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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 20:47

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          Les théoriciens du 9ème Art ne se mettront jamais d'accord. Qui a créé la Bande Dessinée ?

Töpffer est né le 31 janvier 1799. Il est suisse. Nous aurions du fêté ses 215 ans il y a deux jours. Il semble bien que ce soit lui le plus ancien. Il semble bien aussi que ses travaux puissent être considéré comme de la Bande Dessinée. Alors bien entendu, nous sommes loins des mangas, des comics ou des albums franco-belge actuels. Bien loin également des romans graphiques. Cela reste malgré tout de la Bande Dessinée si on la définit comme une histoire narrée par du dessin avec des textes additionnels pour expliquer au lecteur ou pour le diriger ldans la narration. Rodolphe Töpffer est celui qui donna le premier trait à ce qui allait devenir un art au XXe siècle. Le 9ème. On parle de l'année 1827 comme celle qui virent les premières «planches ». On présente «Les amours de Monsieur Vieux Bois » comme étant le premier livre de ce nouveau style pour l'époque. Malgré tout cette histoire ne fut publiée qu'en 1837. Il s'en suivit un nombre assez important dans la mesure où on lui attribue environ huit œuvres dans ce style. Cet écrivain, satyriste et politicien à ces heures semble bien avoir été le premier créateur. Il disparut en 1846.

 

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1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 11:19

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Yann Valeani est le dessinateur de Rock & Stone sorti chez Delcourt ce mois-ci. Oncle Fumetti a souhaité le connaître mieux.

 

On vous connaît peu Yann Valeani. Présentez vous mieux. D'où venez vous ? Où allez vous ? Pourquoi ? Comment ?

 

J'ai quitté tôt les bancs de l'école pour travailler dans le graphisme. En fait, je travaillais déjà beaucoup mon dessin à l'école... en cours de math, surtout. Après quelques années dans la com' (je vous passe la floppée de petits boulots sans rapport avec le sujet qui nous intéresse), j'ai travaillé dans le dessin animé, d'abord comme layoutman (préparation de l'animation), puis comme character et mecha designer. C'est cette période dans le dessin animé qui a constitué ma véritable formation au dessin. J'ai ensuite rejoint un collectif d'auteurs, le Zarmatelier où j'ai travaillé sur les planches de Derm.

 

Pourquoi la BD ? Comment décide-t-on que l'on va vivre de ce métier ?

 

Je ne sais toujours pas exactement. Etrangement, c'est l'influence du dessin animé qui a peut être été le point de départ. Le dessin animé me fascinait : animer un dessin, le rendre vivant, c'est presque de la magie. Avant même les images de synthèse, partir de rien et rendre "vivant" quelque chose d'imaginaire, c'est vraiment quelque chose d'incroyable. Quand on crée un personnage, un monde, on veut bien entendu raconter- se raconter- son histoire. Mes dessins d'enfants racontaient très tôt une histoire sur une seule feuille. C'est peut-être vers 7-8 ans que ces histoires prennent réellement la forme de BD.

 

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On vous connaît pour le projet Derm. Déjà de la SF. Il y a une raison particulière ou c'est le hasard ?

 

J'aime effectivement la SF, et le fantastique en général, pour ces mêmes raisons. Et avec la maturité, on réalise que ces mondes imaginaires, sont un reflet de notre monde, de nous mêmes: de comment on perçoit le monde, donc. Les choses évoluent pour moi ces dernières années. Si je garde l'envie de raconter des histoires fantastiques, je me sens également attiré pas des récits plus proche de ce que je vis. Je ne sais pas...Peut être qu'au début, si on peut créer tout ce qu'on veut, le premier reflexe est de créer ce qui n'existe pas: robots, vaisseaux, lutins, elfes,... et puis plus tard, revenir à des préoccupations, des questionnements encré dans le réel, en "prise directe".  Les deux me semblent essentiels, ils s'enrichissent mutuellement, le réel et l'imaginaire. C'est ce qui m'a attiré dans l'histoire que m'a proposé Nico.

 

En 2005 et maintenant il y a un trou. Pourquoi ? Pas de projet intéressant ? Pas de publication  Why, warum et pourquoi ?

