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5 février 2015 4 05 /02 /février /2015 07:55
Quand vous pensiez que j'étais mort par Matthieu Blanchin chez Futuropolis.

Le synopsis de Futuropolis :

«Dans quel état m'avez vous trouvé quand je suis arrivé aux urgences la nuit de mon opération ?! Hrm ?! Vous voulez savoir cela aussi ?! Habituellement on n'opère pas un mort » Jeanne va avoir 2 ans. Matthieu Blanchin est heureux de fêter l'anniversaire de sa fille mais il est en proie à de violents maux de tête, vomissements,et aveuglement qui le conduisent à l'hôpital. C'est une tumeur au cerveau. Il faut l'opérer d'urgence. Matthieu Blanchoin tombe dans le coma. Trépané, il a eu besoin de raconter son passage dans la mort, son coma et son existence qui s'en est suivie. Parce qu'un médecin lui a conseillé d'écrire ses souvenirs hors du commun. Blanchin signe ici un récit dessiné autobiographique étonnant. Un témoignage singulier de cette parenthèse de vie qui pendant longtemps, l'a rendu incapable du moindre dessin ».

Livre étonnant que celui-ci. C'est un témoignage autobiographique. On a peu l'occasion de ces récits dans la BD parce qu'il se présente peu la possibilité qui permet à un individu de se raconter par le dessin. Il faut savoir dessiner. C'est en plus de l'ordre de l'intime. Que peut-il se passer quand on est dans le coma. Qu'est-ce qu'une expérience de mort imminente ? Que ressent-on ?

C'est donc une histoire hors norme et une bande dessinée hors norme que celle-ci. C'est passionnant à fleuilleter et à découvrir. C'est une œuvre éminemment humaine. C'est touchant et sensible. On tourne les pages avec intérêt et compassion. C'est aussi très beau esthétiquement. C'est vraiment à découvrir. C'est sorti.

Matthieu Blanchin est né en 1965. Il étudie à l' Ecole Emile Cohl et commence une carrière d illustrateur auprès d'éditeurs prestigieux tels que Hachette, Flammarion ou Nathan. Il publie ses bandes dessinées dans Pilote notamment. En 2002, il reçoit le Prix du meilleur premier album du Festival International de la Bande Dessinée d'Angoulême pour le val des ânes. Il est également primé du Prix Ouest-France / Quai des Bulles au festival de Saint Malo en 2008, et est l'un des cinq albums lauréats du Prix Essentiel au FIBD d'Angoulême 2009.

Quand vous pensiez que j'étais mort par Matthieu Blanchin chez Futuropolis.
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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 07:55
Les mains invisibles de Ville Tietäväinen chez Casterman.

Le synopsis de Casterman :

« Rachid quitte sa femme, sa fille et son pays, le Maroc, pour « passer» en Espagne. Dans cette Europe fantasmée, il espère trouver un emploi rémunérateur et offrir une vie meilleure à sa famille. Il n’y trouve pourtant que des salaires de misère, une vie précaire, des travaux de force et une clandestinité qui ressemble à de l’esclavage. De désillusions en trahisons, la quête de ce travailleur acharné et idéaliste l’emmène jusqu’à Barcelone, où elle se conclue. Enfin. Les Mains Invisibles racontent le choc entre rêves de richesse et réalité de l’immigration clandestine, mais aussi l'espoir, la force et les déceptions qui poussent ces hommes à avancer, toujours plus loin. »

Très beau et très sombre album que celui proposé par Ville Tietäväinen. C'est au prix d'une enquête longue et très documentée que cet auteur finllandais nous propose ce travail solide et passionnant. Le synopsis de l'éditeur fait déjà bien son travail de présentation mais il faut avouer que l'on est vite saisi par le trait et par l'encrage très accentué. Il durcit les traits des visages et accentue l'ambiance sombre de ce documentaire-bd sur les clandestins en Europe et dans la péninsule ibérique. On est pris par le récit et l'on se passionne pour la dramaturgie. C'est très beau esthétique et très intéressant. Une BD coup de poing. On en redemande. Ville Tietäväinen est le symbole de cette culture scandinave qui commence doucement à nous envahir via le livre policier et doucement aussi la BD. C'est une bonne nouvelle.

