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13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 14:53

Le synopsis de Futuropolis :

« La bataille de la Somme désigne une confrontation opposant les Britanniques et les Français aux Allemands Première Guerre mondiale, dont ce fut l'une des batailles les plus sanglantes. La première journée de cette bataille, le 1er juillet 1916, détient le triste record de la journée la plus sanglante pour l'armée britannique, avec 58 000 victimes dont 19 240 morts. La bataille prit fin le 18 novembre 1916, avec parmi les belligérants environ 1 060 000 victimes, dont environ 442 000 morts ou disparus. Joe Sacco a voulu raconter cette terrible journée dans une fresque de plus de 7 mètres de long. Ce livre panorama est accompagné d'un livret écrit par l'historien américain Adam Hochschild qui explique heure par heure le déroulement de cette journée historique. Il est rédigé en Français et en Allemand. »

C'est l'année de la commémoration du début de la « Grande Guerre ». On se demande bien en quoi elle est grande. Elle n'a pas grandi l'Humanité. Est-elle grande par l'hécatombe ? Par le grand nombre d'estropiés, de gueules cassées ? Il est en ainsi de sa dénomination. Joe Sacco nous convoque au grand oral et nous conte le premier jour de la bataille de la Somme. L'homme sait y faire. Il a un talent de narrateur hors norme. Il connait les hommes et il sait nous les présenter. Il a eu la bonne idée de se faire accompagner par un expert en la personne de Adam Hochschild. Il nous apporte sa connaissance du sujet et il valide le travail de son hôte. Ce n'est pas une œuvre artistique au sens classique du terme. C'est à un cours d'histoire et à un des meilleurs que vous êtes convoqués. Ne ratez pas l'occasion. C'est passionnant et cela permet de conserver la mémoire de ces jeunes héros inconnus qui ont marqués leur époque. C'est paru. C'est un album de 50 pages au format de 275 x 200 mm..

Joe Sacco (photo de Richard Saker) est né en 1960 sur l'île de Malte. Il émigre en Australie puis au Etats Unis à 12 ans. Il est auteur de bande dessinée. En 1981 il obtient une maîtrise d'Art dans l'Orégon. En 1992 il passe plusieurs mois en Palestine et en Israel et publie en France deux albums : « Palestine : Une nation occupée » ( en 1993) et « Palestine : Dans la bande de Gaza », regroupés ultérieurement. Ce sera sa première œuvre majeure. D'autres suivront...

La Grande Guerre : Le premier jour de la bataille de la Somme Leporello par Joe Sacco chez FuturopolisLa Grande Guerre : Le premier jour de la bataille de la Somme Leporello par Joe Sacco chez Futuropolis
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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 04:08
Adulteland de Oh Yeong Jin chez FLBLB éditions

le synopsis des Editions FLBLB :

« Un homme discute avec une femme-robot, et s'aperçoit que celle-ci a les souvenirs et la personnalité de sa défunte épouse. La suite est un long flash-back qui explique cette rencontre inédite. »

Ce que nous décrit Oh Yeongjin est tout à fait crédible. Il s'agit d'un futur possible dans lequel les rapports humains et la solitude sont traités par des substituts, des robots. Il s'agit d'une critique et d'un constat, supports d'une critique de la technologisation de la société. L'auteur adopte pour ce polar d'anticipation un style de dessin et une mise en scène très sobres. L'humour est noir, l'ironie sous-jacente, et le désenchantement permanent. Ce conte et cet essai philosophique atteint son but et nous donne à réfléchir sur la société et sur nous mêmes. Nos sociétés humaines sont

dominées par l'individualisme et la pauvreté des rapports humains quand ils ne sont pas absents.C'est un cri d'alarme. Oh Yeong Jin est un lanceur d'alerte. D'une manière très direct il nous dit « Attention ». A découvrir absolument.

Oh Yeong Jin est né en 1970. Il suit des études techniques et travaille à la société coréenne d’Électricité à séoul (Kepco). Parallèlement, il entame une carrière d’auteur de bande dessinée,en participant à la revue « comix » et en publiant terrorist, un recueil de ses premières histoires. Il a reçu en 2008 le prix «Asie» de l’association des critiques de Bande Dessinée pour Le Visiteur du sud, tome 1.

