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6 octobre 2014 1 06 /10 /octobre /2014 07:00
Gengis Khan de Denis-Pierre Filippi et Manuel Garcia chez Glénat

Le synopsis de Glénat :

« Au XIIIe siècle, Gengis Khan et ses hordes de cavaliers mongols ont semé la terreur. De la Chine à l’Europe, en passant par le Moyen-Orient, ils ont mis à genou les plus grandes puissances de l’époque... Mais avant de devenir ce grand conquérant que le monde entier connait, Gengis Khan s'appelait Temüdjin. Né au cœur des arides steppes d’Asie centrale, c’était le fils d’un chef de clan empoisonné par ses ennemis de toujours : les Tatars. Un jeune garçon en exil, condamné à errer avec sa mère et à lutter pour sa survie. Comment, de cette jeunesse difficile, Temüdjin a-t-il finalement réussi à unir les tribus d’un pays déchiré par les guerres intestines et à constituer le plus vaste empire de tous les temps ? »

Glénat nous propose en collaboration avec Fayard un nouvel opus de sa série sur les personnages de l’Histoire. Cette fois-ci nous atterrissons sur les steppes de l’Asie Mineure et nous découvrons la vie d’un des grands conquérants. Alors on peut évidemment porter un jugement de valeur et penser que c’est forcément un tyran et un meurtrier tant il est évident que les conquêtes ne se font pas sans mort et sans tyrannie et que c’est un choix discutable. C’est pourtant aussi l’occasion de découvrir la construction mentale d’un individu et de découvrir ce qui fait qu’à un moment donné tout bascule. Le scénario est solide. Il est évident qu’il est bâti autour de faits réels et sur la base de recherches historiques et archéologiques. Encore faut-il savoir s’y prendre et monter la dramaturgie. Le dessin est somptueux. Les armées ont toujours cela d’évident et il en va de même pour les batailles que cela favorise l’esthétisme sans que l’on sache trop pourquoi. C’est bien construit et l’apport de la spécialiste Marie Favereau sert à la fois de caution scientifique et amène un surcroît de qualité à l’ensemble. Cela sort le 8 et c’est un bon livre.

Denis-Pierre Filippi est né en 1972. Il est scénariste. Il a déjà une belle bibliographie qui commence au début des années 2000. On notera des collaborations avec Olivier Boiscommun, Tiburce Oger ou Eric Liberge. Avec de belles Maisons également ; Dupuis, Les Humanoïdes Associés ou Delcourt notamment…Et Glénat.

Manuel Garcia est né en 1974. Il est d’origine espagnole et est spécialisé dans le comics. Il a travaillé pour DC Comics (Avengers, Mystique, Robin, Spectre) et Dark Horse (Star Wars Galaxy). Pour le marché français, il sort en 2013, en collaboration avec David Munoz, le premier tome de La Terre des vampires aux Humanoïdes Associés. Le voici chez Glénat.

Gengis Khan de Denis-Pierre Filippi et Manuel Garcia chez Glénat
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5 octobre 2014 7 05 /10 /octobre /2014 07:00
Johnson m'a tuer par Louis Theillier chez Futuropolis.

Le synopsis de Futuropolis :

« Un reportage au cœur d’une usine qui se bat contre sa délocalisation et le cynisme de ses dirigeants. Un témoignage exceptionnel, d’une précision documentaire pour partager les doutes, le dégoût et l’incompréhension de ces hommes et de ces femmes victimes de la logique froide du marché et du système capitaliste. C’est à la fois un récit édifiant sur l’Europe ultra-libérale et un livre de colère, au nom de tous les travailleurs. »

C'est un livre exceptionnel que nous propose Futuropolis. Cet album est sorti dans le courant de l'année mais Oncle Fumetti vous le présente maintenant. Il s'agit au travers d'une BD du récit de la lutte d'ouvriers qui combattent pour garder leurs emplois et leur usine avant qu'elle ne soit délocalisée. Dès le départ, Louis Theillier qui travaille sur le site a pris soin de noter et de relater sur un blog BD et au moyen d'un Bic et d'un journal de bord et de conflit, tous les évènements qui se dérouleront au quotidien avec les autres ouvriers. C'est une œuvre atypique, passionnante et de combat que nous livre cet auteur hors norme. C'est incroyablement intéressant et poignant. On y voit la vie et la lutte de ces personnes au travers de leurs solidarités.C'est une œuvre symbolique des événements actuels dans le monde économique qui voient des entreprises se défaire du rôle social qui est le leur et dont la seule logique devient le profit et rien que le profit. C'est bien construit, très réel et pour cause. Cela se lit comme on regarderait un documentaire ou un reportage. Une œuvre majeure de cette année. Un prix à Angoulême serait mérité. A lire absolument.

Louis Theillier a 36 ans. Il est lillois. Il obtient le diplôme national supérieur de Arts Plastiques. Il travaille chez Johnson Matthey à Bruxelles comme ouvrier. En 2004 il écrit une BD issue de son blog tenu au quotidien. Ce livre est son premier. Il en appelle d'autres. Il vit à Bruxelles.

N'hésitez pas à cliquer sur les illustrations pour mieux les voir. N'hésitez pas à cliquer sur les illustrations pour mieux les voir.

