Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 22:43

logo mesr

 

Dans leur note de service (2013-0002 du 25/01/2013) nos éminents spécialistes de l'enseignement supérieur dirigés par Jean Michel Jolion, proposent dans le référentiel de BTS, deux thèmes à faire étudier aux élèves dans le cadre de «culture générale et expression ». Le premier thème fort intéressant s'intitule « Paroles, échanges, conversations, et révolution numérique". Il s'ensuit toute une série de supports de cours proposés aux enseignants pour illustrer leurs propos, sur lesquels ils peuvent s'appuyer pour leurs travaux préparatoires.

 

Le deuxième thème est intitulé ainsi ; «Cette part de Rêve que chacun porte en soi ». De la même manière, une série de supports de cours conseillés, sont proposés. Oncle Fumetti retiendra quelques éléments ainsi listés : Alice au Pays des Merveilles de Lewis Carroll, La laitière et le pot au lait de La Fontaine, Harry Potter de JK Rowling , Big Fish de Tim Burton, Rêves de Kurosawa ou encore des peintures de Chagall, Dali ou Magritte...Boris Vian est présent, tout Freud ou comme Laurent Voulzy avec son célèbre « Le rêve du pêcheur »...Un bien bel inventaire à la Prévert (qui n'est pas cité) non exhaustif.. Oncle Fumetti ne voulant pas faire trop long.

 

 

Vous ne serez pas surpris que nos spécialistes de l'Enseignement Supérieur n'aient pas choisi d'albums de Bandes Dessinées ; de dessinateurs et de scénaristes qui pourtant nous ont si souvent eux, apportés du RÊVE. Vous ne ferez pas écrire à Oncle Fumetti que nos pédagogues sont  incultes ou n'aiment pas le 9ème Art. Ils n'y ont simplement pas pensé. Cela ne vaut pas le coup qu'il sénerve Le Vieux...C'est pourtant leur métier de penser. Bien oui quoi !!!

 

 

Repost 0
Published by Oncle Fumetti - dans BD
commenter cet article
2 juin 2013 7 02 /06 /juin /2013 09:26

Le synopsis de Casterman :

 

 

«Une nuit en pleine mer, un grand navire à voiles, le Typhaon, recueille in extremis Eleonore Bridgers, naufragée à la dérive sur un canot. Hantée par ce qu’elle vient de vivre, la jeune femme reprend des forces, intriguée néanmoins par l’atmosphère qui règne à bord. Pourquoi l’équipage l’évite-t-il avec autant d’empressement ? Qui sont le gardien des algues et ses fantastiques créatures marines, que le Typhaon combat avec autant d’énergie dans la mer des Sargasses ? Pourquoi aucun matelot n’est-il jamais autorisé à rester à terre ? Et comment expliquer que le navire semble se précipiter au devant des tempêtes ? Le lieutenant Vernon Milburn, le seul à avoir témoigné de l’intérêt à Eleonore, entreprend de lui raconter la véritable histoire du Typhaon… »

 

Couv 187262

 

C'est le mois de Guillaume Sorel et c'est une bonne idée qu'a eu Casterman que de rééditer son Typhaon développe avec Dieter. Oncle Fumetti précise que le dessin est de Sorel ainsi que la couleur et le scénario de Dieter. Cette œuvre parue entre 2000 et 2001 revient dans Univers d'auteur. Il est remarquable de constater que le travail graphique de Sorel était déjà à l'époque si abouti. C'est une bonne idée donc de redonner au public la possibilité de redécouvrir ou de découvrir cette belle œuvre présentée en dyptique à l'époque. Il s'agit là d'une intégrale. C'est donc un 82 planches. C'est un vrai plaisir de parcourir ce travail dans sa totalité. L'histoire est envoutante, l'atmosphère est pesante, prenante. Le huis clos qu'offre le navire est propice à toutes les intrigues, à toutes les explorations de l'âme humaine. Oncle Fumetti est friant de beaux dessins, de belles atmosphères, comme c'est le cas. Le scénario est alambiqué à souhait. Il y a une belle énergie autour de ce livre. Prenez le temps de le parcourir et de le lire. C'est un bel ouvrage à posséder dans sa bibliothèque. Oncle Fumetti vous propose les couvertures des albums initiaux en bas de cette chronique.

