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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 09:17

Le synopsis de Folio :

«Les éditions Folio ont le plaisir de publier deux tomes du génial Hugo Pratt. Suivez Corto Maltese, parti en quête de la Clavicule de Salomon, émeraude légendaire, dans Fable de Venise. Parcourez le Yemen, la Somalie et l’Empire d’Ethiopie dans Les éthiopiques. Que Corto rencontre des hommes-léopards ou qu'il mène l’enquête à la suite du Baron Corvo, ses aventures sont toujours inoubliables. »

C'est bientôt l'été et chacun va devoir penser à son sac de plage ou au sac à dos de ses randonnées sur le GR20 ou le circuit de Saint Jacques de Compostelle. Au moment de partir et de choisir les ultimes affaires à prendre, on peut toujours se faire du bien aux yeux et à la tête en prenant les deux livres format de poche que nous proposent Folio. L'éditeur nous fait le plaisir de rééditer deux tomes des aventures de Corto Maltese. On ne lira jamais assez ces histoires venues d'ailleurs. On ne regardera jamais assez le trait de ce créateur à nul autre pareil. Pas grand chose à dire ou à rajouter. C'est intemporel et on peut le lire à l'infini sans se lasser. Cela coûte 7, 75 euros. Cela ne prend pas de place... Pas de mal à se faire du bien.

Relire Hugo Pratt et redécouvrir Corto Maltese avec Folio...Relire Hugo Pratt et redécouvrir Corto Maltese avec Folio...
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8 juin 2014 7 08 /06 /juin /2014 10:02
Vor – Un voleur dans la loi – de Jérôme Pierrat et Vincent Burmeister chez Casterman.

Le synopsis de Casterman :

«Après avoir passé huit ans dans la prison de Koutaïssi, en Géorgie, Tariel, la trentaine, sort avec une seule idée en tête : devenir un « vor », c’est-à-dire un des parrains de la mafia géorgienne. Mais pour cela, il devra ronger son frein et se rendre en France pour régler une bataille importante avec un clan concurrent, issu de la ville de Tbilissi, qui veut mettre la main sur le réseau et les trafics locaux. Tariel parviendra à ses fins – mais au prix de la perte de son meilleur ami lors de cet affrontement sans pitié. »


Deux nouveaux venus dans le monde de la BD française nous proposent un superbe album sorti en mars chez Casterman. Jérôme Pierrat nous propose un scénario réaliste et sans concession sur le monde de la mafia géorgienne. Nous plongeons dans un univers violent et rude dans lequel des hommes et des femmes vivent et survivent pour s'en sortir et trouver leurs places dans ce microcosme où les places sont chères. C'est bien pensé, prenant et excellemment bien orchestré. Son associé sur ce projet Vincent Burmeister peu encore connu et cela va changer, est au diapason. Son dessin est beau et puissant. Les portraits de ces personnages transcendent le récit. Il met bien en image la narration de Pierrat et l'ensemble est d'une cohérence incroyable. On plonge dans cet album avec délice comme on lit un polar de la meilleure facture. C'est à découvrir pour le récit et la découverte de ce milieu et c'est à dévorer des yeux pour ces planches superbes, réalistes et colorisées al denté. On en veut et on en redemande...

Jérôme Pierrat est journaliste, écrivain et scénariste (notamment pour la série Braquo). Il est né en 1971. Il est spécialiste du crime organisé, auteur du plusieurs ouvrages de référence sur la question. Rédacteur en chef de Tatouage magazine. Sa bibliographie est déjà impressionnant.

Vincent Burmeister est allemand. Il est né à Kiel, en Allemagne, en 1983. Il vit maintenant à Hambourg.. Il a été membre du studio artistique Alligator Farm. Il a déjà) signé plusieurs épisodes de Perry, unser mann im all (Perry Rhodan). Il a illustré en 2012, le roman graphique Kriegszeiten (En temps de guerre), sur un texte de David Schraven.