Ville Tietäväinen est né le 20 octobre 1970, à Helsinki en Finlande. Il est successivement illustrateur freelance et graphiste.Première bande dessinée en 1995, Hymyilevä kuu. Puis Des oiseaux, des mers paraît en Finlande en 2003, sous le titre Linnut ja Meret, puis en France chez Delcourt en 2005. Passionné de sociologie et par la politique en Europe, Ville Tietäväinen s’est documenté à la source pour écrire Les Mains invisibles, un album déjà paru avec succès en Finlande primé par le Prix Finlandia, le plus grand prix décerné par la Fondation finlandaise pour la culture et en Allemagne (où il a été nominé pour le Prix Max und Moritz).

Les mains invisibles de Ville Tietäväinen chez Casterman.
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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 07:55
Undertaker – le mangeur d'or de Xavier Dorison et Ralph Meyer chez Dargaud.

Le synopsis de Dargaud :

«Jonas Crow, croque-mort, doit convoyer le cercueil d'un ancien mineur devenu millionnaire vers le filon qui fit autrefois sa fortune.
Des funérailles qui devraient être tranquilles, à un détail près : avant de décéder, Joe Cusco a avalé son or pour l'emmener avec lui dans l'éternité. Pas de chance, le secret est éventé et provoque la fureur des mineurs d'Anoki City. Comment laisser enterrer une telle fortune alors que pour survivre, eux suent sang et eau dans les filons ? Comme le dit Jonas, "la mort ne vient jamais seule".
.. »

Dargaud attaque fort. Janvier est un mois calme en sortie. Le dernier trimestre de l'année précédente est passée par là. La proximité de Noël est là pour assurer les ventes. Les grosses sorties sont donc faites. Janvier est là pour assurer la transition jusqu'à Angoulême, comme un répit, une dernière apné. Un Février et cela repart. Ils attaquent fort donc et nous balancent du lourd avec cet Undertaker de Dorison et Meyer. Tout le monde remarquera la proximité avec Blueberry qui a accompagné la croissance et le passage de l'adolescence à l'adulescence de nombreux d'entre nous. C'est du même calibre. Gros travail sur le personne principal ; attachant, charismatique, bogoss. Grosse ressemblance dans le trait avec Giraud. De toutes les manières c'est de bon goût. Et on sait que Meyer sait superbement dessiner. Le scénario est intéressant et on sent que Dorison en garde sous le pied. On envoie sur le premier tome et se disant malgré tout qu'il faudra tenir la durée. C'est bien documenté. Gros travail sur les «plans larges » et les panoramiques. C'est indispensable à tout bon western. Beaucoup de bons seconds rôles. On n'en parlera jamais assez de ceux-là. Bref, allez-y franco, c'est excellent.

Xavier Dorison est né en 1972. Il se met très tôt à l'écriture. En effet dès 1997, il écrit le scénario du premier tome de la série « Le Troisième Testament », dessinée par Alex Alice. Le succès sera immédiat. Par la suite, il travaillera avec Christophe Bec sur la série « Sanctuaire », puis avec Mathieu Lauffray à la série « Prophet ». En 2006 sort le film Les Brigades du Tigre, adaptation de la série télévisuelle du même nom, qu'il a co-scénarisé avec Fabien Nury. Puis vient la série « W.E.S.T. », dessinée par Christian Rossi. En 2008, les éditions Dargaud font appel à lui, pour l'écriture du scénario de XIII Mystery. C'est un auteur très prolifique.

Ralph Meyer est né en 1971. Il naît à Paris. Il est dessinateur et coloriste. Il fait ses études à l'Institut Saint Luc à Liège. Il sympathise avec Bruno Gazzotti. Il rencontre Tome et travaille avec lui sur « berceuse assassinée ». Très vite est née l'idée de fonder un atelier les réunit. En 2002, il termine la trilogie de " Berceuse Assassine ". Il collabore déjà avec Xavier Dorison sur Asgard chez Dargaud.

