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20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 09:42
Interview de François Le Bescond Directeur Editorial  Adjoint chez Dargaud.

François Le Bescond est né le 30 avril 1964. Pendant ses études (licence et maîtrise d’économie à Lille puis DESS en communication et journalisme à l’université d’Aix/Marseille), il crée un fanzine de bande dessinée dans lequel des auteurs devenus professionnels ont été publiés (Tronchet, Lidwine, Danard, Joe Pinelli, Lefred-Thouron, Rémi, R. C. Wagner, etc). Cette aventure l’amène à participer à d’autres fanzines et revues dont Solaris (magazine de SF canadien), Les Cahiers de la bande dessinée, PLG, Strips (en Nouvelle Zélande), Yellow Submarine mais aussi à plusieurs sites Internet (dont BD Paradisio) pour lesquels il écrit des articles. Passionné par la peinture et les arts graphiques en général mais aussi par le scénario et les univers fantastiques, il s’oriente naturellement – après une courte expérience dans la publicité et la communication - vers la bande dessinée et intègre les éditions Dargaud à la fin des années 80, au service marketing. Dix ans plus tard il rejoint à plein temps l’équipe éditoriale (notamment aux côtés de Guy Vidal dont il fut l’adjoint), devient rédacteur en chef de La Lettre ("l'officiel de la BD") et est aujourd’hui directeur éditorial adjoint. Il est l’auteur du livre d’entretiens consacrés à Fred paru en mai 2013 sous le titre Un magnéto dans l’assiette de Fred.

Bonjour François Le Bescond. L’année 2014 vient de se finir. Sans vouloir trop revenir en arrière qu’en avez-vous retenu pour la Maison Dargaud ? Avez-vous été surpris par la réaction du public lors de la parution de certains de vos protégés ?

Cette année 2014 fut une année compliquée et enthousiasmante à la fois ! Compliquée car le marché évolue et réagit plus vite qu'auparavant et nous sommes obligés d’en tenir compte tout en ayant une vision à long terme. Enthousiasmante car, justement, on ne peut plus se reposer sur ses lauriers, il faut sans cesse se remettre en question et je suis persuadé que la clef vient avant tout de la qualité éditoriale. Il y a un bel exemple qui illustre cela, il s’agit des Vieux Fourneaux qui a connu un destin incroyable. Si nous étions convaincus de l’extrême qualité de ces deux albums et du talent et de la complémentarité évidente des auteurs, Wilfrid Lupano et Paul Cauuet, il n’était pas couru d'avance que l’histoire de ces vieux anarchistes touche un public aussi large ! Nous avons travaillé ce titre en amont auprès des libraires qui nous ont très rapidement suivis : l’emballement s’est fait beaucoup grâce à eux, le GLBD a même remis son prix du meilleur album au T.1 puis le buzz et le bouche à oreille ont fonctionné à merveille et, pour preuve, le prix du public a été remis, lors du dernier festival d’Angoulême, aux Vieux Fourneaux. Le résultat est bluffant et nous en sommes ravis, ça montre bien qu’une bande dessinée a priori pas si évidente mais d’une grande qualité peut toucher un large public.

Qu’est-ce que le lecteur va découvrir en 2015. ? On connait déjà Undertaker. Qu’allons-nous avoir à lire et à découvrir ?


