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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 04:27
La page technique d'Oncle Fumetti...Un album de Tintin était-il moins cher il y a 60 ans ?

Oncle Fumetti est «tombé» sur un album de Tintin « On a marché sur la lune » de ce cher Hergé dans son supermarché ce samedi. Il a remarqué la vignette indiquant le prix avec encore pour un moment, la conversion franc/euro.... 9,95 euros pour un équivalent de 65,27 francs.

Et là !!! Le cerveau reptilien du Vénérable Vieillard se met en route «Mais combien payais-je ce même album, il y a 60 ans en 1954 ? ». Et le bonhomme de chercher la réponse : 4,95 francs.

Comment passe-t-on en 60 ans de 4,95 francs à 65,27 francs. Le prix a donc été multiplié par 13 environ en 60 ans et donc cela fait 1300% d'augmentation sur la période soit par année 21%. Est-ce que le consommateur est gagnant ou perdant en 2014 ? Vaste domaine de réflexion.

Ce que l'on sait et on doit ce travail de collectes d'informations à l'INSEE, c'est que de 1951 à 2010, dans le secteur privé et les entreprises publiques, le salaire net annuel moyen des salariés à temps complet a progressé en rythme annuel de 2,3 % en euros constants (figure ci-dessous).

Soit une augmentation de 115% (2,3% par 50) en 50 années. Donc cela laisse à penser que le prix de la BD a progressé beaucoup plus vite que le niveau des salaires. En effet dans notre exemple on a une augmentation de 21 % par an pour la BD face à une augmentation des salaires en moyenne de 2,3% par an sur la même période. Ce serait intéressant de savoir pourquoi. Mais en parallèle, qu'en est-il du niveau de vie des personnes et de l'augmentation de prélèvements sociaux et des impôts ? Et si on avait un pouvoir d'achat moindre en 2014 qu'en 1954 ? Je vous laisse réfléchir à dessus. Fumetti lui va relire « On a marché sur la lune » et c'est aussi ce qui importe, son plaisir de lire....Mais quand même 65 francs l'album de Tintin !!!! ça va pas non ?!?!?

La page technique d'Oncle Fumetti...Un album de Tintin était-il moins cher il y a 60 ans ?
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6 juillet 2014 7 06 /07 /juillet /2014 08:20
Green Arrow et Green Lantern de Dennis O'Neil et Neal Adams/Dan Askins chez Urban Comics.

Le synopsis de Urban Comics :

« Tandis qu’Hal Jordan se charge de protéger l’univers à l’aide de son anneau de Green Lantern, sur Terre, Oliver Queen s’occupe des malfrats de Star City sous le masque de l’archer Green Arrow. Toutefois, les deux justiciers d’émeraude font parfois équipe ! Imaginées par Denis O’NEIL et illustrées par le tandem Neal ADAMS et Dan ADKINS, ces aventures qui bouleversèrent l’industrie du comics par leur approche réaliste des problématiques propres aux années 70 (crise, drogue, crime, écologie, etc.), signèrent une nouvelle étape dans l’évolution du médium.

Il y a des idées qui sont bonnes et Urban Comics en a eu une. Celle de rééditer dans un format agréable et sous la forme d'un beau livre, plusieurs épisodes des aventures de Green Lantern et Green Arrow. Ces deux héros très américains ont eu des parcours similaires...Très appréciés et pas toujours sur le devant au niveau de la reconnaissance des fans sans que l'on sache trop pourquoi. Cela ne les empêcha pas d'avoir leurs adaptations au cinéma. Bref, ces épisodes ont été créés et développés par deux légendes encore vivantes des comics américains ; Neal Admas et Dennis O'Neil à l'époque dorée. Ils auront droit à la très bonne collaboration de Dan askins. On y retrouve 18 épisodes publiés entre avril 1970 à mars 1974. C'est en version française. On y retrouve le très célèbre Snowbirds Don't Fly '(les junkies ne volent pas) édité en 1971, où il est dénoncé le marché de la drogue et les junkies sont représentés plus comme des victimes que comme des criminels. Ce livre est à la fois un joli moment de lecture, une page de l'histoire des comics américains et un vrai bel objet de collection pour ceux qui s'adonnent à ce loisir. C'est un 368 pages dans la collection DC archives qui décrit bien ce qu'elle est.