 

Guillaume Sorel est né à Cherbourg en 1966. Il enchaîne les écoles et notamment l’École supérieure des Beaux-arts à Paris. Il nous propose des livres depuis une dizaine d'années et par exemple le très beau « Les derniers jours de Stephan Zweig » déjà paru Casterman.

 

Didier Teste dit Dieter est né en 1958. Il publie son premier album en 1987 chez Milan avec Michel Plessix : La Déesse aux yeux de jade. Il publie des projets par la suite chez Glénat et Delcourt. Il collabore avec Emmanuel Lepage. Dieter s'attache à toujours donner une dimension et une vraie densité humaine à ses personnages. Il multiplie les collaborations, entre autres avec Guillaume Sorel ou Emmanuel Moynot avec lequel, il réalise la série Vieux Fou.

 

Couv_4677.jpg  Couv_4678.jpg

Repost 0
Published by Oncle Fumetti - dans BD
commenter cet article
29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 18:00

Le synopsis de Mosquito :

 

 

« La forêt russe mystérieuse et profonde recèle de bien étranges personnages, du chaman Ogoniok au fantôme vengeur Kas-Cej en passant par le plus grand des conquérants. Toppi explore l'âme slave dans trois récits fantastiques menés tambour battant. »

 

Ogoniok-couv.jpg

 

 

Quand on aime on ne compte pas... Le Vieux Fumetti vous livre une de ses dernières lectures. Il s'agit de la réedition de l'oeuvre du Maître Italien Sergio Toppi. Il faut découvrir ce créateur de génie récemment décédé comme il faut découvrir Victor de La Fuente l'Espagnol ou Alberto Breccia l'Argentin. Ces artistes nous emmènent et nous amènent dans des dimensions parallèles où l'onirisme le dispute aux graphismes les plus exceptionnels. Emphase, emphatique...quasiment gateux le débris. Que nenni ! Sergio Toppi est un artiste et il faut revenir à ce classicisme.

C'est l'ABC de la Bande Dessinée. Nous devons tous nous arrêter sur ces planches incroyables. La recherche créative est brillante et nous tire vers le haut. Merci à Mosquito de pratiquer cette vulgarisation de bon aloi. A petit prix de surcroît...Bonne découverte.

 

 

ogoniok image

 

 

Sergio Toppiest né en 1932. Il débute dans l'animation. Dans les années 70, il se révèle en faisant se développer la bande dessinée transalpine. Dans les années 80, Toppi va développer un style profondément original et novateur. Dans les années 2000, Les planches de Toppi seront sélectionnées pour l'exposition «les maîtres de la bande dessinée européenne» à la Bibliothèque Nationale puis au Musée de la bande dessinée d'Angoulême. Sa contribution au 9ème Art est immense et son travail prolixe est d'une créativité exceptionnelle. Le 21 août 2012, Toppi décède à Milan des suites d'un cancer.

 

sergio_toppi_400x572.jpg 

 


Repost 0
Published by Oncle Fumetti - dans BD
commenter cet article
28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 06:30

Le synopsis de Glénat :

 

 

«Dans un tout petit musée de Saintes-Maries-de-la-Mer, on peut contempler le souvenir d’un moment qui semble imaginaire, tellement il fut incroyable… Au début du XXe siècle, toute la troupe du Wild West Show, Buffalo Bill en tête, se retrouva coincée sur le port de Marseille. Un riche propriétaire camarguais, el Baroncelli, leur proposa alors de s’installer sur ses terres du delta du Rhône... »

 

9782723488464-L

 

 

