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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 06:16

e synopsis de Casterman :

 

« En 1815 à Whaligoë, petite bourgade nichée au coeur de l’Écosse profonde, deux des adolescents du village bravent les interdits en s’embrassant secrètement sur le site sacré des Craighorns, conformément à un vieux rituel gaëlique, pour matérialiser leur engagement l’un envers l’autre pour l’éternité. Douze ans plus tard, en chemin vers le nord, un écrivain en panne d’inspiration, Sir Douglas Dogson, et sa maîtresse toxicomane Speranza font halte par hasard à Whaligoë. Le couple bat de l’aile et Lord Douglas caresse l’idée du suicide lorsqu’il entrevoit, dans le cimetière qui jouxte l’auberge, une jeune fille spectrale qui s’allonge sur les tombes… »

 

 

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Conte fantastique, histoire fantastique assurément. C'est une histoire d'un amour déchu ou sur la fin. C'est l'histoire d'un homme au bout du rouleau et qui aspire à la mort et à se la donner, qui par une nuit d' Ecosse aperçoit un fantôme d'une jeune femme mais est-ce bien un spectre ? Mystère...C'est un très joli livre que nous livre cette collaboration entre Yann que l'on ne présente plus et Virginie Augustin. C'est sur la base d'un dyptique que se décline cette histoire. Le récit est maîtrisé par le scénariste si chevronné. Le dessin est au diapason. Le style semi-réaliste est approprié à cette narration. Le rythme est bien mené. La mise en page est efficace. Les couleurs orchestrées par Fabien Alquier sont bien en phase. C'est du bel ouvrage. Le récit romantique mais parfois rendu piquant par les dialogues font de ce moment de lecture un agréable moment. A découvrir. C'est sorti.

 

Yann est insaisissable. Né à Marseille le 25 mai 1954, ce personnage d’origine bretonne est installé à Bruxelles. Il goûte jeune aux joies de la publicité et de l'architecture avant d’intégrer le monde de la BD en réalisant seul quelques "Cartes Blanches"  pour le journal de Spirou en 1974. Son association avec Conrad est prolifique et réussit. Yann comprend rapidement que le dessin ne permet pas la réalisation rapide de toutes les idées qui bouillonnent en lui. On le verra ainsi apporter son punch à notamment Yslaire (le premier épisode de "Sambre"),  Batem et André Franquin ("Le Marsupilami"), Morris ("Lucky Luke"). Après avoir placé ses pions chez presque tous les éditeurs, il rentre par la grande porte chez Dupuis en écrivant des récits épiques pour René Hausman dans "Aire Libre" ("Les Trois cheveux blancs" et "Le Prince des écureuils"). Aujourd'hui, Yann est sans conteste l'un des scénaristes incontournables de la profession.

 

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Virginie Augustin est née en 1973. Elle a été formée au Gobelins. Elle a commencé par l'animation avant de venir à la Bande Dessinée. Elle a déjà collaboré avec Delcourt sur Alim le Tailleur, ainsi qu'un album du Monde de Troy.


 

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24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 05:50

Ce mois-ci sort le nouveau livre de Jonathan Munoz paru chez Cléopas «Les Dormants ». Quand on lui demande spontanément de se présenter à Oncle Fumetti afin que ses fans ou les lecteurs fassent mieux sa connaissance voici ce que l'on reçoit comme réponse...

« Un mardi matin de l'année 1984, alors que le café tiédit dans la salle à manger, sa génitrice et son géniteur se regarde tendrement. Neuf mois plus tard il naîtra. Il grandira entouré d'une Game Boy et d'un frère qui lui fera comprendre à coup d'édredon que dans la vie, il faut savoir partager.