Undertaker – le mangeur d'or de Xavier Dorison et Ralph Meyer chez Dargaud.
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1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 07:55
Cases blanches de Sylvain Runberg et Olivier Martin chez Grand Angle.

Le synopsis de Grand Angle :

« Vincent Marbier est un auteur de BD en panne d’inspiration depuis plusieurs années après l’énorme succès qu’a eu le tome 1 de sa série. Pressé par son éditeur qui veut voir l’album terminé, attendu par ses nombreux fans, délaissé par son scénariste qui n’en peut plus de ses blocages, Vincent est désorienté, au point d’imaginer arrêter la carrière de dessinateur. De son atelier, au bureau de son éditeur, en passant par les séances de dédicaces, de présentation à la presse et l’incontournable festival de Saint-Malo, Vincent s’engage dans la quête de l’inspiration retrouvée dans un récit didactique et haletant au coeur de la création et des coulisses de l’édition BD. »

La page blanche ; frayeur de l'écrivain ou du scénariste. Et si les cases blanches étaient la même chose pour le dessinateur. A un moment qui voit ces messieurs et dames les artistes se réunirent à Angoulême il n'est pas neutre d'évoquer ce problème. Qu'advient-il quand la créativité ne vient plus ou quand le cerveau ne guide plus la main ? Peut-on ne plus savoir dessiner ou ne plus savoir traduire des idées et des mots par le dessin. Vaste débat qui est tant neurologique, psychologique ou philosophique. Nos deux auteurs explorent ce sujet et le traite avec sensibilité, élégance et discernement. Sylvain Runberg prête sa plume avec talent à ce sujet au combien sensible pour ce milieu d'artistes si particulier où la technique, l'art se mêlent à l'écrit et à la sensibilité. Olivier Martin transcende le sujet et ne «sèche » pas sur sa table à dessin. Une bien jolie réalisation. A découvrir absolument.

Sylvain Runberg est franco-belge. Il est né en 1971 à Tournai. Il vient très tôt à lire de la bande dessinée. Il passe son bac d'Arts Plastiques dans le Vaucluse avant d'obtenir une maîtrise d'histoire contemporaine à la faculté d'Aix en Provence. Il travaille en librairie avant de rejoindre le monde de l'édition : Dargaud, Dupuis, Les Humanoides Associés dans le désordre et même Futuropolis. Il est un des scénaristes phare du XXIe siècle...Il a été chroniqué quatre fois par Oncle Fumetti auparavant.

Olivier Martin est angevin. Il est né en 1974. Il se lance dans la bande dessinée durant ses études d’arts appliqués. Il rencontre Éric Omond. Cette rencontre aboutit à la série Sang et Encre chez Delcourt. Puis il collabore avec Philippe Menvielle sur la série Crypto. Il travaille par la suite avec Vents d’Ouest et Futuropolis. Retour chez Grand Angle.

Cases blanches de Sylvain Runberg et Olivier Martin chez Grand Angle.
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30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 07:55
Les légendes de la Bande Dessinée par Oncle Fumetti...Dick Tracy et Chester Gould.

Encore un héros de l'age d'or de la BD US qui nous vient d'un journal. C'est un discours récurrent quand on évoque le 9ème Art au XXe siècle aux Etats Unis. Dick Tracy est un détective américain qui sévit dans les années 30. A l'époque de la prohibition chère à Al Capone et Elliott Ness. Ce personnage qui est aussi le nom de cette série très longue (de 46 années) est par son contenu très réel. Son auteur Chester Gould tient au réalisme de l'histoire et du contexte. Pourtant il se dit qu'il ne préparait pas ses scénarios et qu'il ne faisait pas le travail préparatoire de storyboard. Il dessinait au gré de son imagination. Comme souvent les « méchants » sont très travaillés. Le monde de la pègre est très bien décrit. Il y a son lot de brutes mais aussi d'êtres plus fins et torturés. Chester Gould sans doute pour renouveler le récit inclut parfois des éléments de Science Fiction. Il est vrai que tenir un personnage pendant 46 années n'est pas une mince affaire.