 

Tout d'abord, l'arrêt de Derm à été un coup dur, il m'a fallu du temps pour le digérer et en tirer les leçons. Et puis, il a fallu trouver de toute urgence de quoi vivre. Je suis donc revenu à la com' pendant quelques temps. Cette expérience, un peu triste, m'a "fâché" avec le dessin réaliste et je suis revenu à mes premières amours: le cartoon. J'avais besoin de choses plus marrantes! J'ai quand même fait des histoires courtes avec Nico, et ensuite une série dans le magazine Geek. Il y a eu différents projets que nous avons envisagé, certains proposé à des éditeurs sans succès, jusqu'au jour où Nico est passé me voir avec cette idée qui a débouché sur Rock & Stone.

 

Alors !!! Parlez nous de la rencontre avec Nicolas Jean et Gaétan Georges. Comment cela s'est-il fait ?

 

Nico est venu prendre des cours de BD que j'animais au sein du Zarmatelier, mais ses histoires étaient déjà très abouties. Nous avons rapidement sympathisé, et nous avions de nombreuses références communes. Notamment les auteurs anglais, comme Alan Moore, Bolland, Gibbons... Et surtout un même intérêt pour un personnage: Judge Dredd! Nous avons proposé une histoire de Dredd à 2000AD, le magazine anglais ou il à été crée, mythique à nos yeux. Ils ont refusé cette histoire - parce qu'on ne confie pas Dredd à des debutants dans le magazine!- mais nous on proposé de leurs soumettre des histoires courtes. Nous avons donc publié deux histoires dans le magazine, et ça été le début de notre heureuse collaboration! Gaétan est arrivé plus tard. Rock & Stone était signé et nous cherchions activement un coloriste. Nous avons vu de très bons tests, mais pas encore celui qui semblait coller à l'histoire. C'est David Chauvel, notre directeur de collection qui nous as parlé de Gaétan, dont je connaissais un peu le travail, puisqu'il avait mis en couleurs Bad Ass, de Bruno Bessadi, un de mes amis du Zarmatelier. Je suis très heureux, très reconnaissant envers Gaétan de l'excellence de son travail, de ce qu'il a apporté à Rock & Stone, qui n'a d'égal que sa gentillesse et son écoute.

 

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Pourquoi ce projet ? Parlez-nous de cette mini-série. Qu'est ce qui vous a plu ? Et pourquoi juste un diptyque ?

 

Tout d'abord, je ne le vois pas comme une mini série, mais comme une histoire complète, simplement séparée en deux tomes. Le dyptique s'est imposé parce qu'un one shot aurait été trop court, ou alors avec une pagination élevée, ce qui me semblait une charge de travail trop grande. Le dyptique en BD m'attire beaucoup, je trouve que c'est un format parfait. Mais c'est vrai que l'idée première de Nico était d'en faire une série pour un magazine. Seulement, quand vous savez parfaitement le début, le milieu, et la fin, vous commencez à voir l'histoire comme un tout, et le reste parait superflu. Pas de raison d'en rajouter. De mon côté, j'ai toujours vu Rock & Stone comme un road movie. Ca fait partie de ces choses qui m'ont tout de suite attiré quand Nico me l'a proposé. Il y a pleine de choses dans cette histoire. D'abord, c'est une BD classique, populaire. J'aime cette BD, fan que je suis de Charlier et Goscinny. C'est aussi de la SF, avec des robots, de l'action, et j'aime dessiner ce genre de trucs!  Mais il y a aussi, au centre de l'histoire, de l'émotion, de l'humanité. C'est d'abord pour moi l'histoire de Stan apprenant à grandir, une réflexion sur l'humain et la technologie, et également de notre impact sur notre environnement, sur les gens qui nous entoure, et la responsabilité qui va avec. Les personnages ne sont pas monolithiques mais humains, avec leurs failles, leurs part d'ombre, ce qui rends, à mes yeux, les gens beaux. Enfin, j'ai tout suite vu quelque chose qui me fait penser à Myazaki : une histoire, bien qu'assez sombre, qui puisse toucher les enfants et les adultes, parce que ces deux thématiques sont au cœur du récit.

 

Comment travaillez vous ? Stakhanoviste forcené ou brillant dilettante  ?