Effectivement Undertaker démarre très fort et, de nouveau, il faut d’abord saluer la qualité du travail des auteurs, Ralph Meyer et Xavier Dorison. Il y aura bien sûr d’autres titres, difficile de tous les citer… Il y aura par exemple en ce qui concerne les tomes 1 ou one shot au premier semestre : le premier volume sans concession du Rapport de Brodeck par Manu Larcenet - une adaptation formidable du roman du même nom - mais aussi les biographies dessinées (ce que nous appelons ici les biographiques) de Sartre par Anaïs Depommier et Mathilde Ramadier, de Glenn Gould par Sandrine Revel, le réjouissant Amour exemplaire de Daniel Pennac et Florence Cestac, le nouvel album de Nicolas Debon au talent hors norme intitulé L’Essai, l’hilarant Guide Sublime de Fabrice Erre, A la recherche du mauvais père par Magali Le Huche et Gwendoline Raisson, le reportage dessiné au cœur de l’Elysée par Mathieu Sapin intitulé Le Château, le brillant roman graphique Nimona de l’Américaine Noëlle Stevenson, le début de la passionnante trilogie consacrée au juge Renaud par Olivier Berlion, le premier album de Sébastien Piquet sous le titre Père ou impairs qui met en scène un papa tendance geek, la série d’aventure plus sombre qu’elle n’y paraît intitulée Le Rédempteur par Miguel Lalor et Stephen Desberg, la série jeunesse Violette autour du monde par Teresa Radice et Stefano Turconi, le nouveau Paul Pope sous le titre L’Ascension d’Aurora West, le retour de Régis Hautière et Renaud Dillies avec Alvin… Bref un programme éditorial riche et excitant ! Et je ne vous parle que de la première partie de l’année et des nouveaux projets…

Interview de François Le Bescond Directeur Editorial  Adjoint chez Dargaud.

Il y a encore eu beaucoup de rééditions en 2014 avec son lot d’intégrales. Est-ce que c’est l’occasion de protéger les droits de l’éditeur ou est-ce l’envie de vouloir proposer à de nouveaux lecteurs et clients des éléments du patrimoine éditorial sous une forme différente ?


Pour une maison d’édition à l’histoire aussi ancienne que la notre, il est nécessaire de défendre notre fonds qui est nécessairement important. C’est pourquoi on poursuit ce travail avec les intégrales patrimoniales (Blueberry, Barbe Rouge, etc) qui permettent de défendre ces séries historiques qui font partie de notre ADN et qui n’ont que rarement une actualité. Ces intégrales patrimoniales peuvent effectivement toucher un nouveau public, d’ailleurs je conseille vivement à ceux qui ne connaissent pas encore Lauzier de relire l’intégrale Tranches de vie que nous avons édité à la fin de l’année 2014. Gérard Lauzier était un auteur étonnamment moderne : lorsqu’il a réalisé ces albums dans les années 70 avant faire du cinéma, il a porté un regard transgressif, incroyablement cynique et drôle. J’en discutais une fois avec Terreur Graphique qui avait aussi été frappé par le ton de Lauzier, par cette façon de parler de notre société à contre- courant des poncifs, c’est de la sociologie !

Comment se fait l’équilibre entre sorties de blockbusters comme Le Scorpion de Marini et Desberg ou Undertaker de Dorison et Meyer et des parutions destinées à un public-cible plus restreint ? Est-ce que Dargaud pourrait donner sa chance à des projets de niche s’il n’y avait ces locomotives ?

Comme toujours nous élaborons notre programme éditorial en tenant compte de ces équilibres complexes, si je puis dire. En général je n’aime pas opposer ce qui serait d’un côté une BD commerciale et de l’autre une BD de « niche » plus créative. Pour moi cette vision binaire et simpliste est un leurre, une bande dessinée qui rencontre un grand succès peut être fondamentalement originale voire novatrice, l’exemple des Vieux fourneaux nous le prouve de belle manière ! Mais ne faut pas se cacher que nous avons de la chance d’avoir plusieurs blockbusters (Blake & Mortimer en tête) qui nous permettent souvent d’éditer des séries a priori destinées à un public plus restreint.

Qu’avez-vous pensé de la réponse du public au reboot de Achille Talon de Serge Carrère et Fabcaro (24 000 exemplaires vendus je crois) ? Et savez-vous quel public à acheter le livre ?