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5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 09:51

Bonjour Ignacio Noé. Vous n'êtes pas encore assez connu du grand public. Présentez vous. Qui êtes-vous ? D'où venez vous ? Pourquoi êtes vous venu à la Bande Dessinée ?

 

Je suis un créateur de bandes dessinées et un illustrateur argentin. En 1988, j'ai commencé en même temps à faire des illustrations pour la couverture du magazine de bandes dessinées argentin Fierro et des bandes dessinées pour El Protector comic pour Lancio Story (Italie) sur un scénario de Ricardo Barreiro . J'ai fait plusieurs bandes dessinées érotiques , la première a été écrite par Barreiro et les autres par moi. Depuis le début, je travaille sur les deux domaines, mais ces deux dernières années je passe plus de temps à faire de la bande dessinée.

 

Vous avez travaillé en Argentine, en Italie, en Espagne et enfin en France. Comment vivez vous les différences artistiques entre ces pays ? Où vous sentez-vous le mieux artistiquement ?

 

J'ai commencé à faire de la bande dessinée dans laquelle l'histoire est divisée par chapitre pour les publier dans un magazine, dans un premier temps Lansio puis dans Comic Art et Kiss Comix. Je me sens mieux sur le marché français pour y préparer un livre. C'est plus stable et solide pour y développer un scénario. Les livres sont aussi plus beaux, plus précieusement imprimés.

 

L'Argentine est un pays riche en dessinateurs de talent depuis longtemps ; Breccia père et fils, Carlo Meglia, José Munoz, Carlos Trillo...Vous et bien d'autres. Comment expliquez vous cette excellence argentine ? Peut-on parler d'école argentine ?

 

 

Dans les années 50 et 60, il y avait un marché éditorial solide en Argentine dans lequel de nombreux artistes ont pu travailler et ils ont été en mesure de s'y accomplir comme artistes. Il y avait aussi un artiste européen présent ; Hugo Pratt . Cela a créé une passerelle entre l'Argentine et le marché européen quand le premier s'est réduit. Je pense que nous pouvons parler d' un style argentin, si nous pensons à Breccia , Munoz et Nine. Nous pouvons y trouver une caractéristique commune comme l'emploi du clair-obscur et une ligne expressionniste marquée.

 

 

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Parlez vous de « Douce Tiède et Parfumée ». D'où vient cette œuvre ? Pourquoi un tryptique ?

 

Le début de l'histoire se déroule à Londres, où Ally, le personnage principal découvre qu'elle a une sœur et qu'il est impératif de la trouver . Elle doit chercher en Amérique, d'abord à Ushuaïa , puis au Paraguay, après la guerre de la Triple Alliance. L 'histoire se temine à Buenos Aires. J'ai fait un tryptique parce que c'est le bon support et parce que je me suis familiarisé avec ce mode lors de la conception de Helldorado.

 

Comment créée-t-on ce style d'histoire ? Où avez-vous trouvé l'inspiration ?

 

J'ai toujours été attiré par l' époque Victorienne. J'aime l'ère technologique de la machine à vapeur et le développement scientifique de cette période. Cet âge est familier et loin en même temps. Il est mystérieux et un peu mélancolique. Nous reconnaissons quelque chose de perdu en elle. Je voulais montrer une histoire d'amour dans ce monde, mais le sujet principal de l'histoire n'est pas le monde, c'est la Femme, comme dans toutes mes bandes dessinées érotiques .

 

Pourquoi avoir choisi cet univers onirique et fantastique ? Cette histoire sera-t-elle publiée en Argentine ?

 

Je voulais quelque chose d'irréel et une histoire d'amour forte et interdite entre Ally et Juan. L'onirisme me permet de montrer des images belles et fortes. J'aime les niveaux différents de l'univers de cette bande dessinée où vous trouverez des rêves, certains faits historiques qui semblent imaginaires, et certains événements fantastiques qui se produisent dans l'histoire .

Ce travail ne paraîtra pas en Argentine. Pourtant j'aimerais vraiment que dans quelque temps, il puisse être traduit en espagnol.

 

 

ignacionoe.jpg

 

 

Comment passe-t-on de Helldorado chez Casterman à ce travail si particulier ?

