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15 janvier 2017 7 15 /01 /janvier /2017 17:00

Le synopsis de Dargaud :

 

«Claire, trentenaire, infirmière en néonatalogie, voit défiler ses relations amoureuses et désespère de construire un couple – le vrai, le bon, l'idéal. En choisissant de vivre avec Franck, elle croit enfin y être arrivée. Mais la réalité standardisée de ce qui l'attend n'est pas à la hauteur... »

 

Pour commencer l'année, Dargaud et Aude Picault nous propose un joli livre et une jolie évocation de la vie d'une de nos contemporaines. Une jeune femme qui essaie de conjuguer vie professionnelle, vie personnelle et surtout son épanouissement amoureux. Dans nos sociétés hyper connectées les grandes solitudes existent. Elles n'ont peut être jamais autant présentes. Ce personnage, Claire, essaie de rencontrer l'homme de sa vie et de construire une relation de couple équilibrée. C'est difficile. Pour le moins dans cette évocation et dans ce livre tout sonne vrai. C'est bien vu et bien pensé. Le personnage est charmant. Le trait est tout aussi agréable et charmant. La narration coule de source. C'est fluide, caustique et tendre. Cela pourrait faire un perso récurrent. C'est déjà un aveux de reconnaissance chez le Vieux Fumetti. C'est à lire. On passe un bon moment.

Aude Picault est née en 1979. Elle est diplômée en communication visuelle des Arts déco de Paris. Elle autoédite "Moi Je" en 2004. Elle met ainsi un pied dans la bande dessinée. Depuis, elle a publié "Papa" (L'Association, 2006), "Les mélo maniaks » (Glénat, 2008), "Transat" (Delcourt, 2009), "Comtesse" (Les Requins marteaux, 2010), avant de se lancer avec Fabrice Parme dans l'adaptation en bande dessinée du magnifique dessin animé "Famille Pirate » (2 tomes, Dargaud, 2012 et 2014). Puis vient en 2015 elle sort "Parenthèse Patagone" (Dargaud), récit de son voyage autour de la Patagonie en voilier. Enfin nous voici en 2017 avec "Idéal standard".

Idéal standard de Aude Picault chez Dargaud.
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13 janvier 2017 5 13 /01 /janvier /2017 17:00

François Le Bescond est Directeur Editorial Adjoint chez Dargaud. Le regard et la sensibilité qu’il porte sur le monde de la BD sont ceux d’un passionné et d’un expert. Il est un habitué du blog d’Oncle Fumetti.

Bonjour François. Comment se porte la Bande Dessinée qui vient de perdre un de ses grands anciens en la personne de Gotlib?

Pour nous, chez Dargaud, cette disparition fut un coup très dur même si on s’y préparait un peu... On a parfaitement conscience de ce que Gotlib a apporté à la bande dessinée, ce que qu’on lui doit tous. René Goscinny, grâce au journal Pilote, lui avait ouvert les portes et cette collaboration avec Dargaud a duré de très longues années et les liens n’ont jamais cessé d’exister. Marcel était vraiment un immense artiste, quelqu’un extraordinairement attachant et drôle alors qu’il se qualifiait lui-même de grand dépressif qui se soignait par l’humour… Je conseille à tout le monde de lire et relire ses albums dont sa biographie J’existe, je me suis rencontré qui permet de mieux comprendre quelle fut sa vie. A titre personnel il a fait partie des auteurs qui m’ont donné le goût de la bande dessinée : Gai Luron, Rubrique à brac, Les Dingodossiers, Hamster Jovial m’ont par exemple profondément marqué, jamais je ne pourrai effacer ça.

Et pour enchainer comment se porte l’éditeur Dargaud ?

L’année 2016 s’est bien terminée malgré un contexte global toujours aussi agité, nos résultats sont conformes à ce que nous attendions. L’énorme travail réalisé avec les auteurs autour de leurs albums, même s ’il ne se voit pas toujours de l’extérieur, a globalement porté ses fruits. On continuera, soyez-en certain !