Neal Adams est né en 1941 aux Etats Unis. Il est un éminent spécialiste des comic books. Il est extrêmement connu pour ses contributions sur Superman, Batman et Green Arrow. Son style est très réaliste. Il est fameux au point d’ avoir été nommé aux prestigieux « Will Eisner Award Hall of Fame » et au « Jack Kirby Hall of Fame ». Deux récompenses majeures aux USA. Il a dessiné pour DC Comics et pour la Marvel également. C'est une légende vivante de la Bande Dessinée.

Dennis O'Neil est un scénariste américain, né en 1939. Il a travaillé principalement et excusez du peu pour Marvel Comics et DC Comics dès le début des années 70 et durant une trentaine d'années.Il est très connu pour ses apports dans les aventures de Green Lantern et Green Arrow et même de Batman. Son association , avec le dessinateur Neal Adams, est la plus notoire. Aujourd'hui, un peu retiré, il siège en tant que directeur de l'association The Hero Initiative, qui aide les dessinateurs et les scénariste de comics dans le besoin.


Dan Adkins est un dessinateur américain de bandes dessinées né en 1937 en Virginie et mort le8 mai 2013. Il a collaboré avec toutes les grandes maisons que ce soit DC Comics ou la Marvel. On lui doit des épisodes de Docteur Strange notamment.

Green Arrow et Green Lantern de Dennis O'Neil et Neal Adams/Dan Askins chez Urban Comics.
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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 04:55
Madame Livingstone chez Glénat : Interview de Barly Baruti.

Hier est sorti « Madame Livingstone de Barly Baruti et Christophe Cassiau- Haurie (cf notre chronique d'hier) publié chez Glénat. Oncle Fumetti a souhaité en savoir plus en posant quelques questions au dessinateur Barly Baruti...

Bonjour Barly Baruti. On vous connait pas encore beaucoup. Présentez vous en quelques mots.

Barly Baruti, artiste (BD,Peinture & Musique) né à Kisangani au nord est au Congo Kinshasa. Avec Frank Giroud au scénario, j’ai commis « Eva K. », une série de 3 albums chez Soleil Productions et « Mandrill », 7 albums chez Glénat Éditeur. Bien plus tôt en Afrique, j’ai réalisé une vingtaine d’albums. Ah, aussi, j’ai eu la chance de passer quelques temps au Studio Hergé aux côtés de l’excellent Bob De Moor. Voilà.

Comment un zaïrois et d'ailleurs dit-on encore zaïrois...Vient à la Bande Dessinée ? Quel est votre parcours ?

Pour la parenthèse, « Zaïre » est une invention pure du Citoyen Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu Wa Zabanga pour marquer son époque, son règne… Rien à voir donc avec le « recours à l’authenticité » dont il a été si fier. Parenthèse fermée. Pour revenir à ma modeste personne, toute ma petite enfance a été marquée par la présence quasi permanente de BD autour de moi … à Kisangani. Des fumetti italiens tels que « Blek Le Roc », « Akim », « Zembla », « Mandrake », etc. (en passant par les revues « Tintin » et « Spirou » ! Hé oui !) faisaient partie de mon entourage immédiat. En plus j’ai baigné dans une famille d’artistes peintres (mon père est l’un des précurseurs de l’école de peinture dite de « Stanleyville » (ancienne appellation de Kisangani. De là à la BD, le pas à franchir est court.

Vous sortez chez Glénat « Madame Livingstone » avec Christophe Cassiau-Haurie le 2 juillet. Pourquoi ce livre ? Pourquoi ce sujet et ces personnages précisément.

Tu veux vraiment le savoir ? Alors, tiens-toi bien !! avant que le Maréchal Mobutu ne décide le recours à l’authenticité, j’avais comme nom « Alexis Livingstone » et mon père s’appelait… « Livingstone David ». Alors, je devins Baruti Kandolo Lilela dit Barly. Bien plus tard, je cherchais à savoir l’origine de ce nom que j’ai porté jadis, mais en vain. Je me mis alors à fureter partout et je suis tombé sur ces écrits de l’aventurier Stanley.