 

Plutôt dilettante, malheureusement! Mais avec le temps et les impératifs lié au métier, j'essai de me tourner vers un travail plus cadré, plus raisonné, plus constant.

 

Avec quels outils fonctionnez-vous ?

 

Crayon, criterium surtout, pour les crayonnés. Un encrage au pinceau, et avec de l'encre diluée pour les lavis pour placer les ombres. J'utilise aussi l'outil numérique, en amont avec la 3D ou pour préparer ma planche, et enfin pour finir et faire des corrections.

 

 

 

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Quels sont vos modèles ? Que et qui lisez-vous ?

 

Mes modéles sont plutôt à chercher du côté de mes amis! Mais en lecture, je suis éclectique, et ça change tout le temps! Je viens de lire "Mon ami Dahmer" de Derf Backderf qui m'a vraiment impressionné. Mais je lis moins de bd depuis quelques temps. Je pense que c'est parce que quand vous avez une journée à en dessiner dans les pattes, en lire vous rappelle un peu le boulot! Je lis beaucoup de livres, j'en écoute aussi pas mal en audio livre en travaillant, de tous genres. 

 

Vous devez emmener 5 BD sur une île déserte ? Alors lesquelles ?

 

Bone

V pour Vendetta

Watchmen

Calvin & Hobbs

Là où vont nos pères...

 

Et si t'es ok, j'embarque un bon stock de papier et de crayons pour m'en dessiner de nouvelles...

 

Bien sûr !!! vous pouvez prendre du papier et vos crayons. Hormis le tome 2 de Rock et Stone, c'est quoi votre futur artistique ? 

 

Nous avons de nombreux projets avec Nico, dont une série que nous rêvons de réaliser depuis plusieurs années... Pour l'instant, rien de précis encore, et je suis ouvert également à d'autres collaborations qui pourraient se présenter. De mon côté, je me penche surtout sur l'écriture, pour de la BD, mais aussi depuis quelques temps, pour la réalisation de courts métrages, pour m'essayer à ce medium.

 

Très bonne idée. Merci Yann pour ces réponses. A bientôt avec Oncle Fumetti.

 

 

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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 10:18

Le synopsis de Delcourt :

 

 

«2215. La planète de Caldoria a vu sa population exterminée par une Intelligence Artificielle expérimentale. Parmi les rares survivants, Stan, un jeune garçon, isolé depuis un an, reçoit la visite d'un robot de modèle industriel, qui, étrangement, ne semble pas obéir à l'IA. Stan l'accepte à ses côtés, et lui donne le surnom de Rocky. Ensemble, ils partent à la rencontre d'éventuels rescapés... »

 

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Joli livre bien colorisé par Gaétan Georges que celui-là. Les deux auteurs nous livrent un copie propre bien ficelée. C'est évidemment compte tenu du thème, de la Science Fiction. On a le sentiment que cela part dans une veine proche de Terminator. On se dit encore une histoire sur l'Humanité massacrée par les robots. Cela peut être un frein à la lecture. C'est vrai qu'il y a des similitudes. Toutefois Nicolas Jean au scénario sait tourner son histoire. L'univers de notre jeune héros est intéressant. On découvre son quotidien et on le trouve d'entrée sympathique. Puis apparaît le robot. Et l'action démarre sur des chapeaux de roue. Le dessin est limpide. Yann Valeani a du savoir-faire. C'est esthétiquement de la bonne BD réaliste. La progression est intéressante. On sait que c'est un dyptique et on se dit déjà que cela va s'arrêter à l'album prochain et c'est un regret. On suit tout cela avec plaisir. Les flashbacks multiples nous ramènent au passé et font que l'on s'attache à notre jeune camarade...On en découvre d'autres. C'est un excellent premier livre. On attend le second tout en regrettant déjà qu'il fut le dernier. Dis Monsieur !! On peut pas le faire un peu plus long ???

 

Nicolas Jean est un jeune scénariste dans le métier. On connait son goût pour 2000AD une revue de SF anglaise. Rock et Stone est sa première incursion dans le 9ème Art.

 

Yann Valéani né en 1974. Il dessine très tôt et souhaite vivre de son dessin. Il enchaîne les petits boulots et finit par monter son studio, Le Zarmatelier à Marseille avec des camarades. Il sort Derm.

