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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 17:05
Les bonnes lectures d'Oncle Fumetti...Keko le magicien de Carlos Nine chez Rackham.

Le synopsis de Rackham :

« Keko est un magicien raté qui vit avec sa mère, Dame Teton, qui n’est ni plus ni moins qu’un énorme sein. Une telle hérédité est sans doute la cause des problèmes de libido qui taraudent notre magicien, qu’il voltige au bras de femmes fatales ou végète dans des hôtels minables avec sa mère et quelques autres parasites. Prisonnier de ses obsessions et de ses tours de magie fantasques, Keko va vivre des aventures loufoques dont son inconscient chargé semble être la source principale… »

Si vous avez envie de vivre une expérience hors norme et que votre quotidien de BD est depuis trop longtemps nourri par de l'héroic fantasy avec son lot de magiciens, de guerriers et autres assassins de tous poils. Si vous avez trop lu d'histoires d'espionnage directement ou non inspirées par XIII ou Largo Winch, Oncle Fumetti a ce qu'il vous faut. Carlos Nine le brillantissime dessinateur argentin nous a propose il y a quelques années un album qui ne manque pas de sel. Si vous n'avez pas peur des univers à la Lewis Carroll ou aux univers délirants...Keko le magicien va vous aller à merveille.Le monde concocté par Nine est onirique à souhait. Prenez le livre et ouvrez le sans à priori. C'est graphique une merveille. Alors là nous sommes loins mais alors très loin de la ligne claire ; la manga est aussi à des années-lumières de cet univers mais cela vous remue les méningues et les neurones de manière radicale. Les personnages sont totalement improbables. Ils changent de forme et surprennent. C'est digne de Wihelm Busch ou de Gustave Doré...Même si Nine n'a pas besoin de copier. Il a un fantastique talent. L'auteur nous prend à contrepied régulièrement mais c'est à découvrir si vous ne connaissez pas et cela vous changera de l'héroic fantasy. Et cela c'est une certitude. En mai fais ce qu'il te plaît...Dans la lecture aussi.

Carlos Nine est argentin. Il est né en 1944 à Buenos Aires. Il a publié dans son pays chez Fierro avant de nous rejoindre et de collaborer avec L'Echo des savanes. Il a maintenant une bibliographie de qualité tant chez Albin Michel, chez Dargaud, les Rêveurs ou Rackham. Il a reçu un prix du meilleur album étranger en 2001 à Angoulême pour le Canard qui aimait les poules. Il a collaboré avec Sfar et Trondheim pour le tome 8 de Donjon Monsters chez Delcourt.

Les bonnes lectures d'Oncle Fumetti...Keko le magicien de Carlos Nine chez Rackham.
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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 16:29
Une année au lycée de Fabrice Erre chez Dargaud.

Le synopsis de Dargaud :

«Un témoignage hilarant sur le quotidien d'un professeur d'histoire-géo ! Il faut dire que le lycéen est un être particulier : tantôt agité, dissipé, provocateur, studieux, complexé, blasé, dragueur, sérieux, paumé, suiveur, décidé, amusant ou amusé... Bref, c'est d'abord un adolescent, souvent déroutant, qui tente de se frayer un chemin vers le Graal : le bac ! Fabrice Erre a recensé les nombreuses anecdotes qui lui sont arrivées pour en faire une suite de gags décapants. »

La fiche technique de l'éditeur :Date de parution : 18 avril 2014 ; Nombre de pages : 150 ; EAN : 978220507212 ; Genre : Documentaire / Biographie, Humour. ; Prix : 17.95€ ; Format : 200x269 mm ; Public : Ado-adulte - à partir de 12 ans

Fabrice Erre fait son trou...Entendons nous bien !!! Le vieux Fumetti ne veut pas dire autre chose que cet auteur de BD petit à petit rencontre son public. C'est pourtant le cas. Il commença doucement avec Démonax chez 6 pieds sous terre, que votre Vieillard favori aime bien, poursuit par d'autres créations. Nous ne passerons pas sous silence les deux épisodes de Z comme Don Diego avec son acolyte Fabcaro mais le voici cette fois-ci en première ligne, seul, chez un des éditeurs du Top Four. L'album très attendu chez Dargaud est bien né. Fabrice Erre connait bien le sujet. Il est enseignant et il dépeint avec brio les travers de ses élèves non sans égratigner ses collègues professeurs au passage. Les planches sont agréables à l'oeil. Le trait de Mister Erre n'est pas sans rappeler celui de Dubout autre natif du Languedoc Roussillon. C'est clairement un compliment. La colorisation des planches est une bonne idée et on rit de bon cœur. Ce n'est pas sans rappeler certains souvenirs de potaches. Et oui !!! Le Vieil Oncle est allé aussi au lycée. Bref, une jolie réussite...Cela tombe bien. Le marché est calme en qualité en ce moment.