Stanley a écrit: Enfin on racontait qu'il (David Livingstone) s'était remarié avec une princesse africaine.(…) A propos de son mariage avec une Africaine, je dirai simplement : ce n'est pas vrai. Je crois inutile d'ajouter autre chose; il est au-dessous d'un gentleman d'associer même l'idée d'un pareil acte au nom de David Livingstone.”

Et pourtant, toujours dans les écrits de ce même Stanley, il était relevé cet extrait de leur conversation:

Stanley : « A présent que cette petite affaire est traitée, si nous déjeunions, Docteur? Permettez-vous que mon cuisinier se charge du repas? ».

Dr Livingstone : « Certainement. Vous m'avez rendu l'appétit, et ma pauvre Halimah n'a jamais pu distinguer le thé du café. »

Extrait de: Livingstone David - Stanley rencontre Livingstone de Henry Morton Stanley (1841-1904) - Source : Library of Congress, Prints and Photographs Division, LC-USZ62-78736

C’est qui cette “Halimah” que le Docteur se plaisait à appeler affectueusement “ma pauvre Halimah”? Une cuisinière ou une femme de chambre? Ce paradoxe dans le chef d’un “gentleman”, ainsi que quelques autres incohérences du même genre, méritait une attention particulière de ma part. Une faille dans le rocher de l’Histoire, assez pour y glisser quelques fantaisies narratives. L’idée de la BD “Madame Livingstone” est née. Appollo en a tracé le récit et Christophe Cassiau-Haurie (CCH)a continué le scénario. Pourquoi avoir choisir ce moment pour traiter de cette histoire ? Le monde entier commémore le centenaire de la Grande Guerre de 2014 à 2018. Il me semble que l’effort des Colonies en hommes, en logistiques et en financement n’est pas assez mis en exergue. Par exemple, le 6 juin 2014 lors de la manifestation en grande pompe du souvenir du « Débarquement », aucun africain n’était convié. Et pourtant…

Comment s'est faite la collaboration avec votre scénariste ? Il est un spécialiste de l'Afrique et a vécu en RDC qu'est ce qui a amené cette collaboration ?

Comme je l’ai expliqué plus haut, Appollo en a tracé le récit et Christophe Cassiau-Haurie a continué le scénario. Appollo vient de l’île de la Réunion et CCH est un habitué de l’Afrique et un grand bibliothécaire. Tous les deux ont une passion commune pour l’histoire, l’Afrique et … la BD !

Comment avez-vous travaillé ce livre et ces planches ? L'éditeur parle de « couleurs directes ». Que veut-il dire ?

Je l’ai traité à la manière d’un roman graphique. J’ai fait énormément de crayonnés d’études des personnages, de décors, d’objets… Mais une fois les images au crayon sont placées sur la planche originale, je ne revenais plus dessus avec une gomme et je passais directement à la couleur. Des fois j’aboutissais mon dessin par l’encrage des contours, souvent pas !

Une couverture de Mandrill et une planche de  Eva K. Une couverture de Mandrill et une planche de  Eva K.

Une couverture de Mandrill et une planche de Eva K.

Quel est votre rythme de travail et quels sont vos outils ? Etes vous plus mine de plomb ou logiciel ?

Rythme de travail ? Cool. J’adore les nuits blanches ! Mes outils : crayons mine « b » pour les crayonnés et « 2b » pour le définitif, quelques fois des stylets. J’aime travailler « en vrai » en coloriage. Le « photoshop » me sert souvent de retouches.

Etes-vous un dessinateur africain ou un dessinateur belge ? Comment vous situez vous ?

Je suis un dessinateur de BD.

Parlez nous de la place de la Bande Dessinée en Afrique. On sait que le sujet vous tient à cœur. Est-ce que cet art trouve sa place en Afrique ? N'est-ce pas l'occasion de montrer la richesse culturelle et artistique de tous ces pays et de ses habitants ?

