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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 04:49
Madame Livingstone de Barly Baruti et Christophe Cassiau-Haurie chez Glénat.

Le synopsis de Glénat :

«En Afrique centrale durant la Première Guerre mondiale, l’aviateur Gaston Mercier, lieutenant de l’armée royale belge, est chargé de couler un cuirassé allemand sur le lac Tanganyika. Pour en découvrir la position exacte, on lui assigne un guide un peu particulier... Ce dernier, un métis énigmatique en kilt qui semble beaucoup plus instruit que les autres autochtones, prétend être le fils du célèbre explorateur David Livingstone. Petit à petit, alors que la guerre entre puissances coloniales belge et allemande fait rage au cœur du continent noir, le jeune pilote belge va essayer d’en apprendre un peu plus sur l’histoire de cet homme qu’on appelle « Madame Livingstone ». »

La Première Guerre Mondiale en Afrique... Il paraît important à Oncle Fumetti, l'année durant laquelle où on célèbre le centenaire de son début, d'aborder le côté colonial et donc aussi africain de ce conflit absurde autant que meurtrier. Deux auteurs lui en donnent l'occasion. Ils abordent ce sujet avec intelligence et par un biais intéressant. Cela passe par les rapports entre deux êtres que tout semble opposer...Un métis africain et un jeune militaire belge en mission. L'histoire est passionnante parce que l'on découvre au travers d'une histoire la Grande Histoire. Les planches sont finement construites. Les dessins sont beaux et joliment colorisés. L'éditeur parle de réalisation en « couleurs directes ». Cela semble vouloir dire que les logiciels n'ont rien eu à voir dans cette œuvre et c'est très bien. Je vous renvoie à l'interview de Barly Baruti publier demain dans ce blog pour en savoir plus et mieux. Il en résulte un livre simple et esthétique. Les planches sont découpées pour faire vivre le récit et bien des plans sont superbes. La colorisation est élégante. La narration passe beaucoup par le dessin. Les phylactères sont présents mais beaucoup de planches en sont dépourvues. C'est intéressant tant certaines autres BD sont « bavardes ». Beaucoup de choses passent par le regard et la contemplation. Bref, c'est un album différent, intéressant et attachant. Qui plus est, il finit par un élégant livret des recherches et études des auteurs. C'est un beau complément. A découvrir.

Barly Baruti est né en 1959 au Zaïre (l'actuelle République Démocratique du Congo ». Il réalise 8 albums à partir de 1982 pour des ONG. Il collabore avec de nombreux magazines et notamment «Le Soir » de Bruxelles, «Tam-Tam » ou « Autrement » dans lesquels il réalise des illustrations. A partir de 1998 il anime « Mandrill » chez Glénat. Il dessine également Eva K. Il est actif en Afrique où il cherche à y faire connaître le 9ème Art. Pour ceux qui ne l'auront pas lu...Une interview très riche de l'auteur qui sera publiée demain sur ce blog et qui vous en dit plus.

Christophe Cassiau-Haurie est né en 1968. Il possède un DEA Etudes africaines. C'est donc un fin connaisseur de l'Afrique. Il a vécu au Zaïre. Il est également un connaisseur de la BD en Afrique et dans les Pays du Sud. Il est scénariste et écricain.

Madame Livingstone de Barly Baruti et Christophe Cassiau-Haurie chez Glénat.
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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 18:56
Vacuum de Lukas Jüliger chez Rackham.

Le synopsis de Rackham :

« L’été arrive, avec les premières chaleurs. Un adolescent s’ennuie. Sa vie commence pourtant à devenir plus palpitante depuis qu’une fille s’intéresse à lui et cherche sa compagnie. Ils passent du temps ensemble – le monde est déstabilisant, mais semble aussi leur sourire. Jusqu’au jour où la petite ville où ils habitent est frappée par un tragique évènement : la mort d’un lycéen. En marchant dans ses pas, les deux jeunes pressentent peu à peu que ce ne sont pas uniquement leurs années d’études qui touchent à leur fin.