Fabrice Erre est languedocien et est né en 1973. Il est historien, enseignant, écrivain et dessinateur. Faut pouvoir !!! Il collabore comme son compère avec 6 pieds sous terre ; notamment pour Démonax. Il collabore à la revue Jade et a cinq albums à son actif et un essai «Le Règne de la poire» paru aux Editions Champ Vallon en 2011.

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21 avril 2014 1 21 /04 /avril /2014 08:13
Fairest Tome 1 de Bill Willingham et Phil Jimenez chez Urban Comics.

Le synopsis de Urban Comics :

« Héroïne incontestée de la guerre menée par la petite communauté des Fables contre l’Adversaire, la Belle au Bois Dormant n’en a pas moins payé le prix fort. Plongée dans un profond sommeil, elle attend depuis le baiser de l’amour véritable. Qui aurait pu prévoir que l’heureux élu serait le célèbre et présomptueux Prince des voleurs, Ali Baba ? Accompagné d’un odieux petit génie, tous trois doivent à présent trouver le moyen d’échapper au bras droit de l’ennemi vaincu : la glaçante Reine des Neiges. »

Les éditions Urban Comics nous gâtent en ce début d’année. Ils nous proposent depuis février le premier tome de Fairest scénarisé par le brillant et inspiré Bill Billingham. Le Mister s’est entouré d’un dessinateur au niveau, en l’occurrence Phil Jimenez. Bio de ces messieurs ci-dessous. Un encreur Andy Lanning et une coloriste Andrew Dalhouse viennent compléter l’équipe. Cette équipe fait du bon travail. Ils ne se privent pas de nous proposer un album superbe. Le graphique très comics est très réussi. C’est superbe et presque trop, tant l’utilisation de l’ordinateur pour la colorisation permet d’atteindre une forme de perfection. Une forme seulement. C’est parfois un peu trop glacé et « rectiligne », aseptisé. Trop de perfection nuit à l’aspect artistique parfois. Pour le reste, le scénario est maîtrisé évidemment par l’ami Bill. Il connaît les contes et légendes et depuis un moment déjà, il les détourne pour notre plus grand plaisir. C’est bien fait et les méandres de l’histoire sont agréables à suivre. Cet album est beau même si la perfection technique gomme un peu la poésie qui pourrait s’en dégager. Pas de raison de s’en priver pour autant. Bonne lecture.

Bill Billingham est un auteur américain né en décembre 1956 en Virginie. Il est scénariste.Il est très connu pour les albums Elementals et Fables qui sont des best-sellers sur tous les continents. Il est prolixe et a travaillé avec Marvel et DC.

Phil Jimenez est né à Los Angeles en 1970. Il est à la fois scénariste et dessinateur. Il fait ses études à la School of Visuals Arts à New York. Il commence par collaborer avec CD Comics. En 2007 il signe un contrat d’exclusivité avec la Marvel. C’est lui qui a signé le fameux comics mettant en scène Spiderman et Barack Obama.

La fiche technique de l’éditeur : Public: Ado-adulte – à partir de 12 ans. Genre: Fantastique / Esotérisme. Collection: Vertigo Classiques. Date de sortie: 14 février 2014. Pagination: 168 pages. ISBN: 9782365773829. Prix: 15.00 €

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19 avril 2014 6 19 /04 /avril /2014 06:58
Fantomiald de Giovanni Battista Carpi et Guido Martina chez Glénat.