 

J'ai fait le scénario de sept livres érotiques et je voulais faire une bande dessinée de fiction non érotique. J'ai beaucoup travailler dans un support numérique. J'ai fait Helldorado sur Painter 9 ; croquis, dessins et couleurs. J'ai fait les bulles et textes sur Photoshop. J'avais senti ce besoin de changement . J'avais fait beaucoup d'illustrations et une bande dessinée pour enfants ;Julian King sur un scénario de Carlos Trillo à l'aquarelle. Je voulais utiliser cette technique sur une nouvelle bande dessinée. C'est de cette façon que c'est matérialisé D , T & P.

 

Comment travaillez vous ? A quel rythme ? Avec quels outils ?

 

Je commence chaque livre par un bref texte d'une page et je fais un storyboard rapide par page. Après j'ouvre une page dans Photoshop, je positionne les bulles et je dessine des croquis très très simples. Quand j'ai les 46 pages, je commence à améliorer le texte et le discours des images . Quand j'ai fini le texte, je sais ce que je dois dessiner dans chaque trame. J'ouvre les pages dans Corel Painter 12 et j'améliore les dessins. Puis j'imprime chaque page et je les copie avec une table lumineuse, sur un papier pour aquarelle Fabriano Disegno 5. Je finis le dessin au crayon graphite. Je peins le tout à l'aquarelle. Puis je scanne chaque page et je mets les bulles et le texte en français dans Photoshop. J'essaie de ne pas faire de correction numérique sur les pages scannées .

 

Quels sont vos idoles dans le métier ? Ou les artistes actuels qui vous impressionnent ?

 

Il y en a beaucoup. J'ai découvert les bandes dessinées pour adultes dans le magazine de bandes dessinées de Fierro. J'ai découvert Moebius, Tardi, Liverattore, Serpieri, Boucq, Muñoz et Breccia , mais l'artiste qui m'impressionne le plus est Carlos Nine. En ce moment, je suis très impressionné par Riccardo Federici et Otto Schmidt .

 

Vous avez un troisième tome à publier et après ? Quel est votre futur artistique ?

 

Oui , je travaille dans le tome 3, le dernier qui paraîtra l'année prochaine. Dans le futur, je vais travailler avec Jean David Morvan . En ce moment, nous définissons un nouveau projet pour Paquet. Je suis très excité à l'idée de ces deux projets.

 

Merci beaucoup Ignacio Noé pour vos réponses et à bientôt avec Oncle Fumetti.

 

 

 

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31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 09:31

Couv-brigand-sertao.jpg

 

Le synopsis de Sarbacane :

 

«Région du Sertao, Nordeste du Brésil, années 20. Une suite d’histoires retrace la fabuleuse épopée du mythique brigand, le cangaçeiro Antonio Mortalma, mi-homme mi-démon. Les histoires se suivent, se mêlent, en empruntant chaque fois un nouveau conteur, qui poursuit l’histoire entamée par un autre… en variant les angles avec poésie. Tout au long du récit de nombreux personnages grandiloquents et théâtraux apparaissent, mais le terrible Antonio Mortalma demeure la référence : son destin concerne toute le monde, et chacun est partie prenante de sa légende. La narration est à l’image de la contrée qui lui sert de cadre : haute en couleur. Elle reflète la sauvagerie des hommes, la philosophie de ses habitants, et donne une place de choix aux plaisirs de la chair. »

 

C'est une vraie pépite que nous propose Sarbacane. Ce livre Noir et Blanc est réussi. Très réussi. Les deux artistes nous livrent une œuvre très épurée et en même temps très sophistiquée. C'est un western du Sud, du grand Sud. C'est à l'origine un livre publié au Brésil en 2007. Il est repris par Sarbacane et proposé dans une version française. C'est brillant. C'est percutant. C'est à la fois une vraie création scénaristique et en même temps un travail graphique simple mais tellement esthétique. C'est basique mais très élégant. On présente Flavio Colin comme le grand talent brésilien et cette réputation est méritée sur ce livre. Cet artiste méconnu en France est un très grand de notre Art. Il est maintenant disparu et ce livre lui rend grâce. Pour en revenir au livre, c'est lisible comme un western de base et on prend du plaisir à lire ce livre mais c'est aussi magique par le rendu. C'est bien de pouvoir découvrir ces talents venus d'ailleurs. Sarbacane nous fait un vrai cadeau en nous proposant cette œuvre rare. Elle sort le 2 avril. C'est un «160 pages » en noir et blanc pour 22 euros. Pas cher pour un travail de ce calibre.