L'adolescence. L'adolescence au XXIème siècle. On les croit heureux, sereins. Connectés par leurs smartphones, les réseaux sociaux...On les croit maîtriser leurs univers, leurs relationnels...Et si notre époque était celle de l'ultra-moderne solitude. Lukas Jüliger nous narre le parcours de jeunes gens qui vivent mal cette période charnière. Tout y passe, découvertes diverses et variées pas si jolies que cela. Sexe, drogue...La mort aussi. Rapports amoureux complexes et rapports sexuels parfois non consentis. C'est donc un univers sombre et parfois dur qui nous est proposé. Le trait esthétique est précis, fin, stylisé. Il accentue la gravité de la narration. Une voix off masculine nous parle. Le propos est difficile parfois. On reste souvent pantois. Les personnages sont moralement violents dans leurs actions. La colorisation est grise ou taupe et accentue le caractère sombre de l'histoire. Les «petits Mickeys » sont sans pitié et peuvent parfois nous faire réfléchir en nous proposant sous un aspect dérangeant notre société...D'ultra-moderne solitude. A découvrir au mieux de sa forme toutefois.

Luka Jüliger est né en 1988. Il est allemand et est issu de la prestigieuse Haute école des arts appliqués d’Hambourg. Il est illustrateur et auteur de bande dessinée. Vacuum est son premier livre.

Vacuum de Lukas Jüliger chez Rackham.
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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 03:58

Pour la deuxième année, Oncle Fumetti vous propose d'emmener vos BD à la plage. Elles ne craignent pas le sable et si vous n'avez pas eu le temps d'en lire ou si vous les aviez remisées dans un coin pour les lire plus tard c'est le moment de les tirer de leurs exils provisoires...

Oncle Fumetti vous en propose 6... Elles sont différentes et pas complémentaires. C'est un parti pris mais on s'excuse pour les autres, c'est le nôtre. On commence dans un ordre aussi aléatoire que notre goût...Voici notre choix.

6 BD pour la plage par Oncle Fumetti.6 BD pour la plage par Oncle Fumetti.

Vor de Pierrat et Burmeister chez Casterman : Mafia géorgienne, ambitions, violence et parcours humain. Une BD coup de poing. C'est fort, bien dessiné et captivant. On l'emmène.

La Femme Léopart par Schwartz et Yann chez Dupuis : On ressuscite Spirou... Les deux auteurs ont carte blanche et s'en servent. C'est revisité avec les fondamentaux. Les dessins de Schwartz et la plume de Yann. Incontournable. Elle va dans le sac.

Douce, tiède et parfumée tome de Ignacio Noé chez Glénat : Du Steampunk. Le trait de ce talentueux argentin fait merveille. C'est onirique et efficace. Pour rêver sur la plage entre deux baignades. Et toc !!! Dans le sac.

6 BD pour la plage par Oncle Fumetti.6 BD pour la plage par Oncle Fumetti.

Il est mort le poète de Gravé et Malte chez Les Enfants Rouges : Un roman graphique, un polar et un graphisme à la brosse beau et épuré. Une belle réalisation d'une maison d'édition petite mais pleine d'idée.

Stephenson le pirate intérieur de Follet et Rodolphe chez Dupuis : Deux légendes de la BD . la plume de Rodolphe et la pureté graphique de René Follet. Une merveille. Dans le sac pour les yeux et l'imaginaire.

Le Rêve de requin de Matthias Schultheiss chez Glénat : Une histoire de pirate moderne. Le retour de Matthias Schultheiss ce grand dessinateur allemand. Une histoire forte et violente. Incontournable aussi. Dans le sac avec la bouteille d'eau.

On pourrait en mettre d'autres...Comme Le Serpent d'eau de Tony Sandoval chez Paquet ou Enquêtes générales de Titwane et Pellicer et Titwane chez de La Martinière. Faut bien s'arrêter.

Voici notre choix. Bonne lecture...A l'année prochaine.

6 BD pour la plage par Oncle Fumetti.6 BD pour la plage par Oncle Fumetti.
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29 juin 2014 7 29 /06 /juin /2014 07:33
La page technique d 'Oncle Fumetti....Comment se répartit le prix du livre.