C'est le début de l'histoire. 

 

Gaétan Georges est né en 1987. Il a travaillé sur plusieurs projets comme  Angus, Bad Ass,  Les enfants d'Evernight, Masque...

 


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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 12:06

Le synopsis de Dargaud :

 

 

«Lantz est dessinateur de BD ; c'est lui qui a imaginé Le Nouveau Nouveau Testament, best-seller dont dépend l'économie entière. En panne d'inspiration, il est brutalement débarqué de sa série. Rongé par le doute, il ne sait plus ce qu'il veut, et ses nombreuses frustrations le rendent misérable. Vie de bureau, usine, pressions en tout genre – de la hiérarchie, des femmes, des responsabilités que l'on s'impose... Lantz nous renvoie à notre quotidien. Réussira-t-il à trouver une voie de sortie honorable ? »

 

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Difficile de ne pas parler dans ce blog du nouveau livre de Blutch. A quelques jours d'Angoulême, il fait l'actualité. Même Le Monde s'en est emparé. C'est donc un «One Shot ». Il s'agit d'un livre de SF si Oncle Fumetti a bien compris. C'est une satyre de la vie moderne dans un monde qui ressemble au nôtre. C'est un conte sur la civilisation moderne et ses outrances. On parcourt tout cela avec intérêt et surprise. On suit les deux personnages, Liebling et Lantz avec une sensation de déjà vu mais surtout de nouveauté et de modernité. Cela ressemble à une BD des seventies mais en même temps c'est très actuel. Dès la première planche on est captivé. La page 1 avec Liebling qui peint est incroyable de simplicité et de sophistication. Le trait est nerveux et simple mais on en perçoit la complexité. C'est esthétique et puissant. A la fin on a envie de relire l'album, de le reparcourir une deuxième fois et de revoir pour mieux percer les secrets de cette histoire et de mieux comprendre ce magnétisme qui nous retient à ces pages. C'est incroyable. C'est la magie de Blutch. Il sort en deux versions...Un classique et une version de collection à tirage réduit. On vous a mis les deux couvertures. 

 

Blutch, Christian Hincker est né en 1967 à Strasbourg. Il publie depuis une vingtaine d'années. Il est découvert lors d'un concours de Fluide Glacial. On le dit influencé par Jean Claude Forest et Daniel Goossens. A chacun son avis. Il a beaucoup publié et a été primé. Il a travaillé avec Le Seuil , Futuropolis, L'Association et donc Dargaud. Il est un dessinateur-phare de son époque.

 

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28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 09:41

le synopsis (partiel) de Futuropolis :

 

 

«Sur une plage, un homme se sent mal. On appelle les secours, il est conduit dans une clinique spécialisée. On suspecte une schizophrénie subite, avec des attitudes obsessionnelles compulsives à orientation monothématique… L’homme, Silvano Landi, est un écrivain qui n’écrit plus. Un inventeur d’histoires qui vivait en écoutant des histoires et en en racontant à son tour. Un créateur de mondes qui n’est plus capable à présent que de dessiner sur une feuille la stylisation de deux obsessions : un arbre mort et une station-service. De les dessiner des centaines, des milliers de fois... »

 

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Très bel ouvrage que celui-là. Il semble de Futuropolis se décide à aller vers le roman graphique.

Le futur ne serait plus la BD classique avec ses cases et ses phylactères pour cet éditeur mais la création artistique pure sans code et la narration d'histoire. Gipi sait faire. Ce créateur nous livre un album de création pure. C'est à la fois un conte et aussi une succession de pages magnifiques graphiquement. On tourne les pages avec envie et on suit le fil de l'histoire ravi et étonné de ce que l'on découvre. C'est novateur et passionnant. Ce sont autant de planches ou de représentations graphiques qui alimentent le récit et permettent à l'imaginaire de vagabonder. C'est un moment de pur récit et une découverte artistique. Ce qui rend le concept intéressant c'est que le lecteur est complice de l'auteur et a d'une certaine façon de l'autonomie

dans son avancée dans la narration et dans l'histoire. C'est différent. Peut être plus participatif dans la mesure où l'imaginaire du lecteur à sa place. Bel ouvrage en effet. Belle découverte. C'est un 128 pages.