Chester Gould est né et a grandi à Pawnee en Oklahoma. En 1921, il rejoint l'université de Chicago. Il y est diplômé en 1923. En 1931, Gould est engagé comme dessinateur au Chicago Tribune et il commence sa série Dick Tracy. Il dessinera ce comics donc, 46 ans de sa résidence de Woodstock dans l'Illinois. Il prend le temps de se renseigner au maximum sur les nouvelles techniques de lutte contre le crime. De 1956 à 1964, il accompagnera ces aventures de celles des Gravies, une famille américaine fantasque. Il reçoit en 1959 et en 1977 le prestigieux Reuben Award. On lui remet de plus le Prix Edgar-allan Poe du Mystery Writers of America en 1980. Gould prend sa retraite le 25 décembre 1977 et meurt le 11 mai 1985. Sa vie et ses créations sont immortalisées au Chester Gould-Dick Tracy Museum de Woodstock. Il aura inspiré des auteurs comme Milton Caniff ou Alex Raymond.

Les légendes de la Bande Dessinée par Oncle Fumetti...Dick Tracy et Chester Gould.
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28 janvier 2015 3 28 /01 /janvier /2015 07:55
42e Festival International d'Angoulême...Exposition Jack Kirby, le super créateur.

Tous les lecteurs de comics connaissent depuis bien longtemps, l'importance du rôle de Jacob Kurtzberg ou Jack Kirby, dans l'histoire de la bande dessinée américaine et même mondiale. Bien qu'il n'ait pas inventé le super-héros, Kirby a participé, souvent aux côtés du génialissime Stan Lee, à la création de personnages et de séries mythiques tels que Les Quatre Fantastiques, Les X- Men, Les Nouveaux Dieux, Kamandi, O.M.A.C., Mister Miracle... Il mérite le titre de « King of Comics ». Né à New York en 1917, il commence à travailler à l'âge de 18 ans,

Il crée dès 1940 le personnage de Captain America chez Timely Comics rebaptisé Atlas, puis Marvel Comics. Kirby travaille à la fois comme dessinateur, scénariste, directeur artistique et directeur de publications. Il change très souvent de maison d'édition, faisant pendant plus 40 ans un nombre impressionnant d'allers-retours entre les majors Marvel et DC Comics. Il y introduit les personnages des X-Men, le Surfer d'argent, les Skrulls, Submariner, le Docteur Doom, The Impossible Man, The Watcher, Galactus.

Le 42e Festival International d'Angoulême se propose de mettre en avant l'esthétique fondamentale de Jack Kirby. La magie du trait, les effets, les trouvailles et de dispositifs graphiques verront leurs efficacités mises en avant. Tout le travail de perspectives sera mis en valeur. Les dessins prouvent leurs forces et la créativité ne manque pas. Il apparaît à chacun que Jack Kirby a eu une influence considérable sur plusieurs générations d'auteurs de bande dessinée. Cette exposition essentielle le montrera. Elle se déroulera pendant le Festival et elle est à voir absolument.

Exposition Jack Kirby, le super-créateur
Le Monde des Bulles, Hall 2
Production : 9eArt+/Urban Comics •
Commissariat : Jean Depelley, Frédéric Man
zano

42e Festival International d'Angoulême...Exposition Jack Kirby, le super créateur.
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23 janvier 2015 5 23 /01 /janvier /2015 07:55
Le Strict Maximum chez Dargaud... Interview de Charlie Poppins.