C'est comme cela que pour tuer le temps entre deux parties de jeux, il commence à tartiner des cahiers de gommettes, feutres et autres ustensiles de dessin. Une manie qui le poursuivra bien plus tard au grand dam de ses professeurs qui lui expliqueront que l'on ne barbouille pas ses livres d'histoire avec des vaisseaux intergalactiques à rayon ultra gamma bx-2000. Il obtiendra malgré tout son bac avec mention « admis », ce qui lui permettra d'intégrer l'école supérieure lyonnaise spécialisée dans l'art du gribouillage (Émile Cohl), d'où il sortira diplômé. Il obtiendra ainsi l'autorisation de faire de petits gribouillis dans des livres de français, des mensuels Disney et autres magazines spécialisés. Très vite il sera repéré par des gens ayant beaucoup de goût qui lui proposent le barbouillage de livres entiers. C'est ainsi que naquit « Un léger bruit dans le moteur » en collaboration avec Gaet's et Jean-Luc Luciani (sortie été 2012). Il travaille actuellement sur de nouveaux projets dont « Les dormants » aux éditions Cléopas qui devrait voir le jour fin février 2013. »

 

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Bonjour Jonathan Munoz. Vous êtes l'auteur des dessins du livre « Un léger bruit dans le moteur » paru en 2012 chez Physalis. Vous publiez un deuxième livre ces jours-ci que vous avez conçu entièrement seul. Il s'agit de « Les Dormants » paru chez Cléopas. Merci de répondre à Oncle Fumetti.

 

Quand on regarde votre site on voit la multiplicité de vos compétences et envies ; illustrations, peintures, sculptures, animation. Qu'est ce qui vous intéresse plus ? Vers quoi vont vos préférences ?


La sculpture permet de comprendre un volume ou l'animation de comprendre le mouvement et l'attitude des personnages...J'aime explorer différentes techniques artistiques. Je me suis cependant orienté vers le dessin dans le but de raconter des histoires. J'ai trouvé dans la bande dessinée une manière de lier l'ensemble de ces compétences. Je pense que tous ces arts sont liés et me servent dans le travail que je réalise en BD aujourd'hui.

 

Vous avez dessiné le livre "Un léger bruit dans le moteur"...Il a bien été reçu par la communauté des fans de BD. Comment avez vous travaillé sur ce projet ? Quand avez vous retenu  en terme d'expérience ?


La manière dont je me suis mis à travailler sur ce projet est un peu longue à raconter, alors je vais être concis. Dans les grandes lignes : j'ai rencontré Gaet's (mon scénariste) dans une soirée, on a bu des bières et longuement discuté.

 

Il m'a dit : « lis ce livre ! » (je l'ai lu. Ça m'a plu !)

Il m'a dit : « je l'ai adapté en scénario BD » (je l'ai lu. Ça m'a plu !)

Il m'a dit : « ça t'intéresserais de le dessiner ? »

J'ai repris une bière et j'ai dis :  « OK »

 

Ce que j'ai retenu de tout ça c'est que parfois (rarement je l'admets) la bière permet de faire les bons choix.


Comment s'est faite la collaboration avec Gaet's et Jean Luc Luciani sur ce livre ?


À l'époque avec Gaet's nous habitions tous deux dans la même ville ( Lyon) ce qui à grandement facilité les échanges. On se retrouvait soit chez l'un soit chez l'autre (souvent chez lui, son appartement était mieux rangé... ) pour discuter du scénario, de mes dessins, des retouches à apporter, le tout entrecoupé de discussion sur la littérature, les films et un petit peu des filles...

Avec Luciani (l'auteur du livre) nous n'avons pas eu d'échanges avant d'avoir terminé l'album. Je ne voulais pas être influencé par sa vision du livre. Gaet's et moi voulions apporter notre truc à nous. Un regard plus personnel. On a cherché ce que notre média pouvait apporter de plus. C'est à dire ne surtout pas refaire mais essayer de sublimer ce que nous avions aimé.

 

Est-ce difficile de suivre les demandes d'un scénariste ?

 

Ça dépend des scénaristes, avec Gaet's nous avions les mêmes envies, à peu près les mêmes goûts, ça s'est donc fait assez naturellement.

 

Pourquoi avoir travaillé avec Physalis ? Était-ce une commande ou un projet que vous avez présenté ?

 

Nous avons démarché pas mal d'éditeurs avec notre projet sous le bras, la réponse a été souvent la même:  « c'est super !... malheureusement notre ligne éditoriale ne nous permet pas d'éditer ce type d'ouvrage. »

Gaet's avait déjà eu plusieurs collaborations avec le directeur éditorial de cette maison d'édition. Il lui a présenté le projet et l'éditeur a voulu signé. On n'avait pas bu de bière : on a quand même dit : OK.