Vor – Un voleur dans la loi – de Jérôme Pierrat et Vincent Burmeister chez Casterman.
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4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 19:14
Interview de Gildas Java par Oncle Fumetti... L'Epopée chez Glénat.

Bonjour Gildas Java. On vous connaît pour vos collaborations avec les éditions Déméter pour la série la IIe Rédemption et pour le travail collectif des éditions Brest en bulle mais c'est peu. Présentez-vous. Qui êtes-vous ? D'où venez vous ? Vers quoi allez vous ?

Je suis Gildas Java. Je suis de Brest, et je pense rester quelques temps à Brest.

Quel est votre parcours technique ? Etes-vous autodidacte ou avez vous suivi un parcours plus académique ?

Je suis passé par un Bac F12 ( Arts Appliqués ), un petit tour en Fac Art plastique et Beaux Arts, Travail en Usine, Charpentier, AVS, mais rien de bien précis pour faire de la bande dessinée.

Comment en vient-on à travailler sur cette série ? On vous connaît peu et toc...Une série chez Glénat. Comment s'est faite la rencontre avec les scénaristes ; Messieurs Chauvel et Le Galli ?

Suite à plusieurs projets refusés ou avortés, J'avais posté des planches et des illustrations sur le forum "café salé", David Chauvel m'a contacté et ma proposé Alexandre et un projet de western, j'ai choisi Alexandre et réalisé des planches tests. et Toc... Je suis tombé chez Glénat.

Parlez nous de ce travail ? Comment avez-vous travaillé avec les scénaristes ? Était-ce via des échanges par internet ou par téléphone ? Ou était-ce par le biais de rencontres et de réunions de travail ?

Nous avons travaillé par mail. Le scénario est très clair et découpé case par case. Je fais un story board plus ou moins détaillé, qui est validé par les scénaristes. J'ai la chance d'avoir deux scénaristes expérimentés, et j'ai juste à me laisser guider et j'attaque la planche.

Est-ce facile de travailler avec deux scénaristes ? Arriviez vous à vous imposer techniquement pour ce qui est du travail sur les planches ?

C'est assez simple de travailler avec David et Michaël. Leur scénario est claire et limpide, et la planche s'impose d'elle même, les reprises se font dès le storyboard, c'est un travail complémentaire où les visions se complètent.

Quels sont vos outils ? Numérique ou mine de plomb ?

Je travaille entièrement au numérique du storyboard à la planche. Au début, je dessinais sur papier chaque case séparément, puis au fur et à mesure, je suis passé au tout numérique, avec un carnet papier à côté pour les recherches. Pour le lavis, je me suis fait plusieurs lavis sur papier aquarelle. Je les scanne et je place celui qui convient le mieux en incrustation sur mon gris, le tout est fait sous photoshop à l'aide une tablette.

Quels sont vos modèles dans la profession ? On fait la comparaison avec Philippe Delaby. Qu'en pensez-vous ?

J'ai plusieurs modèles allant de Giraud, Breccia, Eisner, Toppi et Hermann, Manara, et pleins d'autres.... dont Delaby. Je suis content de cette comparaison (et je pense très loin), même si elle est plus du au sujet qu'au style.

Quels sont vos projets maintenant que vous êtes en pleine lumière ?

Je suis sur la suite d'Alexandre, sous la seule lumière de mon bureau.

Merci pour vos réponses, Gildas et à bientôt.

Merci à Nora Moreau "Le Télégramme" pour la photo de Gildas Java.

Merci à Nora Moreau "Le Télégramme" pour la photo de Gildas Java.

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1 juin 2014 7 01 /06 /juin /2014 17:26
Les larmes du Seigneur afghan de Campi, Zabus et Pascale Bourgaux chez Dupuis.