En Afrique, nous avons traditionnellement l’oralité comme mode d’expression. Et face à l’autoroute des médias et la Grande Littérature, la BD se positionne comme un ersatz, mieux une passerelle entre les deux mondes. Elle est donc indispensable. Aujourd’hui bien d’auteurs africains explosent leurs talents, exposent et proposent leurs œuvres. On a beaucoup des choses à dire. Il était temps. Avec mon « crayon de pèlerin » je n’arrête pas de parcourir l’Afrique pour donner des stages par ci par là…

Quels sont les artistes qui vous ont influencé ? Est-ce qu'un belge doit forcément passer par la « ligne claire » ?

Jijé et Hermann sont mes références.

Quels sont vos projets futurs ?

Je crois que je vais d’abord reprendre mes vieux personnages semi-réalistes, ceux-là même qui m’ont fait connaître auprès du public BD en Afrique et dans l’Océan Indien à mes débuts: « Mohuta & Mapeka » (le villageois et le citadin). Après, l’aventure continue…

Madame Livingstone chez Glénat : Interview de Barly Baruti.
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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 04:49
Madame Livingstone de Barly Baruti et Christophe Cassiau-Haurie chez Glénat.

Le synopsis de Glénat :

«En Afrique centrale durant la Première Guerre mondiale, l’aviateur Gaston Mercier, lieutenant de l’armée royale belge, est chargé de couler un cuirassé allemand sur le lac Tanganyika. Pour en découvrir la position exacte, on lui assigne un guide un peu particulier... Ce dernier, un métis énigmatique en kilt qui semble beaucoup plus instruit que les autres autochtones, prétend être le fils du célèbre explorateur David Livingstone. Petit à petit, alors que la guerre entre puissances coloniales belge et allemande fait rage au cœur du continent noir, le jeune pilote belge va essayer d’en apprendre un peu plus sur l’histoire de cet homme qu’on appelle « Madame Livingstone ». »

La Première Guerre Mondiale en Afrique... Il paraît important à Oncle Fumetti, l'année durant laquelle où on célèbre le centenaire de son début, d'aborder le côté colonial et donc aussi africain de ce conflit absurde autant que meurtrier. Deux auteurs lui en donnent l'occasion. Ils abordent ce sujet avec intelligence et par un biais intéressant. Cela passe par les rapports entre deux êtres que tout semble opposer...Un métis africain et un jeune militaire belge en mission. L'histoire est passionnante parce que l'on découvre au travers d'une histoire la Grande Histoire. Les planches sont finement construites. Les dessins sont beaux et joliment colorisés. L'éditeur parle de réalisation en « couleurs directes ». Cela semble vouloir dire que les logiciels n'ont rien eu à voir dans cette œuvre et c'est très bien. Je vous renvoie à l'interview de Barly Baruti publier demain dans ce blog pour en savoir plus et mieux. Il en résulte un livre simple et esthétique. Les planches sont découpées pour faire vivre le récit et bien des plans sont superbes. La colorisation est élégante. La narration passe beaucoup par le dessin. Les phylactères sont présents mais beaucoup de planches en sont dépourvues. C'est intéressant tant certaines autres BD sont « bavardes ». Beaucoup de choses passent par le regard et la contemplation. Bref, c'est un album différent, intéressant et attachant. Qui plus est, il finit par un élégant livret des recherches et études des auteurs. C'est un beau complément. A découvrir.

Barly Baruti est né en 1959 au Zaïre (l'actuelle République Démocratique du Congo ». Il réalise 8 albums à partir de 1982 pour des ONG. Il collabore avec de nombreux magazines et notamment «Le Soir » de Bruxelles, «Tam-Tam » ou « Autrement » dans lesquels il réalise des illustrations. A partir de 1998 il anime « Mandrill » chez Glénat. Il dessine également Eva K. Il est actif en Afrique où il cherche à y faire connaître le 9ème Art. Pour ceux qui ne l'auront pas lu...Une interview très riche de l'auteur qui sera publiée demain sur ce blog et qui vous en dit plus.

