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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 19:11

Chandra Esler

photo : Chandra Esler

 

Cette semaine Oncle Fumetti s'est mis au vert. Il a migré pour Rouen. Il en a profité pour aller dans la librairie qui l'a vu acheter ses premières BD d'adolescents. Eh oui !!! le Vénérable a vécu un temps dans la capitale de la Haute Normandie. Il a fait ses premières armes de consommateur dans cette très honorable librairie : L'Armitière. A l'époque le seul point de vente était au 5 rue du Basnage. Aujourd'hui il y a d'autres points de vente. Les BD ont migré vers l'autre point de vente,rue Jeanne d'Arc. Le plaisir reste intact. Des lieux de vente superbes et des choix de qualité. Tout y est. On sent que les acheteurs connaissent le domaine. C'est aussi à cela que l'on reconnaît une librairie de qualité quand les livres mis en vente sont de qualité et que le choix ne se limite pas aux best-sellers. A l'Armitière il y a un vrai choix de connaisseurs. On y découvre des livres publiés par des petites maisons qui délivrent un savoir-faire différent et qui propose des jolis livres de créateurs.Tirages réduits, prises de risque maximum mais présence chez ce grand spécialiste. C'est aussi un temple de la lecture avec des décors lumineux et pleins de charme. Bref !! vous l'aurez compris le Vieux Fumetti a eu son moment de nostalgie. Cela fait pas de mal.

 

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photo : L'Armitière

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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 08:22

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Le synopsis de Caraïbéditions :

 

«...Ben y en a pas !!!!!......C'est pas grave. »

 

 

Les voilà de retour. Ils nous ont manqué. Ces deux personnages drôlatiques nés en 1996 de l'imagination de Stéphane Bouzon sont de retour. Avec ces deux-là on revient à la genèse du 9ème art quand la BD était d'abord un encart dans un quotidien à côté du «mots croisés » dans la page détente. Tout est parti des Etats Unis. C'est tout un art de distraire et faire rire en trois cases. L'auteur pratique à la fois du comique de situation, du comique de mots et de satyre. Essayez vous en trois cases avec le dessin. C'est court. Stéphane Bouzon sait faire. C'est décapant et drôle. Ces personnage anthropomorphes travestissent nos contemporains. Peu de texte, un dessin minimaliste et la magie opère. Cela fait totalement rire le Vieux Fumetti. Il y a peu de maîtres de cette forme d'art...Il est dommage que ce créateur incroyable de talent dans la concision soit obligé de passer d'un éditeur à un autre ou de s'auto-publier. Le talent n'est pas toujours reconnu que voulez-vous !!! En tout cas Le Vénérable Vieillard est content de le lire de nouveau. Longue vie à Trip & Trash et à leurs camarades de jeux.

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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 09:58

Bonjour François Le Bescond, vous êtes le Directeur éditorial adjoint de Dargaud. Nous voulons en savoir plus sur votre métier et sur ce qu'est le domaine éditorial dans le monde de l'éditions de BD.

 

Quel est le rôle d'un Directeur éditorial ? Dans quelles domaines intervient-il et pourquoi ? Est-ce différent d'un directeur de collection ?

 

 

Un directeur éditorial ou un directeur de collection sont tous deux éditeurs, c'est juste une différence subtile : le directeur éditorial est le supérieur hiérarchique. Dans l'absolu un directeur de collection  s'occupe  de certaines collections précises, mais chez nous la notion de collection n'existe pas vraiment, on parle plutôt de séries. Fondamentalement les éditeurs regroupés dans le comité éditorial lisent et choisissent parmi les projets qu'ils reçoivent chaque jour ou sont à l'origine de projets en proposant à des auteurs des sujets ou en "mariant" des auteurs entre eux, comme cela a été le cas avec Marion Montaigne et les sociologues Pinçon-Charlot sur l'album Riche pourquoi pas toi ? Les éditeurs  accompagnent ensuite les auteurs dans leur travail de création jusque la parution de l'album. Dans la pratique le champ d'intervention de l'éditeur est beaucoup plus large et complexe : il doit négocier les contrats avec les auteurs, il doit avoir un regard artistique (l'essence même du métier), il est amené à communiquer avec tous ceux qui vont travailler sur les livres : le chef de fabrication, l'attachée de presse, le webmaster, le marketing et le commercial, les droits étrangers, le diffuseur, etc. Bref c'est extrêmement varié et du coup passionnant.

 

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Définissez nous ce qu'est une ligne éditoriale ? Pourquoi est-il nécessaire d'en avoir défini une ? Pour combien de temps est-ce défini et pourquoi ? 

 

Je préfère parler de philosophie éditoriale. C'est un mélange de notre histoire, un héritage que l'on doit aux auteurs et aux éditeurs qui sont passés avant nous chez Dargaud à commencer par René Goscinny et Guy Vidal pour lesquels j'ai un immense respect. Le passé, donc, mais aussi le présent et la vision que l'on a d'une maison comme la notre qui existe depuis longtemps. Cela ne se résume pas à une équation mathématique, rien n'est figé, rien n'est écrit dans le marbre, il est toujours difficile d'expliquer ça en fait car c'est un ressenti dû à des convictions (plutôt qu'à des certitudes…).