C'est à une jolie rêverie et à un joli livre que nous convie Michel Faure. Cette histoire, écrite d'après un conte de Jean Vilane, extraordinaire est le prétexte à une évocation de cultures différentes mais en même temps si proches et surtout à leurs rencontres. Tout commence aux Etats Unis quand Buffalo Bill décide d'emmener des amérindiens et de monter avec leurs collaborations un spectacle dont vous aurez peut être déjà entendu parler. S'ensuit une histoire peu commune donc qui verra les cultures indienne, gitanes et gardianne, celle des manades et des guardians de taureaux de la Camargue, la Grande et la Petite, s'entremêler. C'est traité de manière très sensible et intelligente. La qualité des dessins de Michel Faure n'est plus à démontrer. Il nous avait déjà ravi avec Jésus Marie Joseph. C'est un artisan du 9ème Art. La colorisation est belle. L'ensemble rend bien compte de ces paysages du Sud de la France et de ces espaces naturels si sauvages et particuliers. Un très beau travail sortit le 22 mai. A découvrir absolument.

 

Michel Faure est né à Paris en 1947. Il étudie à l'Ecole Nationale des Métiers d'arts à Paris. Il réalise des Bd sur la thématique de la religion.. « Dieu, sa fille et l'homme »chez Glénat puis Moïse chez Hachette. Il signe chez Dargaud « L'Île au Trésor ». Il travaille aussi avec Les Humanoïdes Associés. Il a réalisé le tome 9 du Décalogue scénarisé par Frank Giraud. On lui doit aussi Jésus Marie Joseph paru chez Glénat.

 

220px-Paris_-_Salon_du_livre_2012_-_Michel_Faure_-_001.jpg

Repost 0
Published by Oncle Fumetti - dans BD
commenter cet article
25 mai 2013 6 25 /05 /mai /2013 13:01

6a0105369e6edf970b017d3f32b6cd970c-250wi  

 

Le Fantôme, The Phantom ou Le Fantôme du Bengale. Ce personnage est une légende dans le monde de la Bande Dessinée. Il a déjà une longévité hors du commun. Pensez qu'il a été publié pendant 70 années. Il est apparu dès 1936 et était encore diffusé en 2006. Il a été dessiné par de nombreux artistes, On compte parmi ceux-ci par exemple : Ray Moore, Wilson McCoy, Bill Lignante, Sy Barry ou Fred Fredericks qui dessina aussi Mandrake, autre création de Lee Falk. C'est en effet, ce scénariste qui est l'instigateur de ce personnage de super héros bien particulier. Il n'a en effet aucun super pouvoir. Il ne compte que sur son corps athlétique, sur son intelligence, son courage et deux colts 45 pour arrêter les criminels. Son histoire est aussi particulière car il est totalement anonyme.On ne connaît pas sa physionomie et il est issu d'une lignée d'une vingtaine de personnages de son style qui se succèdent les uns après les autres.

 

On le voit, c'est un concept très particulier et novateur qu'inventa Lee Falk. Les historiens nous informent qu' il fut le premier héros costumé et masqué. Il est en effet plus ancien que Batman qui est créé en 39. Il est accompagné d'un chien, Diable, et il se déplace à cheval. Celui-ci est nommé Héros. Les histoires commencent au Bengale d'oû est ce personnage originaire avant d'être transposées en Afrique. Le personnage évolue dans le temps et d'ailleurs il se marie avec Diane Palmer qui travaille aux Nations Unies.

 

images (1) 

 

On parle de 100 millions de personnes qui lisèrent quotidiennement les aventures de ce personnage dans leurs journaux. C'est dire le succès à son époque de cette créature de fiction. Il est très riche, mais au contraire de Bruce Wayne (Batman dans le civil), il ne le manifeste pas ostensiblement. Sa fortune n'est pas fondée sur un héritage d'une puissante famille mais s'est constituée au fur et à mesure des siècles par les cadeaux somptueux : or, bijoux, pierres précieuses, diamant... que lui ont offert certains puissants à qui il a sauvé la vie.