Le synopsis de Dupuis :

« Mars 2010, la grand reporter Pascale Bourgaux part réaliser un documentaire sur un seigneur de guerre, dans un village du nord de l'Afghanistan où elle se rend régulièrement depuis dix ans. Compagnon d'armes de Massoud à l'orée de ce siècle, farouche adversaire des talibans et chef respecté, Mamour Hasan, puisqu'il s'agit de lui, n'a pourtant pas connu de fonction gouvernementale à la hauteur de son engagement. Contre toute attente, elle découvre que nombre de jeunes, notamment le fils du chef de la tribu, sont sur le point de basculer dans le camp taliban. Alors que le pays se débat dans une situation des plus confuses, entre guerre, luttes d'influence et corruption galopante, comment, dans ce bastion de la résistance anti-talibane, en est-on arrivé là ? »

La BD sert régulièrement de support pour l'information. De nombreux auteurs qu'ils soient dessinateurs ou scénaristes content des histoires sur la base de faits réels, qu'ils soient des événements politiques ou des faits divers quand ce n'est pas directement de la sociologie de nos contemporains dont ils souhaitent nous parler. Il est rare en revanche que de vrais journalistes, ceux qui ont une vraie carte de presse, utilisent ce vecteur pour nous rapporter ce qu'ils ont vu et entendu. C'est ce qu'a fait Pascale Bourgaux, grand reporter. Elle a passé du temps en Afghanistan au sein de la micro-société d'un village et nous raconte ce qu'elle y a vu et entendu. Et c'est passionnant. On y découvre des personnages jamais croisés et pour cause, mais surtout on découvre des univers même pas fantasmés. C'est d'une richesse incroyable. On apprend le quotidien de gens dont on a appris à se méfier alors qu'ils sont si loins et sur lesquels on porte parfois un regard froid, distant. Des personnes dont on ne comprend pas toujours les attentes et la vie. Cette société que l'on découvre est mise en valeur par le dessin de Campi qui est précis et humain. On découvre la vie d'un village afghan. On découvre aussi la vie de ces professionnels qui ont fait de leur métier la transmission de l'information parfois encore au péril de leurs vies. Le récit passe par le filtre de Zabus qui maîtrise mieux l'art de la narration par le dessin que notre journaliste. Cette collaboration sans doute éphémère fonctionne bien et nous livre une histoire humaine, instructive et passionnante bien mise en valeur par le dessin. Cela fonctionne vraiment bien. A découvrir.

Thomas Campi est né en Italie en 1975. Il est dessinateur.Il est diplomé de l'école d'art "Dosso Dossi" en 1994. Il travaille très vite avec l'éditeur Bonelli puis passe par les « cases » Le Lombard, Ankama..Le voici chez Dupuis avec Zabus avec lequel il collabore.

Zabus est belge et est en 1971 à Namur. Il se destine très tôt à l'écriture et au journalisme. Il trouve sa voie dans la BD avant de faire un parcours dans le monde du théâtre. Le démon du 9ème Art le reprend et ne le lâchera plus. Le voici chez Dupuis.

Pascale Bourgaux est grand reporter. Elle couvre l'Iran pour TV5 et France24, collabore au Monde, Paris Match et donne cours à Sciences Po. Sa carrière débute comme grand reporter au sein de la RTBF. Elle couvre les guerres du Kosovo (2000), Afghanistan (2001), Irak (20003) et se spécialisant dans le Moyen-Orient (Egypte, Syrie, Jordanie, Libye). Plusieurs prix récompensent ses reportages.

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31 mai 2014 6 31 /05 /mai /2014 14:59
Après l'Incal – Gorgo le sale - de Alexandro Jodorowsky et José Ladrönn chez Les Humanoides Associés.

