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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 18:00

Le synopsis de Dargaud :

 

«Prêt à attaquer, le loup se tient parmi les Aigles de Rome. Qui d'entre eux se douterait qu'Arminius, en qui le général romain a toute confiance, est désormais devenu le chef de guerre des Germains ? Sa trahison a porté ses fruits : l'armée romaine est attaquée de tous côtés et Marcus, prisonnier, n'a jamais été aussi impuissant. Derrière ses barreaux, il ne peut ni combattre son ancien frère de sang ni protéger Priscilla et son fils... Enrico Marini signe ici des scènes de combat d'anthologie ! ».

 

Trois années. Il aura fallu trois longues années mois pour mois pour enfin lire la suite des aventures et surtout des mésaventures de Marcus. Il se trouve de nouveau confronté à la trahison d'Arminius sur fond de conquête romain de la Germanie. Je vous refais pas l'histoire, vous connaissez. Il est bien plus utile de parler du livre. Encore une fois Enrico Marini nous livre un album parfait. Graphiquement c'est inattaquable. Les planches sont magnifiques. La colorisation souvent bleutée rehausse le trait. Les planches sont bien découpées et mettent en valeur la narration. Peu de textes. La dramaturgie suffit, le rythme est maîtrisé et l'on comprend en regardant. Plaisir des yeux. A noter une superbe double page centrale sur une scène de bataille. Bref Marini nous gâte. Les albums sont cohérent entre eux. Parfois on note dans les séries des albums moins réussis graphiquement. Ce n'est pas la cas chez Marini. Beau travail sur les tenues et sur la réalité historique. On pourrait penser que c'est de la BD commerciale. Le sujet, le binôme de personnages, la sortie juste avant les fêtes etc, mais le temps pris par Marini, la qualité du travail nous laisse à penser que même si le marketing n'est sûrement pas absent cela reste un livre digne d'être mis dans votre bibliothèque. Superbe album. Merci Monsieur Marini. Cela va être dur d'attendre le suivant.

Enrico Marini est italien. Il est né à Liestal en 1969 en Suisse. Il vient à la BD très tôt à l’âge de 14 ans. Il étudie à Bâle dans une école des Beaux Arts. Sa carrière débute dès 1987. Il est à la fois scénariste et dessinateur. Il est talentueux tant par son dessin que par son talent de narrateur.

Les aigles de Rome – Tome 5 de Enrico Marini chez Dargaud.
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3 novembre 2016 4 03 /11 /novembre /2016 07:55

Le synopsis de Dupuis :

 

« Ruppert et Mulot sont des inventeurs graphiques. Depuis leurs débuts à l'Association jusqu'à leurs récents succès dans la collection "Aire Libre" : "La technique du périnée" ou encore "La grande odalisque" et "Olympia" en collaboration avec Bastien Vivès -, en passant par leurs travaux plastiques et expositions diverses, les dessinateurs de ce binôme n'ont eu de cesse de réinventer, avec humour et légèreté, le langage de la bande dessinée. »

 


Les éditions Dupuis nous propose dans la collection « Aire Libre » le nouvel ovni de ces deux créateurs atypiques ; Florent Ruppoert et Jérôme Mulot. Ces comic strips ont été initialement prépubliés dans le supplément "Culture & idées" du journal Le Monde, ce qui n'est quand même pas rien, Les week-ends de Ruppert & Mulot sont leur nouvelle trouvaille narrative. Ces strips verticaux jouent sur l'espace et nos habitudes de lecture parfois figées. Tout cela est émaillé d'un ton absurde et d'un sens aigu du dialogue. Ces perles d'humour hilarant trouvent pourtant très logiquement leur place dans un livre et dans notre esprit. Pour le moins ils ne donnent qu'une envie : passer tous nos week-ends avec Ruppert et Mulot ! N'ayez pas peur. C'est à lire et cela fait rire.

 

 

Florent Ruppert et Jérôme Mulot sont nés respectivement en 1979 et 1981 et se sont rencontrés lors d'un barbecue dans le jardin de l'école des Beaux Arts de Dijon en 1999. Leur collaboration artistique, dans laquelle les deux amis participent aussi bien au dessin qu'au scénario, commence en 2002, entre Amsterdam et Dijon, grâce à Internet (www.succursale.org). Killoffer les présente à l'Association en 2005 et leur second livre, "Panier de singe", reçoit le prix révélation au Festival d'Angoulême en 2007. "Le Royaume", leur dernier livre, sorti en 2011, traite de la vie après la mort dans un au-delà contemporain et athée. Les voici avec « Les Week-ends ».