Quelles auront été les sorties les plus importantes pour Dargaud cette année ? Forcément les locomotives en terme économique mais y a t-il eu des surprises ? Des paris réussis ?

Les « locomotives » sont autant des projets éditoriaux que les albums à petits tirages. Le travail accompli par exemple autour de Blake & Mortimer ou Lucky Luke, qui ont été deux moments forts de l’année, ne sont pas uniquement une réalité économique même si c’est une composante importante. 2016 a été l’année des 70 ans de Lucky Luke qui a mobilisé beaucoup d’énergie et d’envie avec la sortie d’un beau livre, L’Art de Morris, qui a permis de mettre en avant le génie graphique de Morris. Une très belle exposition où l’on pouvait enfin voir de nombreux originaux a eu lieu au Musée d’Angoulême, en partenariat avec le FIBD, et nous avons sorti exceptionnellement trois albums : la nouveauté Lucky Luke par Jul - qui est parfaitement dans l’esprit de Goscinny - et Achdé, L’Homme qui tua Lucky Luke par Matthieu Bonhomme qui a ainsi rendu son hommage à ce personnage ainsi que le drôlissime Jolly Jumper ne répond plus vu par Guillaume Bouzard, finalement sorti en janvier 2017.Tout ce travail éditorial a permis de mettre la lumière sur un des trésors de notre 9ème art. Un des moments forts aura aussi été la parution de La Légèreté par Catherine Meurrisse, un album poignant dont la charge émotionnelle est évidente après les attentats de Charlie. Catherine est allée au fond d’elle-même, signant un témoignage finalement plein d’espoir. Il y a eu beaucoup d’autres bonnes surprises ou de paris réussis comme S’Enfuir par Guy Delisle, Ce qu’il faut de terre à l’homme par Martin Veyron, L’Eté Diabolik par Smoldoren et Clérisse, Tebori par par Robledo et Toledano, Le Mystère du monde quantique par Mathieu Burniat et Thibault Damour, Filles des oiseaux par Florence Cestac, Ma vie de réac par Morgan Navarro, Amazonie par Leo, Rodolphe et Marchal, Musnet par Kickliy, Le Problème avec les femmes par Jacky Fleming, Le Petit livre de la black music par Bouhris et Brüno, Le Loup en slip par Lupano, Itoïz et Cauuet, etc, etc. Et je ne parle ici que des tomes 1 ou one shot car on pourrait y ajouter bien des titres dont la conclusion du Rapport de Brodeck par Manu Larcenet, une œuvre marquante.

François Le Bescond Directeur Editorial Adjoint Chez Dargaud : L'interview 2017

Pour élargir la question à l’ensemble de la BD y a t-il des sorties chez vos collègues qui vous ont rendu envieux ?

Il y a heureusement de très bons albums qui sortent chez nos concurrents ! Shangri-La de Mathieu Bablet, Le Carrefour de Charlet et A. Floc’h, Demi-Sang de Gatignol et Hubert, Maggy Garrisson de Oiry et Trondheim, Les Voyages d’Ulysse de Lepage, L’Arabe du futur de Riad Sattouf, Martha & Alan de Guibert sont par exemple des albums parus en 2016 que j’ai vraiment appréciés. Il y en a forcément d’autres !

 

Puisqu’ une génération s’éloigne et que la nature a peur du vide, quels sont les leaders de la génération montante tant chez les scénaristes que chez les dessinateurs ?

 

Il y a un éternel renouveau, je ne suis pas certain que l’on puisse parler d’une génération montante identifiable et je me garderai bien de citer des noms.

 

Pour que les lecteurs y trouvent leur compte et pour qu’il y ait un renouvellement du 9ème Art, est-ce que les éditeurs ne passent pas trop de temps à gérer le catalogue patrimonial au détriment du lancement de jeunes talents ? N’y a t ’il pas trop de sorties d’intégrales ou de reboots au détriment de la création pure ?