Le synopsis des Humanoides Associés :

«Dernier cycle des aventures de John Difool, Après l'Incal faillit rester inachevé quand Moebius arrêta la série. Lorsque Jodorowsky découvre le talent de José Ladrönn, il réécrit pour lui le scénario d'Après L'Incal, qui donnera alors Final Incal. Deux variantes coexistent donc : Après l'Incal, par Mœbius, et Final Incal, par Ladrönn. Une version spéciale de Final Incal 2 est parue sous le titre Après l'Incal T2; elle s'enchaine parfaitement avec Après l'Incal T1. Le lecteur a donc le choix entre deux versions : Après L'Incal (tome 1 par Moebius, tomes 2 et 3 par Ladrönn) et Final Incal (3 tomes par Ladrönn). »

Au final il aura fallu 34 années pour parcourir l'ultime l'album et connaître la fin de l'histoire. La série créée par Jodorowsky et Moebius voit son terme. La série s'achève et il y a un peu de nostalgie. Le Vieux Fumetti aura pris tant de plaisir à suivre, certes, de manière espacée les aventures de ce détective si particulier, mi-héros et mi-loser. Il aura eu tant de plaisir à découvrir ce monde incroyable et riche. L'univers crée restera comme un des plus novateurs et originaux qu'il soit. Nul doute qu'il aura révolutionné le 9ème art et pourquoi pas le 7 ème tant on se demande si on ne voit pas certaines scènes dans Starwars ou dans le 5 ème élément. Quand on voit et que l'on constate le nombre invraisemblable de « reboots » ou d'uchronies qui encombrent les tables et les étagères de nos libraires on se demande si des sagas aussi complètes et sophistiquées verront de nouveau le jour. On le souhaite tant on aime tous encore lire ces albums qui nous transportent ailleurs. Le cycle se referme et le talent de José Ladrönn éclate et éclabousse cet art avec brio. L'histoire se termine et l'on a peine à quitter ces personnages incroyables. Ultime album superbe. Nous aurons tous l'occasion de lire ces albums de nouveau. Attention Gorgo le sale est sorti dans les deux versions ; Après l'Incal et Final Incal... A vous de choisir ou pas.

Alejandro Jodorowsky est chilien. Il nait en 1929. Il est multiple ; essayiste, mime, réalisateur, scénariste. Il travaille dans de nombreux pays en Ukraine, comme en France ; Son apport pour le 9ème art est immense puisqu 'on lui doit ; le Monde d'Alef Thau, la caste des Méta-Barons, Bouncer, Borgia et évidemment l'Incal.

José Ladrönn est né au Mexique en 1967. Il est un fan inconditionnel de Moebius. Il a pour l'essentiel travaillé sur la reprise de l'Incal. On le sait aussi fan de H.R Giger. Il a travaillé pour DC Comics et Marvel.

Après l'Incal – Gorgo le sale - de Alexandro Jodorowsky et José Ladrönn chez Les Humanoides Associés.
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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 08:05
L'Epopée – Un roi vient de mourir - de Chauvel, Le Galli et Gildas Java chez Glénat

Le synopsis de Glénat :

« Alors que le roi Philippe II de Macédoine vient de mourir, le jeune prince Alexandre s’apprête à lui succéder. Les vétérans Karanos et Méléagre, deux amis de longue date, assistent de loin au couronnement. Méléagre a pour charge de veiller sur Pyrrhus et Eurydice, les héritiers d’un héros de la bataille de Chéronée qui, bien qu’ils aient perdu leurs titres de noblesse, semblent avoir les faveurs d’Alexandre. Sans compter que de nombreux autres individus gravitent dans l’entourage du nouveau souverain : sa mère Olympias, son précepteur Aristote et son médecin Philippe… Entre assassinats, complots, jeux d’alliance divers, manipulations et stratégies guerrières, chacun va tenter de tirer son épingle du jeu en accompagnant celui qui fera de son petit royaume de Macédoine l’un des plus vastes empires que le monde ait connus. »

