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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 07:00
Dr Watson de Stéphane Betbeder et  Darko Perovic chez Soleil

Le synopsis de Soleil Prod. :

« En 1891, Sherlock Holmes disparaît dans les chutes de Reichenbach, poussé dans le vide par son ennemi juré, le professeur Moriarty. Son corps ne sera jamais retrouvé.
Fidèle collaborateur du détective, le docteur Watson est persuadé que son ami est encore vivant, retenu prisonnier par Moriarty quelque part dans Londres. Il n’a aucune piste, aucune preuve, mais il s’accroche à ce fol espoir, au grand dam de ses proches qui le voient sombrer peu à peu dans un délire paranoïaque. Pourtant, la machination autour de la disparition de Holmes n’est pas le fruit de son esprit dérangé, elle est bien réelle.
.. »

Ah les chutes de Reichenbach !!!!... Il était temps que ce héros et il faut aussi le dire parfois ce faire-valoir de Docteur Watson prenne son essor et soit mis sur le devant de la scène. C'est donc une excellente idée d'avoir écrit une histoire sur lui. Petit à petit il sort de l'ombre que ce soit dans les films de Guy Richie avec Jude Law dans le personnage ou d'autres. Le Docteur Watson est une vraie figure de l'oeuvre de Conan Doyle. Le moment est venu qu'il prenne sa place. C'est ce qu'on comprit et c'est ce qu'on sut faire Stéphane Betbeder et Darko Perovic. L'histoire prend tout sa mesure. Bien entendu le scénario repose sur la recherche de Sherlock Holmes mais pas seulement. On découvre dans ce travail un personnage charismatique et intéressant. Betbeder sait prendre le «character » à son compte et il l'amène vers des extrémités que l'on ne soupçonne pas et qui ne seront pas révélées ici. Darko Perovic connait son métier. Il a l'expérience acquise dans des travaux précédents, avec Dobbs, notamment. Il y a un vrai savoir-faire « Soleil ». La marque de fabrique est bien identifiable même si chaque créateur amène son originalité. C'est une vraie œuvre et le début de l'émergence d'un vrai personnage. Cela sort le 15.

Stéphane Betbeder est né à Pau en 1971. Il va aux Beaux-Arts d’Angoulême. Il prend la route de l’art contemporain, la photo et la vidéo. Après quelques années, Christophe Bec lui permet en 2000 de renouer avec ses premières amours en lui confiant le scénario d’Hôtel Particulier (éditions Soleil) Puis il collabore avec La Boîte à bulles, Albin Michel, les Humanoïdes Associés qui lui confient le remake du succès de Christophe Bec et Xavier Dorison, Sanctuaire Redux, mis en images par Riccardo Crosa. Viennent ensuite de nouveau chez Soleil, sous la direction de Jean-Luc Istin cinq nouvelles séries : Le Retour de Dorian Gray, un diptyque dans la collection 1800 (avec Vukic au dessin), Dogma, un thriller ésotérique (avec Bonetti), Inlandsis, un conte nordique (avec Frichet), 2021, un récit d’anticipation (avec Bervas), et Deep, un thriller des profondeurs (avec Pietrobon).

Darko Perovic est serbe. Il vit à Belgrade. Il est né en 1965. Il est dessinateur. C'est un pur produit Soleil Prod. Il a notamment collaboré avec Dobbs sur Alamo 1 et 2.Son style est réaliste et brillant. Il excelle dans ce style de livres.

Dr Watson de Stéphane Betbeder et  Darko Perovic chez Soleil
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12 octobre 2014 7 12 /10 /octobre /2014 08:59
Arsène Lupin – les Origines de Benoît Abtey et Christophe Gaultier chez Rue de Sèvres.