Nous ne souhaitions pas faire une nouveauté Achille Talon de plus sans que cela ait un sens. C’est pourquoi on a pris notre temps avant de confier ce personnage que nous aimons (c’est un peu notre Gaston Lagaffe !) et qui fait partie de notre histoire à deux auteurs qui ont su trouver la bonne manière de conserver l’aspect désuet du personnage tout en introduisant un décalage en le confrontant au monde d’aujourd’hui, bref un reboot. J’ai proposé à Fabrice Caro avec qui j’avais eu la chance de travailler sur Z comme Don Diego et qui a sans doute signé l’un des albums les plus drôles de l’année 2013 (Carnet de Pérou paru chez Six Pieds sous terre !), il a tout de suite réagi. Il apprécie le personnage et, sachant qu’il avait la possibilité de le « bousculer » en y introduisant son humour décalé, il a dit banco. Serge Carrère a su aussi apporter sa touche graphique et les réactions ont été globalement très positives, notamment des médias. Certains lecteurs historiques de la série – à qui s’adresse d’abord Talon - ont sans doute été parfois déroutés, c’est clair, mais quand on relit le Talon de Greg, on s’aperçoit à quel point son créateur jouait déjà avec les codes et avait un humour mordant ! Sinon le chiffre que vous citez est quasiment celui du tirage, les ventes sont donc un peu moins élevées.

Interview de François Le Bescond Directeur Editorial  Adjoint chez Dargaud.

Est-ce qu’il est normal que le tome 35 de Boule et Bill soit dans le top 10 des ventes de Franco-belge avec 150 000 exemplaires vendus ?N'est-ce pas un peu tirer sur l'élastique et finir par lasser ?


La réponse est dans la question : c’est parfaitement normal puisque les lecteurs répondent présents et que le créateur, Jean Roba, souhaitait que ses personnages lui survivent. Il s’agit d’une œuvre trans-générationnelle par excellence, porteuse d’une certaine énergie positive qu’avait su insuffler Roba. Il ne faut pas oublier que l’adaptation en film, sortie en 2013, a dépassé les deux millions d’entrées et a séduit un public typiquement familial. Comment s’en plaindre ? Je tiens aussi à souligner le formidable travail graphique de Laurent Verron, qui fut justement l’assistant de Roba.

Vous avez sorti le très bon livre de Charlie Poppins «Le Strict Maximum ». Pourquoi cet ovni ? Qu’est-ce qui fait qu’à un moment on dit « On y va. On prend le risque économique et éditorial » ?


L’exemple du livre de Charlie Poppins, Le Strict Maximum, qui est sorti presqu’au même moment que la nouveauté Boule & Bill, résume une nouvelle fois la volonté de Dargaud de défendre son patrimoine historique (Achille Talon, Blueberry, Boule & Bill, etc) et d’éditer des auteurs qui vont toucher un public de niche auquel vous faisiez allusion. Ces deux extrêmes ne s’opposent pas, ils s’additionnent. La variété est une forme de richesse à partir du moment où il y a une cohérence éditoriale. Je pense toujours à René Goscinny qui était capable de publier dans Pilote Tanguy & Laverdure à côté de Reiser, Astérix à côté de Gébé, Blueberry à côté de Fred ou Druillet, Barbe Rouge à côté de F’murrr ou du regretté Cabu... C’était d’une extrême intelligence et il y avait une réelle cohérence, nous avons tant que possible toujours voulu perdurer cet état d’esprit dans lequel beaucoup d’auteurs se reconnaissent, j’en parlais il y a peu de temps avec Mathieu Lauffray qui est très réceptif au fait que Dargaud soit capable de défendre une série aussi ancienne que Barbe Rouge et soit capable d’imposer Long John Silver qui renouvelle un genre pourtant très codé. Cette coexistence prouve aussi une volonté d’ouverture : éditer le premier livre de dessin d’humour de Charlie Poppins qui est un inconnu dans le monde de la bande dessinée s’est fait de façon naturelle car nous adorions son humour et sa finesse qui font parfois penser à Voutch, Charles Addams, Sempé, Glen Baxter ou Gary Larson. Bref, cela avait un sens même s’il y avait un risque commercial mais le risque fait partie du métier, en permanence.