 

Flavio Colin est à Rio de Janeiro (Brésil) en 1930. Il est illustrateur et écrivain. Il commençe sa brillante carrière professionelle à la fin des années 1950. Créateur d'un style original et fin, en plus de 40 ans de travail, il a obtenu divers prix et une véritable légion d'admirateurs. Il est considéré par beaucoup comme le meilleur dessinateur de bandes dessinées brésilien de tous les temps. Il nous quitte en 2002.

 

 

Wellington Srbek est brésilien, né à Belo Horizonte en 1974, scénariste et éditeur indépendant, formé en Histoire et ''chercheur'' de bandes dessinées avec un doctorat en éducation. Il a été plusieurs fois primé. 

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30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 07:22

240-Comedie-du-Livre-2014-Montpellier focus events 

 

Du 22 au 25 mai la Ville de Montpellier fête le Livre et au travers de celui-ci la Bande Dessinée durant la 29ème Comédie du Livre. C'est la littérature nordique qui est mise en avant. Ce sera l'occasion de découvrir ces créateurs venus du froid qui ne manquent pas de talents. On notera la présence d'écrivains jeunesse et des auteurs-illustrateurs de romans graphiques et de bandes dessinées (Stian Hole, Joanna Hellgren, Lars Sjunnesson, Tommi Musturi).En illustrations quelques unes de leurs couvertures.

 

Enfin une  Carte Blanche est offerte en 2014 à Xavier Dorison, scénariste bien connu de bande-dessinée. Ce dernier proposera des rencontres, tables rondes et animations, auxquelles il associera quelques uns des auteurs et illustrateurs de premier plan  avec lesquels il collabore : Steve CuzorFabien NuryJean Van HammeSerge Le TendreChristian Rossi et Olivier Taduc.

 

 

Une occasion de se cultiver et de découvrir une littérature différente et riche.

 

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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 07:42

Glénat publie avec Fayard une collection sur des personnages historiques. Deux albums sont déjà sortis sur Philippe Le Bel et Vercingétorix. D'autres albums sont attendus dans les mois qui viennent. Oncle Fumetti souhaite en savoir plus... Cedric Illand le responsable éditorial de la Collection pour Glénat répond à nos questions.


 

album-cover-large-21909.jpg   Philippe-le-bel-1

 

Bonjour Cédric Illand, des livres sur des personnages historiques en BD ce n'est pas nouveau. Pourquoi recommencer et en sortir de nouveaux ?

 

Les bandes dessinées historiques existent depuis des décennies et ont marqué certaines générations. Ainsi, les histoires de l’oncle Paul en regorgeaient, les collections de Larousse dans les années 70 (L’histoire de France en BD, La découverte du monde en BD, l’histoire du Far West en BD) sont à l’origine de quelques vocations d’historiens. La collection Vécu chez Glénat a fait les belles heures de la bande dessinées des années 80 & 90. A chaque époque correspond une approche historique tenant compte des connaissances du moment. De la même manière, les choix artistiques et narratifs correspondent à leur époque.

 

Nous avons souhaité proposer une nouvelle approche qui corresponde à un public d’aujourd’hui, c’est-à-dire au goût pour une bande dessinée moderne, dynamique, avec de jeunes auteurs mais aussi avec la volonté de respecter la recherche historique. L’histoire est une science humaine, c’est-à-dire mouvante.

 

Pourquoi cette collaboration avec Fayard ? Quelles en sont les motivations ? Économique ? éditoriale ? Pour cibler un lectorat particulier ?

 

Nos deux maisons collaborent de manière occasionnelle depuis quelques années maintenant et nous avions l’envie d’un nouveau partenariat sur la thématique de l’Histoire qui fait partie de l’ADN des deux éditeurs. Nous avons convenu après quelques discussions de travailler autour du concept de la biographie historique en BD.