 

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Vous vous apprêtez à publier "Les Dormants" chez Cleopas cette fois-ci ? Pourquoi ce projet ?

 

Ce projet me trotte dans la tête depuis quelques années déjà. Je voulais parler d'une chose qui me tenait vraiment à cœur, une chose intime mais comme c'est personnel, je ne vais pas dire pourquoi. Non non non.

 

Comment avez vous eu l'idée ? De quoi parle le livre ?

 

J'étais sur un canapé avec mon frère quand il m'a dit :« Ça serait marrant de raconter une histoire avec une fille qui à des cheveux en or. ». C'est parti de là. Au final l'histoire n'a rien à voir ! C'était juste le déclic, l'idée du conte. Je voulais parler du deuil. Un sujet tellement éculer qu'il me fallait l'aborder de manière originale sans tomber dans le pathos. J'espère sincèrement y être arrivé.

 

Pourquoi seul cette fois-ci et pourquoi cette maison d'éditions ?

 

D'abord parce que j'adore écrire, aussi parce que je suis dyslexique et que j'ai passé ma vie a entendre que je ne saurai jamais écrire.

J'avais envie de me prouver l'inverse. Il se trouve que cette maison d'éditions m'a fait confiance, m'a laissé une vraie liberté et je les en remercie.

 

 

Comment travaillez vous un projet ? Etes vous devant la page blanche et Go !! On y va ou êtes vous structuré à faire des croquis, des crayonnés pour explorer votre imaginaire ?

 

C'est un grand n'importe quoi, un peu à l'image de ce qui se passe dans ma tête. Un million de feuilles volantes, un coin de nappe, des petits bouts de croquis sur de grandes feuilles, des grands dessins sur des petits bouts de papiers rapiécés. Un bureau inondé. Et après j’essaie de mettre de l'ordre dans tous ça. 

 

Quel technicien êtes vous ? Etes vous plus palette graphique ou mine de plomb ?

 

Les deux. J'aime le contact du papier et les possibilités du numérique.

 

Quels sont vos idoles de jeunesse, vos inspirateurs ? 

 

Yslaire, Manu Larcenet, Ernest Pignon Ernest, les Jouvray, Pedrosa, Guarnido, Frederik Peeters, Peter de Seve, Lepage, Marc Antoine Mathieu, Franquin, Bill Watterson, Molière, Edmond Rostand, Rémy Boiron, Zidrou... et beauuuuuuucoup d'autres.

 

Êtes vous plus "One shot" ou inspirez vous plus à une bonne série qui assure les fins de mois légères ?

 

Je suis encore jeune, j'ai envie de papillonner les One shot me le permettent. Alors pour l'instant...

 

Merci Jonathan de nous avoir donner de votre temps à Oncle Fumetti et tous nos vœux de réussite pour votre livre. A bientôt.

 

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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 06:05

Le synopsis de Emmanuel Proust :

 

« Mio, 17 ans, jeune fille bien éduquée, débarque sur une île prison au règlement bien étrange ! Le seul moyen de s’en échapper, est de racheter sa liberté. Pour cela, deux solutions : travailler dans une usine pour un salaire de misère… ou devenir chasseur de primes ! En effet, il suffit de tuer une personne endettée pour que cette somme soit automatiquement déposée sur votre compte… Chasseur ou proie, quel sort attend la jeune Mio, parmi les marginaux, mais aussi les criminels, qui peuplent l’île ?… Terrifiante et prémonitoire, la vision d’une humanité pour qui l’argent est devenu la seule valeur, et où la vie humaine n’est plus qu’une marchandise. »

 