 

Gipide son vrai nom Gianni Alfonso Pacinotti est un surdoué. Il est italien et dès 1994 il publie ses premiers strips. Son talent est plus que reconnu ; ses récompenses sont légions ; Son livre  Notes pour une histoire de guerre reçoit un prix à Angoulême en 2006 pour le meilleur album, prix Max und Moritz à Erlangen pour le meilleur album étranger, le prix au Romics pour le meilleur livre de l'Ecole italienne en 2004....un autre prix à Naples et même une nomination au Eisner awards toujours en 2006. Un plébiscite. Un artiste à suivre de très près.

 

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26 janvier 2014 7 26 /01 /janvier /2014 15:46

le synopsis de Glénat :

 

«Pornographique. Brüno, qui nous avait déjà régalés avec sa déclaration d’amour aux séries Z dans Lorna, récidive en s’attaquant à un autre genre de cinéma « bis » : le porno. Un genre qu’il parvient à transcender par l’élégance et la force d’évocation de son trait faussement minimaliste. Car ici, dans Pornopia, nul besoin de parole, ni de scénario. Les images parlent d’elles-mêmes. À travers une succession de vignettes muettes – de l’ébat « classique » à des scènes parfois très crues –, Brüno rend hommage à ce genre considéré comme mineur, mais réservé aux majeurs. Un panorama du porno dans tous ses états à destination d'un public averti… »

 

 

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La pornographie est à la mode...Entre les hommes politiques qui avouent aller sur Youporn et

le dernier film à la mode Don Jon,ce genre entre dans les mœurs de plus en plus ou plutôt il sort de son ghetto. A vous de voir si cela vous intéresse ou pas. Dans le 9ème art, il y avait la BD érotique ; à quatre sous ou pas. Oncle Fumetti a déjà écrit sur «Sam Bot », sur Leone Frollo ou sur l'institutrice de Bruce Morgan par exemple. Brüno franchit un cap. Le Vieux Fumetti a parcouru le livre. C'est très réussi. Les pages sont esthétiques. Ne nous y trompons pas, c'est cru. Bondages, SM, tout y est... Le travail graphique est excellent. Les codes couleurs sont intéressants. Alors évidemment pas de mouvements, pas de son. C'est une BD. Mais s'attaquer à ce mode d'expressions de cette manière est intéressant. Pas sûr que le tirage soit à la hauteur mais allez savoir. En tout cas ceux qui ne seront pas « choqués » par les dessins trouveront que c'est très bien réalisé. En fait, c'est comme pour le cinéma, les amateurs aimeront et achèteront, les autres regarderont poliment et en resteront là. Ce n'est pas grave, à chacun son plaisir. Cela sort le 5 février.

 

Brünode son vrai nom Bruno Thielleux en né 1975 en Allemagne. C’est à Rennes qu’il obtient une maîtrise d’arts plastiques. Il a également un parcours riche dans le monde de la BD. A 21 ans il fait déjà paraître ses premières œuvres aux éditions La Chose. En 2001, il travaille pour Vents d’Ouest sur une série policière. Il réalise une série à «quatre mains » disponible sur internet avec Pascal Jousselin. Puis il collabore avec Dargaud avec Appollo. Il sort aussi Atar Güll avec Fabien Nury. Un album très récompensé. Je vous invite à aller visiter son blog pour mieux le connaître :

http://www.brunocomix.fr/

 



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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 13:38

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Le synopsis de Glénat :

 

«Paris, gare de l’Est, 1920. Gontran Saint-Clair, savant reconnu, est retrouvé mort empoisonné au curare dans un train de la ligne Paris-Berlin. Ce meurtre survient peu après le décès suspect de deux autres savants : Aristide Vernon et Bruno Vaillant. Plus tard, c’est le professeur Émile Lenoir qui succombe d’une piqûre de scorpion, en plein Paris… Or ces savants avaient un point commun : ils travaillaient tous sur la conquête spatiale ! Ferdinand Straub, ancien as de l’aviation française reconverti en détective, mène l’enquête et découvre que le responsable de ces crimes serait un certain docteur Radar, un mystérieux et dangereux individu passé maître dans l’art du déguisement. Entre le talent de son adversaire et l’incompétence de la police parisienne, Straub va devoir redoubler d’ingéniosité et de vigilance pour capturer le redoutable docteur Radar… »