Pas moins de deux scénaristes ont planché pour nous proposer une relecture de la vie d'Alexandre le Grand. Deux scénaristes passionnés par l'Histoire qui se penchent sur le berceau de cette série très historique. Ce n'est pas de trop, tant cette période est riche. Riche par le contenu artistique. La Grèce et un peu aussi la Macédoine sont les berceaux de la culture européenne. Riche par le côté politique, en effet Alexandre sera le créateur d'un Empire qui verra les cultures, les religions se mêler. Militaire puisqu'il va conquérir de nombreux royaumes et états notamment et grâce à sa fameuse phalange macédonienne. Bref, un personnage emblématique, des conquêtes qui amèneront une refonte de l'univers de l'époque et puis une culture architecturale et artistique à cerner et à cadrer. Ils s'adjoignent un jeune créateur Gildas Java sur qui repose la mise en images et en dessins de leurs travaux. Il s'avère être un très bon physionomiste tant la multitude de personnages l'oblige à chercher et à travailler les portraits. Les planches sont découpées avec soin et recherche.Beaucoup de petites cases pour varier les plans et apporter de la nervosité et du rythme. De beaux plans plus larges pour les batailles. De l'action, de la sensualité aussi avec de beaux personnages féminins. La vérité historique est bien respectée. Gildas Java qui travaille plus d'habitude sur une base en numérique a passé du temps aussi sur les dessins via un travail plus traditionnel et des lavis. Cela se voit. C'est un très joli travail artistique. Certains cherchent à faire un peu facilement à comparer ce jeune créateur avec Philippe Delaby. Il y a des similitudes mais aussi des différences. Le carnet en fin d'album vient confirmer le talent de ce jeune nouveau venu. Une jolie série en résumé. Le premier tome est sorti et il est bien né.

La page technique de l'éditeur : Genres: Histoire, Graphisme, Audace du dessin ; Collection: Grafica ; Format : 240 x 320 mm ; 64 pages ; Façonnage: Cartonné ; EAN/ISBN : 9782723481236 ; Prix: 14.95 €

David Chauvel est né en 1969 à Rennes. Il est un scénariste reconnu. Il est prolifique et imaginatif. Il a un parcours riche et a travaillé avec de grandes maisons comme Glénat, Delcourt ou Dargaud. Il a collaboré avec de beaux dessinateurs tels que Fagès, Simon, Pedrosa ou Lereculey.

Michaël Le Galli est un pasionné de BD. Il lit très tôt le journal Tintin, puis devient un lecteur assidu des aventures d’Hugo Pratt. Il devient à l’adolescence l’un des responsables d’une bédéthèque. Il consacre ses études au 9ème art. Son premier album sort en 2003, il n’a depuis cessé de publier des albums chez différents éditeurs ; Glénat, Delcourt, Casterman ou Vents d'Ouest. C'est un passionné par l'Histoire. Cela se retrouve dans sa bibliographie.

Gildas Java est un jeune dessinateur breton qui a fait ses armes aux éditions Déméter pour qui il a dessiné la série La IIe rédemption. Il a également collaboré au collectif Brest en bulle pour les éditions Le Télégramme. Il réside en Bretagne.

L'Epopée – Un roi vient de mourir - de Chauvel, Le Galli et Gildas Java chez Glénat
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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 08:56
Les miettes par Ibn Al Rabin et Frederik Peeters chez Atrabile

Le synopsis de Atrabile :

« Un bref résumé (d’époque): un baron flanqué d’un comte branque et d’un patchwork de jumeaux, tente de détourner un train en direction de Vaduz, histoire d’oeuvrer fissa pour le renouveau du grand Lichtenstein à coups d’alchimistes. Hélas, ce plan d’une rigueur académique tourne au rotoyon lorsqu’un flûtiste fumé au pastis envoie zinguer le convoi un peu trop à l’ouest. Quelques guerrilleros San-Marinais seront déconfits en passant par une troupe délite achalandée façon fanfare municipale. »