Le synopsis de Rue de Sèvres :

« Le jeune Arsène est un enfant de la rue. Il a 12 ans quand il est envoyé à la Haute Boulogne, sinistre maison de redressement sur Belle-île en mer. Son crime ? avoir été témoin du meurtre d’un maître de savate, Théophraste Lupin. C’est dans ce bagne pour jeunes garçons que débutent les aventures du jeune Arsène, qui sera adopté dans ce tome 1 par le comte de la Marche. Celui-ci lui assurera la formation d’un gentleman, et lui transmettra son combat personnel, la lutte contre la Confrérie des Lombards, qui gouvernent le monde en coulisses par le crime et l’argent. »

Jolie première évocation et mise en dessins de la jeunesse d'Arsène Lupin. En l'état Oncle Fumetti ne sait pas si Maurice Leblanc avait imaginé l'enfance de ce héros de la littérature française du XXé siècle. Ce que l'on sait c'est que ce personnage de fiction a un arbre généalogique etc... C'est une bonne idée de lui donner vie et de montrer ce qu'aurait pu être sa construction de l'adolescence à l'age adulte. Pierre Deschodt et Benoît Abtey se sont mis au scénario. C'est vrai que faire la synthèse de tout ce qui a pu être diffusé sur ce personnage nécessitait que l'on se mette à plusieurs pour trier, orienter et construire une histoire. C'est bien pensé. Benoît Abtey est coutumier de la reprise de personnages de la littérature. On pressent d'ailleurs à la lecture du livre que la suite est prête et que l'on va construire autour du personnage. Enfin si l'éditeur s'inscrit dans la durée. Le dessin est intéressant, réaliste et simple. Les planches sont construites. On connait le style de Gaultier depuis quelques années et notamment depuis sa version de Robinson Crusoe. C'est propre. On n'oubliera pas Marie Galopin qui vient apporter son sens des couleurs qui sont fortes et bien présentes. Un bon livre et une série qui démarre bien. Souhaitons lui longue vie.

Christophe Gaultier est né en 1969. Il a travaillé dans l'animation et notamment sur les Triplettes de Belleville de Sylvain Chomet. Il a un parcours riche puisqu'il a collaboré avec Dupuis, Glénat, Paquet, Les Humanoïdes Associés, Futuropolis ou Delcourt sur des projets divers. Il reprend après Christophe Blain et à la demande de Sfar et Trondheim la suite de Donjon Potron-minet en 2008. Et c'est pas rien.

Benoît Abtey est diplômé de l'École nationale supérieure des arts décoratifs en 1993.
Il a publié notamment en février 2012, Don Juan de Tolède, Mousquetaire du Roi (Prix Patrimoine de La Forêt des Livres), premier volume d'une série : Les Secrets de d'Artagnan chez Flammarion. Le second tome, Masques de fer, est paru en janvier 2013.

Arsène Lupin – les Origines de Benoît Abtey et Christophe Gaultier chez Rue de Sèvres.
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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 07:00
Les bonnes lectures d'Oncle Fumetti...Ligne de fuite de Dabitch et Flao chez Futuropolis.

Le synopsis de Futuropolis :

«Dans le Paris de cette fin du XIXe siècle, le jeune Adrien ne rêve que de poésie. Complètement subjugué par l'œuvre d'Arthur Rimbaud, le jeune poète rencontre les membres du journal littéraire Le Décadent. Ceux-ci, tout à leur obsession d'être les continuateurs du style du grand poète, poussent Adrien à écrire des faux du génial Rimbaud. Rimbaud a déjà disparu des cercles littéraires parisiens depuis une douzaine d'années. Nul n'a de ses nouvelles. Il n'a plus publié une seule ligne. Il vivrait, paraît-il, quelque part vers Aden. La supercherie du Décadent fait long feu. Paul Verlaine, implacable garant de l'intégrité de l'œuvre de son ancien compagnon, dénonce les faussaires, attaque le journal, et le pauvre Adrien est traîné dans la boue. Le jeune homme décide alors de partir à la recherche de Rimbaud disparu... »

Quand deux génies du 9ème Art se rencontrent, cela fait des étincelles. Eh bien c'est totalement le cas dans ce livre. Christophe Dabitch à l'époque on ne le présente plus. Il est déjà brillant. C'est déjà un scénariste abouti. Il collabore avec des pointures comme Jean-Denis Pendanx. Il a publié Abdallahi qui est un album superbe et africain. Benjamin Flao n'est pas encore connu. Ligne de Fuite sera son premier album BD. Peu sont ceux qui le connaissent. La rencontre est magique. Le livre est une vraie réussite. Il est esthétiquement beau et le scénario est atypique et riche. Il reprend des personnages illustres et marginaux . Ils revivent. Regardez juste la couverture. C'est fin et travaillé. De l'artisanat d'art. Tout est du même acabit. C'est un album passionnant. Il est passé à l'époque un peu inaperçu....Il est temps de le redécouvrir. Allez !! Une vraie bonne lecture celle-ci de 2007.