 

C’est beaucoup plus complexe que cela et la vérité change d’une maison à une autre, selon l’histoire de chacune et des philosophies éditoriales. Chez Dargaud, dont l’histoire est riche, nous devons forcément nous occuper de notre patrimoine, c’est une obligation, mais aussi penser à l’avenir en développant de nouveaux projets et en misant sur de nouveaux auteurs avec lesquels il y a une envie réciproque de faire des choses. J’insiste sur le fait que le fait de s’occuper du patrimonial ne se fait pas du tout au détriment du lancement de jeunes talents, bien au contraire, c’est justement ça qui permet à l’éditeur d’avoir un socle solide et de développer une nouvelle création. C’est un équilibre à trouver, ce que nous nous efforçons de réaliser depuis pas mal de temps. Le travail patrimonial est aussi une façon de préparer l’avenir, ce n’est pas antinomique car une œuvre doit pouvoir perdurer. Les intégrales patrimoniales sont clairement appréciées par la plupart des lecteurs attachés à leurs séries qu’ils apprécient et qui bénéficient ainsi d’une nouvelle mise en lumière. Même chose pour les reprises et reboots autour desquels il y a souvent une véritable attente. D’ailleurs quand des auteurs reprennent en main les destinées d’une série, c’est aussi un travail de création, malgré tout. Et il ne faut pas croire que les éditeurs sont obsédés par l’idée de développer des reprises à tout prix, faire des spin-off, etc. Nous refusons beaucoup de projets envoyés par des auteurs qui souhaiteraient faire des reprises de Philémon, de Blueberry, de Blake & Mortimer, de Lucky Luke, de Valérian, etc. Il faut que cela ait un sens et que nous respections le souhait des créateurs : Fred m’avait par exemple demandé qu’aucune reprise de Philémon soit réalisée après lui, nous respecterons cela surtout qu’à mes yeux cela n’aurait pas de sens, ce que partage son fils Eric. Quand Matthieu Bonhomme nous a proposé de faire son Lucky Luke, nous lui avions expliqué que ce n’était pas si évident, qu’il fallait attendre le bon moment, il l’a souvent rappelé dans les interviews. Il a fallu attendre les 70 ans de la série pour que le projet trouve un sens et Matthieu a pu réaliser cet album dont le résultat est à la hauteur du talent hors norme de cet auteur et de sa passion pour ce personnage. A propos de patrimoine, il faut bien sûr parler de la série culte Valérian de Christin et Mézières qui bénéficiera d’une nouvelle visibilité avec la sortie du film le 21 juillet 2016. Luc Besson, grand fan de Valérian depuis toujours, rêvait de faire cette adaptation, c’est enfin le cas et il s’est donné les moyens d’y arriver. Ce que l’on a pu voir à ce jour est particulièrement prometteur et excitant et on en a profité pour faire un travail éditorial de fonds sur la série avec les auteurs, Pierre Christin et Jean-Claude Mézières. J’ai été moi-même lecteur de Pilote et de Valérian, c’est vraiment génial de constater que l’écoute, l’envie et l’appétit des créateurs sont restés intacts, 50 ans après la première apparition de Valérian dans le journal !

A titre personnel quel livre aura été ton livre de l’année ? Chez Dargaud mais pas seulement.