Quand tout un chacun achète un livre, il donne naturellement l'argent au libraire, à la grande surface en passant à la caisse ou en tapant le code de sa carte bleue sur le site internet choisi. Mais savons nous bien vers qui va notre argent et comment se rémunère les acteurs de ce secteur, parce que ce n'est pas aussi simple que l'on veut bien le croire. L'achat d'un livre si c'est un plaisir pour le lecteur, c'est aussi un acte économique. Il nourrit toute une chaîne d'intervenants qui vont du libraire, en passant par l'éditeur et bien évidemment le créateur de l'oeuvre artistiquen que constitue le livren qu' il soit dessinateur ou scénariste. On remarquera que le détaillant (libraire, grand surface...) est celui qui touche le plus mais on ne lui jettera pas la pierre parce qu'il est un animateur majeur de ce secteur en proposant son point de vente et en conseillant le lecteur (dans le cas du libraire en tout cas) puis vient après le fabricant. On remarquera que le rang attribué à l'auteur arrive bien après. On vous laisse apprécier sa place. L'éditeur qui prend le risque de diffuser l'oeuvre en investissant en temps et en argent, n'est pas forcément le mieux loti non plus. Plus qu'un long texte, Oncle Fumetti vous laisse regarder l'infographie proposée par le Syndicat National de l'Edition parce qu' une illustration vaut parfois mieux qu'un long discours (Merci à eux).

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28 juin 2014 6 28 /06 /juin /2014 07:54
Tripoli de Youssef Daoudi chez Glénat.

Le synopsis de Glénat :

«1801, au large des côtes d’Afrique du Nord. L’État barbaresque et pirate de Tripoli fait régner la terreur sur les mers de la région, exigeant un tribut à ceux qui veulent y faire commerce. Mais la jeune nation américaine, portée alors par le président Thomas Jefferson, n’entend plus laisser son commerce extérieur entravé de la sorte. Jefferson charge l'ex-consul de Tunis, William Eaton, de contacter Hamet Karamanli, roi légitime de Tripoli en exil et frère du pacha actuel, pour l’aider à récupérer le trône. Ensemble, partant d’Égypte, ils mènent une troupe bigarrée de 500 hommes : des soldats américains (les premiers « Marines » de l’Histoire), mais aussi des mercenaires arabes, berbères, grecs, italiens et turcs. Près d'un siècle avant Lawrence d’Arabie, ils vont vivre une odyssée incroyable à travers 800 kilomètres de désert... »

Beau livre pour l'été et pour après aussi. Belle histoire également Il y a un relent de Lawrence d'Arabie dans ce livre. Pourtant l'histoire et même l'Histoire se déroulent avant l'épisode de la prise d'Aqaba par les tribus arabes de Jordanie menées par « Peter O'Toole »...Je veux écrire Mister Lawrence. Les faits sont un peu les mêmes. Un meneur occidental soulève des tribus pour des raisons géo-politiques. Le scénario est basé donc sur une vraie histoire. Un rappel historique. C'est peu connu et pas d'Oncle Fumetti. C'est donc instructif. On réalise que la prise de Tripoli a été de tous temps un enjeu majeur dans le Proche-Orient. Les personnages sont bien typés et intéressants par leurs diversités et leurs profils. Les physionomies sont bien rendues. Les grand aplats de Wenisch et Lionel Delompré sont beaux et rendent le livre sombre et esthétiques. On sait que Fumetti est fan de ces œuvres réalistes à la Breccia. Le scénario est bien découpé et on remarque le chapitrage à la Tarantino. C'est bien mené et c'est plaisant à suivre. Bien. On en redemande des BD de ce style. Bon pour les yeux et le cerveau.

Youssef Daoudi est d'abord un cinéaste. Il devient responsable de communication après des études cinématographiques. Il s'adonne au scénario, au graphisme et à la réalisation de spots. Ce touche à tout se forme et après un rencontre avec Philippe Bonifay se lance dans l'adaptation de «Trilogie noire » d'après Léo Malet. Le voilà définitivement lancé dans la BD. Il est une vraie plume et un vrai dessinateur....Pour notre plaisir assurément.

Tripoli de Youssef Daoudi chez Glénat.
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22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 16:07
Izunas T1 – Kamigakushi de Saverio Tenuta, Bruno Letizia et Carita Lupatelli chez Humanoïdes Associés.