 

Sachant qu'une ligne éditoriale se décide tôt et que vous signez tôt avec
les auteurs, N'est-il pas risqué de fonctionner en se limitant à un type rédactionnel ?

 

Dargaud est depuis longtemps un éditeur généraliste qui s'explique par le journal Pilote qui a posé les fondements d'une vision large. Pilote c'était Reiser à côté de Tanguy & Laverdure, Fred à côté de Blueberry,  Druillet à côté de Valérian ou Bretécher à côté de Barge Rouge ! Un mélange de grands classiques avec des auteurs au regard plus personnel, plus décalé, plus moderne diront certains. Cette ouverture perdure et permet d'accueillir une génération d'auteurs aux personnalités souvent très différentes, c'est ça qui fait notre richesse éditoriale. Par contre on veille à avoir une forme de cohérence et une réelle exigence dans ce que l'on fait .

 

  

Est-ce que le choix des dessinateurs est fonction de cette ligne ? Doivent-ils obligatoirement s'y adapter ?

 

Non, nous décidons en fonction d'un projet proposé par des auteurs qui choisissent les thèmes abordés et la façon de le faire. On sait assez vite si ce sera pour nous ou pas mais ce sont les qualités intrinsèques d'un projet qui font la différence surtout que, encore une fois, le catalogue de Dargaud est suffisamment généraliste pour accueillir des choses très différentes. Quand un projet nous plaît on discute alors avec l'auteur de façon plus détaillée. Il faut savoir que la relation humaine est fondamentale dans notre métier, l'envie de travailler avec certains auteurs est souvent aussi liée à cette relation dans le travail.

 

Comment s'y prend-on pour créer de l'homogénéité dans ce travail éditoriale entre les différents albums ?

C'est en amont que cela se fait, une fois le projet déterminé. Ensuite l'album concrétisera tout ce travail accompli avec les auteurs.Nous passons aussi beaucoup de temps à définir quelle sera la forme et pas seulement le fond : quelle maquette ? Quel papier ? Quel format ?… C'est discuté au cas par cas.

 

Est-ce que cela ne disqualifie pas certains artistes ? La porte est-elle fermée aux créateurs qui voudraient vous proposer un projet personnel ?

 

J'y ai répondu : nous sommes ouverts à tout ou presque mais les auteurs envoient leur projet aux éditeurs qu'ils choisissent eux mêmes.

 

 

Soyons concrets ...Quel est (sont) la (les) lignes éditoriales de Dargaud si ce n'est pas secret ?

 

Idem, j'y ai répondu : chez Dargaud  il s'agit d'une philosophie éditoriale générale, rien n'est écrit, rien n'est figé, rien n'est secret.

 

A titre personnel, quel livre vous aura marqué en 2013 ? Pourquoi ?

 

Comment ne citer qu'un seul livre ?.. Il y en a tant que j'aime, y compris chez d'autres maisons d'édition. En fait si : Un Magnéto dans l'assiette de Fred car c'est un livre d'entretiens que j'ai fait avec Fred, c'est une histoire d'amitié qui remonte à 24 ans ! Pendant plusieurs années nous faisions une rubrique dans feu le magazine La Lettre, le principe était que Fred racontait à chaque fois une anecdote sur son travail, sa vie. Plus tard Fred a souhaité, alors que nous préparions l'ultime album de Philémon, que ces entretiens soient réunis dans un ouvrage. Il a lu les dernières épreuves au début de l'année 2013, il en était très fier mais il était très fatigué. Ils nous a quittés le 2 avril 2013, quelques semaines avant que l'album ne soit imprimé, à l'âge de 82 ans. Il est évident que cet album a pour moi une valeur particulière….

 

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Quel livre vous marquera en 2014 ?  Lequel attendez-vous avec impatience ?

 

Il y en a beaucoup... Au moment où je vous parle je viens de relire les épreuves de deux albums qui ne vont pas tarder à sortir : La Banque qui est une saga familiale passionnante dans le monde de la finance par Pierre Boisserie, Philippe Guillaume et Julien Maffre et Une année au lycée, un album drolissime signé Fabrice Erre autour de son autre métier : professeur d'histoire & géo ! Ces deux livres concrétisent justement une collaboration avec des auteurs que j'ai envie de défendre et d'accompagner. 


Sous le nom de Dargaud trois livres sur trente cinq étaient dans la sélection
officielle du 41ème Festival d'Angoulême. La concurrence était de qualité il est vrai avec beaucoup de petits éditeurs très présents. C'est bien ou pas assez ?

 

2 livres sur 35 étaient en fait dans la sélection officielle puisque, et je n'arrive toujours pas à comprendre pourquoi, Tyler Cross était dans la catégorie polar qui ne fait pas partie de la sélection officielle… Si vous me demandez si le fait que Dargaud avait deux livres sur 35 est suffisant, ne comptez pas sur moi pour vous dire oui… Et au final il y en a aucun qui a été retenu parmi les indispensables, c'est le choix du jury….