Benjamin Flao est breton et est né en 1975. Dès 14 ans, il s'inscrit à l'école Saint Luc de Tournai. Il rejoint ensuite l'école de graphisme publicitaire de sa ville de naissance, Nantes. En 2002, il publie un premier carnet de voyage « Carnet de Sibérie » avec Bernard Buigues chez Glénat. Il reçoit un prix à Clermont Ferrand pour cet ouvrage. Il collabore par la suite avec Gallimard, avec Glénat et Scharff en 2007 pour Erythrée... Depuis une dizaine d'années il n'arrête pas de travailler et l'on ne s'en plaindra pas. Il a été chroniqué dans ce blog plusieurs fois.

Christophe Dabitch est né à Bordeaux en 1968. Après une maîtrise de lettres à la Sorbonne, de sciences politiques à Paris et l'IUT de journalisme à Bordeaux il devient journaliste indépendant. Il anime des rencontres littéraires et devient critique. Il est l'auteur d'un carnet de voyage en compagnie du dessinateurDavid Prudhomme : Voyages aux pays des Serbes, éditions Autrement, publié en 2003.Il écrit des scénarios de bande dessinée,notamment Abdallahi et Jéronimus avec Jean-Denis Pendanx et donc, La Ligne de fuite et Mauvais garçons avec Benjamin Flao.

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9 octobre 2014 4 09 /10 /octobre /2014 07:00
Moi, assassin de Antonio Altarriba et  Keko chez Denoël Graphic.

Le synopsis de Denoel Graphic :

«Enrique Rodríguez Ramírez est professeur d’Histoire de l’Art à l’université du Pays Basque (où Altarriba a enseigné la littérature française). À 53 ans, il est à l'apogée de sa carrière. Sur le point de devenir le chef de son champ de recherches, en proie aux rivalités académiques, il dirige un groupe d'étude intitulé : «Chair souffrante, la représentation du supplice dans la peinture occidentale.» Bruegel, Grünewald, Goya, Rops, Dix, Grosz, Ensor, Munch, Bacon sont ses compagnons de rêverie et la matière de son travail. Mais sa vraie passion, dans laquelle il s'investit à plein, est plus radicale : l'assassinat considéré comme un des Beaux-Arts. »

Ce roman graphique est incroyable. Le postulat de départ est que c'est une lecture pour adulte et pour adulte équilibré. Une fois cette information donnée et elle est ncécessaire, on peut lire ce livre. Les auteurs se proposent de mettre sur un même plan et en relation le meurtre et l'Art. Dans une dramaturgie parfois horrifique le personnage central érige l'assassinat en art et essaie de faire le lien entre les deux « activités ». C 'est un livre qui ne laisse pas indifférent. Il est même envisageable que certains lecteurs le reposent dès les premières pages avec répulsion. Oncle Fumetti ne l'a jamais vu en librairie. Il n'est pas sur les présentoirs en tout cas. Trop violent et dérangeant. Ce n'est pourtant pas un livre négligeable. Il dérange et fait s'interroger. C'est aussi une œuvre graphique de premier plan. Le noir du dessin de Keko, remarquable celui-ci, est mis seulement à mal par le rouge du sang qui est présent pour contraster. C'est très beau même si c'est violent visuellement. En résumé. C'est une œuvre majeure. C'est violent et difficile parfois. Pour le moins, ce travail nous prouve si c'était encore nécessaire de notre art est vraiment majeur quand il atteint ce niveau. C'est sorti.

Keko est né en Espagne en 1963. Il débute par des histoires courtes dans le magazine Madriz. Il a publié en 1986 un premier album La Isla de los Perros (L’Ile aux chiens).Il est très remarqué. D'autres livres ont suivi, seul ou en collaboration. Keko travaille actuellement à l’adaptation d’un roman de Henry James et collabore régulièrement aux revues Nosotros Somos los Muertos et Exit Express. Il est montré en Franceet en français pour la première fois.