Est-ce qu’il arrive que « le Directeur Financier » qui doit forcément exister chez Dargaud après avoir consulté ses courbes de vente et de rentabilité vous appelle et vous dise « On ne refait pas ce style de publication la prochaine fois ». Il doit y avoir forcément un équilibre à trouver, non ?

Il y a bien un directeur financier comme dans toute société, un monsieur Boulier en quelque sorte ! Mais à aucun moment il n’intervient au niveau de l’éditorial, c’est aussi simple que ça. Ce sont les éditeurs qui discutent avec les auteurs, entres autres sujets, des aspects artistiques mais aussi financiers. Bien sûr que les éditeurs entendent et ressentent les interrogations de chacun et en premier lieu les auteurs ; ce n’est pas simple car nous sommes aussi confrontés à cette dimension commerciale et donc financière, surtout en cas d’échec cuisant, ça peut arriver ! Etre éditeur est un métier complexe, il y a beaucoup de paramètres qui se mélangent au quotidien qu’ils soient humains, artistiques, juridiques, marketing, commerciaux, financiers, etc. Il faut savoir trouver cet équilibre au milieu de tout ça ! Pour l’anecdote, même au plus fort des difficultés à la fin des années 90 quand Dargaud a perdu Astérix qui pesait la moitié de notre chiffre d’affaire, Claude de Saint-Vincent* a décidé de faire confiance à l’éditorial. Les éditeurs - à savoir Guy Vidal, Yves Schlirf et moi–même - avons pu travailler en ayant cette confiance malgré un contexte pour le moins difficile ! Claude ne s’est jamais opposé à un projet, c’est à ce moment-là que nous avons notamment lancé Le Scorpion, Blacksad ou Poisson–Pilote. Aujourd’hui Philippe Osterman** poursuit cette démarche en protégeant l’équipe éditoriale.

Quel est votre BD de l'année 2014 chez Dargaud ? Et ceux dont vous attendez la sortie en 2015 avec impatience ?


Impossible de ne citer qu’un titre et, pour ce qui est des projets pour 2015, en plus de ceux cités auparavant, je mentionnerais le premier volume savoureux de Stern par les frères Maffre, le one-shot d’Olivier Pont (DesSeins) qui revient à la bande dessinée 10 ans après Où le regard ne porte pas, le livre autour d’Isadora Duncan par Clément Oubrerie et Julie Birmant, le nouveau one-shot d’Alexandre Clérisse et Thierry Smoldoren (L’Eté Diabolik)… Et je ne parle cette fois que des nouveaux projets du second semestre, bien entendu, sinon la liste serait longue !

Est-ce que vous avez croisé le nouveau Hergé ou le nouveau Goscinny ces derniers temps ou devons-nous encore attendre ?

Ah ah ah !… Euh, joker…

Merci François Le Bescond pour vos réponses. Merci à Dargaud et à bientôt.

* : DG de Dargaud à ce moment-là et aujourd’hui DG du groupe Média-Participations
** : DG actuel de Dargaud et patron de l’éditorial

Interview de François Le Bescond Directeur Editorial  Adjoint chez Dargaud.
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20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 07:55
Paroles de BD… René Goscinny.

«…En réalité je fais d'abord un synopsis, un résumé, mais qui est déjà une histoire longue et très détaillée et une fois que j'ai vu ça avec Uderzo, voir si tout est d'accord, je fais un découpage, nous appelons un découpage un scénario où on décrit image par image avec le dialogue, et c'est ce découpage que je donne à Uderzo qui à ce moment-là fait les dessins. Maintenant avant ça, il y a une chose très importante, c'est la documentation, parce que pour faire Astérix, nous nous documentons beaucoup, alors par exemple si je prends un sujet sur la Grèce, et bien je lis des tas de livres sur la Grèce, sur ce qui se passait à cette époque et Uderzo de son côté recherche des illustrations… ». Tiré d’une interview de mars 1968.