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C'est un scénario écrit à quatre mains que nous propose Emmanuel Proust et ses deux jeunes pousses bretonnes. Juliette Fournier et Jean Gaël Deschard se connaissent et on note une belle synergie dans leurs relations techniques. Leurs approches graphiques sont très semblables. On sent une belle complicité. C'est en même temps logique puisqu'ils ont reçu l'enseignement de la même école nantaise. Une fois cette entrée en matière évacuée, le Vieux Fumetti, qui a lu de ça et de là les chroniques de ses collègues, a envie de s'inscrire en faux. Oui c'est un livre jeune. Peut-être que dans un ou deux ans ils se diront qu'ils l'auraient conçu autrement mais c'est tel que, c'est quand même bien joué. L'héroïne est attachante, sexy même. Le contexte est intéressant. Le scénario tient la route et il ne faut pas chercher forcément des sous-entendus philosophiques derrière tous les phylactères et à chaque page. Il faut se laisser porter par les dessins, la mise en page et l'histoire. Le sujet est intéressant. C'est bien dessiné. C'est un peu un manga et l'Ancêtre aime bien... Bref, cet album est sorti et Fumetti a aimé.

 

Juliette Fournier est née à Lille en 1985. Elle habite Rennes. Elle a étudié les Arts Graphiques à Nantes. Elle apprécie les mangas, l'animation. Elle a déjà publié un premier livre en solo ; Morphine.

 

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Jean Gaël Deschard est né à Angers en 1984. Il vit à Rennes. Il a étudié les Arts Graphiques à Nantes. Il est le dessinateur et le coloriste sur ce projet.

 

 

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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 14:30

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Ci-dessous le message de la dernière newsletter :

 

"Ben voila… Tchô ! c’est fini, car après presque 15 ans de bons et loyaux services, et 163 numéros de folie, le dernier d’entre eux vient d’arriver en kiosque… Mais bon, range ton kleenex, hein ! Car pour ce dernier Tchô ! de toute l’histoire de l’humanité, on t’a réservé un final grandiose, avec au programme tous les auteurs ayant un jour participé au journal, plus quelques invités prestigieux ! Tous se sont amusés, pour cette dernière grande teuf, à créer leur Tchô ! spécial. Pour l’achat de ce Tchô ! historique, tu auras donc 30 mini-Tchô ! bourrés de jeux, de BD, de surprises, avec par exemple un Tchô ! manga signé Zep ou un Tchô ! spécial fantômes signé Mathilde Domecq ! Alors rue-toi vite chez ton marchand de journaux, installe-toi bien, et en route pour un dernier voyage avec ceux qui t’ont si bien accompagné ces dernières années : Titeuf, les Chronokids, Ohm, Lou, Boulet, Marie Frisson, Nob, Bill et Gobi, les Melomaniaks, Tehem, Tony et Alberto, Bichon, Nini Patalo, Mathieu Sapin, Franky Snow, Tebo, Keramidas, Trondheim et plein d’autres ! Merci à eux. Merci à vous…"

 

Aux collectionneurs maintenant !!!!!

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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 08:33

Le synopsis de Vents d'Ouest :

 

« Quand la vengeance pousse comme la mauvaise herbe entre les pavés. Qui pourrait se douter en la voyant que la Chenue n’a pas perdu la tête, mais que malgré son vieil âge, un désir puissant de vengeance l’anime ? Son arrière-petite-fille, Caroline, voudrait profiter des plaisirs de son âge dans les bras de Christophe... Comment pourraient-ils savoir que leur insouciance paraît indécente à leurs familles, quand le secret est la vertu la mieux partagée ? »

 

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C'est un très joli livre que nous proposent Sébastien Corbet et Jean-Blaise Djian d'après un script

de Didier Convard. Il s'agit d'une histoire qui se déroule dans un village et qui nous narre une histoire à la « Roméo et Juliette ». Les Capulet et les Montaigu transposés à la campagne, dans un lieu imaginaire. Il s'agit d'une histoire de jalousie, de secrets lourds et bien gardés sur plusieurs générations. Il s'agit d'une relation amoureuse entre deux adolescents. Des années durant ,les ascendants de ces deux jeunes gens se sont affrontés. Les anciens mourrant, les vieilles histoires ressortent et un corbeau commence à envoyer des courriers agressifs. Les deux jeunes amoureux sont pris dans un tourbillon qui laissera des traces. C'est un livre touchant, élégant et sensible que nous découvrons. Le dessin de Sébastien Corbet est joli et simple. Cela le rend

agréable à parcourir. Jean-Blaise Djian sait raconter cette belle histoire en mêlant flash-backs et narration plus contemporaine. A noter la présence de Stéphane Heurteau à la couleur. C'est prenant et on tourne les pages pour suivre le récit sans s"arrêter. Comme l'écrit Didier Convard dans la préface «Je leur ai offert mon manuscrit. Je me suis contenté de ce seul geste... Il en ont fait ce merveilleux album, lumineux et sombre. Doux et effrayant. »...Courrez le découvrir. C'est une vraie réussite.