 

C'est dans la collection «Hors collection »...Cela ne s'invente pas, que Glénat a sorti cet album

un peu hors du temps. C'est un élégant mélange de Fantômas, de Sherlock Holmes voire de Rouletabille dans l'esprit que nous propose ces deux auteurs. C'est excellemment croustillant. Le trait de Bézian est jouissif. Ce graphisme difficilement explicable tant il faut le voir, donne une incroyable puissance au récit. C'est très déroutant. Presque fascinant. Cela confère à la narration une impression de vitesse, d'urgence. La colorisation monochrome qui change d'une page à l'autre

est incroyablement moderne. Nous sommes très loin de la ligne claire mais cela ne sert à rien de comparer les deux tant le style de Bézian est inclassable. L'habilité de Simsolo tient dans la maîtrise de ce « cheval fougueux ». Virtuosité graphique, vitesse, originalité tout le monde a été boosté car même l'éditeur a choisi un format «al dente» pour cet album. Bel objet. La BD dans ce qu'elle a de meilleure.

 

Noël Simsolo est scénariste mais aussi réalisateur, comédien et romancier. Il est né à Périgueux.

en 1944. Ce touche à tout a notamment écrit plusieurs aventures du Poulpe ou de Edgar Flanders.

C'est son deuxième album avec Bézian.

 

Frédéric Bézian est né en 1960. Il nous vient de Saint Luc. Il y suit les cours de Claude Renard, cher à Oncle Fumetti... Il a collaboré avec plusieurs maisons d'édition comme Les Humanoïdes Associés, Delcourt, Soleil ou Albin Michel et d'autres pour une quinzaine de livres.

 

 

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22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 15:54

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"On peut remarquer par exemple qu'il y a très peu de décors dans ce que je fais. Ça vient tout simplement du fait que je sais pas les dessiner et que je les fais très mal. Donc je fais pas de décor et je rassemble ça. Par exemple, la coccinelle a été un substitut au départ, parce que j'étais un peu gêné de jamais faire de décor. Je trouvais que c'était trop vide et j'avais l'impression un peu de voler le lecteur. Alors, j'ai commencé à mettre la coccinelle alors ça faisait un deuxième gag dans le gag."  Gotlib.

 

Marcel Gotlieb dit Gotlib est né à Paris en 1934. Il est auteur de Bande Dessinée. Il est connu pour ses participations aux journaux, Fluide Glacial qu'il crée en 1975, l'Echo des savanes ou Pilote. Il est le créateur de Gai-Luron, Les Dingodossiers qu'il crée avec René Goscinny ou la célèbre Rubrique-à-brac. On lui doit aussi Pervers Pépère ou Superdupont.  

 


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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 11:25

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L'avantage d'avoir un age avancé et donc d'avoir une bibliothèque abondante, c'est que l'on peut ponctuellement puiser dedans et relire de vieux livres et redécouvrir des héros du passé. Jess Long en fait parti. Ce personnage emblématique du journal de Spirou est apparu en 1969.C'est un enquêteur du FBI ; homme grand, brun, silencieux fumeur de pipe et flegmatique. Il passe d'un état à un autre accompagné de son collègue Slim Sullivan au borsalino et aux lunettes de soleil récurrents. Les deux font la paire ; le flic calme et réfléchi et un deuxième plus remuant et redoutable tireur. Le style graphique est réaliste. Une sorte de ligne claire de l'époque fortement colorisée. On notera 22 albums quand même. Ce qui est une belle longévité, il est vrai qu'à l' époque les histoires sont diffusées dans des périodiques qui permettent de communiquer sur les héros et de tenir le lecteur en haleine en distillant au compte-goutte les planches pour mieux les proposer après en reliure. Une époque qui change tant il est vrai que les hebdomadaires ont progressivement disparu. Le dessinateur en charge de cette série était Arthur Piroton dont ce sera la série-phare. Le scénario est confié à André Tillieux qui écrira le plus d'histoires même si quelques autres prendront la suite. La série est aujourd'hui éteinte mais se laisse lire avec plaisir.