Le synopsis de Glénat :

« Qui se cache derrière Fantomiald ? En fait, ce célèbre vengeur masqué, chargé de veiller à la protection de Donaldville et du coffre-fort de Picsou, naît un peu par hasard lorsque Donald découvre un mystérieux costume dans une maison abandonnée. Car oui, on a un peu du mal à imaginer notre Donald super-gaffeur en héros défenseur des opprimés… et pourtant ! Pour lutter contre le crime, Fantomiald dispose de toute une panoplie de gadgets fournis par Géo Trouvetou, le plus génial inventeur de Donaldville : un gant multifonction, une 313 volante ou encore des bottes à réaction… Avec ça, qu’on se le dise, les Rapetou n’ont qu’à bien se tenir ! »

C’est en 1974 que ce personnage mystérieux arrive en France dans Mickey Parade. Vous l’aurez compris c’est un avatar de Superman, Batman. Le rôle de Clark Kent est tenu par Donald. Paradoxalement ce héros n’est pas américain, il est italien. Il est la création de Giovanni Carpi au dessin et de Guido Martina au scénario. Il apparaît dans le périodique de BD Topolino en 1969 en Italie donc. Il se nomme Paperinik sur la terre de ses créateurs. C’est donc une charmante parodie de Comics US. C’est une vraie trouvaille pour les fans de Disney et à ce titre Glénat a raison de nous le présenter. Tous les codes de Disney et du Journal de Mickey y sont…Couleurs flashy etc. Pour les autres, c’est un vrai bon moment de 9ème Art avec tous les codes de cet univers particulier. La présentation est soignée. Nous sommes sur un vrai album de 223 pages avec une couverture en dur et des goodies à l’intérieur pour aller plus loin. C’est agréable et pour les fans cela permet d’agrandir sa collection. C’est un joli cadeau pour la Pâques aussi… Cela permet de sortir des cloches et des œufs. Bonne lecture.

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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 18:47

Titwane vient de sortir un carnet sur la brigade de répression du banditisme avec Raynal Pellicer publié chez de la Martinière ; Enquêtes Générales. Nous avons souhaité lui poser quelques questions...

Bonjour Titwane. On vous connaît peu ou pas assez. Présentez vous. Qui êtes-vous ? D'où venez vous ? Pourquoi ce pseudo de Titwane ?

Je suis un illustrateur installé à Tours. Je travaille au sein de l'atelier Cachalot qui regroupe 9 auteurs, illustrateurs et/ou graphistes indépendants. Comme illustrateur, je travaille principalement pour l'édition, adulte et jeunesse, mais parfois aussi pour la presse ou la communication. J'ai un parcours un peu particulier car je suis autodidacte en matière de dessin. J'ai fait des études scientifiques et exercé plusieurs années le métier d'ingénieur avant de me consacrer complètement au graphisme et à l'illustration. Mon pseudonyme me vient de mon grand frère qui m'a toujours appelé Titoine au lieu de Pierre-Antoine, mon vrai prénom. J'en ai simplement changé l'orthographe. J'ai toujours eu l'habitude d'avoir beaucoup de surnoms alors en choisir un comme pseudonyme s'est imposé naturellement.

Quel est votre métier ? Vous vous présentez comme illustrateur et carnettiste. Quelles sont les différences entre ces deux métiers ? Comment les définissez-vous ?

Mon métier est varié, ça fait partie de ses avantages d'ailleurs. Je suis illustrateur, carnettiste mais je pourrais dire auteur, graphiste, professeur de croquis ou scénographe. Disons qu'illustrateur est ce qui me définit le mieux en ce moment : je fais des illustrations, je crée des images, principalement pour des livres, j'illustre des textes, romans, reportages ou articles. Et c'est ce à quoi je voudrais me consacrer. Mes autres activités sont plus ponctuelles, parfois plus alimentaires. Carnettiste c'est une façon de dire que je dessine dans des carnets, que je fais du croquis d'observation. Cette activité est plus personnelle mais elle rejoint parfois l'illustration comme pour "Enquêtes Générales" où mes dessins s'apparentent à des croquis faits sur le vif, même si ils ne le sont pas vraiment. L'illustration est au service d'un texte, d'une histoire, d'un propos ; c'est un travail réfléchi, raisonné, mûri. Un croquis dans un carnet se suffit à lui-même, il n'a pas forcément d'objectif, il existe comme une trace, l'empreinte d'un moment ; c'est un instantané plutôt intuitif, direct, sans filet. L'illustration et le croquis sont deux disciplines différentes mais complémentaires et que j'essaye de mêler au plus près dans mon travail.

Vous avez sorti avec Raynal Pellicer «Enquêtes générales » chez de La Martinière en octobre 2013..Comment êtes-vous venu sur ce projet et parlez-nous en ?