Qu'est-ce qui différencie ces trois livres (Paco les mains rouges, Saga et les voleurs de Carthage) ?

 

Saga (qui est une excellente série) est éditée chez Urban Comics qui fait partie du "groupe" Dargaud, il est vrai. Paco les mains rouges (que j'ai suivi en tant qu'éditeur) et Les Voleurs de Carthage sont les deux albums de Dargaud retenus dans la sélection officielle, ils sont effectivement deux super bouquins.  Chacun de ces livres possèdent ses propres qualités dues aux talents de Fabien Vehlmann et Eric Sagot pour le premier et Hervé Tanquerelle et Appollo pour le second.

 

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Dans la sélection jeunesse, c'est deux sur douze pour Dargaud et 4 sur 12
pour le Groupe Média Participations. Est-ce là votre vrai marché, le signe de
votre savoir-faire ?

 

Dargaud n'a eu que deux albums, une nouvelle fois, dans la sélection jeunesse : Le Monde de Milo et Battling Boy qui a été fait en co-édition avec Urban Comics (l'auteur étant l'Américain Paul Pope).Là encore aucun n'a été récompensé. Et autant les éditions Dupuis ont un savoir faire qui remonte à longtemps dans ce que l'on appelle la jeunesse (ou le "tout public" grâce notamment au Journal de Spirou), autant Dargaud est historiquement plus présent sur la bande dessinée ado-adulte.  Encore une fois !'héritage de Pilote qui fut le premier magazine de BD pour adultes !

 

Merci beaucoup François Le Bescond pour ces réponses. A bientôt avec Oncle Fumetti.

 

 

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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 12:09

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photo : planetebd.com

 

Gaétan Georges est le coloriste de Rock & Stone l'album nouvellement sorti chez Delcourt avec Nicolas Jean au scénario et Yann Valéani au dessin. Oncle Fumetti a souhaité le questionner. Voici ses réponses.

 

Bonjour Gaétan. Alors !!!! Même exercice que votre camarade Yann Valeani. On vous connaît peu. Présentez vous. Qui êtes vous ? Que faîtes-vous ?

 

Je m’appelle Gaétan Georges et j’ai 27 ans. J'ai quitté tard l'école car j'ai mis du temps à trouver ma voie... C'est donc en 2010, à la sortie d'études longues et un diplôme d'ingénieur en poche que j'ai décidé de me réorienter vers l’illustration et la bande dessinée. Je suis actuellement coloriste sur plusieurs albums édités en grande partie aux éditions Delcourt depuis un peu plus de trois ans.

 

Comment devient-on coloriste ? Qu'est-ce que le métier de coloriste et pourquoi en a-t-on besoin ?


Pour ma part, j’ai eu un apprentissage autodidacte en dessin et en peinture numérique, je me suis ensuite spécialisé dans la couleur par affinité et par facilité. J’ai participé à quelques essais, via des forums comme cfsl.net, j’ai eu très vite des retours positifs et les collaborations se sont enchaînées.

 

J’aime l’idée du travail en équipe dans la bande dessinée, où les compétences se complètent. Être auteur de bande dessinée c’est choisir un métier solitaire donc en travaillant à plusieurs sur un album on y échappe un peu, c’est plus facile. On a plus de recul et il y a plus d’émulation, c’est très motivant ! Certains dessinateurs étant plus à l’aise au trait ne se sentent pas de faire les couleurs, d’autres, après avoir passé du temps sur le dessin préfèrent avoir le regard extérieur d’un coloriste pour finir les planches. C’est là que j’interviens !

 

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La question qui fâche !!! Le coloriste est-il un dessinateur maudit ?


Je ne le vois pas comme ça, c’est un métier à part entière distinct du dessin et du scénario. C’est une spécialisation avec une approche artistique différente, elle est en pleine essor avec l’évolution des outils numériques. Pour ma part j’en suis venu à faire de la couleur par opportunité et parce que ça me plaît, même si je m’intéresse également au dessin et à l’illustration ce sont des spécialités à part entière.

 

Vous avez déjà de belles collaborations à votre actif ; Donsimoni, Bessadi, Créty pour ne citer qu'eux. Comment se font les rencontres ?


 

Avec la mise en couleurs de 7 naufragés, le premier album sur lequel j’ai travaillé, j’ai eu la chance de rencontrer le directeur de collection David Chauvel. Il m’a offert beaucoup d’opportunités et j’ai pu collaborer avec Bruno Bessadi et Stéphane Créty sur leurs super-séries respectives, Bad Ass et Masqué. Mais c’est aussi grâce à lui que j’ai rencontré Yann Valeani et pu participer à cette fantastique histoire qu’est Rock & Stone. Avec Régis Donsimoni c’est le hasard qui a bien fait les choses, je lui avait dessiné un fan-art d’Angus à l’époque où il cherchait un nouveau coloriste, il m’a ensuite proposé la collaboration. J’ai la chance de travailler avec des dessinateurs et scénaristes très ouverts qui m’intègrent entièrement dans l’équipe créative, ils me donnent beaucoup de libertés et les pages se peaufinent au fil des échanges.