 

Arthur Piroton est belge et naît en 1931. Sur les conseils d'Hergé qui reconnaît son talent il prend des cours de dessin par correspondance. En 1956, sa carrière démarre quand il entre chez Dupuis. Il réalise des dessins pour les Histoires de l'Oncle Paul, environ une quarantaine ce qui est important. Il participe à quels autres séries comme les Krostons de Deliège. Il meurt en 1996.

 

 

Maurice Tillieux (à droite) naît en 1921. C'est un scénariste majeur de la BD des années 70/80. il créé Gil Jourdan, Marc Lebut et son voisin et aussi donc Jess Long. Il reprendra aussi des héros emblématiques comme Tif et Tondu, Natacha ou la Ribambelle, fleurons de Spirou après Will, Walthéry ou Roba, ce qui n'est pas rien. Il est aussi dessinateur ; on parle de lui comme d'une synthèse entre Hergé et Franquin, chacun appréciera. Sa polyvalence fera sans doute qu'il n'ira pas aussi long dans le perfectionnisme de ses maîtres. Il n'en reste pas moins un dessinateur attaché aux proportions de ses personnages et en capacité à créer une atmosphère. Il nous quitte en 1978.

 

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17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 07:59

Camille Benyamina a publié ce mois avec Eddy Simon « Violette Nozière » chez Casterman. Nous avons déjà chroniqué. Nous avons souhaité en savoir plus...

 

Bonjour !! Parlez-nous de vous Camille Benyamina ? D'où venez-vous ? Où allez-vous ? Pourquoi ? Comment ? Bref qui êtes-vous ?

 Je suis née à Compiègne mais me considère Lyonnaise car c'est à Lyon que je me suis épanouie durant les 8 belles années où j'ai vécu là bas. Où je vais, bonne question, pour l'instant je ne suis qu'au tout début (en tout cas je l'espère) de ma carrière d'illustratrice-bédéiste, et je me laisse un peu porter par mon rythme de travail, les projets que je fais me plaisent énormément et je m'investis beaucoup dans ces productions. A la question pourquoi, tout simplement parce que c'est ma passion, comme beaucoup d'entre nous, je ne me vois pas faire autre chose de ma vie que de dessiner, et j'espère que l'avenir me permettra d'en vivre sans trop de difficultés. C'est magique de voir son travail publié et de plus, être apprécié !

 

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Sur votre blog on voit que vous passez de l'illustration à la BD en passant par la sculpture. Qu'est ce qui vous plaît le plus et pourquoi ?

 J'ai appris la sculpture à Emile Cohl, et j'adore ça, mais je suis bien loin de pouvoir faire une carrière de sculpteure, je n'ai pas le niveau ! Je suis beaucoup plus à l'aise dans le dessin traditionnel. Au départ, j'imaginais plutôt me lancer dans des romans illustrés, livres pour enfant, mais finalement au hasard des choses, ce sont principalement des contrats de bande dessinée qui me furent proposés. J'ai toujours aimé les BD, en lire et en faire, donc pas de préférence, je dis oui aux deux supports ! 

 

Vous êtes plutôt au dessin qu'au scénario ? Y-a-t-il une raison ?

 Je n'ai pas encore écrit mon propre scénario, mais j'aimerais beaucoup, j'ai déjà fait des essais, je note des idées, mais à présent je me concentre sur mon nouveau projet de bande dessinée en cours toujours en compagnie d'Eddy Simon !


 Vous avez travaillé avec Gaet's que Oncle Fumetti aime bien. Parlez-nous de cette collaboration et de «la Fille du Tueur ».

 J'ai beaucoup aimé illustrer son histoire, et certaines personnes me parlent encore de cette BD, elle a beaucoup plu ! Même si nous nous connaissions avant ce projet, pour "la fille du tueur" nous avons principalement collaboré par mails. Gaet's m'a proposé deux scénarios et j'ai beaucoup aimé "La fille du tueur", j'ai tout de suite imaginé l'ambiance, et j'ai eu la chance de pouvoir travailler avec JB Dugait pour la couleur, un très bon dessinateur et coloriste qui ne veut pas devenir coloriste, damn.