René Goscinny, né le 14 août 1926 à Paris et est mort le 5 novembre 1977. Il était écrivain, humoriste, et scénariste de Bande Dessinée. On lui doit Astérix, Iznogoud ou le Petit Nicolas. Il fût aussi un des rédacteurs en chef de Pilote. Il est l’un des auteurs français les plus lus au monde : l’ensemble de son œuvre serait d’environ 500 millions d’ouvrages vendus. Astérix est traduit dans 107 langues.

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19 février 2015 4 19 /02 /février /2015 07:55
Les bonnes lectures d’Oncle Fumetti….Spécial Strange n° 4 de Collectif Marvel chez Lug.

« Il n’est point de mal à se faire du bien ». Je dis cela pour ceux de la Belle Epoque qui vont lire cette chronique, ce qui ne veut pas dire que les époques récentes ne le soient pas tout autant. En tout cas, les plus jeunes lecteurs peuvent se joindre à eux. Bref, cette sémantique navrante évacuée, il est temps d’évoquer ce magazine qui est paru de juillet 1975 à décembre 1996. Spécial Strange. C’est un avatar de Strange. Une filiale françaises des parutions Marvel qui permirent aux adolescents des années 70 à se familiariser avec les Comics US. Cette revue fût éditée au départ par les éditions LUG qui devinrent Semic en 1989. Cette parution fût trimestrielle pendant une dizaine d’années avant de devenir bimestrielle puis mensuelle à partir du numéro 100. A ses débuts elle était vendue 3 francs 50 ce qui donnerait 53 centimes d’euros. C’est évidemment une conversion fantaisiste quand on connait le prix actuel d’une baguette de pain. De nos jours, le prix a quelque peu progressé puisque les aficionados se les arrachent chez les bouquinistes à prix d’or. Il a été vu le numéro1 à 150 euros. Une folie. Oncle Fumetti a choisi l’album n° 4 qui reprend les aventures des héros US et les épisodes ci-dessous. Que des grands de chez Marvel.Bonne lecture.

Fantastic Four Special #5 - (11/1967)
Divide... And Conquer !

Stan Lee / Jack Kirby / Frank Giacoia

Marvel Team-Up #5 (11/1972)
Spider-Man And The Vision - A Passion Of The Mind !
Gerry Conway / Gil Kane / Mike Esposito

Marvel Team-Up #6 (01/1973)
Spider-Man And The Thing - ...As Those Who Will Not See !
Gerry Conway / Gil Kane / Mike Esposito

Marvel Two-In-One #6 (11/1974)
The Thing And Dr. Strange - Death-Song Of Destiny !
Steve Gerber / George Tuska / Mike Esposito

Les bonnes lectures d’Oncle Fumetti….Spécial Strange n° 4 de Collectif Marvel chez Lug.
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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 07:55
Nude – L'autobiographie d'une actrice de film X de Mihiro et Makoto Ojiro chez Glénat.

Le synopsis de Glénat :

«Depuis toute petite, Hiromi Yamase rêve d’être sous les feux des projecteurs. Lorsqu’un dénicheur de talent lui propose un travail de mannequin dans la photo érotique, elle y voit une chance inespérée d’accomplir son rêve et se lance dans cette nouvelle voie où elle rencontre un succès inattendu la menant à des jobs de plus en plus osés. Cependant, sa carrière naissante se heurte bientôt à l’incompréhension de ses proches et met en péril sa vie tranquille. Hiromi est bien déterminée à suivre sa propre voie, mais à quel prix ? »