 

C’est délicat de ne citer qu’un seul titre… J’ai malgré tout envie de mentionner S’Enfuir, récit d’un otage, de Guy Delisle. D’une part parce que cet ouvrage est remarquable, ce qui n’est pas une surprise quand on connaît le talent de l’auteur… D’autre part parce que cet album a une histoire particulière dans le sens où nous avions parlé de ce projet avec Guy il y a plus de dix ans déjà... Il faut savoir être patient dans ce métier ! Il s’est posé beaucoup de questions sur la façon de raconter cette histoire assez difficile, la captivité de Christophe André pendant 111 jours en Tchétchénie, il a tourné autour du projet pendant plusieurs années avant que les choses se mettent véritablement en place en 2013/2014. Ce fut un marathon (432 pages quand même !) et cela a été passionnant à suivre. Humainement aussi : Guy est quelqu’un de très attachant et ma première rencontre avec Christophe André a été un beau moment, c’est quelqu’un de très calme, très réfléchi, il a réussi à surmonter et digérer cette épreuve qui aurait pu être un traumatisme profond. J’aurais aussi pu citer le nouveau Gus de Christophe Blain qui est remarquable, mais celui-ci a pris du retard en 2016 et l’album sort seulement ces jours-ci.

 

A quoi peut-on s’attendre sur l’année 2017. Allez-vous nous présenter le nouvel Hergé ou le nouveau Pratt ?

 

L’année 2017 sera dans la continuité de l’année 2016, j’espère bien que de nouveaux auteurs émergeront durablement, on en reparlera… Dans l’actualité immédiate je voudrais quand même parler du nouveau livre d’Aude Picault, Idéal Standard. C’est vraiment l’album de la maturité, une histoire pleine de finesse et de sensibilité sur les relations hommes femmes et le désir d’une trentenaire de vivre en couple, j’espère que ce livre touchera les lecteurs comme il nous a touchés chez Dargaud !

 

 

Vous avez plusieurs albums sélectionnés à Angoulême chez Dargaud cette année. Tu nous les présentes ?

 

On a déjà évoqué La Légèreté de Catherine et L’Homme qui tua Lucky Luke de Bonhomme, deux albums d’une très grande qualité. On est aussi très heureux pour Martin Veyron de voir son album Ce qu’il faut de terre à l’homme figurer dans cette sélection, on pense que c’ est effectivement un ouvrage marquant dans la carrière de Martin. C’est drôle, intelligent, tragique, vraiment un album à découvrir pour ceux qui ne l’aurait pas encore lu. Il ne faut pas oublier L’Eté Diabolik d’Alexandre Clérisse et Thierry Smoldoren qui figure dans la sélection polar. Cela fait plaisir car ça fait de nombreuses années que l’on croit en Alexandre et ce travail finit par payer, la qualité des scénarios de Thierry y est aussi pour quelque chose ! La sélection de Musnet par Kickliy dans la sélection jeunesse est une bonne surprise surtout qu’il est compliqué d’imposer une série jeunesse qui prend en général plus de temps. Et, enfin, l’intégrale Harry Mickson de Florence Cestac fait partie de la sélection patrimoine, c’est mérité car Florence est une grande dame de la bande dessinée et là-aussi on l’accompagne depuis pas mal de temps, on espère bien que ça continuera encore longtemps ! Il y a enfin, dans la même catégorie, Time is money de Fred et Alexis, une édition complète en noir et blanc qui permet d’apprécier la maestria graphique d’Alexis et l’imagination sans limite du regretté Fred.

 

Et qui vois-tu gagner ?

 

Je n’en ai strictement aucune idée ! Vous avez peut-être des infos à ce sujet ? (rires)

Non aucunes (rires). Que le meilleur gagne. A bientôt François et merci.

 

François Le Bescond Directeur Editorial Adjoint Chez Dargaud : L'interview 2017
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10 janvier 2017 2 10 /01 /janvier /2017 10:13