"Enquêtes Générales" vient de la rencontre, il y a quelques années, avec Raynal Pellicer, auteur et réalisateur de documentaires. Il écrivait alors un (très bon) livre sur le photomaton, son histoire et son détournement par des artistes, aux éditions de la Martinière, et m'avait contacté pour y inclure des peintures que j'avais faites à partir de photomatons. Plus tard, il m'a fait intervenir sur des programmes courts qu'il réalisait pour TF1 dans lequel on voyait des carnets de voyage dont les croquis s'animaient. 25 épisodes plus tard, on s'entendait bien et on avait bien apprécié de travailler ensemble. Raynal avait depuis longtemps le projet de réaliser un documentaire sur la BRB (brigade de répression du banditisme) mais il s'était toujours heurté à un refus des services. Il a alors eu l'idée de faire appel à moi et de proposer que le reportage soit dessiné au lieu d'être filmé. Nous avons alors réalisé quelques pages à partir de l'interview d'un policier et elles ont servi de sésame pour obtenir les autorisations nécessaires à l'immersion.

Comment réalise-t-on un carnet de cet ordre ? Vous êtes vous immergé comme Raynal Pellicer au sein de la Brigade de Répression du Banditisme ?

La réalisation de ce livre a été un long processus. Je n'ai participé que de loin à l'immersion car il n'était pas possible de dessiner sur place : question de temps, d'efficacité, d'organisation. Même si j'aurais probablement pu obtenir l'autorisation de suivre les policiers, il nous a semblé préférable que l'un de nous garde un certain recul tandis que l'autre s'immergeait totalement. Raynal était sur place, prenait des notes, faisait des photos, des vidéos, des enregistrements sonores et ensuite je travaillais à partir de tout ce matériau très riche. Parfois il m'est arrivé de "passer commande" à Raynal d'images qui me manquaient mais le plus souvent j'avais plus de documentation que nécessaire. Et puis nous parlions beaucoup et souvent. Je suis allé sur place par la suite et j'ai reconnu sans peine les lieux et les personnes que j'avais l'impression de côtoyer depuis un an.

Quelle est la difficulté de rédiger un tel carnet ? En quoi est-ce spécifique ? Est-ce qu'il y a eu de la censure ? Des éléments à ne pas montrer ?

Outre les difficultés liées à n'importe quel sujet : rendre les choses intelligibles, garder un bon rythme de narration, conserver du recul, il n'y a pas eu de difficultés particulières. Nous avions quelques contraintes sur le fait de changer les noms des personnes, les visages des braqueurs mais le filtre du dessin, qui n'est pas la photo, nous a bien rendu service. Ce récit ne pouvait exister que dessiné, il n'aurait eu aucune chance de "survie" si il avait été photographique. Il n'y a eu aucune censure de la part des policiers qu'accompagnait Raynal, rien ne lui a été caché. Il y a eu une relecture par certains des policiers, par un juge et un avocat car certaines affaires évoquées ne sont ou n'étaient pas encore jugées et il ne fallait pas mettre en péril une procédure. Au final les modifications ont été minimes et n'ont porté que sur le texte.

Est-ce que l'on doit le classer dans la Bande Dessinée ? Dans la catégorie des romans graphiques ?

On ne doit pas forcément le classer, on doit juste le lire ;) .Ce livre est un peu hors cadre, c'est sa force mais aussi parfois son handicap lorsque les libraires ne savent pas trop où le ranger. Il peut se trouver au rayon BD, au rayon polar, au rayon reportage (avec les revues type XXI), au rayon beaux livres… malheureusement parfois aussi au rayon justice (qui n'est pas forcément celui où l'on se dirige en priorité pour (s')offrir un livre !). Ce n'est pas du roman graphique car ce n'est pas du roman, rien n'est fictionnel tout est vrai, même si on nous dit parfois que ça se lit comme un roman. On peut dire que c'est de la bande dessinée, on peut dire que c'est du récit dessiné ou du reportage illustré, c'est ainsi que je le qualifie le plus souvent. Nous l'avons vraiment conçu comme un carnet de voyage, avec sa chronologie et ses apartés.

Comment travaillez-vous ? Avec quelles techniques, outils ? Quel est votre rythme de travail ?