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30 octobre 2016 7 30 /10 /octobre /2016 07:55

une vidéo très intéressante de Marc-Antoine Mathieu qui vient sorti Otto chez Delcourt. Une bonne façon de faire le lien entre son nouvel album et ce travail. Bon visionnage. 

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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 06:55

Le synopsis de Delcourt :

 

«Otto Spiegel, artiste performeur reconnu, est sur le point de perdre ses repères quand le destin lui  offre l’occasion unique de lire le détail de sa vie de sa conception jusqu’à ses 7 ans. S’ensuit une plongée vertigineuse dans le processus qui génère l’individualité d’un homme. Avec ce récit érudit et troublant, Marc-Antoine Mathieu questionne par la raison nos certitudes les plus profondes »

 

Que dire. Un ovni ? Un chef-d'oeuvre ? Un de plus pour cet artiste atypique et chevronné. Les premières planches vous saisissent. Elles vous épatent. C'est un format à l'italienne. Déjà cela oblige à une narration différente. Peu de texte. De grandes cases. Du noir et blanc ; Marc-Antoine Mathieu oblige. Le thème, on le perçoit pas bien de but en blanc. On connait le pitch. On s'attend à quelque chose mais quoi. On regarde. On voit et c'est passionnant. Peu à dire en fait. Il faut que le lecteur fasse son idée seul. C'est déroutant et beau à la fois. Oncle Fumetti ne l'écrira jamais assez. Le noir et blanc permet tout. Alors au lieu d'en faire des tonnes de n'importe quoi... Putain merde lisez le vous-même. C'est un Marc-Antoine Mathieu et cela ne se rate sous aucun prétexte. C'est sorti.

Marc-Antoine Mathieu sait tout faire. Dans son domaine de compétence en tout cas. Aux Beaux-Arts d’Angers d’abord, où il pratique la sculpture, le super 8 et la perspective. À l’atelier Lucie Lom ensuite, où il expérimente et invente, avec son collègue Philippe Leduc, des mises en scène graphiques et scénographiques.Parallèlement à ses recherches de plasticien, il creuse depuis vingt ans un sillon particulier dans la bande dessinée. Son univers en noir et blanc, au graphisme efficace, puise sa poésie chez Kafka et Borges. Il nous propose des œuvres complexes et riches. En 2006, dans Les Soussols du révolu, co-édité par Le Louvre & Futuropolis, il nous entraîne dans les profondeurs d’un musée infini où il multiplie les fausses pistes, les mises en abyme et les interrogations sur l’art. 2009, nouveau terrain d’essai : il s’empare de DIEU et façonne une fable intelligente, déstabilisante et jubilatoire pour une lecture tout simplement (post)divine ! Dieu en personne reçoit le Grand Prix de la Critique. En 2011, il invente encore avec 3 Secondes, la première BD pensée simultanément pour le papier et le numérique : une enquête au coeur du monde du football. Avec Le Décalage, 2013 voit le retour de son héros (qui n’en est pas un), introuvable pendant la quasi-totalité du récit : Julius Corentin Acquefacques. Le voici sur un autre travail hors norme.

 

Otto l'homme réécrit de Marc-Antoine Mathieu chez Delcourt
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26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 06:55

Le synopsis de Casterman :

 

« Malte, mai 1565. Les chevaliers chrétiens de l'ordre des Hospitaliers, aussi nommé la Religion, se préparent à l'invasion de l'île par Soliman le Magnifique et ses 45000 "lions de l'Islam". À un contre cinq, le combat semble perdu d'avance et le siège qui se prépare s'annonce d'une violence inouïe. Pour parer à la faiblesse de ses troupes, le grand maître La Valette décide de convoquer Mattias Tannhauser. Ancien janissaire du sultan, devenu trafiquant d'armes et d'opium, il connaît parfaitement les deux camps. Indifférent aux intérêts de l'ordre, il ne s'engage dans le conflit que pour venir en aide à la comtesse Carla de la Penautier, signant leur aller simple pour l'enfer... »

 