 

On peut considérer que ce personnage influença considérablement les héros que l'on doit à la Marvel ou à DC Comics. Sa devise restera à jamais «Je prête serment de consacrer ma vie à la destruction de la piraterie, l'avidité, la cruauté, et l'injustice, sous toutes leurs formes. Mes fils et leurs fils devront en faire de même. »

 

Seymour Sy Barry (ci-dessous en photo) est un dessinateur américain de comics. Il naît en 1928. Il est le plus connu pour avoir dessiné pendant trente années environ le personnage de The Phantom sous la plume et les conseils de Lee Falk. Il entre en 1943 à The School if Industrial Art de New York. Il travailla également sur Tarzan et Flash Gordon. Dans la terminologie technique propre aux américains il est à la fois dessinateur et encreur (penciller et inker). Il prit sa retraite en 1994. Il vit à Long Island.

 

Lee Falknaquit en 1911. Il fut un écrivain, un directeur de théâtre mais surtout un dessinateur qui nous donna Le Fantôme mais aussi donc Mandrake le Magicien. Il dirigea Marlon Brando, Charlton Heston, Paul Newman dans son activité théâtrale. Il mourut en 1999.

 

SyBarry_s.jpg

 

 

Repost 0
Published by Oncle Fumetti - dans BD
commenter cet article
25 mai 2013 6 25 /05 /mai /2013 06:00

Le synopsis de Vents d' Ouest :

 

« Soizic, une jeune femme au caractère bien trempé, décide de changer de vie et d'ouvrir une maison d'hôtes sur l'île d'Ouessant, en Bretagne. Mais c'est bien connu : Ouessant se mérite. La vie y est rude et les locaux n'ont pas vraiment le sens de l'accueil avec les gens "du continent" excepté Marie, une vieille dame qui semble avoir pris Soizic en affection. Quelques mois après son arrivée, alors que Soizic commence à s'acclimater à sa nouvelle vie, les Ouessantins apprennent une terrible nouvelle : Marie a été retrouvée pendue ! Mentionnée dans son testament, la jeune femme va se retrouver mêlée malgré elle à des secrets troubles de l'île... »

 

Couv_187205.jpg

 

 

Très joli livre que celui-ci. L'action se déroule à Ouessant. Une ïle et des iliens. Une ambiance particulière avec ses mystères, la méfiance des habitants et plus parfois. Un paysage typique avec ses landes venteuses et herbeuses. Les petites maisons de granit basses donnent une atmosphère différente et permettent un huis clos particulier. La jeune héroîne peine à s'intégrer et elle va mettre tout son courage et va utiliser son caractère bien trempé et son ingéniosité à resoudre une énigme.C'est un dessin plein de sensibilité que nous livre Nicoby. Son parcours d'une dizaine d'années avec des œuvres diverses mais qui ont enrichis son travail permet l'émergence de ce travail fin et brut à la fois. Le livre d'un peu plus d'une centaine de pages se lit facilement. Le récit est bien mené et intéressant. On découvre ce travail avec plaisir. C'est un voyage intiatique d'une jeune urbaine au royaume des îliens et à la découverte d'une culture particulière. L'intrigue est aussi l'occasion de sortir de cette seule narration sociologique. Une jolie découverte. C'est bel et bien sorti.A noter un joli livret à la fin du livre sur Ouessant, des photos et une présentation de l'ïle. Une bonne idée.

 

Nicoby est rennais. Il est né en 1976. C'est un artiste maintenant chevronné. Il a collaboré avec des maisons d'éditions de premier plan tel que Delcourt, Futuropolis, Drugstore...Des Ronds dans l'O. Il a travaillé avec 6 pieds sous terre également. Un artiste à suivre.

 

Patrick Weber est belge. Il est né en 1966. Il fait des études en histoire de l'art et en archéologie. Il se tourne vers le journalisme. Il publie des romans, scénarise des films et de la bande dessinée.

Depuis 2011, il est le chroniqueur royal de RTL Belgium, en télé, en radio et sur le net. Il est aussi le créateur de Mandala Editions

Repost 0
Published by Oncle Fumetti - dans BD
commenter cet article
22 mai 2013 3 22 /05 /mai /2013 06:02

Hello Marco Santucci. Welcome by Oncle Fumetti. You are the designer of La Mandragorepublished by Soleil.You are not well known enough in France. Who are you?