 

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Quels sont vos univers ?


J’aime être confronté à des univers complètement différents et varier les plaisirs, mais certains thèmes me parlent plus particulièrement. Je me suis plongé dans les univers super-héroïques avec Badass et masqué, J’ai relu pas mal de comics et j’en ai découvert également, ça m’a passionné. J’ai aussi un faible pour la science-fiction qui souvent est parfaite pour refléter notre présent. Pour le coup j’ai la chance de travailler sur Rock & Stone qui réunit tout ce que j’aime avec un mélange entre une quête initiatique et un road movie, le tout au milieu de robots et méchas... J’aime aussi m’inspirer des dessins animés qui m’ont marqué pendant mon enfance et après... que ce soit les films de Hayao Miyazaki, Mamoru Osada, les nombreuses collaborations franco-japonaises, les séries de super-héros américaines, les univers Pixar et j’en oublie...

 

Je suppose que les échanges techniques se font pour l'essentiel avec les dessinateurs. Quelles sont vos relations avec les scénaristes ?


 

Tout dépend des projets, les échanges se font au sein de l’équipe créative, chacun apporte son point de vue. En général, avec le scénariste on se met d’accord en amont sur l’atmosphère, l’heure de la journée, la météo, j’essaie ensuite de faire ressortir au mieux l’intention narrative et l’ambiance qui se prête au scénario.

 

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Parlez-nous de votre façon de faire votre métier. Quels sont vos outils ? Comment travaillez-vous ?


Je travaille principalement avec des outils numériques et à l’aide d’une tablette graphique. Cela me permet d’être rapide et d’explorer plusieurs styles, plusieurs possibilités. J’aime trouver le style de couleur qui peut s’associer le mieux au trait du dessinateur, épuré ou détaillé, arrondi ou anguleux... En général, je lis le scénario en amont, je réfléchis sur la totalité de l’album pour définir les ambiances et les progressions de couleurs. J’essaie au mieux d’apporter une mise en couleur narrative qui permet de fluidifier la lecture et de mettre en évidence les éléments importants. Les ambiances sont réalisées à l’aide de références photos ou en m’inspirant de peintures, de films... Mes mises en couleurs sont alors discutées entre le dessinateur, le scénariste, le directeur de collection et moi- même.

 

N'avez vous pas envie de montrer d'autres facettes de votre métier ? Ferez-vous cela toute votre vie ou est-ce un palier pour autre chose ?


Si bien sûr, j’aime toucher à tout ! Pour l’instant la qualité des projets sur lesquels je travaille et les très bonnes rencontres que je fais font que je continue dans la lancée. Mais dans un futur proche j’aimerai diversifier un peu mon activité, faire plus d’illustrations et pourquoi pas toucher au dessin ou au scénario dans le cadre d’un projet BD... Tout en gardant un pied dans les pots de peinture numériques car j’y prends quand même beaucoup de plaisir !

 

Y-a-t-il dans votre métier des références ? Des maîtres ?


Je n’ai pas de préférence particulière et je ne les connais pas tous mais certains noms résonnent plus que d’autres, sur le marché des comics américains j’aime beaucoup ce que font Laura martin et Dave Stewart. En Franco-belge, j’aime bien les couleurs de Bengal, Marcial Toledano sur Ken Games, Lou sur Le Labyrinthe entre autres. En Asie je pense à Benjamin avec ses couleurs surprenantes et contrastées...

Et j’en oublie plein... Si j’élargis et que je sors un peu du domaine de la couleur, je pense directement à Miyazaki et Moebius.

 

Quels sont vos projets futurs ? Vous verra-t-on enfin au dessin ?


Je suis actuellement sur le tome 3 de Bad Ass, le tome 2 de Rock & Stone et le tome 5 d’Angus qui va conclure la série. Je participe aussi à la série « 7 merveilles » dirigée par David Chauvel et scénarisée par Luca Blengino, je mets en couleurs un album dessiné par Antonio Sarchione. J’envisage aussi de dessiner un peu plus cette année, rien de concret pour l’instant, je préfère prendre mon temps et avoir un scénario qui me convient.

 

 

Merci Gaétan pour toutes vos réponses. A bientôt avec Oncle Fumetti.