Sur ce livre j'ai travaillé principalement à la plume avec de l'encre de chine et de l'aquarelle, mais aussi parfois simplement au crayon ou à l'acrylique. Ce sont des outils simples, rapides, efficaces. Ce sont ceux que j'aurais utilisés si j'avais fait les dessins sur le vif. Même si on n'a jamais cherché à faire croire que j'étais sur place, on voulait que le résultat se rapproche d'un carnet de croquis, des carnets que je fais quand je travaille pour moi. Mon rythme de travail est simple : comme j'ai une famille, je travaille du lundi au vendredi, d'environ 9h à environ 18h et souvent de 21h à très tard. Sur certaines périodes je dois prendre un peu sur les week-ends ou les nuits, tout dépend des échéances. Pour ce livre, les échéances étaient très resserrées et j'ai fait des grosses journées pour tenir les délais, notamment les trois derniers mois.

Avez vous des modèles dans votre métier ? Si oui qui sont-ils ?

Je ne sais pas si on peut parler de modèles. J'ai en premier lieu des collègues d'atelier qui me sont d'une grande aide car je peux partager avec eux mes doutes, mes interrogations et tester mon travail grâce à leur regard aiguisé et sans concession mais toujours bienveillant, c'est très précieux. Ensuite, je suis admiratif du travail de tellement de gens que la liste serait immense. En matière de dessin proche du croquis, j'aime beaucoup le travail de Benjamin Flao, de Simon Hureau, de Nicolas de Crécy, de Fabrice Neaud, d'Emmanuel Guibert mais aussi de Beuville, Toppi, Battaglia, Mattotti, Hyman… (j'aurai à peine fini cette liste que j'aurai envie de rajouter des dizaines de noms, c'est trop dur comme exercice !)

Quels sont vos projets futurs ? Viendrez vous vers la Bande Dessinée classique ?

Actuellement je travaille sur l'illustration d'une série de romans jeunesse qui sortiront à l'automne et nous démarrons tout juste un deuxième livre avec Raynal Pellicer, dans la lignée d"Enquêtes générales", prévu pour octobre 2015. Des pages pour l'excellente Revue Dessinée sont également en préparation. Actuellement je n'ai pas de projet que l'on pourrait qualifier de bande dessinée classique car je veux continuer à explorer cette forme du reportage dessiné. J'y viendrai probablement, ce sont les rencontres qui en décideront.

Quelles sont vos références dans la Bande Dessinée et si vous y veniez quel style aimeriez-vous faire ?

Mes références dans la bande dessinée s'approchent de mes "modèles" cités plus haut. Ajoutons Tardi, Posy Simmonds, Gipi (son dernier ouvrage est une tuerie), le "Portugal" de Pedrosa, la virtuosité de Blutch,… (s'ensuit une liste sans fin de tous ces gens extraordinaires dont je ne me lasse pas de regarder le travail…). Le jour où je viendrai à la BD, j'espère juste que je réussirai à produire un travail personnel et cohérent, ce serait déjà pas mal !

Merci beaucoup pour vos réponses Titwane et à bientôt avec Oncle Fumetti.

Enquête générales chez Lamartinière : Interview de Titwane.
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13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 14:53

Le synopsis de Futuropolis :

« La bataille de la Somme désigne une confrontation opposant les Britanniques et les Français aux Allemands Première Guerre mondiale, dont ce fut l'une des batailles les plus sanglantes. La première journée de cette bataille, le 1er juillet 1916, détient le triste record de la journée la plus sanglante pour l'armée britannique, avec 58 000 victimes dont 19 240 morts. La bataille prit fin le 18 novembre 1916, avec parmi les belligérants environ 1 060 000 victimes, dont environ 442 000 morts ou disparus. Joe Sacco a voulu raconter cette terrible journée dans une fresque de plus de 7 mètres de long. Ce livre panorama est accompagné d'un livret écrit par l'historien américain Adam Hochschild qui explique heure par heure le déroulement de cette journée historique. Il est rédigé en Français et en Allemand. »

C'est l'année de la commémoration du début de la « Grande Guerre ». On se demande bien en quoi elle est grande. Elle n'a pas grandi l'Humanité. Est-elle grande par l'hécatombe ? Par le grand nombre d'estropiés, de gueules cassées ? Il est en ainsi de sa dénomination. Joe Sacco nous convoque au grand oral et nous conte le premier jour de la bataille de la Somme. L'homme sait y faire. Il a un talent de narrateur hors norme. Il connait les hommes et il sait nous les présenter. Il a eu la bonne idée de se faire accompagner par un expert en la personne de Adam Hochschild. Il nous apporte sa connaissance du sujet et il valide le travail de son hôte. Ce n'est pas une œuvre artistique au sens classique du terme. C'est à un cours d'histoire et à un des meilleurs que vous êtes convoqués. Ne ratez pas l'occasion. C'est passionnant et cela permet de conserver la mémoire de ces jeunes héros inconnus qui ont marqués leur époque. C'est paru. C'est un album de 50 pages au format de 275 x 200 mm..