 

I was born in 1974, in the beautiful region of Tuscany, in Italy. I've been working in the comic field since I was 21. I've worked for Sergio Bonelli Editore ( Italy), Marvel Comics and Soleil Production in recent times.

 

How did you come to comics?

 

Well, like many others you don't decide to make this work, you are born to make this work :)
So when I realized that my biggest passion was telling stories with images, I started to make it! Obviously, I studied the technique a lot and I had another big fortune in my life: I met Fabio Civitelli, my great master and author of Tex, here in Italy. Fabio has been my mentor and showed me the correct way how to do the sequential art.


 

santucci.jpg

 

 

You are screenwriter  and artist. What do you prefer ?

 

Well, I prefer absolutely to be an artist. My work as screenwriter has been only related to Fourmi Blanche.

 

You have drawn for Marvel Comics 3 books for X-factor? Tell us about this experience. Is it a final outcome of a drawer to work with this great publishing house?

 

One thing is sure : it's an incredible experience. I've worked on X-factor, Spider-man ( my favourite character) and Captain America. Working for Marvel Comics Has revealed a special experience, because you got the freedom to show your graphical skills at your best. I've worked in almost every kind of situation and with several writers, and the Marvel comics experience is the one that gave me the biggest graphical possibilities. They mainly want two things from you : respecting the deadlines and doing your best work !

 

album-cover-large-1366.jpg

 

 

You have scripted 3 comics of the "Fourmi Blanche" serie published in Italy by Pavesio. Why did you choose to be the scenarist? Have not you wanted to sign the graphics?

 

Well, it's a long story. What I can say is that, in that situation I couldn't make the art of Fourmi Blanche because I was working to other projects. Anyway, I created the main character in a cartoon version ( the project at the beginning was about a animated series) and I worked to a part of the pre-production of the project. After that, Patrizio Evangelisti was choosen as the artist of the series and he made an incredible work on it. Fourmi Blanche was one of the rare occasion where I have written a story... and that story has been told in an incredible way thanks to Patrizio!

 

You have worked on "The Amazing Spider-Man" with Brian Reed. What did you tell us about this project. Is it finished ?

 

Yes is it. It was a miniseries, a tie-in of the main Secret Invasion miniseries. And the weird thing is that it was entitled "Secret Invasion: SPIDER-MAN" but the real main character was Jackpot !

 

santuccispiderman01.jpg 

 

You just have published with Axel Gonzaldo and Sylvain Cordurier  the second part of "La Mandragore" by Soleil. Tell us about this work. How do you come on this project ? How can we work at three on such a project?

 

Well, I was contacted directly by the editor of the series, Jean-Luc Istin several months before my work for Marvel comics was finished. He introduced me the project and I really liked the idea of working on a series where I could create the characters. So I said yes! Sylvain was the writer, Axel the colorist, I was in the middle of two phases! :)


Creating Lynn Redstone and the other characters has been a great pleasure. For the second time ( after Secret Invasion: spider-man) I've worked on a series where the main character was a woman. After years, in Italy, where I drew mainly men, finally I was working on more beautyful and hot women ! In particular, the Mandragore is a project that mixes two past experiences of my career : the super-hero genre and the hystorical genre. That is because La Mandragoreis a sort of fantasy action story, which takes place in London during the Victorian period. Obviously, after the extreme freedom that Marvel comics gave me about the layout of the pages, I had to learn again to keep the characters inside the panels... and not to draw them too big! Sylvain asked me to de-zoom them all the time! It has been a great lesson.

 

 

You are an international creator. How do you work with Italians, Americans, French ? Is it difficult and why ? What are the differences between these culturs ?