Dans cette rubrique retrouvez quatre des livres qui font partis des 10 albums dans la sélection officielle du 44e Festival d’Angoulême qui se déroulera à la fin du mois. Ils sont en course pour obtenir le Fauve d’Or, l’équivalent d’un César ou d’un Oscar au cinéma. Ces albums très différents sont sortis ces dernières semaines. Pour commencer Patience de Daniel Clowes chez les éditions Cornélius. Daniel Clowes est une star aux Etats Unis mais il a été peu publié en France. On retrouve chez lui ce qui se fait de mieux. Trait précis, presque chirurgical. Vient ensuite Stupor Mundi de Néjib chez Gallimard . De grandes cases. Peu de texte. Une colorisation aussi minimaliste que soutenue. C'est très particulier mais pas inintéressant. A la troisième place, Shangri-La de Mathieu Bablet chez Ankama. C'est esthétiquement très pointu. Beau travail de mise en page. Le récit est travaillé. La colorisation est également un des points forts de cet artiste. Pour finir Chiisakobé volume 4 de Minetaro Mochizuki chez Le Lézard Noir. Minetaro Mochizuki travaille son trait et la colorisation est blanche et grise. C'est un plaisir à lire et à regarder. C’est doux et beau à la fois. Pronostiquer le résultat est bien aléatoire mais leurs présences prouvent leurs qualités. Oncle Fumetti mettrait bien une petite pièce sur le Chiisakobé de Minetaro Mochizuki. Bel album et Angoulême aime le Japon.

 

Angoulême 2017 : La short list d’Oncle Fumetti pour le Fauve d’Or 2017
Angoulême 2017 : La short list d’Oncle Fumetti pour le Fauve d’Or 2017
Angoulême 2017 : La short list d’Oncle Fumetti pour le Fauve d’Or 2017
Angoulême 2017 : La short list d’Oncle Fumetti pour le Fauve d’Or 2017
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10 janvier 2017 2 10 /01 /janvier /2017 07:55

 

«C’est un peu curieux mais quand je dessine seul, ça me donne envie de cinéma et de travail collectif. Et quand je travaille sur un projet cinématographique, ça me donne très envie de retourner devant ma planche à dessin… » Phrase tirée d’une interview donnée aux InRocks en janvier 2016.

Katsuhiro Otomo est né le 14 avril 1954. Il est japonais. C’est un dessinateur de mangas. Il est aussi scénariste et réalisateur de films d'animation. Il est l'auteur d'Akira et de son adaptation en film d'animation mais aussi de Steamboy. Depuis 1983, il est de nombreuses fois primé. Au Japon puis hors le Japon ; plusieurs Prix Harvey aux Etats Unis, Eisner Award dès 2002, à Angoulême en 2015. Il entre au Eisner Hall of Fame de son vivant en 2012. La consécration.

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8 janvier 2017 7 08 /01 /janvier /2017 17:55

Le synopsis de Le Lézard Noir :

 

«Dans ce quatrième et dernier tome de la série, les enfants et les apprentis partent pour un séjour d’une nuit dans une station thermale tandis que Shigeji et Ritsu doivent veiller sur la petite Attchan qui souffre de fièvre. Alors que la fin de l’année approche, les personnages se révèlent, les malentendus se dissipent, pour le meilleur ou pour le pire… »

Encore un album nominé au prochain festival d'Angoulême. Cet album qui est la fin d'une série est sorti en novembre 2016. il est intitulé « le serment de Shigeji ». Le chemin et le destin de du fils prodigue arrive à son terme. L'interaction entre tous les personnages avance vers son terme. Plus que l'histoire Oncle Fumetti aime le graphisme. On peut reprocher parfois aux mangas ou à la BD japonais d'être un peu négligeante sur le graphisme. C'est un peu parfois du dessin au kilomètre tant il est vrai que nos amis nippons publient très vite des séries avec beaucoup de tomes. Dans ce cas Minetaro Mochizuki travaille son trait et la colorisation. C'est un plaisir de lire et de regarder ces albums. C'est doux et beau. Oncle Fumetti aime et reconnaît que la nomination est méritée. Après... Advienne que pourra et bravo à cette maison d'édition Le Lézard Noir créée en 2004 de nous proposer ce créateur.