En voilà une histoire !!!!. Le Vieil Oncle qui lit un manga en cachette. Pas croyable. Pourtant pas trop manga même si c'est un grand fan de Dreamland de Reno Lemaire. Ce coups-ci c'est un porno.En plus !!! Vous avez bien lu un manga pornographique. Ne demandez pas si c'est un Seinen ou autre chose. Pas caler le Vieux vous dis-je mais il s'est laissé prendre par le récit. Pas les dessins aussi. C'est paru initialement au Japon chez Kôdansha. C'est le récit autobiographique d'une actrice connue au Pays des Samouraïs. C'est 396 pages et quelles jolies pages. Le dessin est bien joli... Bon on vous le fait sérieux. Ce n'est pas que par la pornographie que l'on peut s'intéresser à cet album. Le dessin est sérieux. C'est même assez joli. Bon c'est signé manga. Physionomie connue. Grands Yeux, petites bouches, visages au trait androgyne. La narration est adaptée. Les scènes ne sont pas censurées mais le pénis a une forme...Adaptée pour faire genre mais pas trop détaillé non plus. C'est bien ainsi. L'actrice est charmante donc cela ajoute à l'attrait de la dramaturgie. On passe un bon moment. On va pas non plus être hypocrite. Une jolie découverte. Pas sûr que cela soit pour le petit dernier de la famille mais les autres peuvent. Enfin s'ils ont moins de 16 ans. Il y a la pastille. C'est sorti.

Mihiro ou Yamase Hiromi est née au Japon en 1982. Elle est actrice, chanteuse, une personnalité du monde des médias mais aussi une actrice de vidéos pour adulte. Elle est très connue dans son pays.

Makoto Ojiro est une mangaka connue dans son pays, le Japon qui en compte peu. Son dessin qui illustre sur cet album qui comporte ses scènes de tournages osées, est assez complet. La mangaka développe un trait fin et vif, avec un design qui colle bien aux personnages. Un atout essentiel dans ce travail.

Nude – L'autobiographie d'une actrice de film X de Mihiro et Makoto Ojiro chez Glénat.
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15 février 2015 7 15 /02 /février /2015 07:55

Allez c'est dimanche on se fait un petit plaisir....Jijé et Giraud se confrontent au dessin en présence de Forest et Pratt. Deux artistes majeurs du 9ème Art. Un moment de plaisir extrême.

Merci à l'INA pour ce travail de conservation des images.

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13 février 2015 5 13 /02 /février /2015 07:55
Les légendes de la Bande Dessinée par Oncle Fumetti...Neal Adams et Green Arrow.

Neal Adams est né en 1941 aux Etats Unis. Il est un éminent spécialiste des comic books. Il est extrêmement connu pour ses contributions sur Superman, Batman et Green Arrow. Son style est très réaliste. Il est fameux au point d’ avoir été nommé aux prestigieux « Will Eisner Award Hall of Fame » et au « Jack Kirby Hall of Fame » de son vivant ce qui est rarissime. Deux récompenses majeures aux USA. Il a dessiné pour DC Comics et pour la Marvel également. Il a dessiné de nombreux personnages des deux côtés de ces fameuses maisons. Il est spécialiste de Green Arrow et Green Lantern. Il a dessiné également Batman, les Xmen, Conan... Chez Marvel il s'émancipe dès 1969. A cette époque il rencontre Stan lee. Celui-ci lui propose de reprendre les Xmen en très grande perte de vitesse et dont l'annulation est proche. Il élabore les scénarios en compagnie de Roy Thomas et réalise ainsi 9 numéros. Ils seront considérés comme faisant partie des plus importants et au même niveau que ceux réalisés par le duo Stan Lee / Jack Kirby. Ce n'est pas rien. Il a alors 28 ans. Il ira de réussite en réussite. Il est titulaire de pas loin de 10 prix dont 3 Alley, trois années de suite entre 1967 et 1969. Il dure dans la carrière.

Son personnage favori Green Arrow, est une figure de DC. Il a été créé par Mort Weisinger et George Papp. Il est dans l'ombre de Batman. Il est un superhéros de second ordre. Neal Adams le reprend dans les années 70. Il le relooke et le dynamise en l'associant à Green Lantern. Une fameuse anthologie est sortie il y a peu chez Urban Comics. Nous l'avons chroniqué d'ailleurs. Ci-joint le lien :

http://fumetti.over-blog.com/2014/07/green-arrow-et-green-lantern-de-dennis-o-neil-et-neal-adams-dan-askins-chez-urban-comics.html

Allez on en reste là et on vous glisse une petite vidéo qui prouve que la patte du Maître est encore fameuse. C'est filmé en 2011 dans une convention. A montrer dans les écoles. Un sacré bel encrage.