Le synopsis des Humanoïdes Associés :

« Depuis la nuit des temps, les Loups Izunas sont les protecteurs de l’Arbre Sacré. Ils s’opposent férocement aux démons Noggos, maintenant ainsi une frontière invisible entre le monde des hommes et celui des esprits. L'apparition mystérieuse d'une jeune fille au sein de la meute va bouleverser ce fragile équilibre. »

Il aura fallu du temps pour que nous recevions comme une offrande cette suite du très beau conte proposé par Savio Tenuta. Ces occupations diverses et notamment son professorat à Rome l'auront trop accaparées. Les Humanos nous proposent donc une suite et nous en sommes ravis. On retrouve avec plaisir cette histoire et cet univers onirique. Le Japon du Moyen-Age et des chimères qui nous ouvrent des horizons neufs et qui renouvellent notre imagination. Cela fait du bien. Maître Savio s'est adjoint une dream team maison avec des camarades de premier plan qu'il connait bien. Carita Lupatelli qui a été son élève est une surdouée qui a eu un diplôme en peinture aux Beaux-Arts de Rome. Cela se voit tant son dessin est fin et racé. Cette nouvelle venue nous régale d'un trait fin et la colorisation est «al dente ». C'est beau et la mariage scénario et planches se fait bien. Les deux scénaristes se sont bien partagés le travail. C'est rondement mené et l'on prend plaisir à cette lecture. Sûrement une des belles BD de cet été..Comme cela ne craint pas le sable on peut l'emmener à la plage.

Saverio Tenuta est né à Rome en Italie le 14 mai 1969. Il est diplômé de l'Académie des Beaux-Arts de Rome. Dès 1993, il commence à travailler en tant que graveur d'art et que graphiste dans la publicité. A partir de 1996, il entame une collaboration avec plusieurs éditeurs américains notamment avec SQP (Conan the cruel). En 1997 c’est sur ses terres italiennes qu’il collabore avec Phoenix sur différents albums, comme Laida Odius, ou encore Les cauchemars technologiques.En 2001, c’est le grand saut, il participe à JLA : riddle of the beast, nouvelle graphique éditée par DC Comics, avec des oeuvres de peinture pour Batman, sur un texte de Alan Grant. En 2006, publication du premier volet d'une aventure médiévale japonaise prévue en quatre tomes "La Légende des nuées écarlates". En parallèle de ses projets de bandes dessinées, Saverio continue, depuis 1993, à donner des cours à l'Ecole Internationale de Bande Dessinée de Rome.

Carita Lupatelli est née en 1984 en Italie. Elle est diplômée de l' «Accademia di Belle Arti » de Rome en 2007 en peinture. Naturellement elle collabore avec un de ses professeurs ; Saverio Tenuta.

Bruno Letizia est italien. Il rejoint Savio Tenuta pour collaborer à cette suite de la série culte de « la légende des nuées écarlates ».

Izunas T1 – Kamigakushi de Saverio Tenuta, Bruno Letizia et Carita Lupatelli chez Humanoïdes Associés.
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19 juin 2014 4 19 /06 /juin /2014 04:34
Britannia – Alix tome 33 de Mathieu Breda et Marc Jailloux chez Casterman

le synopsis de Casterman :

« Alix et Enak rejoignent le proconsul Jules César à Port Itius dans l’extrême nord de la Gaule, où ils découvrent un gigantesque camp militaire ainsi qu’une armada de bateaux armés, tout prêt à appareiller. Sept légions et des centaines de navires s’apprêtent à traverser la Mare Britanicum (la Manche) pour débarquer en force sur l’île de Britannia toute proche. César entend ainsi parachever ses succès militaires et sa campagne de pacification en Gaule en soumettant les peuples britons, qui, par solidarité entre « cousins » celtiques, continuent à apporter leur soutien aux chefs rebelles gaulois. César tient à ce qu’Alix et Enak l’accompagnent. Ils auront pour compagnon Mancios, un jeune prince de Britannia dépossédé de ses terres par un puissant chef de guerre, et qui s’est offert de guider l’expédition des forces romaines dans l’île en échange d’un soutien pour reconquérir son trône perdu. Mais il y a aussi parmi les alliés Britons du général romain un certain Viridoros, dont le moins qu’on puisse dire est qu’il n’inspire guère confiance à Alix… »