Minetaro Mochizuki est né en 1964. C'est un auteur japonais prolifique qui touche à tous les genres. Il fait assurément partie des talents à suivre dans le paysage du manga japonais. Lauréat du prix Tezuka et du prix Kodansha avec Dragon Head, ses œuvres ont souvent été adaptées au cinéma ou à la télévision. Chiisakobé a obtenu le prix d’excellence au Japan Media Arts Festival en 2013, a été nominé au Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême 2015 et pour les Japan Expo Awards 2016.

 

Chiisakobé volume 4 de Minetaro Mochizuki chez Le Lézard Noir.
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7 janvier 2017 6 07 /01 /janvier /2017 17:55

Le synopsis  de Ankama :

 

«Ce qu'il reste de l'humanité vit à bord d'une station spatiale dirigée par une multinationale à laquelle est voué un véritable culte. Les hommes mettent en place un programme pour coloniser Shangri-la, la région la plus hospitalière de Titan, afin de réécrire la genèse à leur manière. »

 

Premier retour sur une lecture non chroniquée à l'époque de la sortie du livre, il s'agit de Shangri-la de Mathieu Bablet. Cet encore jeune créateur a déjà eu les faveurs d'Oncle Fumetti lors de la publication de Astradée en mai 2013. Trois années déjà. Une chronique et une interview. Avec ce nouvel album sortit en septembre 2016, Bablet monte encore en gamme. De la SF et de la bonne. Ce n'est pas pour rien que ce livre fait partie de la compétition pour le Fauve d'or lors du prochain 44e Festival International de la BD d'Angoulême. Il a clairement sa chance. Comme pour les précédentes créations, le trait est précis. C'est esthétiquement très pointu. Beau travail de mise en page. Belle dramaturgie aussi. Le récit est travaillé. La colorisation est également un des points forts de cet artiste. On était dans des tons verts pour Adrastée. On passe au bleu dans Shangri La. Même souci de la cohérence. C'est sérieux, bien pensé. Un beau livre. Une vraie chance pour le Fauve d'Or et déjà à minima le plaisir de la lecture.

Mathieu Bablet est né en 1987. Il a étudié à Chambéry à l école ENAAI (Enseignement aux Arts Appliqués et à l'Image). Il est remarqué très tôt par Ankama suite à un dépôt de projet. C'est sa quatrième œuvre publiée si l'on compte les deux opus d'Astradée pour un.

Shangri La de Mathieu Bablet chez Ankama
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6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 07:55

Le synopsis de Delcourt :

« Quatrième volet de la série historique en cinq tomes indépendants scénarisés par Thierry Gloris. Leur lien, une bataille marquante. Chacune illustrera à sa manière la question suivante : que signifie « être français » ? La bataille dite de Camerone (30 avril 1863) correspond au massacre d’une poignée  de légionnaires retranchés face à une armée mexicaine déchaînée. Relativement obscur et secondaire à l’époque, cet engagement de quelques dizaines de personnes deviendra un mythe pour la légion étrangère. Il est perçu comme la quintessence de l’esprit guerrier et du sacrifice ultime face à la parole donnée.»

Est-ce que la Bande Dessinée doit contribuer à narrer et « glorifier » des faits militaires ? On peut se poser la question. Le 9ème art n’est-il pas plus là pour stimuler l’imaginaire ou pour faire rêver. La BD traite de tout. Elle vous parlera de la vie de votre voisin de palier ou elle vous emmènera dans des mondes oniriques. Alors pourquoi ne pas évoquer des faits historiques. Cet album nous raconte la bravoure et l’engagement extrême de soldats de la Légion Etrangère au service de la France au Mexique au XIXe siècle. Durant neuf heures en effet, les légionnaires vont affronter les troupes mexicaines sans boire, accablés par la chaleur des Hautes-Plaines, étouffés par la fumée des incendies. A la fin de l'après-midi, il ne reste en état de combattre que qu’une poignée d’hommes. Ils décident de décharger leurs fusils et chargent à la baïonnette. Ils finirent par se rendre en demandant à ce que la promesse suivante : « Nous nous rendrons si vous nous faites la promesse la plus formelle de relever et de soigner notre sous-lieutenant et tous nos camarades atteints, comme lui, de blessures ; si vous nous promettez de nous laisser notre fourniment et nos armes. Enfin, nous nous rendrons, si vous vous engagez à dire à qui voudra l'entendre que, jusqu'au bout, nous avons fait notre devoir. » Cela fut accordé. Au-delà de ce fait militaire fêté dignement par la Légion Etrangère chaque année, l’album raconte parfaitement les faits. On découvre une partie romanesque mais historiquement bien rendue de la vie des personnages. Le graphisme est réaliste. La colorisation de Joël Mouclier est douce et agréable à l’œil. Elle sait être dure dans les moments qui le nécessitent. Excellent travail. C’est à la fois intéressant et plaisant à feuilleter. A vous de vous laisser tenter.