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9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 10:33

Le synopsis de Glénat :

 

 

«Profitant des grandes vacances scolaires, accompagné du Scrameustache, Khéna vient rendre visite à ses parents sur le Continent des deux lunes d’Aktarka. Impatient d’y retrouver son frère Thibaut et sa sœur Bérengère, il apprend que ceux-ci sont en stage d’archéologie sur l’île d’Iménoca dans l’archipel des Mille Terres. Khéna et le Scrameustache s’y rendent à leur tour et y découvrent le squelette d’un géant mesurant près de 4 mètres ! Après moult recherches, nos archéologues en herbe vont se rendre compte qu’une incroyable légende entoure ce mystérieux « Géant d’Iménoca »… »

 

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Le Scrameustache...Il s'agit vraisemblablement d'une des séries les plus longues qui ait été dessinée par le même créateur à savoir Gos...Alors certes depuis des années il est associé à son fils Walt. En tout cas elle existe depuis 1973. C'est assez rare pour que ce blog lui rende hommage même s'il y en a d'autres....Astérix par exemple qui est encore plus ancien. Il s'agit pour faire simple des aventures de Khéna un jeune garçon et son ami un extra-terrestre Le Scrameustachedont le nom vient d'un acronyme dont nous vous faisons grace. Un nouvel opus sort ce mois. Cela peut paraître incroyable mais c'est pourtant vrai. Le style est inimitable. C'est de la vieille bonne BD d'avant avec ses codes et sa naïveté. Certains trouveront cela ringard et daté mais c'est charmant. Pour l'ancienne génération des plus de 50 ans c'est la nostalgie qui se prolonge mais pour les plus jeunes c'est un personnage à leur portée qui est plaisant à découvrir.

Il est à noter que cette série est passée au fil des années de Dupuis à Glénat. C'est suffisamment assez rare pour être signalé.Une sortie sympathique donc. Chez tous les bons libraires.

 

 

Gosest né en 1937 en Belgique. Il se lance dans la BD en 1964. Il travaille avec Peyo, le père des Stroumpfs.Il collabore avec Franquin. Ilécrit deux aventures de Natacha pour Walthéry et reprend les aventures de Gil Jourdan de Maurice Tillieux en 1970. Deux ans plus tard, il crée Khéna et le Scrameustache dans Spirou. Il se consacre désormais aux aventures de ces personnages chez Dupuis, puis chez Glénat à partir de 2004.

 

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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 20:47

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          Les théoriciens du 9ème Art ne se mettront jamais d'accord. Qui a créé la Bande Dessinée ?

Töpffer est né le 31 janvier 1799. Il est suisse. Nous aurions du fêté ses 215 ans il y a deux jours. Il semble bien que ce soit lui le plus ancien. Il semble bien aussi que ses travaux puissent être considéré comme de la Bande Dessinée. Alors bien entendu, nous sommes loins des mangas, des comics ou des albums franco-belge actuels. Bien loin également des romans graphiques. Cela reste malgré tout de la Bande Dessinée si on la définit comme une histoire narrée par du dessin avec des textes additionnels pour expliquer au lecteur ou pour le diriger ldans la narration. Rodolphe Töpffer est celui qui donna le premier trait à ce qui allait devenir un art au XXe siècle. Le 9ème. On parle de l'année 1827 comme celle qui virent les premières «planches ». On présente «Les amours de Monsieur Vieux Bois » comme étant le premier livre de ce nouveau style pour l'époque. Malgré tout cette histoire ne fut publiée qu'en 1837. Il s'en suivit un nombre assez important dans la mesure où on lui attribue environ huit œuvres dans ce style. Cet écrivain, satyriste et politicien à ces heures semble bien avoir été le premier créateur. Il disparut en 1846.

 

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1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 11:19

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Yann Valeani est le dessinateur de Rock & Stone sorti chez Delcourt ce mois-ci. Oncle Fumetti a souhaité le connaître mieux.

 

On vous connaît peu Yann Valeani. Présentez vous mieux. D'où venez vous ? Où allez vous ? Pourquoi ? Comment ?

 

J'ai quitté tôt les bancs de l'école pour travailler dans le graphisme. En fait, je travaillais déjà beaucoup mon dessin à l'école... en cours de math, surtout. Après quelques années dans la com' (je vous passe la floppée de petits boulots sans rapport avec le sujet qui nous intéresse), j'ai travaillé dans le dessin animé, d'abord comme layoutman (préparation de l'animation), puis comme character et mecha designer. C'est cette période dans le dessin animé qui a constitué ma véritable formation au dessin. J'ai ensuite rejoint un collectif d'auteurs, le Zarmatelier où j'ai travaillé sur les planches de Derm.

 

Pourquoi la BD ? Comment décide-t-on que l'on va vivre de ce métier ?

 

Je ne sais toujours pas exactement. Etrangement, c'est l'influence du dessin animé qui a peut être été le point de départ. Le dessin animé me fascinait : animer un dessin, le rendre vivant, c'est presque de la magie. Avant même les images de synthèse, partir de rien et rendre "vivant" quelque chose d'imaginaire, c'est vraiment quelque chose d'incroyable. Quand on crée un personnage, un monde, on veut bien entendu raconter- se raconter- son histoire. Mes dessins d'enfants racontaient très tôt une histoire sur une seule feuille. C'est peut-être vers 7-8 ans que ces histoires prennent réellement la forme de BD.

 

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On vous connaît pour le projet Derm. Déjà de la SF. Il y a une raison particulière ou c'est le hasard ?