L'album 33 de l'Alix de Jacques Martin est sorti. La question d'ailleurs est « est-ce toujours l'Alix de Jacques Martin ? ».Il est vrai que le livre est signé à titre posthume par le créateur. Que devons nous en penser. Le contexte et le personnage sont respectés. Le graphisme est plus que semblable. S'en est presque étonnant.Pourtant il me semble que les planches et surtout les cases sont plus petites et le dessin plus resserré. Oncle Fumetti a pris pour comparaison « le tombeau étrusque » qui est une référence. Il se situe à un moment où Jacques Martin est au sommet. Le graphisme de Jacques Martin est plus naturel. C'est normal. Il dessine son personnage et il le connait plus que bien. Dans l'album 33 dessiné par Marc Jailloux il y a un vrai travail graphique de qualité mais c'est de la copie. C'est un dessinateur passé par le studio de Gilles Chaillet. La ligne claire n'a pas de secret pour lui. Il apparaît que le dessin est moins fluide toutefois. Les cases sont plus bavardes aussi. Cela a toujours été le cas chez Alix. Le dessin statique et la mise en page plus figée requièrent du texte. Les phylactères sont très présents et très importants en taille. Cela complète le récit mais c'est trop bavard, c'est notre point de vue. Reste que le scénario est de bonne facture. Alix retourne chez ses ancêtres et les albums dans les contextes celtes ou gaulois ont souvent été bons comme si cela stimulait les créateurs de cette série. On se souvient en effet de l'album «Les légions perdues » qui était excellent ou « Vercingétorix » qui ne l'était pas moins. Les vrais fans seront satisfaits. C'est du « Jacques Martin » et ils vont apprécier. Les autres liront une bonne BD et cela ne fait pas de mal. Bonne lecture.

Marc Jailloux est né en 1973 près de Bordeaux.Il est titulaire d'un bac en Arts Plastiques et a étudié l'Ecole du Louvre et aux Gobelins. Il débute dans le jeu vidéo. Après deux rencontres avec Jacques Martin, il décide de s'adonner à la création de BD. Il intègre l'atelier de Gilles Chaillet...Son destin est en marche.

Mathieu Breda est né en 1971. Il est passé par les Gobelins. Il a travaillé dans l'animation dans une grande maison de jeux vidéos. Il est storyboarder et scénariste.

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11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 23:12
Choc – les fantômes de Knightgrave de Maltaite et Colman chez Dupuis.

Le synopsis de Dupuis :

«Par une matinée glacée de février 1955, le manoir de Knightgrave devient la propriété du marquis Di Magglio, un mystérieux et richissime acquéreur que nul n'a jamais vu. Et pour cause : sous le patronyme du marquis Di Magglio se cache en réalité le non moins mystérieux M. Choc, empereur du crime, aussi redouté qu'insaisissable. À quel plan retors songe-t-il, en achetant cette propriété ? Quelle machination est-il en train de mettre en place ? À moins qu'il ne soit en train d'accomplir un voeu connu de lui seul - et dont nous allons découvrir, par un habile jeu de flash-back, les tenants et les aboutissants. Car c'est bien dans le passé de M. Choc que ce récit va nous plonger... »

Le revoilà !!! A un moment où il était certes dans un coin de notre tête mais un petit coin. On l'oubliait doucement. On le croisait certes pour les plus anciens dans notre bibliothèque quand on feuillait un album de Tif et Tondu ou pour les plus jeunes de nos érudits quand ils parcouraient la collection de leurs parents ou la leur. Il est là. Un peu rajeuni. Modernisé. Il s'adresse un peu moins aux seuls têtes blondes et c'est bien ainsi. Il a vieilli et a pris de la bouteille avec son public. Cet album est un reboot mais un bon reboot.

Choc est de retour donc puisque c'est de lui dont il s'agit. Et l'on découvre son parcours. On comprend mieux le personnage. Certains même s'attacheront à lui. Cet album est dans l'air du temps. Il n'est pas forcément pour tout public. Le scénario est rude et même violent parfois. Ce n'est pas grave au demeurant. Cela crédibilise le personnage. On apprend à le connaître. A lui pardonner ? Doit-on pardonner aux Grands Méchants qui hantent nos livres chéris ? Non... Mais les connaître oui. Bref !! C'est un vrai bel album. C'est construit. C'est solide. Maltaite et Colman ont du talent et on le savait mais on pouvait un peu s'effrayer que cet univers installé ne soit abîmé, changé. Ce n'est pas le cas ou sinon ce n'est pas grave. Allez-y sans retenue. C'est du bon et même du très bon. La suite est attendue.

Eric Maltaite est né en 1958 en Belgique. Il est le fils de Will. Il a forcément un parcours influencé par son père dont il voit le travail quotidien. Il crée entre 1983 et 1992 le personnage de 421 un espion à la James Bond qui aura un franc succès dans le journal de Spirou. Il prend en suite des chemins de traverses. C'est un dessinateur de talent qui a su se démarquer de son père. Un grand.