Thierry GLORIS est né en 1974 en Franche Comté. Il est scénariste. Il est élevé avec les albums d’Astérix ou Gaston Lagaffe. Il découvre aussi les comics et les mangas. À Bordeaux, il obtient un DEA d’Histoire. Il écrit Le Codex Angélique, sa collaboration avec Mickaël Bourgoin, publiée chez Delcourt entre 2006 et 2009. Chez le même éditeur, il se lance en 2008 dans la série Waterloo 1911 avec Emilio Zarcone, en 2011 sur Méridia avec Joël Mouclier et en 2012 dans Isabelle, la Louve de France avec Jaime Calderon. Chez Soleil, il publie de 2009 à 2013 la série Malgré nous avec Marie Terray, sur les jeunes Alsaciens enrôlés dans l’armée allemande durant la Seconde Guerre mondiale.

Joël Mouclier est né le 25 janvier 1967 à Bordeaux. Titulaire d'un bac B, il fait une année de pharmacie, puis un DUT de Génie Civil. Rien ne semblait donc le prédestiner à la bande dessinée. Il s'inscrit pourtant à L'Ecole des Beaux-Arts d'Angoulême, son but premier et véritable. Il en sort en juin 1990, après avoir collaboré à l'album collectif Les Enfants du Nil, dont il a dessiné la couverture ainsi que l'histoire intitulée Sardine. Il sort en 1990, aux Éditions Delcourt, son premier album scénarisé par Turf, Les Yeux Clos, premier tome de la série Les Remparts d'Ecume. En compagnie d'un nouveau scénariste, Contremarche, il sort en février 1992, le tome 2 de cette série. Toujours avec Contremarche, ils explorent avec succès le domaine de la S.F. et de la cybernétique avec Dragons, une mini-série de deux albums. Il réalise toutefois des illustrations simultanément, les amateurs de jeux retrouveront ses dessins dans Polaris, dans la revue Bo Doï, ou bien sur internet dont il est très friand.

 

Champs d’honneur – Camerone – Avril 1863 de Thierry Gloris et Andrea Mutti chez Delcourt
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1 janvier 2017 7 01 /01 /janvier /2017 09:42

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30 décembre 2016 5 30 /12 /décembre /2016 09:21

Durant le prochain Festival d’Angoulême, l’espace Franquin nous proposera une exposition dédiée à Hermann. Si ce créateur n’est plus à présenter et pour cause, il ne sera pas inutile de s’y rendre. Son travail qui s’est inscrit sur presque toute une vie aura permis à plusieurs générations de prendre un plaisir incroyable. Le dessin d’Hermann n’a cessé d’évoluer. Les mutations ne sont pas seulement des changements réguliers d’outils de travail (pinceau, plume, Rotring, aquarelle). La première partie de l’exposition montrera que, chaque étape étant en gestation dans la précédente, il n’y a pas de rupture dans le style d’Hermann, mais une continuité et de la recherche. A travers l’exposition de ces 166 œuvres originales, le Festival se propose de témoigner de la richesse et de la cohérence d’une œuvre qui s’est déployée comme il a déjà été dit sur plus d’un demi-siècle et qui se poursuit. À travers les époques et les styles, Hermann a creusé son sillon sans se soucier des modes, ce qui ne l’a pas empêché de séduire le grand public. Car à l’image du titre de son dernier livre, publié en 2016, Hermann est un passeur de la bande dessinée. Cela sera à découvrir absolument du 26 au 29 janvier.