Antonio Altarriba est né en 1952 pas loin de Saragosse. Ecrivain, scénariste, professeur de littérature française à l'université du Pays Basque, il se passionne pour les aspects visuels de l'écriture et les possibilités narratives de l'image. Il est l'auteur de Tintin et le Lotus Rose, ouvrage qui a provoqué un joli tollé.

Crédit image : Denoel Graphic

Crédit image : Denoel Graphic

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8 octobre 2014 3 08 /10 /octobre /2014 07:00
Je, François Villon 2 – Bienvenue parmi les ignobles de Luigi Critone chez Delcourt.

Le synopsis de Delcourt :

«François Villon fait la rencontre de Colin de Cayeux, chef des Coquillards, brigands pervers et sanguinaires. Pour être initié, Villon doit réaliser trois chefs-d'oeuvre : un vol scandaleux, un crime écoeurant et un présent abominable. Ainsi, il volera une femme qui enterre son enfant, égorgera une pauvre prostituée et, sur demande de Colin, il offrira sa femme... Bienvenue parmi les ignobles ! »

Deuxième de la BD tirée de la vie de François Villon. C'est d'après l'oeuvre de François Teulé, écrivain et créateur de BD que Luigi Critone nous propose la suite des aventures de cet écrivain maudit. Mi-brigand, mi-poète. On connaissait Luigi Critone dessinateur, le voici scénariste. C'est et ceux qui suivent sa carrière le savent, un fameux dessinateur. Excellent portraitiste et enseignant dans son pays l'Italie. On ne le savait pas tant que cela scénariste, pas sur la durée. On pensait à du ponctuel. On y avait goûté sur le premier tome mais on voit qu'il perdure et c'est une excellente idée. Il nous propose un très bel album. Le personnage pourtant est difficile à manier. On passe vite par le sordide et ce n'est pas facile à présenter. C'est donc une réussite mais ce n'était pas gagné. Alors oui le point fort de l'auteur c'est le dessin. Et quel dessin. C'est une œuvre graphique superbe. Il n'en est pas à son coup d'essai mais la récurrence dans toutes les formes d'art n'est pas évidente. Il sait faire et c'est un régal pour nous. L'histoire on aime ou pas. Le titre est bien choisi et on ne sait pas si on doit aimer Villon ou le haïr. Pas évident. C'est un des avantages de cette œuvre. détacher le faux du vrai et nous laisser juge. A vous de voir. C'est sorti.

Luigi Critone est un dessinateur italien. Il a été formé à l’école florentine. Il a sorti plusieurs albums qui eurent des succès d’estime comme les deux tomes de la série «La Rose et la Croix» chez Soleil Celtic et l’album «7 missionnaires», de la série 7 de chez Delcourt, qui connut un franc succès. C’est un talent reconnu et une valeur montante.

Je, François Villon 2 – Bienvenue parmi les ignobles de Luigi Critone chez Delcourt.
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6 octobre 2014 1 06 /10 /octobre /2014 07:00
Gengis Khan de Denis-Pierre Filippi et Manuel Garcia chez Glénat

Le synopsis de Glénat :

« Au XIIIe siècle, Gengis Khan et ses hordes de cavaliers mongols ont semé la terreur. De la Chine à l’Europe, en passant par le Moyen-Orient, ils ont mis à genou les plus grandes puissances de l’époque... Mais avant de devenir ce grand conquérant que le monde entier connait, Gengis Khan s'appelait Temüdjin. Né au cœur des arides steppes d’Asie centrale, c’était le fils d’un chef de clan empoisonné par ses ennemis de toujours : les Tatars. Un jeune garçon en exil, condamné à errer avec sa mère et à lutter pour sa survie. Comment, de cette jeunesse difficile, Temüdjin a-t-il finalement réussi à unir les tribus d’un pays déchiré par les guerres intestines et à constituer le plus vaste empire de tous les temps ? »