Joe Sacco (photo de Richard Saker) est né en 1960 sur l'île de Malte. Il émigre en Australie puis au Etats Unis à 12 ans. Il est auteur de bande dessinée. En 1981 il obtient une maîtrise d'Art dans l'Orégon. En 1992 il passe plusieurs mois en Palestine et en Israel et publie en France deux albums : « Palestine : Une nation occupée » ( en 1993) et « Palestine : Dans la bande de Gaza », regroupés ultérieurement. Ce sera sa première œuvre majeure. D'autres suivront...

La Grande Guerre : Le premier jour de la bataille de la Somme Leporello par Joe Sacco chez FuturopolisLa Grande Guerre : Le premier jour de la bataille de la Somme Leporello par Joe Sacco chez Futuropolis
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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 04:08
Adulteland de Oh Yeong Jin chez FLBLB éditions

le synopsis des Editions FLBLB :

« Un homme discute avec une femme-robot, et s'aperçoit que celle-ci a les souvenirs et la personnalité de sa défunte épouse. La suite est un long flash-back qui explique cette rencontre inédite. »

Ce que nous décrit Oh Yeongjin est tout à fait crédible. Il s'agit d'un futur possible dans lequel les rapports humains et la solitude sont traités par des substituts, des robots. Il s'agit d'une critique et d'un constat, supports d'une critique de la technologisation de la société. L'auteur adopte pour ce polar d'anticipation un style de dessin et une mise en scène très sobres. L'humour est noir, l'ironie sous-jacente, et le désenchantement permanent. Ce conte et cet essai philosophique atteint son but et nous donne à réfléchir sur la société et sur nous mêmes. Nos sociétés humaines sont

dominées par l'individualisme et la pauvreté des rapports humains quand ils ne sont pas absents.C'est un cri d'alarme. Oh Yeong Jin est un lanceur d'alerte. D'une manière très direct il nous dit « Attention ». A découvrir absolument.

Oh Yeong Jin est né en 1970. Il suit des études techniques et travaille à la société coréenne d’Électricité à séoul (Kepco). Parallèlement, il entame une carrière d’auteur de bande dessinée,en participant à la revue « comix » et en publiant terrorist, un recueil de ses premières histoires. Il a reçu en 2008 le prix «Asie» de l’association des critiques de Bande Dessinée pour Le Visiteur du sud, tome 1.

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5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 09:51

Bonjour Ignacio Noé. Vous n'êtes pas encore assez connu du grand public. Présentez vous. Qui êtes-vous ? D'où venez vous ? Pourquoi êtes vous venu à la Bande Dessinée ?

 

Je suis un créateur de bandes dessinées et un illustrateur argentin. En 1988, j'ai commencé en même temps à faire des illustrations pour la couverture du magazine de bandes dessinées argentin Fierro et des bandes dessinées pour El Protector comic pour Lancio Story (Italie) sur un scénario de Ricardo Barreiro . J'ai fait plusieurs bandes dessinées érotiques , la première a été écrite par Barreiro et les autres par moi. Depuis le début, je travaille sur les deux domaines, mais ces deux dernières années je passe plus de temps à faire de la bande dessinée.

 

Vous avez travaillé en Argentine, en Italie, en Espagne et enfin en France. Comment vivez vous les différences artistiques entre ces pays ? Où vous sentez-vous le mieux artistiquement ?

 

J'ai commencé à faire de la bande dessinée dans laquelle l'histoire est divisée par chapitre pour les publier dans un magazine, dans un premier temps Lansio puis dans Comic Art et Kiss Comix. Je me sens mieux sur le marché français pour y préparer un livre. C'est plus stable et solide pour y développer un scénario. Les livres sont aussi plus beaux, plus précieusement imprimés.

 

L'Argentine est un pays riche en dessinateurs de talent depuis longtemps ; Breccia père et fils, Carlo Meglia, José Munoz, Carlos Trillo...Vous et bien d'autres. Comment expliquez vous cette excellence argentine ? Peut-on parler d'école argentine ?