 

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Jean-Blaise Djian est parisien mais vit en Normandie. C'est un fan de BD de longue date. Il a travaillé au côté de Loisel à ses débuts. C'est aujourd'hui un scénariste chevronné qui a collaboré avec Soleil, Vents d'Ouest ou Emmanuel Proust.

 

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Sébastien Corbet est né en 1972. Il est bas-normand. Il a fait une école de publicité. Il a lui aussi collaboré avec Loisel. Il crée avec Stéphane Heurteau la série « Fanch Karadec » aux éditions Vagabondages d'après une idée de Régis Loisel et Jean Charles Kraehn. On annonce le tome 3 sous peu...

 

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19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 07:31

Le synopsis de Glénat :

 

«Marvin regarde la télé, chez lui à Montréal, quand il reconnaît un visage lors d’un reportage sur un attentat à Nevada City. Impossible d’oublier ce regard. Il est aussitôt plongé dans son passé d’ancien béret vert. Un passé qu’il a tenté d’oublier dans la boisson et qui a démoli sa vie... C’est dit, il faut qu’il aille dans le Nevada. Il devait se rendre à San Diego pour régler sa procédure de divorce, alors autant en profiter pour faire un détour. Et cet hiver qui n’en finit pas... C’est ainsi que Marvin prend la route en quête d’une réponse, d’une rédemption... et accessoirement d’un peu d’action...»

 

nevada-bd-volume-1-simple-47013.jpg

 

Voici un livre qui nous vient du Québec.C'est quand même pas tous les jours. En tout cas, il est bien intéressant. C'est une sorte de road-movie qui mène le personnage central de l'histoire du Canada vers le Nevada. C'est un vrai scénario de film policier ou de thriller comme vous voudrez.

La narration est bien faite. Les deux scénaristes Xavier Hardy et Fabien Dreuil sont habiles à mener le récit. L'intrigue se déroule lentement mais sûrement sous nos yeux. Le passé du héros et les aspects de sa personnalité sont distillés avec parcimonie et à bon escient. C'est fichtrement bien construit. Le dessin est ambitieux. Il y a des vraies belles planches. Fumetti pense particulièrement à la double page 24 et 25 qui est très esthétique. Du bel ouvrage. Les couleurs sont bien trouvées. Joli travail également de Anouk Pérusse-Bell la coloriste qui apporte sa pierre à l'édifice. Une belle histoire, de jolis dessins etc...Que demander de plus ? A noter qu'il y aura une suite et nous serons exhaustifs. Le Vieux Fumetti a aimé en tout cas.

 

Xavier Hardy vit à Montréal. Il est le co-scénariste de ce livre. Il a collaboré par le passé avec Julie Rocheleau sur le projet Charlie.

 

Fabien Dreuil est québecois. Il touche à tout même si l'écriture l'attire le plus. Il a déjà publié aux Editions Persée le conte de Garibaldie au royaume des plaines dorées. Il travaille avec Jean Blaise Djian sur l'Esprit de Flore.

 

Simon Leclerc est québécois. Il est étudiant en animation. Nevada est sa première contribution au monde de la BD.

 

 

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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 11:04

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Un petit coup de cœur pour éclairer votre dimanche. L'ami Jean Jacques Sanchez sort un recueil de ses dessins, publié par Alienoïde. On connaît son style. On connaît son uivers. Il est peuplé de personnages fantasmagoriques tout droit sortis de son imagination comme autant de contes oniriques, de rêves ou d'univers à la Tim Burton. Ils sont fins, élancés, souvent dans des ambiances sombres, féériques. Ces personnages de contes et légendes évoluent dans des architectures qui fondent vers le ciel. Ils sont souvent drôles parfois sévères. Oncle Fumetti a une tendresse particulière pour l'évocation de Moebius, un des modèles de Jean Jacques Sanchez.