Une BD historique. Ce n'est pas ce qui manque en ce moment. L'Histoire avec un grand H a toujours servi de base aux scénaristes du 9ème art. Que ce soit d'ailleurs aux travers des uchronies ou plus simplement en reprenant des faits et en y ajoutant des personnages romanesques. C'est une époque pas si utilisée que cela par les auteurs que les deux artistes ont choisi pour nous entraîner dans cette chronique intéressante. C'est sur la base de l'oeuvre de Tim Willocks qu'ils travaillent et nous proposent un album superbe. Belles planches. Belle colorisation. Un travail sur la recherche historique soigné. Il est vrai que l'époque du Haut Empire Ottoman se prête aux fresques historiques avec ces mystères orientaux et sa mixité avec l'Europe de la Renaissance. Le héros est charismatique et on a plaisir à suivre ses aventures. C'est beau et passionnant à la fois. Ce n'est pas la BD historique de plus. C'est à découvrir absolument.

 

Luc Jacamon est en mai 1967 . Il a fourbi ses premières armes en décrochant un Alfred scolaire à Angoulême, en 1986. Après un passage aux Arts appliqués, il commence dans la publicité, de même que dans l' illustration. Après avoir rencontré Matz par l’intermédiaire d’un ami commun, il lance avec lui Le Tueur, déjà chez Casterman. Long feu, premier album de la série, est paru en octobre 1998. En parallèle, il dessine les deux premiers tomes de Cyclopes, autre série écrite par Matz et publiée par Casterman. Une collaboration fructueuse. Le voici avec Benjamin Legrand.

 

Benjamin Legrand vient de l’audiovisuel où il collabore avec Philippe Druillet sur un dessin animé au début des années 80. Mais d'abord il est né en 1950. Il débute fort en signant pour Tardi en 1984 le scénario de Tueur de cafards. Intronisé dès lors au sein du magazine (À Suivre), il enchaîne avec Requiem blanc dessiné par Rochette en 1987 puis un peu plus tard, toujours avec Rochette, scénarise les deux volets de la série L’Or & l’esprit. À la toute fin des années 90, Jacques Lob disparu, Legrand conçoit pour Jean-Marc Rochette le scénario de deux volumes additionnels du TransperceneigeL’Arpenteur et La Traversée. Une dizaine d’années après, il fera de même pour une autre création de Lob, Delirius, à laquelle il donnera une suite mise en images par Philippe Druillet,Lone Sloane – Delirius 2. Ce n'est pas rien !!!! Outre sa contribution à la bande dessinée, Benjamin Legrand est également romancier (une douzaine de titres parus), traducteur de grands romans anglo-saxons (Tom Wolfe, Robert Ludlum, John Grisham entre autres) et scénariste de films de cinéma et de télévision. Cinéma, télévision, bande dessinée ou roman, un scénariste tout terrains.

La religion – Tome 1 Tannhauser de Tim Willocks, Benjamin Legrand et Luc Jacamon chez Casterman.
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25 octobre 2016 2 25 /10 /octobre /2016 06:55

Le synopsis de Marabulles :

 

« L’enfance et l’éducation d’une jeune fille qui va devenir une des plus brillantes intellectuelles du 20ème siècle et une des féministes les plus engagées.Un récit qui s’attache à montrer le parcours d’une toute jeune femme dont la passion pour les lettres et la connaissance est née dès l’enfance, dans un milieu et à une époque où il n’était pas si facile d’être une femme libre. »

 

La Maison Marabout nous propose au travers de sa structure vouée aux BD, Marabulles un biopic sur Simone de Beauvoir. Ce travail difficile a été confié à deux personnes qualifiées pour. Sophie Carquain est journaliste. On connait son style et sa capacité professionnelle à synthétiser et à relater et cela n'a pas été de trop pour nous proposer en 128 pages la vie de cette grande Dame du Xxe siècle. Feministe, philosophe, essayiste, romancière ou encore la compagne de Jean Paus Sarthe. Sa bissexualité a une époque durant laquelle ce n'est pas toléré lui vaut les foudres de l'éducation nationa le. C'est donc une personnalité hors norme qu'il faut présenter. Au delà des mots, il faut faire un travail de découpages en planches et soigné la narration. Vient le travail du dessinateur. C'est là qu'intervient Olivier Grojnowski qui apporte son travail graphique et son expérience qui ne sont pas de trop. Au final c'est un joli travail. L'ensemble est cohérent et intéressant. Arriver à faire une synthèse en BD de ce personnage complexe sans ce que soit austère et ennuyeux est un tour de force. C'est sorti et c'est à découvrir.