Christophe Cassiau-Haurie est né en 1968. Il possède un DEA Etudes africaines. C'est donc un fin connaisseur de l'Afrique. Il a vécu au Zaïre. Il est également un connaisseur de la BD en Afrique et dans les Pays du Sud. Il est scénariste et écricain.

Madame Livingstone de Barly Baruti et Christophe Cassiau-Haurie chez Glénat.
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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 18:56
Vacuum de Lukas Jüliger chez Rackham.

Le synopsis de Rackham :

« L’été arrive, avec les premières chaleurs. Un adolescent s’ennuie. Sa vie commence pourtant à devenir plus palpitante depuis qu’une fille s’intéresse à lui et cherche sa compagnie. Ils passent du temps ensemble – le monde est déstabilisant, mais semble aussi leur sourire. Jusqu’au jour où la petite ville où ils habitent est frappée par un tragique évènement : la mort d’un lycéen. En marchant dans ses pas, les deux jeunes pressentent peu à peu que ce ne sont pas uniquement leurs années d’études qui touchent à leur fin.

L'adolescence. L'adolescence au XXIème siècle. On les croit heureux, sereins. Connectés par leurs smartphones, les réseaux sociaux...On les croit maîtriser leurs univers, leurs relationnels...Et si notre époque était celle de l'ultra-moderne solitude. Lukas Jüliger nous narre le parcours de jeunes gens qui vivent mal cette période charnière. Tout y passe, découvertes diverses et variées pas si jolies que cela. Sexe, drogue...La mort aussi. Rapports amoureux complexes et rapports sexuels parfois non consentis. C'est donc un univers sombre et parfois dur qui nous est proposé. Le trait esthétique est précis, fin, stylisé. Il accentue la gravité de la narration. Une voix off masculine nous parle. Le propos est difficile parfois. On reste souvent pantois. Les personnages sont moralement violents dans leurs actions. La colorisation est grise ou taupe et accentue le caractère sombre de l'histoire. Les «petits Mickeys » sont sans pitié et peuvent parfois nous faire réfléchir en nous proposant sous un aspect dérangeant notre société...D'ultra-moderne solitude. A découvrir au mieux de sa forme toutefois.

Luka Jüliger est né en 1988. Il est allemand et est issu de la prestigieuse Haute école des arts appliqués d’Hambourg. Il est illustrateur et auteur de bande dessinée. Vacuum est son premier livre.

Vacuum de Lukas Jüliger chez Rackham.
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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 03:58

Pour la deuxième année, Oncle Fumetti vous propose d'emmener vos BD à la plage. Elles ne craignent pas le sable et si vous n'avez pas eu le temps d'en lire ou si vous les aviez remisées dans un coin pour les lire plus tard c'est le moment de les tirer de leurs exils provisoires...

Oncle Fumetti vous en propose 6... Elles sont différentes et pas complémentaires. C'est un parti pris mais on s'excuse pour les autres, c'est le nôtre. On commence dans un ordre aussi aléatoire que notre goût...Voici notre choix.

6 BD pour la plage par Oncle Fumetti.6 BD pour la plage par Oncle Fumetti.

Vor de Pierrat et Burmeister chez Casterman : Mafia géorgienne, ambitions, violence et parcours humain. Une BD coup de poing. C'est fort, bien dessiné et captivant. On l'emmène.

La Femme Léopart par Schwartz et Yann chez Dupuis : On ressuscite Spirou... Les deux auteurs ont carte blanche et s'en servent. C'est revisité avec les fondamentaux. Les dessins de Schwartz et la plume de Yann. Incontournable. Elle va dans le sac.

Douce, tiède et parfumée tome de Ignacio Noé chez Glénat : Du Steampunk. Le trait de ce talentueux argentin fait merveille. C'est onirique et efficace. Pour rêver sur la plage entre deux baignades. Et toc !!! Dans le sac.

6 BD pour la plage par Oncle Fumetti.6 BD pour la plage par Oncle Fumetti.

Il est mort le poète de Gravé et Malte chez Les Enfants Rouges : Un roman graphique, un polar et un graphisme à la brosse beau et épuré. Une belle réalisation d'une maison d'édition petite mais pleine d'idée.