C'est une réédition que nous propose la maison d'édition suisse Atrabile. Ils nous proposent de découvrir ou de redécouvrir une œuvre parue en 2001 chez Drozophile une autre maison. Le Vieux Fumetti reconnaît ne pas connaître ce livre et ne pas l'avoir lu à l'époque. De prime abord l'objet-livre est joli et attire l'oeil puis la main. Il est agréable à feuilleter. C'est un bon début. C'est un album relié avec sa couverture cartonnée. Le dos est toilé. Bel objet donc. Ensuite vient la lecture et la contemplation du graphisme. L'histoire est déjantée. Le scénario n'a rien de conventionnel. Cartésien s'abstenir mais cela peut aussi leur faire du bien. Ibn Al Rabin de son vrai nom Mathieu Baillif est un auteur habile et il sait nous surprendre. L'histoire est bien menée et on suit les méandres de l'intrigue avec plaisir. Frederik Peeters tout aussi suisse que son compère à un trait original. Le graphisme noir et blanc renforce le côté drolatique de l'histoire. Les personnages sont bien rendus. Ils collent au récit et à l'intrigue. Cela pourrait s'appeler «Les pieds nickelés au Liechtenstein ». C'est satirique, moqueur et drôle et joliment déjanté. C'est à découvrir. Oncle Fumetti vous recommande ce livre.

Les informations techniques de l'éditeur : Hors collection ; 72 pages en bichromie ; 23 x 31 cm Cartonné, dos toilé ; Prix 25 Chf/18 € ; ISBN 978-2-889230-18-1 Parution en mai 2014

Ibn Al Rabin alias Mathieu Baillif est suisse et né en 1975. Il représente le 9ème art en Helvétie et le pôle des scénaristes. Une partie alternative d'une certaine façon. Sa carrière débute en 2000. Il a déjà environ une trentaine de livres à son actif pour l'essentiel paru chez Atrabile mais pas que... On l'a vu aussi du côté de chez l'Association en 2000. Un auteur à suivre.

Frederik Peeters est dessinateur et aussi scénariste. Il est genevois depuis 1974. Il s'est partagé entre la Suisse et la France. Belle bibliographie entre Atrabile, Gallimard, Delcourt ou les Humanoîdes Associés. Il a été de nombreuses fois primé à Angoulême pour Lupus ou Aâma.

Les miettes par Ibn Al Rabin et Frederik Peeters chez Atrabile
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21 mai 2014 3 21 /05 /mai /2014 21:41
Le Spirou de... La femme léopard par Schwartz et Yann chez Dupuis

Le synopsis de Dupuis :

«Bruxelles, 1946. Une implacable canicule s'abat sur la capitale belge, encore très marquée par la Seconde Guerre mondiale. Sur les toits, une femme-léopard fuit, poursuivie par deux robots inquiétants au look de pygmées géants, et trouve refuge au Moustic Hôtel, dans la chambre mansardée du colonel Van Praag, un vieux colon irascible. Découverte par ce dernier, la sculpturale jeune femme est blessée à l'épaule par le vieillard à la gâchette sensible. C'est à ce moment qu'intervient Spirou. Un Spirou méconnaissable... qui s'est mis à picoler ! Car, incapable d'oublier la jeune Audrey, l'héroïque groom a pris la mauvaise habitude de noyer régulièrement son spleen dans l'alcool. L'irruption d'Aniota, la femme-léopard, va agir comme un électrochoc sur Spirou, car l'étrange créature va l'entraîner dans une grande aventure africaine à la recherche d'un fétiche volé à sa tribu ! Et après un petit détour par Saint-Germain-des-Prés, Spirou et Fantasio se retrouveront sur la piste de nazis (eh non, ils n'étaient pas tous morts) chercheurs d'uranium qui poursuivent, à coup sûr, de sombres desseins... »

Déjà Le Vieil Oncle aime bien le concept. Confier ce vieux héros à des couples, ou non, de créateurs pour redonner vie à Spirou et le mêler à des aventures est conceptuellement génial. Ainsi fait le personnage est renouvelé et comparer les différents styles sur la durée, est intéressant. Fumetti est fan du couple Yann et Schwartz. Ces deux-là en sont à leur seconde tentative. Cet opus est top. Le personnage est dépoussiéré. Imaginez que Notre Cher Groom est alcoolique. Fallait oser. Ensuite c'est bien vu...Ce mélange de vieux dessins «old school» et ce "juste ce qu'il faut" de modernité est excellent. On garde l'aspect ancien de la BD tout en lui apportant une jolie cure de jouvence. Brillant. Le scénario est prenant et simplement délirant. On pouvait difficilement attendre autre chose de Yann.On connait son brio. Schwartz a un trait parfait pour ce style de livre. Il s'affranchit toutes les époques, toutes les générations et ne ringardise pas. Bref on passe un excellent moment visuellement et intellectuellement. On en redemande.