Glénat nous propose en collaboration avec Fayard un nouvel opus de sa série sur les personnages de l’Histoire. Cette fois-ci nous atterrissons sur les steppes de l’Asie Mineure et nous découvrons la vie d’un des grands conquérants. Alors on peut évidemment porter un jugement de valeur et penser que c’est forcément un tyran et un meurtrier tant il est évident que les conquêtes ne se font pas sans mort et sans tyrannie et que c’est un choix discutable. C’est pourtant aussi l’occasion de découvrir la construction mentale d’un individu et de découvrir ce qui fait qu’à un moment donné tout bascule. Le scénario est solide. Il est évident qu’il est bâti autour de faits réels et sur la base de recherches historiques et archéologiques. Encore faut-il savoir s’y prendre et monter la dramaturgie. Le dessin est somptueux. Les armées ont toujours cela d’évident et il en va de même pour les batailles que cela favorise l’esthétisme sans que l’on sache trop pourquoi. C’est bien construit et l’apport de la spécialiste Marie Favereau sert à la fois de caution scientifique et amène un surcroît de qualité à l’ensemble. Cela sort le 8 et c’est un bon livre.

Denis-Pierre Filippi est né en 1972. Il est scénariste. Il a déjà une belle bibliographie qui commence au début des années 2000. On notera des collaborations avec Olivier Boiscommun, Tiburce Oger ou Eric Liberge. Avec de belles Maisons également ; Dupuis, Les Humanoïdes Associés ou Delcourt notamment…Et Glénat.

Manuel Garcia est né en 1974. Il est d’origine espagnole et est spécialisé dans le comics. Il a travaillé pour DC Comics (Avengers, Mystique, Robin, Spectre) et Dark Horse (Star Wars Galaxy). Pour le marché français, il sort en 2013, en collaboration avec David Munoz, le premier tome de La Terre des vampires aux Humanoïdes Associés. Le voici chez Glénat.

Gengis Khan de Denis-Pierre Filippi et Manuel Garcia chez Glénat
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5 octobre 2014 7 05 /10 /octobre /2014 07:00
Johnson m'a tuer par Louis Theillier chez Futuropolis.

Le synopsis de Futuropolis :

« Un reportage au cœur d’une usine qui se bat contre sa délocalisation et le cynisme de ses dirigeants. Un témoignage exceptionnel, d’une précision documentaire pour partager les doutes, le dégoût et l’incompréhension de ces hommes et de ces femmes victimes de la logique froide du marché et du système capitaliste. C’est à la fois un récit édifiant sur l’Europe ultra-libérale et un livre de colère, au nom de tous les travailleurs. »

C'est un livre exceptionnel que nous propose Futuropolis. Cet album est sorti dans le courant de l'année mais Oncle Fumetti vous le présente maintenant. Il s'agit au travers d'une BD du récit de la lutte d'ouvriers qui combattent pour garder leurs emplois et leur usine avant qu'elle ne soit délocalisée. Dès le départ, Louis Theillier qui travaille sur le site a pris soin de noter et de relater sur un blog BD et au moyen d'un Bic et d'un journal de bord et de conflit, tous les évènements qui se dérouleront au quotidien avec les autres ouvriers. C'est une œuvre atypique, passionnante et de combat que nous livre cet auteur hors norme. C'est incroyablement intéressant et poignant. On y voit la vie et la lutte de ces personnes au travers de leurs solidarités.C'est une œuvre symbolique des événements actuels dans le monde économique qui voient des entreprises se défaire du rôle social qui est le leur et dont la seule logique devient le profit et rien que le profit. C'est bien construit, très réel et pour cause. Cela se lit comme on regarderait un documentaire ou un reportage. Une œuvre majeure de cette année. Un prix à Angoulême serait mérité. A lire absolument.

Louis Theillier a 36 ans. Il est lillois. Il obtient le diplôme national supérieur de Arts Plastiques. Il travaille chez Johnson Matthey à Bruxelles comme ouvrier. En 2004 il écrit une BD issue de son blog tenu au quotidien. Ce livre est son premier. Il en appelle d'autres. Il vit à Bruxelles.

N'hésitez pas à cliquer sur les illustrations pour mieux les voir. N'hésitez pas à cliquer sur les illustrations pour mieux les voir.