 

 

Dans les années 50 et 60, il y avait un marché éditorial solide en Argentine dans lequel de nombreux artistes ont pu travailler et ils ont été en mesure de s'y accomplir comme artistes. Il y avait aussi un artiste européen présent ; Hugo Pratt . Cela a créé une passerelle entre l'Argentine et le marché européen quand le premier s'est réduit. Je pense que nous pouvons parler d' un style argentin, si nous pensons à Breccia , Munoz et Nine. Nous pouvons y trouver une caractéristique commune comme l'emploi du clair-obscur et une ligne expressionniste marquée.

 

 

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Parlez vous de « Douce Tiède et Parfumée ». D'où vient cette œuvre ? Pourquoi un tryptique ?

 

Le début de l'histoire se déroule à Londres, où Ally, le personnage principal découvre qu'elle a une sœur et qu'il est impératif de la trouver . Elle doit chercher en Amérique, d'abord à Ushuaïa , puis au Paraguay, après la guerre de la Triple Alliance. L 'histoire se temine à Buenos Aires. J'ai fait un tryptique parce que c'est le bon support et parce que je me suis familiarisé avec ce mode lors de la conception de Helldorado.

 

Comment créée-t-on ce style d'histoire ? Où avez-vous trouvé l'inspiration ?

 

J'ai toujours été attiré par l' époque Victorienne. J'aime l'ère technologique de la machine à vapeur et le développement scientifique de cette période. Cet âge est familier et loin en même temps. Il est mystérieux et un peu mélancolique. Nous reconnaissons quelque chose de perdu en elle. Je voulais montrer une histoire d'amour dans ce monde, mais le sujet principal de l'histoire n'est pas le monde, c'est la Femme, comme dans toutes mes bandes dessinées érotiques .

 

Pourquoi avoir choisi cet univers onirique et fantastique ? Cette histoire sera-t-elle publiée en Argentine ?

 

Je voulais quelque chose d'irréel et une histoire d'amour forte et interdite entre Ally et Juan. L'onirisme me permet de montrer des images belles et fortes. J'aime les niveaux différents de l'univers de cette bande dessinée où vous trouverez des rêves, certains faits historiques qui semblent imaginaires, et certains événements fantastiques qui se produisent dans l'histoire .

Ce travail ne paraîtra pas en Argentine. Pourtant j'aimerais vraiment que dans quelque temps, il puisse être traduit en espagnol.

 

 

ignacionoe.jpg

 

 

Comment passe-t-on de Helldorado chez Casterman à ce travail si particulier ?

 

J'ai fait le scénario de sept livres érotiques et je voulais faire une bande dessinée de fiction non érotique. J'ai beaucoup travailler dans un support numérique. J'ai fait Helldorado sur Painter 9 ; croquis, dessins et couleurs. J'ai fait les bulles et textes sur Photoshop. J'avais senti ce besoin de changement . J'avais fait beaucoup d'illustrations et une bande dessinée pour enfants ;Julian King sur un scénario de Carlos Trillo à l'aquarelle. Je voulais utiliser cette technique sur une nouvelle bande dessinée. C'est de cette façon que c'est matérialisé D , T & P.

 

Comment travaillez vous ? A quel rythme ? Avec quels outils ?

 

Je commence chaque livre par un bref texte d'une page et je fais un storyboard rapide par page. Après j'ouvre une page dans Photoshop, je positionne les bulles et je dessine des croquis très très simples. Quand j'ai les 46 pages, je commence à améliorer le texte et le discours des images . Quand j'ai fini le texte, je sais ce que je dois dessiner dans chaque trame. J'ouvre les pages dans Corel Painter 12 et j'améliore les dessins. Puis j'imprime chaque page et je les copie avec une table lumineuse, sur un papier pour aquarelle Fabriano Disegno 5. Je finis le dessin au crayon graphite. Je peins le tout à l'aquarelle. Puis je scanne chaque page et je mets les bulles et le texte en français dans Photoshop. J'essaie de ne pas faire de correction numérique sur les pages scannées .

 

Quels sont vos idoles dans le métier ? Ou les artistes actuels qui vous impressionnent ?

 

Il y en a beaucoup. J'ai découvert les bandes dessinées pour adultes dans le magazine de bandes dessinées de Fierro. J'ai découvert Moebius, Tardi, Liverattore, Serpieri, Boucq, Muñoz et Breccia , mais l'artiste qui m'impressionne le plus est Carlos Nine. En ce moment, je suis très impressionné par Riccardo Federici et Otto Schmidt .