 

Absolutely different. And that's the cool part. In the last 5 years I've changed so many titles, projects and three publishers and all the times there were new things to learn, new challenges to win, new ways of seeing the sequential art. Obviously many times I worked on two project at the same time, in different days, so at the end of the month it was incredible to see the differences among the French, American and Italian parts. It was amazing, and incredibly instructive.

 

To be extremely brief, I could say that: the Italian comics needs a good quality and a good production, but you can't get any freedom on the layout (they are always three strips divided mainly in six panel for each page). The American comics give you a great freedom and the most important thing is telling the story in the most drammatical way... but usually the deadlines are really tight. The French comics need you to do your best because they have several phases of work ( each part of the work has to be approved by the editor, from the layout to pencils, to inks). So, each way of working has its advantages and disadvantages. :)

 

album-cover-large-18586.jpg

 

 

 

What are your future projects?

 

After the Mandragore I'm finishing the Dampyr story that me and Patrick Piazzalunga ( my assistant in the inks) are working on in the last months. After that I should work on a new Dampyr story. But, obviously, I'm always open to new possibilities and projects. Expecially if they are connected with action! So who knows? I hope the best for me. ;-)

 

Thank you very much Marco for your answers. You always will be welcomed by Oncle Fumetti.

 

 

http://www.marcosantucciart.com


 

thor_santucci.jpg

 

Repost 0
Published by Oncle Fumetti - dans BD
commenter cet article
17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 06:19

9Jn0b.jpg

 

400ème article sur ce blog..C'est un cap et il fallait le franchir allègrement en chroniquant un monument de la BD. Sur quoi écrire ? Un grand auteur ? Un héro bien typé. ? Un livre atypique ? Non et pourquoi pas ce bon vieux Journal de Mickey...

 

Il est sorti pour la première fois en France en 1934. Il est hebdomadaire. Sa parution sera interrompue entre 1944 et 1952. Son créateur est Paul Winkler. Le JDM, pour les initiés, est destiné initialement aux jeunes entre 7 à 13 ans. Il narre les aventures des personnages Disney ; Mickey, Donald et d'autres. Il est aussi un formidable relais pour la « Machine Disney » lors des promotions des long métrages qui sont faits dans les studios aux Etats Unis. Il sera aussi une tête de pont pour la BD américain. En effet on y trouvera Mandrake, Flash Gordon, Pim Pam Poum. C'est l'occasion de publier des classiques du 9ème Art US.Toutefois n'oublions pas que Kid Paddle ou Tituef firent les bonnes pages de cet hebdo. Ils font à l'heure partis des plus gros tirages de la BD. Il donne aussi l'occasion à nos jeunes têtes de se cultiver parce qu'on y trouva des pages magazines avec des jeux, des informations culturelles, ou scientifiques. Dans les années 50, il est publié à 500 000 exemplaires. Il est plutôt sur la base de 150 000 exemplaires de nos jours. Il reste un des magazines de Bandes Dessinéees ayant la plus longue longévité avec Spirou.

 

JDM-en-relief reference

Repost 0
Published by Oncle Fumetti - dans BD
commenter cet article
16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 07:07

1283_rot.jpg

 

Bonjour Mathieu avec un seul T. Même si on peut lire des éléments sur toi sur internet on te connaît encore peu. Qui es-tu ? D'où viens tu ?

 

Je suis un Grenoblois de 26 ans, passionné de voyages, de cinéma, de jeux vidéos... et forcément un peu de BD! Je suis comme beaucoup d'auteurs tombé dedans quand j'étais petit, et ça m'a forcément influencé un peu dans mon choix de carrière.!


Comment en vient-on à écrire des scénarios et à dessiner pour la bande dessinée ? Est-ce que une vocation ?

 

Le dessin est une vocation oui, clairement. Dessiner des BD, c'était un rêve de gosse, et j'ai plus ou moins suivit depuis mon enfance cet objectif d'un jour pouvoir en faire mon métier. Écrire des scénarios c'est arrivé plus tard, au début presque par nécessité ( vivre de la bande dessinée en étant seulement dessinateur est plus compliqué, c'est donc une question qu'on se pose au sortir des études). Mais finalement, même si pour cette partie je tâtonne encore beaucoup, ça me paraît évident aujourd'hui que je ne pourrais pas faire l'un sans l'autre.