 

Dans notre approche, nous souhaitions pouvoir nous appuyer sur des historiens spécialistes accompagnant de manière très fortes des auteurs de BD. Ces historiens sont, dans le cadre de cette collection, des co-auteurs et non de simples préfaciers ou conseillers.


De leur côté les éditions Fayard souhaitaient ouvrir l’Histoire un public plus large. Le marché du livre d’Histoire présente à la fois un effritement important des ventes des ouvrages de référence et un appétit manifeste d’un public élargi pour des ouvrages de vulgarisation, comme en témoignent, par exemple, les succès de François Reynaert, Stéphane Bern, Franck Ferrand et autres.

 

Cette collection est destinée à répondre de manière exigeante à cette demande : elle vise à allier les meilleurs spécialistes de chaque période, tous reconnus comme tels par leurs pairs, avec des scénaristes et dessinateur qui auront la charge de proposer des récits vivants, fondés sur les dernières avancées de la recherche historique. Les amateurs de BD et de livres d’Histoire y trouveront leur compte, mais aussi les plus jeunes et les enseignants toujours en quête de supports nouveaux pour transmettre l’appétit de savoir.

 

 

 HISTOIREcvCHARLEMAGNE  HISTOIREcvJAURES

 

Comment sont choisis les personnages traités ? Vercingétorix, Philippe Le Bel...puis Jaurès, Soliman, Saint Louis ou Charlemagne ? Pourquoi ceux-là ?

 

Nous avons établi de concert avec les éditions Fayard une assez longue liste de personnages importants qui ont fait l’Histoire. Nous avons convenu que dans un premier temps nous proposerions des hommes politiques, rois, reines… qui sont emblématiques d’un moment historique et liés à la construction des États et institutions politiques.

 

Nous avons donc – pour le moment – laissé de côté des personnages tels que Einstein ou Léonard de Vinci, tout aussi important historiquement. Sur la base de cette liste, les auteurs BD ont choisi les personnages qui les inspiraient le plus, car nous souhaitions que ce soit à chaque fois une vraie œuvre d’auteur, malgré les contraintes et éviter le travail de mercenaire.

 

Les équipes qui conçoivent les albums, sont diverses dans leurs composantes. Comment sont-elles constituées ? Est-ce que le fait qu'elles soient constituées d'artistes différents ne nuit pas à l’homogénéité de l'ensemble ?

 

Pour chaque personnage, nous avons constitué une équipe indépendante constituée d’historiens, de scénaristes et de dessinateurs. Les associations historiens & auteurs sont imposées par nous, chaque coéditeur proposant les auteurs dans son registre. Il y a parfois des exceptions comme Jean Tulard, historien spécialiste de Napoléon et Noël Simsolo qui sont amis depuis des années, liés par leur passion commune pour le cinéma mais sinon, historiens et auteurs de BD viennent d’univers différents et ne se connaissent généralement pas. En ce qui concerne les associations scénaristes/dessinateurs, cela s’est fait comme pour n’importe quel projet, avec la plupart du temps des équipes déjà constituées.


La ligne graphique, du dessin réaliste, détermine déjà une homogénéisation que nous ne voulons pas trop forte. Encore une fois, chaque album est une œuvre d’auteur.  La cohérence de collection est assurée en grande partie par la maquette de couverture.

 

Est-ce que le contenu historique est vérifié et par qui ?

 

 

Les historiens étant co-auteurs, ils sont au départ du projet et tout au long de la réalisation les piliers qui portent la crédibilité du scénario comme des dessins.

 

HISTOIREcvSOLIMAN.jpg  HISTOIREcvSAINTLOUIS

 

Est-ce que la BD historique a d'abord un but pédagogique ou plutôt artistique ?

 

L’ambition est de réussir dans les deux catégories : proposer un album de bande dessinée plaisant à lire autant qu’instructif.

 

Ce genre de Bandes Dessinées est-elle destinée à distraire ? A quel public sont-elles destinées ?

 

Comme pour la question précédente, l’ambition est de proposer un bon moment de lecture au sens de plaisir, mais également une manière différente d’apprendre l’Histoire.

 

Pour l'instant, la série ne traite que de sujets masculins. A quand la parité ?