Fumetti qui a découvert ce monde par la lecture du « Maître des Cieux » est impatient de découvrir l'Empereur des 1000 Mondes qui est très attendu. Il est conseillé de regarder l'arbalétrier en page trois des bonus. Un futur personnage d'une Série ? Il le mériterait.

 

Pour le moins Oncle Fumetti vous invite à découvrir si ce n'est déjà fait ce monde. Il est original, créatif, recherché et plein d'imagination. C'est ce que l'on aime tous non ?

 

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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 07:16

Le synopsis de 6 Pieds sous Terre :

 

« Sam, trentenaire notoirement hypocondriaque, vit un amour compliqué avec Rachel. Ses obsessions de la maladie, sa jalousie et son imaginaire torturé conduisent Rachel à rompre avec lui... »

 

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Voici un livre à part. Il est l'occasion en 10 phases de vie du personnage principal, Sam, de raconter la rupture amoureuse entre Rachel et celui-ci mais aussi de narrer une partie de ce qui a pu se passer avant. C'est un vrai exercice de style. Le livre est très travaillé esthétiquement et graphiquement. L'auteur ne se contente pas de raconter une histoire. Il ne se contente pas de la dessiner. Il propose une œuvre très intéressante. Les planches sont autant de réalisations qui peuvent s'appréhender et s'apprécier seules. C'est un parti pris artistique peu habituel dans le 9ème Art. On sait l'éditeur 6 Pieds sous Terre à l'avant-garde dans ce domaine. Terreur Graphique sait nous prendre en charge et nous transporter dans son monde parfois sur-réaliste en nous proposant du neuf. Cela casse les codes pas seulement esthétiquement mais aussi et surtout intellectuellement. C'est aussi une prise de risque et il est bien que des éditeurs sachent investir et s'investir dans ce style de projet novateur. 6 Pieds sous Terre depuis 20 ans sort sans discontinuer des créations et propose des créateurs qui renouvellent notre Art et font bouger les lignes. C'est indispensable au renouvellement et à l'émergence de nouveaux talents. Terreur Graphique est évidemment un talent d 'aujourd hui mais aussi et c'est une évidence de demain. Le Vieux Fumetti aime et l'écrit. 

 

Terreur Graphique est né en 1977. Il publie sur son blog mais pas que...On a vu ses planches dans Jade, Psychopatt et Fluide Glacial. Un pur talent dont on espère croiser les œuvres encore et encore. Après Rorschach voici Hypocondrie(s).

 

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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 06:40

Le synopsis de Delcourt :

 

« Un nouveau pensionnaire dans la résidence. Comme beaucoup, il fait la gueule. Comme beaucoup, il se sent abandonné. Et comme beaucoup encore, il pense aller plutôt bien, avoir toute sa tête. Ernest se trompe, car Alzheimer est déjà là. Quant à ses nouveaux voisins, ils constituent la galerie de personnages habituelle : des assistés fatigués, attendant les repas, et roupillant à tout bout de champ. Un seul paraît alerte et malin : Émile. Tant mieux, il partage sa chambre. Avec son esprit critique acerbe et son égoïsme impudique, il donne l’impression à Ernest de pouvoir changer les choses... »

 

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Ce très joli livre est la réédition de l'album « Rides » paru en 2007. Il ressort à l'occasion de la sortie du film d'animation qui en est tiré. Ce film est déjà très primé. Pour ceux qui ne connaîtraient pas encore c'est l'histoire de Ernest, monsieur âgé, qui est atteint par la maladie d'Alzheimer et qui est placé en «institut » plus familièrement dans une maison de retraite, par ses enfants. S'ensuit la description de la vie dans ces endroits, de ces personnages qui s'y trouvent, de leurs styles de vie et surtout de leurs relations. Le personnage d'Ernest rencontre également Emile, autre habitant qui a une vision et un dynamisme autre et qui révolutionne, ou semble pouvoir changer la vie. Nous suivons le parcours d'Emile entre sa lucidité sur son état et la progression de son mal.