 

Vous avez un troisième tome à publier et après ? Quel est votre futur artistique ?

 

Oui , je travaille dans le tome 3, le dernier qui paraîtra l'année prochaine. Dans le futur, je vais travailler avec Jean David Morvan . En ce moment, nous définissons un nouveau projet pour Paquet. Je suis très excité à l'idée de ces deux projets.

 

Merci beaucoup Ignacio Noé pour vos réponses et à bientôt avec Oncle Fumetti.

 

 

 

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31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 09:31

Couv-brigand-sertao.jpg

 

Le synopsis de Sarbacane :

 

«Région du Sertao, Nordeste du Brésil, années 20. Une suite d’histoires retrace la fabuleuse épopée du mythique brigand, le cangaçeiro Antonio Mortalma, mi-homme mi-démon. Les histoires se suivent, se mêlent, en empruntant chaque fois un nouveau conteur, qui poursuit l’histoire entamée par un autre… en variant les angles avec poésie. Tout au long du récit de nombreux personnages grandiloquents et théâtraux apparaissent, mais le terrible Antonio Mortalma demeure la référence : son destin concerne toute le monde, et chacun est partie prenante de sa légende. La narration est à l’image de la contrée qui lui sert de cadre : haute en couleur. Elle reflète la sauvagerie des hommes, la philosophie de ses habitants, et donne une place de choix aux plaisirs de la chair. »

 

C'est une vraie pépite que nous propose Sarbacane. Ce livre Noir et Blanc est réussi. Très réussi. Les deux artistes nous livrent une œuvre très épurée et en même temps très sophistiquée. C'est un western du Sud, du grand Sud. C'est à l'origine un livre publié au Brésil en 2007. Il est repris par Sarbacane et proposé dans une version française. C'est brillant. C'est percutant. C'est à la fois une vraie création scénaristique et en même temps un travail graphique simple mais tellement esthétique. C'est basique mais très élégant. On présente Flavio Colin comme le grand talent brésilien et cette réputation est méritée sur ce livre. Cet artiste méconnu en France est un très grand de notre Art. Il est maintenant disparu et ce livre lui rend grâce. Pour en revenir au livre, c'est lisible comme un western de base et on prend du plaisir à lire ce livre mais c'est aussi magique par le rendu. C'est bien de pouvoir découvrir ces talents venus d'ailleurs. Sarbacane nous fait un vrai cadeau en nous proposant cette œuvre rare. Elle sort le 2 avril. C'est un «160 pages » en noir et blanc pour 22 euros. Pas cher pour un travail de ce calibre.

 

Flavio Colin est à Rio de Janeiro (Brésil) en 1930. Il est illustrateur et écrivain. Il commençe sa brillante carrière professionelle à la fin des années 1950. Créateur d'un style original et fin, en plus de 40 ans de travail, il a obtenu divers prix et une véritable légion d'admirateurs. Il est considéré par beaucoup comme le meilleur dessinateur de bandes dessinées brésilien de tous les temps. Il nous quitte en 2002.

 

 

Wellington Srbek est brésilien, né à Belo Horizonte en 1974, scénariste et éditeur indépendant, formé en Histoire et ''chercheur'' de bandes dessinées avec un doctorat en éducation. Il a été plusieurs fois primé. 

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30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 07:22

240-Comedie-du-Livre-2014-Montpellier focus events 

 

Du 22 au 25 mai la Ville de Montpellier fête le Livre et au travers de celui-ci la Bande Dessinée durant la 29ème Comédie du Livre. C'est la littérature nordique qui est mise en avant. Ce sera l'occasion de découvrir ces créateurs venus du froid qui ne manquent pas de talents. On notera la présence d'écrivains jeunesse et des auteurs-illustrateurs de romans graphiques et de bandes dessinées (Stian Hole, Joanna Hellgren, Lars Sjunnesson, Tommi Musturi).En illustrations quelques unes de leurs couvertures.

 

Enfin une  Carte Blanche est offerte en 2014 à Xavier Dorison, scénariste bien connu de bande-dessinée. Ce dernier proposera des rencontres, tables rondes et animations, auxquelles il associera quelques uns des auteurs et illustrateurs de premier plan  avec lesquels il collabore : Steve CuzorFabien NuryJean Van HammeSerge Le TendreChristian Rossi et Olivier Taduc.

 

 

Une occasion de se cultiver et de découvrir une littérature différente et riche.

 

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