 

 

avatarblog--1-.jpg

 

Que préfères tu faire ? écrire et dessiner ?

 

Je prends pour l'instant un plaisir égal à faire les deux, mais de plus en plus je me rend compte que ce qui m'importe, c'est raconter des histoires. C'est l'essence même de la BD en même temps!

 

Quels sont tes thèmes de scénarios préférés ?

 

Souvent les histoires que j'écris vont tourner autour de mes questionnements du moment, qui même s'ils évoluent ont toujours des bases bien enracinées. J'aime parler de la destinée humaine, de son rapport à la mort, aux souvenirs etc... J'aime ensuite contextualiser ces thèmes dans un univers qui me plais: la science-fiction, la mythologie grecque, j'aimerais essayer tous les styles !


Qu’est ce qui te permet d’élaborer des scénarios ? Comment travailles tu ? Comment trouves-tu tes sujets ? Quel est ton rythme de travail ?

 

Comme tout le monde j'imagine, mes scénarios émergent tout d'abord d'une simple idée, ou d'une scène en particulier. C'est par la suite une certaine somme d'autres petites idées qui viennent se greffer à cet embryon initial qui me permettent tout doucement de créer une histoire avec un début, un milieu et une fin. Je ne me contraint pas à écrire, j'attends souvent que les idées jaillissent d'elles même ( j'ai toujours un carnet de note sur moi ). Pour le rythme de travail il est assez intense, je me fixe comme objectif de réaliser une planche complète ( dessin et couleur ) en deux jours ( les journées sont longues ! ), de tel sorte à pouvoir sortir des albums à la pagination plus importante que la moyenne de manière régulières.

 

5 0013

 

Préfères tu les séries ou les « one shots » ? Qu'est ce que détermine la longueur d'une œuvre ?

 

Les one shots définitivement. Ou des diptyques/triptyques. En tout cas pas les séries au long cours, avec un album par an. Je trouve ce système vieillissant, et trop frustrant pour le lecteur.

 

 

Comment travailles-tu ? es tu crayon de bois ou tablette numérique ?


Je suis crayon de bois pour le dessin. Je dessine et j'encre d'ailleurs au crayon HB. Je n'arrive pas à avoir un encrage assez souple pour utiliser de l'encre...

La couleur est faite à l'informatique, avec des jeux de textures pour avoir un effet aquarelle.

Mais le tout numérique ne me fait pas peur, je fais des essais de temps en temps mais c'est tout un réapprentissage à faire, et pour l'instant je galère trop pour être aussi efficace qu'au crayon. Ça viendra peut être un jour, ça peut tellement faire gagner de temps .

 

 

Ton nouveau travail est un dyptique. Pourquoi 2 albums ? Cela tient au scénario ou est-ce une volonté de se limiter

 

Au départ ce devait être un one shot de 140 pages, tout comme la belle mort. Ce n'est pas de ma volonté si ça prend au final la forme d'un diptyque. C'est une volonté de l'éditeur. Avec le recul, même si ça me dérange toujours un peu, psychologiquement c'est plus facile de voir la moitié de son travail publié pendant qu'on est en train de faire la suite. Ça motive!

 

Préfères tu travailler seul et pourquoi ?

 

Seul oui, tout simplement parce que j'éprouve un plaisir égal à dessiner et à raconter, et que je ne me vois pas faire seulement « la moitié » du travail. Il faut aussi avouer que j'aurais du mal à déléguer la moindre étape de création d'une planche. C'est mon côté je veux tout faire moi même!


 

labellemort.jpg

 

 

Tu as sorti déjà "La Belle Mort" Parle nous de ce projet précédent.