 

Catherine de Médicis, Jeanne d’Arc, Elizabeth 1ère  ,  Cléopâtre, La grande Catherine de Russie…  sont des personnages en cours de travail ou envisagés assez prochainement.

 

Combien d'albums seront publiés ? Est-ce que la durée de cette collection sera le résultat du succès de librairie de ces livres ?

 

Une vingtaine d’album sont déjà en chantier car nous croyons au concept de cette collection que nous avons l’ambition d’inscrire dans la durée. Bien évidemment, si les ventes venaient contredire cette ambition, nous saurions en tirer les conséquences.

 

Merci Cédric Illand pour vos réponses. Longue vie à cette collection qui vulgarise l'Histoire. Et à bientôt avec Oncle Fumetti.

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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 14:50

Le synopsis de Paquet :

 

 

Une très ancienne légende raconte que si quelqu'un parvenait à rassembler trois des sept boules vertes créées par Hori, il hériterait de tous les pouvoirs...Dans un royaume étrange, où se trouve une immense forêt au beau milieu d'une clairière perdue, vit Guilio. Ce dernier ne cesse de rêver de voyages, de terres inconnues et d'aventures. Un jour, son faucon Izard lui ramène un étrange objet, dont Guilio ne connaît ni la provenance, ni la matière. Prenant cet objet pour une preuve de l'existence d'un monde par-delà l'immense forêt, Guilio décide de partir à l''aventure... »

 

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C'est une excellente idée qu'ont eu les décideurs de Paquet et notamment Pierre Paquet..

Ressortir et retravailler la série chère à Laurent Parcelier, la malédiction des 7 boules vertes. Il s'agit initialement d'une série parue dans les années 80 chez Casterman qui eut un franc succès (cf les couvertures des deux premiers albums en bas d'article). Il n'y eut que 5 albums mais ce fut assez pour passionner les lecteurs de l'époque. La série n'alla pas plus loin et elle finit par tomber dans l'oubli. Laurent Parcelier abandonna la BD et consacra son talent à la peinture... Nous voici trente années plus tard et avec l'aide de Samuel Epié qui a colorisé et retravaillé certains albums notamment le deuxième dont certains éléments avaient soit soufferts ou soit disparus. Ce n'est donc pas un fac-similé ou un copier coller mais une œuvre retravaillée. Bref, pour les plus jeunes c'est une découverte de ce travail réactualisé et pour les plus anciens un plaisir renouvelé. L'histoire est agréable et l'univers librement adapté de Tolkien par certains aspects est très fin et plaisant à lire. Une bonne idée comme le relevait Oncle Fumetti en préambule.

 

Laurent Parcelierest né en 1962 à Chamalières. On lui doit deux séries ; celle-ci qui fut publiée

de 1988 à 1993 et une seconde concernant aussi Guilio son personnage de 1995 à 1996. Il s'adonne maintenant à la peinture.

 

 

Samuel Epiéest le coloriste sur cette réédition.

 

 

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 10:18

Le synopsis de Diabolo Editions :

 

 

Le jeune Lovecraft de Torres et Oliver est un hommage humoristique au plus grand écrivain de terreur dans l’histoire de la littérature. Ces bandes dessinées recréent l’enfance de l’écrivain, à la fois protagoniste et en même temps victime de ses propres inventions littéraires. A partir de données réelles de sa biographie, les histoires nous conduisent vers un monde où la réalité se mélange avec le fantastique, provoquant le rire et la tendresse envers les merveilleux personnages que les auteurs ont créé. Le volume se termine par une galerie d’illustrations d’auteurs invités. »

 

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Le tome 2 est arrivé. C'est une idée géniale qu'on eut Torres et Oliver de nous proposer de nouveau les aventures du jeune Lovie. Redonner vie à un de nos auteurs du Fantastique et y mêler enfance, mythe de Cthuhlu, et humour tendre et potache est excellent. Le dessin est fin et agréable à l'oeil. Ce sont une série de petits strips qui mettent en scène des ados avec leurs philosophies et leurs préoccupations de cet age. C'est charmant et on prend plaisir à tourner les pages et à envisager cet écrivain qui a révolutionné nos nuits et nos cauchemars autrement que dans la noirceur et l'épouvante. Cela retire rien à l'aura de cet auteur exceptionnel par la densité de l'oeuvre de ce maître avec Edgar Allan Poe du Fantastique. C'est donc à découvrir parce que ce travail le mérite. Diabolo Editions a raison de nous faire découvrir cete création. Merci à eux. Le Vieux Fumetti cautionne.