Stéphane Colman est né en 1961 à Liège. Il est scénariste mais aussi dessinateur. Il crée le personnage de Billy the Cat. Son succès viendra lentement mais il est maintenant reconnu de la profession. Il prête aussi son talent pour l'écriture et c'est lui qui signe l'histoire de ce nouvel album.

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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 09:17

Le synopsis de Folio :

«Les éditions Folio ont le plaisir de publier deux tomes du génial Hugo Pratt. Suivez Corto Maltese, parti en quête de la Clavicule de Salomon, émeraude légendaire, dans Fable de Venise. Parcourez le Yemen, la Somalie et l’Empire d’Ethiopie dans Les éthiopiques. Que Corto rencontre des hommes-léopards ou qu'il mène l’enquête à la suite du Baron Corvo, ses aventures sont toujours inoubliables. »

C'est bientôt l'été et chacun va devoir penser à son sac de plage ou au sac à dos de ses randonnées sur le GR20 ou le circuit de Saint Jacques de Compostelle. Au moment de partir et de choisir les ultimes affaires à prendre, on peut toujours se faire du bien aux yeux et à la tête en prenant les deux livres format de poche que nous proposent Folio. L'éditeur nous fait le plaisir de rééditer deux tomes des aventures de Corto Maltese. On ne lira jamais assez ces histoires venues d'ailleurs. On ne regardera jamais assez le trait de ce créateur à nul autre pareil. Pas grand chose à dire ou à rajouter. C'est intemporel et on peut le lire à l'infini sans se lasser. Cela coûte 7, 75 euros. Cela ne prend pas de place... Pas de mal à se faire du bien.

Relire Hugo Pratt et redécouvrir Corto Maltese avec Folio...Relire Hugo Pratt et redécouvrir Corto Maltese avec Folio...
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8 juin 2014 7 08 /06 /juin /2014 10:02
Vor – Un voleur dans la loi – de Jérôme Pierrat et Vincent Burmeister chez Casterman.

Le synopsis de Casterman :

«Après avoir passé huit ans dans la prison de Koutaïssi, en Géorgie, Tariel, la trentaine, sort avec une seule idée en tête : devenir un « vor », c’est-à-dire un des parrains de la mafia géorgienne. Mais pour cela, il devra ronger son frein et se rendre en France pour régler une bataille importante avec un clan concurrent, issu de la ville de Tbilissi, qui veut mettre la main sur le réseau et les trafics locaux. Tariel parviendra à ses fins – mais au prix de la perte de son meilleur ami lors de cet affrontement sans pitié. »


Deux nouveaux venus dans le monde de la BD française nous proposent un superbe album sorti en mars chez Casterman. Jérôme Pierrat nous propose un scénario réaliste et sans concession sur le monde de la mafia géorgienne. Nous plongeons dans un univers violent et rude dans lequel des hommes et des femmes vivent et survivent pour s'en sortir et trouver leurs places dans ce microcosme où les places sont chères. C'est bien pensé, prenant et excellemment bien orchestré. Son associé sur ce projet Vincent Burmeister peu encore connu et cela va changer, est au diapason. Son dessin est beau et puissant. Les portraits de ces personnages transcendent le récit. Il met bien en image la narration de Pierrat et l'ensemble est d'une cohérence incroyable. On plonge dans cet album avec délice comme on lit un polar de la meilleure facture. C'est à découvrir pour le récit et la découverte de ce milieu et c'est à dévorer des yeux pour ces planches superbes, réalistes et colorisées al denté. On en veut et on en redemande...

Jérôme Pierrat est journaliste, écrivain et scénariste (notamment pour la série Braquo). Il est né en 1971. Il est spécialiste du crime organisé, auteur du plusieurs ouvrages de référence sur la question. Rédacteur en chef de Tatouage magazine. Sa bibliographie est déjà impressionnant.

Vincent Burmeister est allemand. Il est né à Kiel, en Allemagne, en 1983. Il vit maintenant à Hambourg.. Il a été membre du studio artistique Alligator Farm. Il a déjà) signé plusieurs épisodes de Perry, unser mann im all (Perry Rhodan). Il a illustré en 2012, le roman graphique Kriegszeiten (En temps de guerre), sur un texte de David Schraven.

Vor – Un voleur dans la loi – de Jérôme Pierrat et Vincent Burmeister chez Casterman.
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