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12 février 2015 4 12 /02 /février /2015 07:55
Abominable Pat Hibulaire de Collectif Disney chez Glénat.

Le synopsis de Glénat :

«Malfaiteur et spécialiste d’entourloupes en tout genre, Pat Hibulaire n’a pas tardé à devenir au fil de ses aventures l’ennemi n°1 de Mickey. Représentant à ses débuts l’archétype du méchant brutal et violent, son caractère s’est peu à peu nuancé, notamment grâce aux histoires écrites par Floyd Gottfredson. Car si les aventures de Mickey sont si palpitantes, c’est bien parce qu’il a un adversaire à la hauteur de l’emploi ! ».

Le Mauvais. Le Mauvais vous dis-je !!! A chaque BD son méchant. Disney, malgré son côté bon enfant n’a pas pu échapper à la règle. Après les Rapetou, Glénat nous présente un autre personnage de méchant incontournable ; Pat Hibulaire. Comme il n’aura échappé à personne que Mickey est une souris il n’en fallait pas plus pour qu’il fût décidé d’en faire un chat. Logique direz-vous car dans l’imaginaire commun le chat chasse la souris. Chez Disney c’est plus nuancé. Il arrive que la souris chasse à son tour mais c’est grâce à l’anthropomorphisme qui redéfinit les règles. Bref, on passe un vrai joli moment à redécouvrir ce personnage qui a droit à son album. Jacquette colorée, Planches punchy et colorisées façon Disney de la belle époque. Un joli livre pour votre enfant ou même pour vous. C’est sorti.

Abominable Pat Hibulaire de Collectif Disney chez Glénat.
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7 février 2015 6 07 /02 /février /2015 07:55

Dans les années 70, l'austère ORTF savait se dérider pour nous présenter deux légendes du 9ème Art le feutre à la main. Un morceau d'anthologie.

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6 février 2015 5 06 /02 /février /2015 07:55
Stonehenge – Erin de Eric Corbeyran et Ugo Pinson chez Soleil Production.

Le synopsis de Soleil Production :

« Celui qui possède la pierre possède le pouvoir ! La nuit enveloppe l’étrange et antique monument de Stonehenge. Alors que les druides prient devant la pierre de Fal, une horde de barbares surgit les armes à la main. Les officiants sont massacrés, la pierre sacrée dérobée...Bien des siècles plus tard, en 439, Germain d’Auxerre, puissant émissaire de l’église de Rome, fait irruption dans un monastère pélagien. Sa mission est de s’assurer que les règles monacales sont conformes au dogme de l’église chrétienne. En fouillant les cellules, Germain tombe sur un manuscrit qui a été dérobé dans un secteur interdit de la bibliothèque… »

Ce livre s’inscrit dans la collection Soleil Celtic de cette maison d’édition, vous l’aurez compris. Le titre est évocateur et la couverture ne prête pas à confusion. C’est dans la « celtitude » que va se développer l’action et la dramaturgie. Au passage saluons cette couverture qui n’est en rien différente par la qualité des planches qui font suite. Très et trop souvent, on note une couverture qui accroche et des planches différentes ou fades à l’intérieur. C’est parfois exaspérant. Pas cette fois et c’est à saluer. Pour ce qui est du livret, il est de qualité. Pinson nous livre un très beau travail. Les planches sont belles, travaillées. Le rendu est superbe. On sent que le travail de documentations est bien présent. Les pictes sont très réalistes. La dramaturgie est bien menée. Corbeyran a du métier et il sait habilement gérer l’intrigue et les effets. Les planches sont bien découpées. Le travail a la peinture est superbe. Cela nous change des colorisations par ordinateur. Cela fait du bien à l’oeil. Plans larges, plans serrés, physionomies intéressantes ou rythmes des enchaînements tout y est. Du bel ouvrage. C’est plaisant à lire et on attend la suite car il est prévu un triptyque et pourquoi pas plus… C’est bon signe. C’est sorti.