 

J'aime effectivement la SF, et le fantastique en général, pour ces mêmes raisons. Et avec la maturité, on réalise que ces mondes imaginaires, sont un reflet de notre monde, de nous mêmes: de comment on perçoit le monde, donc. Les choses évoluent pour moi ces dernières années. Si je garde l'envie de raconter des histoires fantastiques, je me sens également attiré pas des récits plus proche de ce que je vis. Je ne sais pas...Peut être qu'au début, si on peut créer tout ce qu'on veut, le premier reflexe est de créer ce qui n'existe pas: robots, vaisseaux, lutins, elfes,... et puis plus tard, revenir à des préoccupations, des questionnements encré dans le réel, en "prise directe".  Les deux me semblent essentiels, ils s'enrichissent mutuellement, le réel et l'imaginaire. C'est ce qui m'a attiré dans l'histoire que m'a proposé Nico.

 

En 2005 et maintenant il y a un trou. Pourquoi ? Pas de projet intéressant ? Pas de publication  Why, warum et pourquoi ?

 

Tout d'abord, l'arrêt de Derm à été un coup dur, il m'a fallu du temps pour le digérer et en tirer les leçons. Et puis, il a fallu trouver de toute urgence de quoi vivre. Je suis donc revenu à la com' pendant quelques temps. Cette expérience, un peu triste, m'a "fâché" avec le dessin réaliste et je suis revenu à mes premières amours: le cartoon. J'avais besoin de choses plus marrantes! J'ai quand même fait des histoires courtes avec Nico, et ensuite une série dans le magazine Geek. Il y a eu différents projets que nous avons envisagé, certains proposé à des éditeurs sans succès, jusqu'au jour où Nico est passé me voir avec cette idée qui a débouché sur Rock & Stone.

 

Alors !!! Parlez nous de la rencontre avec Nicolas Jean et Gaétan Georges. Comment cela s'est-il fait ?

 

Nico est venu prendre des cours de BD que j'animais au sein du Zarmatelier, mais ses histoires étaient déjà très abouties. Nous avons rapidement sympathisé, et nous avions de nombreuses références communes. Notamment les auteurs anglais, comme Alan Moore, Bolland, Gibbons... Et surtout un même intérêt pour un personnage: Judge Dredd! Nous avons proposé une histoire de Dredd à 2000AD, le magazine anglais ou il à été crée, mythique à nos yeux. Ils ont refusé cette histoire - parce qu'on ne confie pas Dredd à des debutants dans le magazine!- mais nous on proposé de leurs soumettre des histoires courtes. Nous avons donc publié deux histoires dans le magazine, et ça été le début de notre heureuse collaboration! Gaétan est arrivé plus tard. Rock & Stone était signé et nous cherchions activement un coloriste. Nous avons vu de très bons tests, mais pas encore celui qui semblait coller à l'histoire. C'est David Chauvel, notre directeur de collection qui nous as parlé de Gaétan, dont je connaissais un peu le travail, puisqu'il avait mis en couleurs Bad Ass, de Bruno Bessadi, un de mes amis du Zarmatelier. Je suis très heureux, très reconnaissant envers Gaétan de l'excellence de son travail, de ce qu'il a apporté à Rock & Stone, qui n'a d'égal que sa gentillesse et son écoute.

 

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Pourquoi ce projet ? Parlez-nous de cette mini-série. Qu'est ce qui vous a plu ? Et pourquoi juste un diptyque ?

 

Tout d'abord, je ne le vois pas comme une mini série, mais comme une histoire complète, simplement séparée en deux tomes. Le dyptique s'est imposé parce qu'un one shot aurait été trop court, ou alors avec une pagination élevée, ce qui me semblait une charge de travail trop grande. Le dyptique en BD m'attire beaucoup, je trouve que c'est un format parfait. Mais c'est vrai que l'idée première de Nico était d'en faire une série pour un magazine. Seulement, quand vous savez parfaitement le début, le milieu, et la fin, vous commencez à voir l'histoire comme un tout, et le reste parait superflu. Pas de raison d'en rajouter. De mon côté, j'ai toujours vu Rock & Stone comme un road movie. Ca fait partie de ces choses qui m'ont tout de suite attiré quand Nico me l'a proposé. Il y a pleine de choses dans cette histoire. D'abord, c'est une BD classique, populaire. J'aime cette BD, fan que je suis de Charlier et Goscinny. C'est aussi de la SF, avec des robots, de l'action, et j'aime dessiner ce genre de trucs!  Mais il y a aussi, au centre de l'histoire, de l'émotion, de l'humanité. C'est d'abord pour moi l'histoire de Stan apprenant à grandir, une réflexion sur l'humain et la technologie, et également de notre impact sur notre environnement, sur les gens qui nous entoure, et la responsabilité qui va avec. Les personnages ne sont pas monolithiques mais humains, avec leurs failles, leurs part d'ombre, ce qui rends, à mes yeux, les gens beaux. Enfin, j'ai tout suite vu quelque chose qui me fait penser à Myazaki : une histoire, bien qu'assez sombre, qui puisse toucher les enfants et les adultes, parce que ces deux thématiques sont au cœur du récit.