 

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Parlez nous de Violette Nozière ? Comment ce projet s'est créé ? Est-ce une idée de vous ou de votre scénariste Eddy Simon ?

C'est une idée d'Eddy, qui m'a envoyé son scénario et proposé de monter un dossier de présentation. Tout m'a séduit : le projet, l'histoire, l'époque, et surtout le personnage de Violette, qui passe du coté sombre à la légèreté, de la jeune fille amoureuse à la fille indigne... J'ai fait des planches de recherches, les deux premières pages et la couverture (enfin, la première version qui a finalement été changée), afin que nous puissions envoyer le dossier de présentation aux maisons d'édition. Nous avons eu quelques pistes, et Christine Cam des éditions Casterman nous a contacté. Le rendez vous s'est très bien passé, et le projet a débuté ainsi ! 

 

Comment rend-on l'aspect psychologique d'un personnage comme celui-ci par le dessin ?

 Je m'imagine quelle expression je ferais pour telle ou telle situation, je regarde des références, en l’occurrence beaucoup de photos des années 30, de Violette elle même, et pour certaines expressions faciales je mime puis je dessine en prenant compte du caractère du personnage. Violette a tendance à exagérer lorsqu'elle est en public, elle est dans la démonstration, mais quand elle est seule, elle est face à ses problèmes et devient beaucoup plus sombre, c'est une jeune fille perdue et piégée par ses propres mensonges.


9782203038547

 

Les deux traitements, je veux dire les deux livres sont très différents ? Pourquoi ? Quel est votre vrai style ?

 "La fille du tueur" vs "Violette Nozière" ? Pour la fille du tueur, je voulais tester un style un peu plus caricaturé, c'est ce que je m'imaginais à ce moment là, une petite bouille ronde à l'air farouche, pour correspondre au scénario de Gaet's. Je ne me pose pas de question à propos du style de dessin, j'imagine quelque chose, je le dessine et si j'aime je continue dans ce style, sinon je change. Pour Violette, je voulais un trait plus doux, plus élégant, dont je ne me lasse pas. J'ai une préférence pour la mine de plomb, le traité de Violette me correspondrait un peu plus, et je pense que c'est le plus abouti.

 

Question bateau mais quelles sont vos idoles dans le métier ?

 Trop difficile. J'ai grandi avec les BD de la bibliothèque familiale réunissant Tardi, Franquin, Gotlib, Hergé, Margerin, Binet ... Donc tous ces auteurs sont mythiques pour moi (et sont mythiques de façon générale) ! Ensuite, ado, j'ai eu mes propres BD, et là j'ai adoré tous les Yvan Pommaux, les Thorgal (Van Hamme & Rosinski), les Sky Doll (Barbucci & Canepa), les dessins d'Olivier Schwartz, les Spirou (et petit Spirou !) de Tome et Janry, beaucoup de livres illustrés aussi. J'admire le travail de Guarnido & Canales, de Bastien Vives, de Boulet, de Chabouté, de Pedrosa, des frères Jouvray, d'Ingrid Liman, parmi tant d'autres !

 

Comment travaillez vous ? Avec quoi ? A quelle fréquence ?

 Je travaille d'abord de façon traditionnelle, story board, crayonnés et final noir et blanc avec valeurs à la mine de plomb. Je colorise ensuite de façon numérique. Je suis employée à temps plein dans une compagnie de jeux vidéos, donc je me consacre à mes illustrations/bande-dessinées le soir et le weekend, une moyenne de 4-5h par soir et 20h a 30h le weekend quand j'étais en pleine production. C'est un rythme assez intensif mais j'aime mener un projet à bout. Certains n'envient pas mon mode de vie mais c'est ce que j'aime faire !


 Quels sont vos projets futurs ?

 Comme je vous l'ai évoqué, je commence tout juste un nouvel album avec mon scénariste Eddy Simon et la romancière Malika Ferdjoukh. J'ignore si je peux en dire plus, mais ce projet démarre bien ! Pour le futur futur, je compte continuer dans ma lancée, faire de la BD, de l'illustration, peut-être mes propres scénarios, qui sait.

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Published by Oncle Fumetti - dans BD
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