Yann est insaisissable. Né à Marseille le 25 mai 1954, ce personnage d’origine bretonne est installé à Bruxelles. Il a un parcours hors norme par sa durée, sa diversite et son originalité. Aujourd'hui, Yann est sans conteste l'un des scénaristes incontournables de la profession.

Olivier Schwartz est né en 1963. Il est autodidacte. Il débute en dessinant pour Milan puis pour Astrapi. Il participe à la plupart des titres de la presse pour jeunes en participant à plusieurs projets et concepts. Il est aussi illustrateur. Le voici sur un projet de rêve pour lui...Dessiner Spirou. Pour notre plus grand plaisir.

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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 20:29
Warship Jolly Roger – tome 1 de Sylvain Runberg et Miki Montllo chez Dargaud.

Le synopsis de Dargaud :

« Warship Jolly Roger : Sylvain Runberg et Miki Montlló ne pouvaient pas trouver meilleur titre pour cette nouvelle série de SF ! Dans une fédération stellaire mise à mal par les indépendantistes, quatre prisonniers s'évadent, dont le criminel de guerre Jon T. Munro. Ancien général de l'armée, il devra s'associer avec une mercenaire militante, un contrebandier ultra violent et un ado mutique pour récupérer son vaisseau : le Valkyrie. Le Jolly Roger, pavillon des pirates, flotte bien sur ce space opera survolté ! Avis aux amateurs de Universal War One : foncez sur cette nouvelle série ! »

Bel album que celui-là. Une sorte de Space Opéra. Les deux auteurs se sont réunis pour le meilleur. Le livre Un est bien né. L'atmosphère, le scénario, les personnages typés et intéressants dans lesquels on se reconnaît sans oser le dire, les couleurs, le graphisme...Tout y est. On se doute que cela a été étudié. Dans le 9ème Art moderne, on ne fait plus rien au doigt mouillé. C'est marketé. C'est normal. Les enjeux financiers sont là. On peut le regretter et pourtant il reste de l'humain dans ce livre. C'est presque émouvant à écrire pour le Vieux Fou de BD qu'est Oncle Fumetti. Le personnage central a une présence certaine. Il a le potentiel d'un héros récurrent de notre Art si les directeurs de collection ne le mangent pas. Ils sont parfois prompts à enterrer une série sans lui laisser le temps de s'épanouir et de rencontrer son public. Espérons que cela ne sera pas le cas de celle-ci. Cessons là les digressions et rendons hommage à ces créateurs. On voit en ce moment trop de BD qui se ressemblent pour ne pas se laisser tenter par celle-ci. L'ambiance est prenante et on sent bien que les auteurs en ont gardé sous le pied. Le premier tome envoie et on espère bien que le deuxième enverra aussi du lourd. C'est qu'on l'attend déjà le tome 2. Eh oui !!!!

Sylvain Runberg est franco-belge. Il est né en 1971 à Tournai. Il vient très tôt à lire de la bande dessinée. Il passe son bac d'Arts Plastiques dans le Vaucluse avant d'obtenir une maîtrise d'histoire contemporaine à la faculté d'Aix en Provence. Il travaille en librairie avant de rejoindre le monde de l'édition : Dargaud, Dupuis, Les Humanoides Associés dans le désordre et même Futuropolis. Il est un des scénaristes phare du XXIe siècle...Il a été chroniqué quatre fois par Oncle Fumetti auparavant.