Stephenson le pirate intérieur de Follet et Rodolphe chez Dupuis : Deux légendes de la BD . la plume de Rodolphe et la pureté graphique de René Follet. Une merveille. Dans le sac pour les yeux et l'imaginaire.

Le Rêve de requin de Matthias Schultheiss chez Glénat : Une histoire de pirate moderne. Le retour de Matthias Schultheiss ce grand dessinateur allemand. Une histoire forte et violente. Incontournable aussi. Dans le sac avec la bouteille d'eau.

On pourrait en mettre d'autres...Comme Le Serpent d'eau de Tony Sandoval chez Paquet ou Enquêtes générales de Titwane et Pellicer et Titwane chez de La Martinière. Faut bien s'arrêter.

Voici notre choix. Bonne lecture...A l'année prochaine.

6 BD pour la plage par Oncle Fumetti.6 BD pour la plage par Oncle Fumetti.
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29 juin 2014 7 29 /06 /juin /2014 07:33
La page technique d 'Oncle Fumetti....Comment se répartit le prix du livre.

Quand tout un chacun achète un livre, il donne naturellement l'argent au libraire, à la grande surface en passant à la caisse ou en tapant le code de sa carte bleue sur le site internet choisi. Mais savons nous bien vers qui va notre argent et comment se rémunère les acteurs de ce secteur, parce que ce n'est pas aussi simple que l'on veut bien le croire. L'achat d'un livre si c'est un plaisir pour le lecteur, c'est aussi un acte économique. Il nourrit toute une chaîne d'intervenants qui vont du libraire, en passant par l'éditeur et bien évidemment le créateur de l'oeuvre artistiquen que constitue le livren qu' il soit dessinateur ou scénariste. On remarquera que le détaillant (libraire, grand surface...) est celui qui touche le plus mais on ne lui jettera pas la pierre parce qu'il est un animateur majeur de ce secteur en proposant son point de vente et en conseillant le lecteur (dans le cas du libraire en tout cas) puis vient après le fabricant. On remarquera que le rang attribué à l'auteur arrive bien après. On vous laisse apprécier sa place. L'éditeur qui prend le risque de diffuser l'oeuvre en investissant en temps et en argent, n'est pas forcément le mieux loti non plus. Plus qu'un long texte, Oncle Fumetti vous laisse regarder l'infographie proposée par le Syndicat National de l'Edition parce qu' une illustration vaut parfois mieux qu'un long discours (Merci à eux).

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28 juin 2014 6 28 /06 /juin /2014 07:54
Tripoli de Youssef Daoudi chez Glénat.

Le synopsis de Glénat :

«1801, au large des côtes d’Afrique du Nord. L’État barbaresque et pirate de Tripoli fait régner la terreur sur les mers de la région, exigeant un tribut à ceux qui veulent y faire commerce. Mais la jeune nation américaine, portée alors par le président Thomas Jefferson, n’entend plus laisser son commerce extérieur entravé de la sorte. Jefferson charge l'ex-consul de Tunis, William Eaton, de contacter Hamet Karamanli, roi légitime de Tripoli en exil et frère du pacha actuel, pour l’aider à récupérer le trône. Ensemble, partant d’Égypte, ils mènent une troupe bigarrée de 500 hommes : des soldats américains (les premiers « Marines » de l’Histoire), mais aussi des mercenaires arabes, berbères, grecs, italiens et turcs. Près d'un siècle avant Lawrence d’Arabie, ils vont vivre une odyssée incroyable à travers 800 kilomètres de désert... »

