïdes Associés.

L'autoroute sauvage – Kilomètre 666 de Mathieu Masmondet et Zhang Xiaoyu chez les Humanoïdes Associés.
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24 mai 2015 7 24 /05 /mai /2015 06:55

Aujourd'hui dans "la vidéo du dimanche", deux grands américains : John Romita puis Joe Kubert. Crayonnés, encrages et ombrages. Des maîtres.

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22 mai 2015 5 22 /05 /mai /2015 06:55
Naugatuck de Sergio Toppi chez Mosquito.

Le synopsis de Mosquito :

« A travers trois histoires, Sergio Toppi met en scène des personnages du grand nord des Etats-Unis, trappeurs et Indiens se côtoient dans un univers rude et hostile.

Tant que tu vivras : Un Indien nous raconte la fin de son père qui avait troqué des peaux contre un fusil et de l'alcool, puis sa rencontre avec celui qui a fait de lui un homme. Nous saurons aussi comment il a renoncé à utiliser les objets des Blancs pour pouvoir chasser en paix dans les grandes plaines. Naugatuck 1757 : Farquharson est écossais. Il a fui le joug anglais pour l'Amérique. Ce joueur de cornemuse vit à travers la prophétie de sa famille :
"Quand sous les coups de l'ennemi, notre instrument prendra une nouvelle voix, nous serons capables de tout !" Et les prophéties, c'est bien connu, sont là pour se réaliser.Little Big Horn 1875 : "Nous avons piégé Tête Jaune et tous les siens sur une colline et nous allons les écraser comme des fourmis." Le sort de Custer est scellé. Les Sioux et les cheyennes de Sitting Bull, Crazy Horse et Two Moon vont graver leur dans l'Histoire. Toppi nous raconte comment ces événements étaient prévus depuis fort longtemps.

Difficile à décrire. C'est un Toppi. A ce stade de perfection dans le dessin cela touche au sublime. Alors oui c'est une réédition mais quand c'est beau et aussi bien mis en page on se laisse faire. Il n'y a pas grand chose à dire. Le Mister était un artiste incroyable de talent. Il n'y a pas que le trait il y a aussi la mise en page, la présentation. L'originalité du propos est intéressante. En fin de compte le grand Sergio Toppi se sera révélé être un humaniste. Merci Monsieur.

Sergio Toppi est né en 1932. Il débute dans l'animation. Dans les années 70, il se révèle en faisant se développer la bande dessinée transalpine. Dans les années 80, Toppi va développer un style profondément original et novateur. Dans les années 2000, Les planches de Toppi seront sélectionnées pour l'exposition «les maîtres de la bande dessinée européenne» à la Bibliothèque Nationale puis au Musée de la bande dessinée d'Angoulême. Sa contribution au 9ème Art est immense et son travail prolixe est d'une créativité exceptionnelle. Le 21 août 2012, Toppi décède à Milan des suites d'un cancer.

Naugatuck de Sergio Toppi chez Mosquito.
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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 06:55
Crédit photo : Casterman
Crédit photo : Casterman

«...C’est un peu stressant, quand on est assez confortable dans un domaine. C’est vrai qu’en bande dessinée, je peux faire ce que je veux, c’est un luxe. C’est rare de pouvoir s’exprimer librement aujourd’hui et d’en vivre. Là, j’abandonne ça. Donc il y a de quoi hésiter. Mais je réagis aux choses de manière physique. Et là, je ne peux plus physiquement faire de la bande dessinée, tracer des cases sur une feuille, mettre un dessin dedans. Je ne peux plus... » Tiré d'une interview donnée à Aurélie Champagne en octobre 2011 pour Rue89.

Nicolas de Crécy est né en 1966. Il fait partie de la première promotion de l'école de Bande Dessinée des Beaux Arts d'Angoulême. Il en sort diplômé en 1987. Il travaille ensuite pour les studios Disney de Montreuil. Il publie en 1991 son premier livre, Foligatto, sur un scénario de Tjoyas, immédiatement salué par la critique. Il a publié pas loin de 22 livres. Il se dit que son style ait été plagié lors de la réalisation du film d'animation «Les Triplettes de Belleville ». Il est plusieurs fois primé et il a notamment le prix « Max und Moritz » de la meilleure BD étrangère en 1993 en Allemagne.

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18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 06:55
La République du catch de Nicolas de Crécy chez Casterman.

Le synopsis de Casterman :

« Avec La République du catch Nicolas De Crécy signe son retour chez Casterman. Et quel retour ! Dans une ville aux airs de New York sur Loire, il nous campe un polar déjanté, dans lequel un marchand de piano mélancolique, bigleux et beaucoup trop petit donne du fil à retordre à sa famille mafieuse. Bébé maléfique, manchot pianiste, courses poursuite et combat de catch entre fantômes, l’imagination de Nicolas de Crécy ne connaît pas de limite. »

Nicolas de Crécy est de retour. Il ne nous avait pas vraiment quitté parce que son style est très

présent. Il est souvent cité en exemple par ses pairs comme une référence en matière de créativité et de graphisme. Il n'était jamais apparu dans ce blog parce que le Vieux Fumetti n'écrit que depuis cinq années et qu'il n'avait rien proposé depuis un moment. Il entre dans notre «cercle et cela rend Fumetti joyeux. Le livre alors. Le style est là. C'est du de Crécy. C'est très reconnaissable. C'est très particulier. C est un trait très fin et presque délicat. C'est très précis également. Pour le scénario. Qu'écrire. C'est déroutant. C'est onirique. On lit et on relit. On savoure. On se laisse porter par la magie de la dramaturgie. Un régal en somme. C'est vraisemblablement un des livres du semestre. Peut-être de l'année. De Crécy fait partie de ces auteurs dont on peut être sûr que l'oeuvre marquera. A noter que le livre est publié dans le même temps au Japon par la Shueisha Publishing. C'est sûrement pas neutre. Oncle Fumetti a aimé en tout cas.

Nicolas de Crécy est né en 1966. Il fait partie de la première promotion de l'école de Bande Dessinée des Beaux Arts d'Angoulême. Il en sort diplômé en 1987. Il travaille ensuite pour les studios Disney de Montreuil. Il publie en 1991 son premier livre, Foligatto, sur un scénario de Tjoyas, immédiatement salué par la critique. Il a publié pas loin de 22 livres. Il se dit que son style ait été plagié lors de la réalisation du film d'animation «Les Triplettes de Belleville ». Il est plusieurs fois primé et il a reçu notamment le prix « Max und Moritz » de la meilleure BD étrangère en 1993 en Allemagne.

La République du catch de Nicolas de Crécy chez Casterman.
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17 mai 2015 7 17 /05 /mai /2015 06:55

Ce dimanche matin réveil en musique avec un accéléré sur ombrage, encrage et contraste. Merci à Mac Borcz. Quand la techno se marie au dessin. 7 mns de plaisir.

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