Il y a peu, est sorti Le Strict Maximum de Charlie Poppins chez Dargaud. Comme à son habitude Oncle Fumetti a voulu en savoir plus. Et c’est parti pour les traditionnels 10 questions…

Qui êtes-vous Charlie Poppins ? Pour commencer est-ce un pseudo ? Et surtout quel est votre parcours ? Parce que même venant de la blogosphère on ne trouve pas grand-chose sur vous sur le net. Aucune e-réputation. Un OVNI…

Oui je l'avoue c'est un pseudonyme. Je m'appelle Romain Segaud et je réalise des films d'animation. Charlie Poppins est le nom que j'ai choisi pour dessiner. Je viens de La Rochelle. Après mon bac, j'ai étudié l'animation et la 3D à Supinfocom Valenciennes. J'ai ensuite travaillé comme animateur chez Mac Guff quelques années (aujourd'hui Illumination - Studio créateur des "moi moche et méchant") avant de passer à la réalisation. Charlie Poppins est né vers 2010. L'idée était de dessiner toutes les idées qui ne verraient jamais le jour en animation. Je préférais les voir en dessins plutôt que de laisser ça dans un carnet.

On croit entrevoir les références mais pourquoi Charlie Poppins ?

Le mélange de deux personnages que j'affectionne : Charlie Chaplin et Mary Poppins. J'ai tout copié à Marilyn Manson dans la démarche.

Pourquoi présenter son travail sur internet ? Est-ce un choix ? Est-ce parce que les maisons d’édition n’étaient au départ pas réceptives à votre travail ?

Le but était simplement de partager les dessins que je m'amusais à faire. Cela permettait aussi de voir si cela pouvait plaire. Le public pour ce genre de dessin est assez réduit mais internet a permis de toucher plus de monde.

Comment s’est faite la rencontre avec Dargaud ? Ils vous ont démarché en vous remarquant sur le net ou c’est vous qui êtes allé les voir ?

J'ai rencontré beaucoup d'éditeurs avec les 130/140 dessins que j'avais déjà fait. Je souhaitais voir s'il y avait l'opportunité qu'ils existent sous forme papier. La rencontre avec Dargaud s'est faite via Marion Montaigne que je connaissais à l'époque. Dargaud a présenté le projet en interne et ils se sont montrés très intéressés immédiatement. Cela ne correspond à rien dans tout leur catalogue. Ils souhaitaient créer une place pour ce style de livre et j'ai eu la chance que ce soit moi.

Le Strict Maximum chez Dargaud... Interview de Charlie Poppins.

Pourquoi ce concept de page unique, ou de strips courts ? Est-ce un parti pris artistique ? Un format de narration désiré? Vous n'aimez pas les cases ?

C'est très simple : chaque dessin est tiré d'idées que je note dans des carnets. A la base ces idées devaient nourrir des films d'animation. Quand j'ai vu que le dessin pouvaient les faire exister, j'ai décidé de les faire sous cette forme plutôt que d'attendre 1 ou 2 ans pour réaliser des courts métrages soumis au validations habituelles (Aides régionales, CNC,...). De plus, les thèmes étaient assez variés et le dessin d'humour permet de raconter une histoire par page.

D’où vous vient cet humour que nous pourrions qualifier d’absurde, de décalé ? Comment le qualifier d'abord ?

Oui absurde ou décalé je dirais. J'aime beaucoup les surréalistes, les Monty Python, les Robins des Bois, Gary Larson, Chas Addams,... Ce que j'aime c'est transformer une situation banale en la rendant absurde. J'aurai du mal à dire pourquoi. Il faudrait fouiller dans mon cerveau.

Combien de temps faut-il pour concevoir un tel livre ? Qu’est-ce qui est le plus difficile, trouver le gag ou le dessiner ? Et qu’est-ce qui vous donne le plus de plaisir ? Est-ce que l’on peut rire de tout ?

Quand Dargaud m'a confirmé le livre, l'essentiel des dessins étaient faits. J'ai dû en rajouter une dizaine je pense. Ce qu'il y a dans le livre représente les dessins du blog de ces 4 dernières années je dirai. Le plus dur c'est de les dessiner car j'ai des carnets d'idées déjà remplis. Je laisse passer du temps entre le moment où je note ces idées et le moment où je les repioche. Si le gag me fait toujours rire trois mois après l'avoir noté, j'estime que je peux le dessiner. Si je relis cinq fois ce que j'ai écrit en me disant "mais qu'est- ce que ce truc veut dire ?", je range ça dans mon carnet des gags pas drôles.