Hermann Huppen est né en Belgique en 1938, Hermann est repéré par Greg dès 1963. Il collabore à Spirou pour Les Belles Histoires de l’Oncle Paul. Sur un scénario de Greg, il lance dans le journal Tintin la série Bernard Prince qui compte aujourd’hui 18 tomes. Il entame ensuite Jugurtha en 1967 avec Jean-Luc Vernal. En 1969, il réalise Comanche toujours avec Greg. À la fin des années 1970, il attaque Jeremiah, puis conçoit Les Tours de Bois-Maury dès 1984. En 1981 et 1982, Hermann a également signé trois albums de Nic avec Morphée, alias Philippe Vandooren. En plus d’Abominable paru chez Glénat, il est l’auteur de nombreux ouvrages dont Missié Vandisandi (1991), Sarajevo-Tango (1995), Lune de Guerre (avec Jean Van Hamme, 2000) ou encore les deux tomes du Diable des sept mers (2009) pour la collection Aire Libre des éditions Dupuis. Sur un scénario de Yves H., il dessine des albums pour la collection Signé au Lombard, dont The Girl from Ipanema (2005), Afrika (2007) ou, plus récemment, Station 16 (2014) et Sans pardon (2015). Chez Glénat, avec le même Yves H., il signe deux one shot : Une Nuit de pleine lune (2011) et Retour au Congo (2013). En 2014, Glénat réédite Abominable avec, en bonus, une histoire inédite écrite par Christian Godard. Unanimement salué comme l’un des grands de la BD, Hermann étonne toujours son public et continue ses recherches graphiques. En 2009, il a été élevé au rang de Chevalier des Arts et des Lettres de la République Française. Jeremiah a été adapté en série TV aux États-Unis, en 2001. Hermann est traduit en de nombreuses langues, a reçu de multiples prix internationaux. Il est Grand Prix de la ville d' Angoulême pour le Festival 2016.

Espace Franquin, salle Iribe, 1, boulevard Berthelot du 26 au 29 janvier 2017

Angoulême 2017 : Exposition Hermann du 26 au 29 janvier 2017.
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29 décembre 2016 4 29 /12 /décembre /2016 10:12

Le dessinateur de renom Joann Sfar fait revivre Salvador Dalí. Les créateurs de BD cela ose tout. Johan Sfar ce touche à tout brillant s’autorise cette résurrection. Cela fait un moment d’ailleurs puisque cela a commencé depuis septembre de cette année. Dali revit au travers des planches du fameux auteur de BD Joann Sfar, papa du ‘Chat du Rabbin’. A travers plus de 200 dessins, mis en valeur à l’Espace Dali. Sfar invoque l’art pour réveiller le Maître. Quand un dessinateur choisit le peintre c’est qu’il a une idée derrière la tête. Elle est bonne dans tous les cas. L’exposition fait des allers-retours entre ces deux poètes. Cela « matche » bien. Dans un labyrinthe composé des œuvres du peintre surréaliste et des créations haute-couture de la Maison Schiaparelli avec laquelle Dali collabora souvent, Joann Sfar nous raconte en effet une histoire fantaisiste. Celle d’un artiste enfermé plusieurs jours dans un manoir avec quatre top-modèles nues, censées reproduire les tableaux les plus célèbres du génie espagnol. Un récit en noir et blanc. C’est onirique et tellement normal que cela le soit. Pour le moins c’est à la portée de tous et c’est jusqu’au 31 mars.

Vous avez encore le temps.

Salvador Dali et Joann Sfar : Une exposition jusqu'au 31 mars 2017
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