Eric Corbeyran est marseillais mais il vit et travaille à Bordeaux depuis 1987. Il est très prolifique. N’a-t-il pas en 20 ans de carrière, signé les scénarios d’environ 200 albums ? Il est l’un des scénaristes français les plus éclectiques en tout cas. Corbeyran s’intéresse à presque tous les sujets et explore tous les genres ; le polar, la science-fiction ou bien l’aventure, l'anticipation, le thriller, l’humour, le steampunk et l’héroic fantasy...). Prolifique et mutiple.

Ugo Pinson est un jeune artiste. Il a toujours dessiné, poussé par ses parents et en particulier son père, architecte de formation. Il a intégré l'école Pivaut à Nantes, après le Lycée. Après quoi Il a travaillé chez lui jusqu'à ce qu’il se lance dans le milieu de l'illustration en 2012. Après quelques contacts il sollicite Jean Luc Istin, le directeur de la collection Soleil Celtic qui lui propose de faire une BD en peinture ; Stonehenge.

Stonehenge – Erin de Eric Corbeyran et Ugo Pinson chez Soleil Production.
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5 février 2015 4 05 /02 /février /2015 07:55
Quand vous pensiez que j'étais mort par Matthieu Blanchin chez Futuropolis.

Le synopsis de Futuropolis :

«Dans quel état m'avez vous trouvé quand je suis arrivé aux urgences la nuit de mon opération ?! Hrm ?! Vous voulez savoir cela aussi ?! Habituellement on n'opère pas un mort » Jeanne va avoir 2 ans. Matthieu Blanchin est heureux de fêter l'anniversaire de sa fille mais il est en proie à de violents maux de tête, vomissements,et aveuglement qui le conduisent à l'hôpital. C'est une tumeur au cerveau. Il faut l'opérer d'urgence. Matthieu Blanchoin tombe dans le coma. Trépané, il a eu besoin de raconter son passage dans la mort, son coma et son existence qui s'en est suivie. Parce qu'un médecin lui a conseillé d'écrire ses souvenirs hors du commun. Blanchin signe ici un récit dessiné autobiographique étonnant. Un témoignage singulier de cette parenthèse de vie qui pendant longtemps, l'a rendu incapable du moindre dessin ».

Livre étonnant que celui-ci. C'est un témoignage autobiographique. On a peu l'occasion de ces récits dans la BD parce qu'il se présente peu la possibilité qui permet à un individu de se raconter par le dessin. Il faut savoir dessiner. C'est en plus de l'ordre de l'intime. Que peut-il se passer quand on est dans le coma. Qu'est-ce qu'une expérience de mort imminente ? Que ressent-on ?

C'est donc une histoire hors norme et une bande dessinée hors norme que celle-ci. C'est passionnant à fleuilleter et à découvrir. C'est une œuvre éminemment humaine. C'est touchant et sensible. On tourne les pages avec intérêt et compassion. C'est aussi très beau esthétiquement. C'est vraiment à découvrir. C'est sorti.

Matthieu Blanchin est né en 1965. Il étudie à l' Ecole Emile Cohl et commence une carrière d illustrateur auprès d'éditeurs prestigieux tels que Hachette, Flammarion ou Nathan. Il publie ses bandes dessinées dans Pilote notamment. En 2002, il reçoit le Prix du meilleur premier album du Festival International de la Bande Dessinée d'Angoulême pour le val des ânes. Il est également primé du Prix Ouest-France / Quai des Bulles au festival de Saint Malo en 2008, et est l'un des cinq albums lauréats du Prix Essentiel au FIBD d'Angoulême 2009.

Quand vous pensiez que j'étais mort par Matthieu Blanchin chez Futuropolis.
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