On peut rire de tout oui, il faut juste que le dessin me fasse rire moi.

Le Strict Maximum chez Dargaud... Interview de Charlie Poppins.

Quels sont vos modèles dans votre domaine si vous en avez ?

Les surréalistes, les Monty Python, les Robins des Bois, Gary Larson, Chas Addams, Quino, Sempé, Voutch, le New Yorker et Jean-Claude Vandamme bien évidement, le boss des boss. J'ai une liste plus détaillée, elle est écrite dans la colonne droite de mon blog.

Techniquement vous travaillez comment ? Avec quels outils ? Des crayons ? un scanner ? Du papier ? Des logiciels ?

Assez classique pour le dessin : Au Rotring sur du papier aquarelle via une table lumineuse. Ensuite je scanne le dessin et toute la mise en couleur se fait dans Photoshop avec des stocks de matières (papier, trames,...).

La suite c’est quoi. Un autre livre de ce style ou une série de 30 albums étalés sur 30 ans avec un héros récurrent qui chevauche un cheval qui parle...?

Le cheval qui parle, non. Par contre j'ai une idée avec un chien qui parle. Son maitre serait un reporter/aventurier qui irait d'un pays à l'autre, toujours en quête d'action.

Non, sérieusement, il faut que le livre trouve son public pour espérer continuer mais idéalement j'aimerais en sortir d'autre sur le même principe.

Merci Charlie ou Arnaud… Et bientôt pour d’autres gags et d’autres livres.

Charlie poppins : www.charliepoppins.com

Romain Segaud : www.timtomfilms.com

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21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 07:55
La page technique d'Oncle Fumetti.... Partir d'un récit historique.

Le monde de la BD n'est pas que peuplé de créateurs tels que de Moebius, Druillet ou de Enki Bilal. Nous ne sommes pas tous Pratt ou Osterheld. Tout le monde ne peut pas non plus se prévaloir d'être le nouveau Michael Moorcock, Philip José Farmer ou Isaac Asimov qui nous proposent des univers créés de toutes pièces avec pour seul point de départ leurs imaginations ou leurs créativités. Il est parfois plus simple de partir d'un fait divers, d'une énigme ou d'évéements quelconques. L'autre piste est l'Histoire, le fait historique et l'inspiration qu'ils peuvent nous apporter. Il n'aura échappé à personne que le 9ème Art est rempli, parfois trop, de westerns, d'aventures d'héroïc fantasy ou de narrations directement issues de l'Antiquité. Oncle Fumetti vous voit sourire. Ne vous moquez pas. C'est une excellente base de travail. Rien n'empêche de partir de l'Histoire avec un grand H. C'est facilitant. Beaucoup plus que par le passé où il fallait en passer par les cases, culture générale ou bibliothèque. Internet permet d'avoir accès à des lectures et des documents qui vous présentent la société à l'époque romaine par exemple. Des images de costumes, de paysages ou même sur Youtube de documentaires vous sont accessibles. Imaginez que Hugo Pratt pour montrer et dessiner des rivages lointains dans Corto Maltese devait faire parfois appelle à ses souvenirs de voyages ou de jeunesse avec son père en Abyssinie pour valider ce qu'il présentait. Et bien vous, sans quitter votre salon vous allez à Rome et vous pouvez vous représenter le Colisé. C'est incroyable par la suite ce que l'on peut faire avec ces sources d'inspiration. Après...Après à vous d'avoir le minimum d'imagination pour inventer le héros qui va bien et surtout et on le rappellera jamais assez d'inventer le méchant qui fait vendre. La BD c'est aussi un business. Olric, Thanos ou Le Joker ce sont eux qui rendent le truc intéressant et bankable. A vous de jouer.

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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 07:55
Angoulême 2015 : l'avis d'Oncle Fumetti et son palmarès.