 

Olivier Grojnowski connu également sous le pseudo de O’Groj nous vient de l’École Supérieure des Arts Graphiques de Paris. Il passe ensuite par l’École des Beaux-Arts d’Angoulême. Il en sort iplômé en 1986. Il y côtoie notamment Nicolas de Crécy. Il collabore à la revue (A Suivre) à partir de 1989, avec une série de Brèves comico-délirantes, reprises chez Casterman en 1993 dans Au fil du rasoir.Il collabore avec Franck Margerin pour Manu et travaille sur l’illustration publicitaire pour le compte de grandes entreprises. C’est avec la série des ''DRAGZ'' qu’il dessine pour Spirou, qu’il revient d’abord à la BD, avant d’opérer son grand retour chez Casterman avec La semaine des 7 Noël.

 

Sophie Carquain est journaliste et écrivain jeunesse. Elle a été en charge de la rubrique « Enfants » au Figaro Madame et écrit des articles de psycho, société et humeur pour Le Figaro et le magazine Parents. Ellle est journaliste, écrivain. Elle a écrit plus de 200 histoires, contes et romans pour enfants traduits en plusieurs langues. Elle est co-auteur avec Maryse Vaillant de quatre ouvrages dont Entre soeurs. Elle est lauréate du prix "Griffe Noire" (2005), pour "Petites histoires pour devenir grand" (tomes 1 et 2). 

 

Simone de Beauvoir, une jeune fille qui dérange de Sophie Carquain et Olivier Grojnowski chez Marabulles.
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21 octobre 2016 5 21 /10 /octobre /2016 06:55

La Bande Dessinée est à l'honneur en ce moment. Outre les parutions sur Hergé ou sur Astérix. Outre l'exposition sur Hergé au Grand Palais. Voici une exposition sur Walt Disney. Certes cette exposition concerne l'animation mais tout part du dessin. Il est à l'honneur. C'est à travers une sélection d' oeuvres d’art majeures, pas loin de 420 que cette exposition, conçue par l’équipe du Musée Art Ludique en collaboration avec la Walt Disney Animation Research Library,  rend hommage à la modernité et au talent de l'équope dès sa genèse. De nombreux films d’animation Disney sont devenus de grands classiques du cinéma. Dès le premier long métrage « Blanche-Neige et les Sept Nains » en 1936 jusqu'au plus récent « La Reine des Neiges ». L’exposition montre à quel point la dynamique fut novatrice et amena des progrès techniques et artistiques majeurs.

Walt Disney est l'un des plus grands artistes de notre temps. En 1935, il annonce : « Je sens que nous ne pouvons assurément pas faire de choses merveilleuses, basées sur le réel, à moins de d’abord connaître le réel ». Grâce à l’organisation de séances de poses de modèles vivants ou la venue d’animaux au sein du studio, les artistes observent démarches et mouvements, qu’ils réinterprètent de manière unique dans les films. L’exposition dévoile des dessins et c'est là le lien avec le 9ème art, et des études inédites. Beaucoup de plaisir à voir et à revoir ces chefs d'oeuvre. Cette exposition se déroule du 14 octobre au 5 mars. Espace "le Musée", 34 quai d'Austerlitz dans le 13e arrondissement de Paris.

Exposition Walt Disney – Le mouvement par nature du 14 octobre au 5 mars 2017.
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18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 06:55

Eh oui vous vous souveniez du film mais vous n'avez pas lu le livre. C'est normal. Il n'y en a pas eu. En fait les planches sont sorties en 1976 dans la presse provinciale en noir et blanc. Mais il n'y a pas eu d'album. L'histoire est sortie en film d'animation c'est ainsi que la majorité l'a connue. Le 19 octobre l'album sort. L'idée est est de rééditer le texte initial adapté au scénario de Goscinny. Une couverture dessinée par Uderzo. 80 pages. Une quarantaine d'illustrations.Des croquis d'époque de Uderzo. Bref un album vraiment original et sûrement collector. Il n'y a plus qu'à attendre. C'est mercredi. C'est demain.

 

Albert Uderzo né Alberto Aleandro Uderzo est né le 25 avril 1927 à Fismes. Il est dessinateur et scénariste de bande dessinée. Il est le créateur avec René Goscinny de la série Astérix, notamment. Il réalisera 34 albums des aventures d’Astérix et d’Obélix. Son personnage apparaît dès 1959.