 

C'est tout simplement mon tout premier projet professionnel, ma toute première BD et la tout première fois que j'écrivais une histoire. Il m'a permis véritablement d'appréhender le métier d'auteur de BD dans sa globalité. J'y ai mis mes inspirations du moments pour les vieux films d'horreur et la série B, mais aussi les thèmes qui me sont chers : la place de l'humain dans le monde etc... En résulte une histoire de survie de trois hommes sur fond d'invasion extra-terrestre, qui est ici propice à se poser des questions quand à la destinée humaine.


Quels sont tes maîtres dans ton domaine ? Qui t’a inspiré ? Dans les dessinateurs ou dans les scénaristes.

 

Mes grands maitres sont Mike Mignola pour sa narration et ses compositions d'images incroyables, Katsuhiro Otomo pour la grand claque dans la gueule que j'ai pris en lisant Akira, Enrico Marini pour ses couleurs hallucinantes, et pleins d'autres! Mais mes influences se trouvent aussi dans le cinéma, l'animation et le jeux vidéo.


Si tu devais emmener 5 BD sur une île déserte lesquelles prendrais tu ?

 

Arf c'est dur ! Je dirais 5 albums très différents qui représenteraient différents aspects que j'aime dans la bd, et qui m'ont fortement influencés : un tome d'Hellboy, Saigon-Hanoï de Cosey, Nausicaa de Myasaki, Akira bien-sur, et un picsou magazine avec une histoire de Don Rosa dedans!

Quels sont tes projets à venir ?

J'aime explorer différents genres, donc pour la prochaine BD, ce sera de la science fiction! De l'espace, des vaisseaux spatiaux! Une histoire en deux ou trois tomes, que je devrai pouvoir commencer cet été.

 

Merci Mathieu pour tes réponses et plein de succès pour la sortie aujourd' hui de Adrastée chez Ankama. A bientôt.

 

blog1

 

 

 

Repost 0
Published by Oncle Fumetti - dans BD
commenter cet article
15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 06:36

Le synopsis de Casterman / Univers d'auteur :

 

«De nos jours, une jeune femme se suicide dans son appartement… mais ce n’est que le début de son histoire. Sous le regard d’un chat complice, manifestement capable de continuer à la voir, elle se met à hanter l’immeuble où elle a vécu, témoin involontaire mais intéressé du quotidien intime de ses anciens voisins. Ici un couple illégitime vit une passion charnelle, avec la complicité un peu perverse du mari trompé, là ce sont des parents dévorés d’angoisse face à la disparition inexplicable de leur petite fille, ou encore ce solitaire apparemment capable de faire surgir d’incroyables bacchanales des trésors de sa bibliothèque – sans oublier un jeune peintre sans le sou pour lequel la défunte ressent manifestement une attirance certaine… »

 

9782203057753.jpg

 

 

C'est à la découverte d' une très jolie œuvre que Casterman nous convie le 29 mai. Guillaume Sorel ce magicien, nous livre une histoire comme on en lit peu dans l'univers du 9 ème Art. On découvre un personnage atypique et touchant dont on suit le parcours avec intérêt, complicité et avec une vraie tendresse. C'est intimiste. Très poétique. Le dessin est fin, élégant et le Vieux Fumetti dirait «racé ». Les planches sont mises en scène simplement. On commence le livre avec un premier plan très beau avec une femme lisant un livre devant une cheminée sur laquelle est posé un trumeau. Nous entrons dés lors dans l'atmosphère envoutante du bouquin. La colorisation grise finit de classer le livre. Les textes aussi sont poétiques. En résumé, de la finesse dans le trait, une atmosphère très spéciale et un personnage attachant. Du bon. Du joli. Du beau. C'est pour le 29 mai. C'est un travail de Guillaume Sorel. On en prend pour 104 pages.

 

Guillaume Sorel est né à Cherbourg en 1966. Il enchaîne les écoles et notamment l’École supérieure des Beaux-arts à Paris. Il nous propose des livres depuis une dizaine d'années et par exemple le très beau « Les derniers jours de Stephan Zweig » déjà paru Casterman.

 

Photo_273.jpg

 

 

Repost 0
Published by Oncle Fumetti - dans BD
commenter cet article