C'est un livre témoignage sur la vie en maison de retraite. C'est aussi un témoignage sur la maladie d'Alzheimer. Un livre qui parle de la fin de vie que l'on réserve à «nos anciens ». Ce n'est pas un livre triste mais grave oui. La vie dans ces résidences est bien restituée. La vision des personnels soignants qui n'ont pas la vie facile mais semblent parfois détachés des choses, sans doute pour se protéger, est bien rendue. C'est touchant, poignant parfois et aussi drôle. Instructif sûrement. A découvrir ou à redécouvrir.

 

Paco Rocaest espagnol. Il est un des leaders de la nouvelle vague de la BD de ce pays qui rend compte et s'interroge sur la société humaine. Ces livres sont autant d'études sociologiques sur nos sociétés. Il a dessiné et conçu puisqu'il est dessinateur et scénariste, un livre sur Salvador Dali qui est une référence « le jeu lugubre », paru chez La Cupula. En France outre Delcourt, il a collaboré avec l'éditeur Six pieds sous terre pour Le Phare.


 

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16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 05:43

Le synopsis de Dupuis :

 

«Balzac est furieux. Non seulement la Revue de Paris a suspendu la publication de La peau de chagrin, mais en plus celle-ci a été remplacée par un feuilleton anonyme qui raconte dans un style tout balzacien la vie, et donc les turpitudes, d'un certain... Honoré de Balzac. Tout ce que l'écrivain a cherché à cacher avec le plus grand soin tout au long de son existence se retrouve exposé au grand jour, au risque de ruiner sa vie sociale, sa carrière, et même de le mener en prison ! Prêt à tout pour découvrir l'auteur de ce canular, il s'engage dans une quête qui le mènera au bout de lui-même. Un récit brillant, entre enquête policière, conte philosophique et farce macabre, au coeur de la vie mondaine et littéraire du XIXè siècle. »

 

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C'est à un livre novateur et à un concept qui l'est tout autant que nous ont invité Valérie Mangin . L'idée est originale. Il s'agit de faire revivre un des monstres sacrés de la littérature française ; le grand Honoré de Balzac. C'est un parti pris entre vérité historique et roman. C'est surtout le premier album d'un tryptique voulu par Valérie Mangin qui apporte un regard neuf et novateur sur notre milieu. Elle a réuni autour d'elle un trio de choc avec Griffo pour ce livre puis Malnati et Bajram pour les suivants. Elle lance dans une digression sur la création artistique. Ce premier album porte sur la création littéraire telle que voulue ou perçue chez Balzac. Le deuxième tome portera sur la création cinématographique par Clouzot tournant un film sur Balzac et enfin sa perception à elle en relatant la création d'une BD sur les deux précédents créateurs...C'est novateur, bien pensé, et surtout cela permet beaucoup de réflexions philosophiques sur bien des aspects et sur la création artistique plus particulièrement. Le passage d'un dessinateur à un autre n'est pas perturbant. Pourtant les styles sont bien différents tant Malnati par exemple est particulier. Les livres peuvent aussi se lire séparément. Ce premier album paru en janvier est divertissant et surtout très beau esthétiquement. Honoré de Balzac est truculent, intéressant et on se plaît à suivre le récit. Un bon moment avec ce joli livre. Après à vous de passer au second qui sortira le 22 février puis éventuellement au dernier. C'est vraiment intéressant et original en tout cas.

 

Valérie Mangin est nancéenne. C'est une historienne par son parcours universitaire. Elle se lance pourtant dans le récit et la narration. Elle rencontre Denis Bajram qu'elle épousera. Elle travaille sur des concepts à base historique avec Gajic sur le fléau des Dieux puis vient le Dernier Troyen. Elle collabore avec Soleil et crée Quadrants. Son style entre Histoire, Space opéra et fantastique est novateur.

 

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Griffo est belge. Werner Goelen (son vrai nom) est né en 1949. Il suit des cours à l'Académie des Beaux Arts durant sept années. Il s'enrichit en rejoignant un groupe d'artistes. Son parcours est riche de collaborations avec des maisons d'édition telles que Michel Deligne, Dargaud, Glénat, Dupuis ou Le Lombard. Il travaille également avec Dufaux, Di Georgio, Cothias et maintenant Valérie Mangin. 

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