 

Comment travaillez vous ? Stakhanoviste forcené ou brillant dilettante  ?

 

Plutôt dilettante, malheureusement! Mais avec le temps et les impératifs lié au métier, j'essai de me tourner vers un travail plus cadré, plus raisonné, plus constant.

 

Avec quels outils fonctionnez-vous ?

 

Crayon, criterium surtout, pour les crayonnés. Un encrage au pinceau, et avec de l'encre diluée pour les lavis pour placer les ombres. J'utilise aussi l'outil numérique, en amont avec la 3D ou pour préparer ma planche, et enfin pour finir et faire des corrections.

 

 

 

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Quels sont vos modèles ? Que et qui lisez-vous ?

 

Mes modéles sont plutôt à chercher du côté de mes amis! Mais en lecture, je suis éclectique, et ça change tout le temps! Je viens de lire "Mon ami Dahmer" de Derf Backderf qui m'a vraiment impressionné. Mais je lis moins de bd depuis quelques temps. Je pense que c'est parce que quand vous avez une journée à en dessiner dans les pattes, en lire vous rappelle un peu le boulot! Je lis beaucoup de livres, j'en écoute aussi pas mal en audio livre en travaillant, de tous genres. 

 

Vous devez emmener 5 BD sur une île déserte ? Alors lesquelles ?

 

Bone

V pour Vendetta

Watchmen

Calvin & Hobbs

Là où vont nos pères...

 

Et si t'es ok, j'embarque un bon stock de papier et de crayons pour m'en dessiner de nouvelles...

 

Bien sûr !!! vous pouvez prendre du papier et vos crayons. Hormis le tome 2 de Rock et Stone, c'est quoi votre futur artistique ? 

 

Nous avons de nombreux projets avec Nico, dont une série que nous rêvons de réaliser depuis plusieurs années... Pour l'instant, rien de précis encore, et je suis ouvert également à d'autres collaborations qui pourraient se présenter. De mon côté, je me penche surtout sur l'écriture, pour de la BD, mais aussi depuis quelques temps, pour la réalisation de courts métrages, pour m'essayer à ce medium.

 

Très bonne idée. Merci Yann pour ces réponses. A bientôt avec Oncle Fumetti.

 

 

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28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 09:41

le synopsis (partiel) de Futuropolis :

 

 

«Sur une plage, un homme se sent mal. On appelle les secours, il est conduit dans une clinique spécialisée. On suspecte une schizophrénie subite, avec des attitudes obsessionnelles compulsives à orientation monothématique… L’homme, Silvano Landi, est un écrivain qui n’écrit plus. Un inventeur d’histoires qui vivait en écoutant des histoires et en en racontant à son tour. Un créateur de mondes qui n’est plus capable à présent que de dessiner sur une feuille la stylisation de deux obsessions : un arbre mort et une station-service. De les dessiner des centaines, des milliers de fois... »

 

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Très bel ouvrage que celui-là. Il semble de Futuropolis se décide à aller vers le roman graphique.

Le futur ne serait plus la BD classique avec ses cases et ses phylactères pour cet éditeur mais la création artistique pure sans code et la narration d'histoire. Gipi sait faire. Ce créateur nous livre un album de création pure. C'est à la fois un conte et aussi une succession de pages magnifiques graphiquement. On tourne les pages avec envie et on suit le fil de l'histoire ravi et étonné de ce que l'on découvre. C'est novateur et passionnant. Ce sont autant de planches ou de représentations graphiques qui alimentent le récit et permettent à l'imaginaire de vagabonder. C'est un moment de pur récit et une découverte artistique. Ce qui rend le concept intéressant c'est que le lecteur est complice de l'auteur et a d'une certaine façon de l'autonomie

dans son avancée dans la narration et dans l'histoire. C'est différent. Peut être plus participatif dans la mesure où l'imaginaire du lecteur à sa place. Bel ouvrage en effet. Belle découverte. C'est un 128 pages.

 

Gipide son vrai nom Gianni Alfonso Pacinotti est un surdoué. Il est italien et dès 1994 il publie ses premiers strips. Son talent est plus que reconnu ; ses récompenses sont légions ; Son livre  Notes pour une histoire de guerre reçoit un prix à Angoulême en 2006 pour le meilleur album, prix Max und Moritz à Erlangen pour le meilleur album étranger, le prix au Romics pour le meilleur livre de l'Ecole italienne en 2004....un autre prix à Naples et même une nomination au Eisner awards toujours en 2006. Un plébiscite. Un artiste à suivre de très près.