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4 octobre 2014 6 04 /10 /octobre /2014 07:00
Les Gardiens de la Galaxie de Collectif chez Panini Comics

Le synopsis de Panini :

« Découvrez la toute première équipe des Gardiens de la Galaxie ! Au XXXIème siècle, le major Vance Astro, Martinex T'naga, Charlie-27 et Yondy Udonta sont les derniers survivants de leurs civilisations. Ces Avengers du futur vont alors défendre la Terre contre de redoutables extraterrestres : les Badoons ! Retrouvez également Captain America, la Chose ainsi que les Défenseurs. (Contient les épisodes US Marvel Super-Heroes (1967) 18(I) ; Marvel Two-in-One 4-5 ; Giant-Size Defenders 5 ; Defenders (1972) 26-29 ; Marvel Presents 3-12) ».

Cet été, mais on ne peut pas écrire sur tout, est paru chez Panini Comics une intégrale

des Gardiens de la Galaxie. C'est le moment de revenir dessus. Alors certes il y a eu aussi un film mais les puristes vous diront que cela n'était pas les Vrais. C'est dans ce beau livre que l'on peut le mieux les retrouver ou les découvrir. En plus il y a une vraie brochette de dessinateurs. C'est même mieux qu'une Dream Team...Découvrez un peu !!! : Steve Gerber, Roger Stern, Sal Buscema, Gene Colan, Al Milgrom. Une équipe de rêve aussi aux crayons. Bref !!! Cette équipe de superhéros n'est pas la plus fameuse de chez Marvel. Il y en a d'autres et des plus connus ; 4 fantastiques, Avengers, etc... Ceux-là sont un peu caricaturaux mais ils sont sympathiques à suivre. Il y a le scientifique, le grand costaud, le militaire et l'indien...Non ce ne sont pas les Village People....Mais nos personnages. Ils sauvent la planète plus souvent qu'à leur tour. C'est du comics US alors c'est cousu de fil blanc. On n'en demande pas plus. Du scénario simple mais décontractant. On ne se prend pas la tête et on replonge dans cette BD très colorisée comme à la Grande Epoque. Cela fait du bien. Alors ne vous privez pas. C 'est un peu cher mais cela fait joli dans la bibliothèque. Allez on se fait une bio sur un des dessineux... Au hasard Sal Buscema.

Sal Buscema est un dessinateur US. Il a débuté dans la carrière comme encreur dans le milieu des années 60. Il a travaillé sur les crayonnés de son frère plus connu ; John Buscema. Il est très prolifique. Il a illustré un grand nombre de séries de chez Marvel Comics, en particulier : Captain America sur des scénarios de Steve Englehart, Hulk sur des scénarios de Len Wein, Roger Stern ou Bill Mantlo et bien d'autres. Il a pris une semie-retraite vers le milieu des années 1990, encrant encore Spider Girl pour les épisodes n° 59 et suivants, avec le grand Tom De Falco au scénario.

Les Gardiens de la Galaxie de Collectif chez Panini Comics
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2 octobre 2014 4 02 /10 /octobre /2014 07:00
La chronique des immortels 4 de Von Eckartsberg et Chaiko chez Paquet

Le synopsis de Paquet :

« Transylvanie au XVème siècle. Tepes Draculea III, aussi appelé le Prince des Carpates, veut connaître le secret des Delany. Entre invasion turque et guerre avec les Valach, Andrej et Abu Dun vont devoir affronter bien plus cruel que la guerre. Au plus profond de la forteresse de Vaïks, Andrej doit subir les tortures de Tepes Draculea III. Le Prince des Carpates veut percer le secret de l’immortalité des Delany. Mais les turcs sont aux portes de la Valachie et la guerre fait rage. Andrej et Abu Dun sont entrainés dans le tourbillon des combats. Hélas, un autre danger menace : Frédéric est aux mains de Tepes, qui menace d’en faire un monstre assoiffé de sang. tre danger menace : Frédéric est aux mains de Tepes, qui menace d’en faire un monstre assoiffé de sang. »