 

Bartolo Torres est né en Espagne en 1978. Il est dessinateur.

 

José Oliverest né en Espagne à Palma de Majorque en 1979. Il est le scénariste de ce livre.

 

 


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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 09:14

RecOr

 

La composition d'un plan est toujours un peu complexe à appréhender pour le néophyte. Il s'agit

d'organiser une image pour l'oeil de la personne qui regarde et qu'elle y puise tout ce qu'il convient de voir pour comprendre le récit et que cela flatte l'oeil. Il s'agit simplement d'organiser l'image pour qu'elle éclaire le récit, qu'elle ne lasse pas et qu'elle soit esthètique. A chacun sa technique toutefois on utilise dans les académies le Sacro-saint Nombre d'Or. Le fameux 1,618. Après tout n'est que calculs, mesures, tracés et rectangle.

 

Je vous vois venir !!! Aie !!! Des maths, des calculs..on va rien comprendre. Que nenni !!! C'est simple.

Prenons un exemple ; une feuille de papier A4. Vous divisez la longueur soit 29,7 par 1,618 cela vous donne 18,36 cms. Vous faites la même chose avec la largeur soit 21 et donc on trouve 12,97 cms.Vous prenez votre feuille A4 et vous appliquez les résultats avec votre règle. Vous tracez deux droites. Et c'est l'intersection de ces droites que doit se placer le sujet de votre dessin : personnage, élément d'architecture ou objet.

 

Par la suite vous organisez le reste dans les espaces qu'il vous reste. Vous constatez que vous aurez un plus grand espace sur la gauche vers le haut etc... Il est prouvé que l'oeil se porte naturellement sur ce point d'intersection et plus particulièrement sur le carré supérieur et en tout cas sur la droite. Après si vous tournez la feuille en format ou en paysage, cela ne change rien. Je vous laisse regarder la figure ci-dessus ou celle ci-dessous. Comme tu veux tu choisis !!!! La place idéale se situe entre la droite verticale et l'arc de cercle ou au plus serré de la spirale de la coquille. A vous de composer votre dessin, peinture, aquarelle etc...Et youpi !!

 

               spirale_or.gif

 

 

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23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 05:24

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Aborder l'univers de Pierre Duba n'est pas simple. C'est un artiste qui aura été un des premiers à populariser et à tenter les romans graphiques. C'est une démarche artistique difficile. Le chemin est pavé de bonnes intentions mais il est périlleux. Il demande de la créativité, de la recherche et une intense maîtrise technique. Pierre Duba possède tout cela. Pour avoir eu la possibilité de passer un moment dans son atelier, Le Vieux Fumetti dira que l'artiste est sérieux, travailleur, remettant de nombreuses fois son travail en question. Il est sensible aussi. Il cherche, expérimente et tente.

 

Le livre A Kyôto qui est abordé mais seulement effleuré, tant c'est dense et travaillé,  dans cette chronique est un OVNI dont est capable cet auteur. Il retranscrit la vision d'un quotidien vécu au Japon par Pierre Duba. Il y était allé dans le cadre d'une bourse obtenue de l'AFAA et de la Villa Médicis Hors-les-Murs. Il est le fruit de la collaboration avec Daniel Jeanneteau. Il est la vision d'un artiste. Un parti pris. Les pages, les planches s'enchaînent comme autant de tableaux, de concepts différents. Le créateur nous propose et nous disposons. C'est riche. C'est esthétique et c'est à découvrir. Le livre a dix ans. Il est paru en 2004 et a été publié par 6 Pieds sous Terre, maison d'édition dont Pierre Duba est un pilier. Vous le trouverez aisément. C'est vraiment un artiste à découvrir.

 

 

Pierre Duba est né en 1960 à Bradford. Il vit dans le Biterrois. Sa bibliographie est riche de 13 livres publiés. Son dernier ouvrage Dans ma maison de papier est sorti début 2014 en collaboration avec Philippe Dorin.

 

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