 

René Goscinny, né le 14 août 1926 à Paris et est mort le 5 novembre 1977. Il était écrivain, humoriste, et scénariste de Bande Dessinée. On lui doit Astérix, Iznogoud ou le Petit Nicolas. Il fût aussi un des rédacteurs en chef de Pilote. Il est l’un des auteurs français les plus lus au monde : l’ensemble de son œuvre serait d’environ 500 millions d’ouvrages vendus. Astérix est traduit dans 107 langues.

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16 octobre 2016 7 16 /10 /octobre /2016 06:55

Rubén Pellejero est un dessinateur espagnol. Il est né en 1952. Il débute comme illustrateur et, il commence la bande dessinée en 1983 pour une série sur Barcelone. Il collabore principalement avec le scénariste argentin Jorge Zentner pour le compte de Casterman. Il a aussi publié deux albums chez Dupuis sur des scénarios de Denis Lapière et Franck Giroud. Il reprend Corto Maltese après Hugo Pratt avecJuan Diaz Canales Le voici au commande également de the long and the winding road écrit avec Christopher publié chez Kennes Editions.

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13 octobre 2016 4 13 /10 /octobre /2016 06:55
The long and the winding road de  Ruben Pellejero et Christopher chez Kennes Editions.

Le synopsis de Kennes Editions :

«« Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage » disait le poète. C'est pourtant sans joie que notre Ulysse entreprend le voyage posthume que lui propose son père. En guise de dernière volonté, celui-ci l'invite à répandre ses cendres sur l'île de Wight, en Angleterre, en suivant le même périple que lui lorsqu'il s'était rendu au mythique concert de 1970. Une odyssée rock qui avait changé le cours de sa vie. Et qui pourrait bien changer la sienne... Sur une bande-son d'époque, au volant d'un combi Volkswagen hors d'âge et flanqué des trois compagnons de jeunesse de son père, tous plus barges les uns que les autres, Ulysse empruntera donc la route longue et sinueuse qu'ils avaient suivie quelques années plus tôt.Au-delà de la ligne blanche, Ulysse découvrira que son père n'était pas ce petit bourgeois étriqué pour qui il n'avait jamais eu grande estime. Et à travers lui, il comprendra mieux d'où il vient et qui il est vraiment. ».

Le casting est détonnant. Réunir ces deux-là pour faire ce livre c'est juste improbable et pourtant cela marche. Cette histoire est attachante et fonctionne bien. Le héros est sympathique, on a envie de le suivre dans ce périple avec ses comparses que l'on aimerait bien rencontrer en vrai. Le scénar est incroyable et permet tout et surtout tous les excès. On a plaisir à suivre ce « road movie » un peu particulier. Le trait de Pellejero est incroyable. Passer de l'univers de Corto Maltese et de Pratt a celui de Christopher ne demande pas que du talent. De l'humanité. Christopher sort le grand jeu. La dramaturgie est bien menée. Les personnages sont drôles, humains et attachants. On se régale à suivre cette histoire. C'est un 184 pages au format 320 x 240.

Rubén Pellejero est un dessinateur espagnol. Il est né en 1952. Il débute comme illustrateur et, il commence la bande dessinée en 1983 pour une série sur Barcelone. Il collabore principalement avec le scénariste argentin Jorge Zentner pour le compte de Casterman. Il a aussi publié deux albums chez Dupuis sur des scénarios de Denis Lapière et Franck Giroud. Il reprend Corto Maltese après Hugo Pratt. Le voici au commande de cet album atypique.

Christopher est né en Angleterre en 1969. Cet Anglo-Marseillais (si cela existe) monte à la capitale (Paris)faire ses études de graphisme et réalise enfin que dans le logo de Carrefour, il y a un C en défonce. Cette découverte ne réussira pas pour autant à empêcher notre Anglo-Parigot-Marseillais à se lancer dans la bande dessinée en créant la comédie illustrée. Il consacre son temps à raconter des histoires de vies quotidiennes (la série "les filles" chez Carabas, "Les Colocataires" chez Dupuis...) au sein de l'atelier Cachalot en espérant que la prochaine révélation ne sera pas un miracle qui le forcera à s'enfuir dans un autre pays. Ce n'est pas le cas.



The long and the winding road de  Ruben Pellejero et Christopher chez Kennes Editions.
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