Miki Montllo est né en 1984 en Espagne. Il est illustrateur. Il vit actuellement à Berlin. Il a travaillé sur un tome d'Orbital de Sylvain Runberg. Ce dernier lui a confié le dessin de cette nouvelle série chez Dargaud : Warship Jolly Roger. Cet espagnol a beaucoup de talent. La péninsule ibérique est une terre du 9 ème Art..

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18 mai 2014 7 18 /05 /mai /2014 20:09
Detectives – Miss Crumble de Guinebaud, Hanna et Lou chez Delcourt.

Le synopsis de Delcourt :

« 1918. Au lendemain de la guerre, dans le sympathique village de Sweet Cove, tout respire la douceur de vivre. Ah, Sweet Cove... ses jardins bien entretenus, ses salons de thé aux doux parfums de gâteaux chauds... C'est pourtant ici que va frapper un mystérieux assassin botté, l'occasion rêvée pour une célèbre institutrice retraitée de s'adonner à son sport préféré : mener l'enquête. »

La collection « Conquistador » nous propose une nouvelle série « Détectives ». Trois créateurs ont pris en main ce premier épisode. On connaissait de Sylvain Guinebaud qu'il travaillait volontiers avec le scénariste bicéphale Ange et avec Stéphane Paitreau à la colorisation, le voici avec deux nouveaux comparses ; Lou qui est un coloriste Delcourt tant il est vrai qu'il collabore avec cette maison souvent et Herik Hanna au scénario. Ce dernier venu est aussi un « produit » Delcourt. Cela n'a rien de péjoratif. C'est seulement un constat. Il est normal que les éditeurs s'inscrivent dans la dureté avec leurs créateurs. Mais revenons au livre. La synergie entre les trois artistes fonctionnent bien. Chacun apporte sa pierre à l'édifice. Guinebaud apporte son trait réaliste. On le sait fin physionomiste. Les personnages sont bien dessinés et les planches sont propres et le scénario bien rendu. Hérik Hanna commence à avoir de la « bouteille » et il sait faire progresser l'intrigue. Le suspense et l'intrigue sont bien présents et bien menés. Lou apporte sa touche. Il sait coloriser et son expérience se fait sentir. L'ensemble donc tourne bien et l'album est réussi. On sent que le Directeur Editorial ou de Collection, on n'en sait rien, à choisir ses hommes pour lancer la collection avec des valeurs sûres tout en prenant le risque de mariages artistiques qui sont parfois aléatoires. Cette fois-ci c'est bien joué. Un album bien né et une série bien lancée. Que demande le peuple !!! C'est sorti.

Sylvain Guinebaud est né en 1973. Il donne très vite une place à son talent de dessinateur. Il obtient à la fac une licence en Arts plastiques. Il sort « Harkhanges « chez Albin Michel grâce à une collboration avec Froideval. Il rencontre le couple « Ange » et travaille sur la geste des Maîtres Dragons » et « La Porte des Mondes ». Il participe à un album de Kookabura Universe. Ce sont ces années de collaboration avec les éditions Soleil. Il signe avec Delcourt un contrat pour la série 7 tout en continuant son parcours. Le voici sur Détectives toujours chez Delcourt

Herik Hanna est né en 1977. Il aborde la BD par Strange très tôt. C’est un amateur de comics et de cinéma notamment d’ Hitchcock. Il scénarise des projets tels que La Grande Evasion avec Void 01 dessiné par Le Grand Sean Phillips. Il publie en 2013 une série Bas Hass qui connaîtra 4 tomes.

Lou est un coloriste chevronné. Il est rouennais ce qui le rend forcément sympathique aux yeux du Vieux Fumetti...Comme lui c'est un ancien cancre. Il est autodicate. Il se lance dans la musique, le graphisme, la création audiovisuelle. Il décide de se limiter à la BD. Bien en lui en a pris pour nous comme pour lui. Il commence à avoir une belle bibliographie.

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