Comme depuis deux années, Oncle Fumetti se lance et fait sa sélection pour le Fauve d'Or 2015. Bon !!! Il va se prendre une veste mais on y va :

Hommes à la mer de Riff Reb's chez Soleil : C'est un Riff Reb's... Oncle Fumetti a envie de mettre en avant la qualité du graphisme. La colorisation est novatrice. La mise en avant d'auteurs classiques par le biais de planches bien léchées. Une œuvre cohérente aussi dans la durée avec une vraie montée en puissance.

Building Stories de Chris Ware chez Delcourt : Chris Ware est un créateur moults fois récompensé par delà l'Atlantique. C'est une star chez lui et pas encore chez nous. Il apporte une autre façon de présenter son travail. C'est très construit et pensé. C'est un parti pris esthétique. Un contenu et un contenant. Le fond et la forme.

Lune L'envers de Blutch chez Glénat : Pourquoi Blutch ? Parce que Blutch. Un graphisme à part. Une façon de casser les codes incroyable. Une vraie influence sur ses pairs. On aime ou pas. Il y a aussi un vrai discours. Un vrai scénariste. Une histoire et un style.

Cet été-là de Jillian Tamaki et Mariko Tamaki chez Rue de Sèvres : Un roman graphique inspiré du manga. Une vraie jolie histoire. De la prise de distance. La dramaturgie est soignée comme le découpage. Une découverte intéressante.

La suite au moment du palmarès... De toutes les manières, ils sont tous bons et intéressants.

Angoulême 2015 : l'avis d'Oncle Fumetti et son palmarès.Angoulême 2015 : l'avis d'Oncle Fumetti et son palmarès.
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18 janvier 2015 7 18 /01 /janvier /2015 07:55
Le strict maximum de Charlie Poppins chez Dargaud.

Le synopsis de Dargaud :

« Le strict maximum, c'est un concentré de rire avec une centaine des dessins d'humour de Charlie Poppins, venu de la blogosphère. Esprits chagrins, passez votre chemin ! Dans ce recueil de plus d'une centaine de dessins, vous trouverez un humour élégant et intemporel, dans lequel le sarcasme est absent au profit du rire, du sourire, d'un trait d'esprit qui fait mouche et qui s'amuse à rebondir sur notre culture pop. Entre Voutch pour le ton et Fred quand il faisait du dessin d'humour pour le trait, un esprit graphique faussement vintage et de l'humour 100 % stylé ! »

C'est de l'humour !!!! C'est pour rire !!!!..Pour les amateurs d'humour absurde vous êtes gâtés. Charlie Poppins nous sert une série de dessins ou de petits strips drôlatriques qui enchantent autant qu'ils amusent. Le trait est comme le dit le synopsis faussement vintage. On pourrait croire aussi que cela vient d'au-delà de la Manche ou de l'Atlantique. Mais non c'est bien de chez nous. On prend un vrai réel plaisir à tourner les pages et à se gondoler sur son canapé. C'est féroce, décapant, tendre et finalement marrant. C'est en plus un très joli livre format à l'italienne. Couverture soignée. Joli papier. C'est un petit bijou par le contenu et le contenant. Pas de quoi s'en priver. A mi-chemin entre l'illustration et la BD et avec une filiation avec Philippe Serre dans le style, trouve je. Non ? Si quand même. A lire car c'est sorti.

Charlie Poppins...On sait peu de choses sur ce personnage. Alors fions nous à la Maison Dargaud qui nous informe qu 'il est « né d'un père peintre et d'une mère poétesse, le petit Charlie ne rêvera pourtant que d'une seule chose : être chercheur en biologie moléculaire. Après 15 années d'études supérieures couronnées de succès, la pression familiale est malheureusement trop forte pour le jeune homme : il est vivement encouragé à trouver un "métier plus sérieux". Il réintégrera le schéma familiale la mort dans l'âme. Depuis, il dessine des Mickey.Charlie Poppins, de son vrai nom Charles de Popincourt, est Français. Il vit et exerce à Paris. Il organise son temps entre son activité de cartooniste et son métier de montreur d'ours. ». Allez savoir si c'est vrai !!!!

Le strict maximum de Charlie Poppins chez Dargaud.
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