 

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26 janvier 2014 7 26 /01 /janvier /2014 15:46

le synopsis de Glénat :

 

«Pornographique. Brüno, qui nous avait déjà régalés avec sa déclaration d’amour aux séries Z dans Lorna, récidive en s’attaquant à un autre genre de cinéma « bis » : le porno. Un genre qu’il parvient à transcender par l’élégance et la force d’évocation de son trait faussement minimaliste. Car ici, dans Pornopia, nul besoin de parole, ni de scénario. Les images parlent d’elles-mêmes. À travers une succession de vignettes muettes – de l’ébat « classique » à des scènes parfois très crues –, Brüno rend hommage à ce genre considéré comme mineur, mais réservé aux majeurs. Un panorama du porno dans tous ses états à destination d'un public averti… »

 

 

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La pornographie est à la mode...Entre les hommes politiques qui avouent aller sur Youporn et

le dernier film à la mode Don Jon,ce genre entre dans les mœurs de plus en plus ou plutôt il sort de son ghetto. A vous de voir si cela vous intéresse ou pas. Dans le 9ème art, il y avait la BD érotique ; à quatre sous ou pas. Oncle Fumetti a déjà écrit sur «Sam Bot », sur Leone Frollo ou sur l'institutrice de Bruce Morgan par exemple. Brüno franchit un cap. Le Vieux Fumetti a parcouru le livre. C'est très réussi. Les pages sont esthétiques. Ne nous y trompons pas, c'est cru. Bondages, SM, tout y est... Le travail graphique est excellent. Les codes couleurs sont intéressants. Alors évidemment pas de mouvements, pas de son. C'est une BD. Mais s'attaquer à ce mode d'expressions de cette manière est intéressant. Pas sûr que le tirage soit à la hauteur mais allez savoir. En tout cas ceux qui ne seront pas « choqués » par les dessins trouveront que c'est très bien réalisé. En fait, c'est comme pour le cinéma, les amateurs aimeront et achèteront, les autres regarderont poliment et en resteront là. Ce n'est pas grave, à chacun son plaisir. Cela sort le 5 février.

 

Brünode son vrai nom Bruno Thielleux en né 1975 en Allemagne. C’est à Rennes qu’il obtient une maîtrise d’arts plastiques. Il a également un parcours riche dans le monde de la BD. A 21 ans il fait déjà paraître ses premières œuvres aux éditions La Chose. En 2001, il travaille pour Vents d’Ouest sur une série policière. Il réalise une série à «quatre mains » disponible sur internet avec Pascal Jousselin. Puis il collabore avec Dargaud avec Appollo. Il sort aussi Atar Güll avec Fabien Nury. Un album très récompensé. Je vous invite à aller visiter son blog pour mieux le connaître :

http://www.brunocomix.fr/

 



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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 13:38

9782723490788-L

 

Le synopsis de Glénat :

 

«Paris, gare de l’Est, 1920. Gontran Saint-Clair, savant reconnu, est retrouvé mort empoisonné au curare dans un train de la ligne Paris-Berlin. Ce meurtre survient peu après le décès suspect de deux autres savants : Aristide Vernon et Bruno Vaillant. Plus tard, c’est le professeur Émile Lenoir qui succombe d’une piqûre de scorpion, en plein Paris… Or ces savants avaient un point commun : ils travaillaient tous sur la conquête spatiale ! Ferdinand Straub, ancien as de l’aviation française reconverti en détective, mène l’enquête et découvre que le responsable de ces crimes serait un certain docteur Radar, un mystérieux et dangereux individu passé maître dans l’art du déguisement. Entre le talent de son adversaire et l’incompétence de la police parisienne, Straub va devoir redoubler d’ingéniosité et de vigilance pour capturer le redoutable docteur Radar… »

 

C'est dans la collection «Hors collection »...Cela ne s'invente pas, que Glénat a sorti cet album

un peu hors du temps. C'est un élégant mélange de Fantômas, de Sherlock Holmes voire de Rouletabille dans l'esprit que nous propose ces deux auteurs. C'est excellemment croustillant. Le trait de Bézian est jouissif. Ce graphisme difficilement explicable tant il faut le voir, donne une incroyable puissance au récit. C'est très déroutant. Presque fascinant. Cela confère à la narration une impression de vitesse, d'urgence. La colorisation monochrome qui change d'une page à l'autre

est incroyablement moderne. Nous sommes très loin de la ligne claire mais cela ne sert à rien de comparer les deux tant le style de Bézian est inclassable. L'habilité de Simsolo tient dans la maîtrise de ce « cheval fougueux ». Virtuosité graphique, vitesse, originalité tout le monde a été boosté car même l'éditeur a choisi un format «al dente» pour cet album. Bel objet. La BD dans ce qu'elle a de meilleure.

 

Noël Simsolo est scénariste mais aussi réalisateur, comédien et romancier. Il est né à Périgueux.

en 1944. Ce touche à tout a notamment écrit plusieurs aventures du Poulpe ou de Edgar Flanders.

C'est son deuxième album avec Bézian.

 

Frédéric Bézian est né en 1960. Il nous vient de Saint Luc. Il y suit les cours de Claude Renard, cher à Oncle Fumetti... Il a collaboré avec plusieurs maisons d'édition comme Les Humanoïdes Associés, Delcourt, Soleil ou Albin Michel et d'autres pour une quinzaine de livres.

 

 

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