Von Eckartsberg est de retour. Un des membres éminents du célèbre studio allemand ; L'Artillerie, reprend du service pour nous proposer le tome 4 de La Chronique des Immortels. Il nous avait habitué à fonctionner avec Von Kummant mais les deux dandys de la BD ne font pas cause commune cette fois-ci. Un chinois de Shangaï se charge du dessin et on sait, en tout cas, Oncle Fumetti que les dessinateurs chinois sont de fantastiques artistes. Dessins bien lêchés, belles perspectives et peut-être est-ce trop parfait d'ailleurs. Chaiko, alias Cai Fong est au travail et il est fameux. Cette transposition des aventures de Tepes est très intéressante. Il y a une vraie base historique ; on ne présente plus la rivalité entre les turcs et les anciens roumains. Le scénario est bien construit. Les planches sont très belles. L'ensemble est de qualité. Il n'y a pas grand chose à jeter. C'est un très bon album. Un 48 pages, un franco-belge. Il sort le 9 octobre et le prix est classique mais Oncle Fumetti n'aime pas parler argent. En tout cas cela les vaut.

Benjamin von Eckartsberg a étudié la Communication visuelle à Munich. Il est également membre de "l’Artillerie". Il travaille depuis 1993 comme illustrateur indépendant. Il a collaboré à de nombreuses reprises avec Thomas Von Kummant. Les deux font la paire mais pas que. Il est surtout scénariste.

Chaiko alias Cai Fong travaille dans l'animation à Shanghai. Il rejoint l'Europe et collabore de manière remarquable sur la suite de La chronique des immortels. C'est son premier livre sur notre continent.

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28 septembre 2014 7 28 /09 /septembre /2014 07:00
La page technique d’Oncle Fumetti…. Thorgal en chiffres.

Lorsque l’on lit un album de Thorgal, et il y en a 34, on se laisse porter par le récit, la dramaturgie et le dessin bien évidemment. C’est d’autant plus vrai et plus simple à faire que les deux auteurs, Jean Van Hamme et Grzegorz Rosinski (et leurs successeurs) s’en sont donnés à cœur en créant un personnage incroyable, passionnant et un univers qui l’est tout autant . Mais avons-nous tout vu et tout remarqué. Sûrement pas.

Quand on étudie les albums de près et la série dans son ensemble on peut s’amuser à remarquer les points suivants au travers des chiffres et des nombres.

Il y a 34 albums de la série-phare. Nous ne parlerons pas là des séries en parallèle développées (Louve, Kriss de Valnor ou la jeunesse de Thorgal).

Elle dure depuis 1980 et donc cela fait 34 années. Corrélation parfaite entre le nombre d’albums et les années.

Il y eut plusieurs années sans album. En 1994, 1998, 2000, 2003, 2005, 2009 et 2012.

Plusieurs années en connurent deux. En 1980, 1984, 1985, 1986, 1989, 1995 et 1999.

Chaque album est composé de 46 planches. Le nombre de cases par planche sont de 7 en moyenne.

Certaines planches ont un nombre de cases différent. En effet, la première planche a souvent un nombre de cases plus faibles ; 5 en moyenne avec une exception pour l’album 6 – La Chute de Brek Zarith qui n’en comporte que 2 et pour l’album 9 – Les Archers qui en comporte 9. La première planche lance le récit et elle est souvent composée d’un grand panoramique qui prend de la place…

Les planches sont souvent découpées en 7 cases nous venons d’en parler. Elles sont souvent réparties de la manière suivante en 3- 2- 2 ou en 2-3-2…En moyenne. Hasard peut-être ou choix artistique, plus sûrement.

Les albums avec le plus de cases sont les albums 23 et 27 (La cage et Le Barbare) qui en ont 368 en donc 46 planches alors que celui qui en a le moins est l’album 6 (La Chute de Brek Zarith) qui en a 296 toujours en 46 planches…Découpage et choix artistique !!!. Soit une différence de 72 cases… Enorme.

Sur l’ensemble de la série la moyenne de cases est de 320.

On le constate, les choix artistiques et le nombre de planches conditionnent les bandes dessinées surtout en franco-belge qui est très codifié. Il s’en suit une série de nombres, de chiffres qui sont des paramètres drôles parfois quand on veut bien les voir.

Dans une série comme celle-ci, ils sont peut-être des données incontournables pour bien formater le récit et savoir présenter une œuvre artistique à même de plaire aux lecteurs. Rien n’est jamais tout à fait innocent.

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