Beau livre pour l'été et pour après aussi. Belle histoire également Il y a un relent de Lawrence d'Arabie dans ce livre. Pourtant l'histoire et même l'Histoire se déroulent avant l'épisode de la prise d'Aqaba par les tribus arabes de Jordanie menées par « Peter O'Toole »...Je veux écrire Mister Lawrence. Les faits sont un peu les mêmes. Un meneur occidental soulève des tribus pour des raisons géo-politiques. Le scénario est basé donc sur une vraie histoire. Un rappel historique. C'est peu connu et pas d'Oncle Fumetti. C'est donc instructif. On réalise que la prise de Tripoli a été de tous temps un enjeu majeur dans le Proche-Orient. Les personnages sont bien typés et intéressants par leurs diversités et leurs profils. Les physionomies sont bien rendues. Les grand aplats de Wenisch et Lionel Delompré sont beaux et rendent le livre sombre et esthétiques. On sait que Fumetti est fan de ces œuvres réalistes à la Breccia. Le scénario est bien découpé et on remarque le chapitrage à la Tarantino. C'est bien mené et c'est plaisant à suivre. Bien. On en redemande des BD de ce style. Bon pour les yeux et le cerveau.

Youssef Daoudi est d'abord un cinéaste. Il devient responsable de communication après des études cinématographiques. Il s'adonne au scénario, au graphisme et à la réalisation de spots. Ce touche à tout se forme et après un rencontre avec Philippe Bonifay se lance dans l'adaptation de «Trilogie noire » d'après Léo Malet. Le voilà définitivement lancé dans la BD. Il est une vraie plume et un vrai dessinateur....Pour notre plaisir assurément.

Tripoli de Youssef Daoudi chez Glénat.
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22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 16:07
Izunas T1 – Kamigakushi de Saverio Tenuta, Bruno Letizia et Carita Lupatelli chez Humanoïdes Associés.

Le synopsis des Humanoïdes Associés :

« Depuis la nuit des temps, les Loups Izunas sont les protecteurs de l’Arbre Sacré. Ils s’opposent férocement aux démons Noggos, maintenant ainsi une frontière invisible entre le monde des hommes et celui des esprits. L'apparition mystérieuse d'une jeune fille au sein de la meute va bouleverser ce fragile équilibre. »

Il aura fallu du temps pour que nous recevions comme une offrande cette suite du très beau conte proposé par Savio Tenuta. Ces occupations diverses et notamment son professorat à Rome l'auront trop accaparées. Les Humanos nous proposent donc une suite et nous en sommes ravis. On retrouve avec plaisir cette histoire et cet univers onirique. Le Japon du Moyen-Age et des chimères qui nous ouvrent des horizons neufs et qui renouvellent notre imagination. Cela fait du bien. Maître Savio s'est adjoint une dream team maison avec des camarades de premier plan qu'il connait bien. Carita Lupatelli qui a été son élève est une surdouée qui a eu un diplôme en peinture aux Beaux-Arts de Rome. Cela se voit tant son dessin est fin et racé. Cette nouvelle venue nous régale d'un trait fin et la colorisation est «al dente ». C'est beau et la mariage scénario et planches se fait bien. Les deux scénaristes se sont bien partagés le travail. C'est rondement mené et l'on prend plaisir à cette lecture. Sûrement une des belles BD de cet été..Comme cela ne craint pas le sable on peut l'emmener à la plage.

Saverio Tenuta est né à Rome en Italie le 14 mai 1969. Il est diplômé de l'Académie des Beaux-Arts de Rome. Dès 1993, il commence à travailler en tant que graveur d'art et que graphiste dans la publicité. A partir de 1996, il entame une collaboration avec plusieurs éditeurs américains notamment avec SQP (Conan the cruel). En 1997 c’est sur ses terres italiennes qu’il collabore avec Phoenix sur différents albums, comme Laida Odius, ou encore Les cauchemars technologiques.En 2001, c’est le grand saut, il participe à JLA : riddle of the beast, nouvelle graphique éditée par DC Comics, avec des oeuvres de peinture pour Batman, sur un texte de Alan Grant. En 2006, publication du premier volet d'une aventure médiévale japonaise prévue en quatre tomes "La Légende des nuées écarlates". En parallèle de ses projets de bandes dessinées, Saverio continue, depuis 1993, à donner des cours à l'Ecole Internationale de Bande Dessinée de Rome.

Carita Lupatelli est née en 1984 en Italie. Elle est diplômée de l' «Accademia di Belle Arti » de Rome en 2007 en peinture. Naturellement elle collabore avec un de ses professeurs ; Saverio Tenuta.

Bruno Letizia est italien. Il rejoint Savio Tenuta pour collaborer à cette suite de la série culte de « la légende des nuées écarlates ».

Izunas T1 – Kamigakushi de Saverio Tenuta, Bruno Letizia et Carita Lupatelli chez Humanoïdes Associés.
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19 juin 2014 4 19 /06 /juin /2014 04:34
Britannia – Alix tome 33 de Mathieu Breda et Marc Jailloux chez Casterman

le synopsis de Casterman :

« Alix et Enak rejoignent le proconsul Jules César à Port Itius dans l’extrême nord de la Gaule, où ils découvrent un gigantesque camp militaire ainsi qu’une armada de bateaux armés, tout prêt à appareiller. Sept légions et des centaines de navires s’apprêtent à traverser la Mare Britanicum (la Manche) pour débarquer en force sur l’île de Britannia toute proche. César entend ainsi parachever ses succès militaires et sa campagne de pacification en Gaule en soumettant les peuples britons, qui, par solidarité entre « cousins » celtiques, continuent à apporter leur soutien aux chefs rebelles gaulois. César tient à ce qu’Alix et Enak l’accompagnent. Ils auront pour compagnon Mancios, un jeune prince de Britannia dépossédé de ses terres par un puissant chef de guerre, et qui s’est offert de guider l’expédition des forces romaines dans l’île en échange d’un soutien pour reconquérir son trône perdu. Mais il y a aussi parmi les alliés Britons du général romain un certain Viridoros, dont le moins qu’on puisse dire est qu’il n’inspire guère confiance à Alix… »

L'album 33 de l'Alix de Jacques Martin est sorti. La question d'ailleurs est « est-ce toujours l'Alix de Jacques Martin ? ».Il est vrai que le livre est signé à titre posthume par le créateur. Que devons nous en penser. Le contexte et le personnage sont respectés. Le graphisme est plus que semblable. S'en est presque étonnant.Pourtant il me semble que les planches et surtout les cases sont plus petites et le dessin plus resserré. Oncle Fumetti a pris pour comparaison « le tombeau étrusque » qui est une référence. Il se situe à un moment où Jacques Martin est au sommet. Le graphisme de Jacques Martin est plus naturel. C'est normal. Il dessine son personnage et il le connait plus que bien. Dans l'album 33 dessiné par Marc Jailloux il y a un vrai travail graphique de qualité mais c'est de la copie. C'est un dessinateur passé par le studio de Gilles Chaillet. La ligne claire n'a pas de secret pour lui. Il apparaît que le dessin est moins fluide toutefois. Les cases sont plus bavardes aussi. Cela a toujours été le cas chez Alix. Le dessin statique et la mise en page plus figée requièrent du texte. Les phylactères sont très présents et très importants en taille. Cela complète le récit mais c'est trop bavard, c'est notre point de vue. Reste que le scénario est de bonne facture. Alix retourne chez ses ancêtres et les albums dans les contextes celtes ou gaulois ont souvent été bons comme si cela stimulait les créateurs de cette série. On se souvient en effet de l'album «Les légions perdues » qui était excellent ou « Vercingétorix » qui ne l'était pas moins. Les vrais fans seront satisfaits. C'est du « Jacques Martin » et ils vont apprécier. Les autres liront une bonne BD et cela ne fait pas de mal. Bonne lecture.

Marc Jailloux est né en 1973 près de Bordeaux.Il est titulaire d'un bac en Arts Plastiques et a étudié l'Ecole du Louvre et aux Gobelins. Il débute dans le jeu vidéo. Après deux rencontres avec Jacques Martin, il décide de s'adonner à la création de BD. Il intègre l'atelier de Gilles Chaillet...Son destin est en marche.

Mathieu Breda est né en 1971. Il est passé par les Gobelins. Il a travaillé dans l'animation dans une grande maison de jeux vidéos. Il est storyboarder et scénariste.

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