N'hésitez pas à cliquer sur les illustrations pour mieux les voir.

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4 octobre 2014 6 04 /10 /octobre /2014 07:00
Les Gardiens de la Galaxie de Collectif chez Panini Comics

Le synopsis de Panini :

« Découvrez la toute première équipe des Gardiens de la Galaxie ! Au XXXIème siècle, le major Vance Astro, Martinex T'naga, Charlie-27 et Yondy Udonta sont les derniers survivants de leurs civilisations. Ces Avengers du futur vont alors défendre la Terre contre de redoutables extraterrestres : les Badoons ! Retrouvez également Captain America, la Chose ainsi que les Défenseurs. (Contient les épisodes US Marvel Super-Heroes (1967) 18(I) ; Marvel Two-in-One 4-5 ; Giant-Size Defenders 5 ; Defenders (1972) 26-29 ; Marvel Presents 3-12) ».

Cet été, mais on ne peut pas écrire sur tout, est paru chez Panini Comics une intégrale

des Gardiens de la Galaxie. C'est le moment de revenir dessus. Alors certes il y a eu aussi un film mais les puristes vous diront que cela n'était pas les Vrais. C'est dans ce beau livre que l'on peut le mieux les retrouver ou les découvrir. En plus il y a une vraie brochette de dessinateurs. C'est même mieux qu'une Dream Team...Découvrez un peu !!! : Steve Gerber, Roger Stern, Sal Buscema, Gene Colan, Al Milgrom. Une équipe de rêve aussi aux crayons. Bref !!! Cette équipe de superhéros n'est pas la plus fameuse de chez Marvel. Il y en a d'autres et des plus connus ; 4 fantastiques, Avengers, etc... Ceux-là sont un peu caricaturaux mais ils sont sympathiques à suivre. Il y a le scientifique, le grand costaud, le militaire et l'indien...Non ce ne sont pas les Village People....Mais nos personnages. Ils sauvent la planète plus souvent qu'à leur tour. C'est du comics US alors c'est cousu de fil blanc. On n'en demande pas plus. Du scénario simple mais décontractant. On ne se prend pas la tête et on replonge dans cette BD très colorisée comme à la Grande Epoque. Cela fait du bien. Alors ne vous privez pas. C 'est un peu cher mais cela fait joli dans la bibliothèque. Allez on se fait une bio sur un des dessineux... Au hasard Sal Buscema.

Sal Buscema est un dessinateur US. Il a débuté dans la carrière comme encreur dans le milieu des années 60. Il a travaillé sur les crayonnés de son frère plus connu ; John Buscema. Il est très prolifique. Il a illustré un grand nombre de séries de chez Marvel Comics, en particulier : Captain America sur des scénarios de Steve Englehart, Hulk sur des scénarios de Len Wein, Roger Stern ou Bill Mantlo et bien d'autres. Il a pris une semie-retraite vers le milieu des années 1990, encrant encore Spider Girl pour les épisodes n° 59 et suivants, avec le grand Tom De Falco au scénario.

Les Gardiens de la Galaxie de Collectif chez Panini Comics
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2 octobre 2014 4 02 /10 /octobre /2014 07:00
La chronique des immortels 4 de Von Eckartsberg et Chaiko chez Paquet

Le synopsis de Paquet :

« Transylvanie au XVème siècle. Tepes Draculea III, aussi appelé le Prince des Carpates, veut connaître le secret des Delany. Entre invasion turque et guerre avec les Valach, Andrej et Abu Dun vont devoir affronter bien plus cruel que la guerre. Au plus profond de la forteresse de Vaïks, Andrej doit subir les tortures de Tepes Draculea III. Le Prince des Carpates veut percer le secret de l’immortalité des Delany. Mais les turcs sont aux portes de la Valachie et la guerre fait rage. Andrej et Abu Dun sont entrainés dans le tourbillon des combats. Hélas, un autre danger menace : Frédéric est aux mains de Tepes, qui menace d’en faire un monstre assoiffé de sang. tre danger menace : Frédéric est aux mains de Tepes, qui menace d’en faire un monstre assoiffé de sang. »

Von Eckartsberg est de retour. Un des membres éminents du célèbre studio allemand ; L'Artillerie, reprend du service pour nous proposer le tome 4 de La Chronique des Immortels. Il nous avait habitué à fonctionner avec Von Kummant mais les deux dandys de la BD ne font pas cause commune cette fois-ci. Un chinois de Shangaï se charge du dessin et on sait, en tout cas, Oncle Fumetti que les dessinateurs chinois sont de fantastiques artistes. Dessins bien lêchés, belles perspectives et peut-être est-ce trop parfait d'ailleurs. Chaiko, alias Cai Fong est au travail et il est fameux. Cette transposition des aventures de Tepes est très intéressante. Il y a une vraie base historique ; on ne présente plus la rivalité entre les turcs et les anciens roumains. Le scénario est bien construit. Les planches sont très belles. L'ensemble est de qualité. Il n'y a pas grand chose à jeter. C'est un très bon album. Un 48 pages, un franco-belge. Il sort le 9 octobre et le prix est classique mais Oncle Fumetti n'aime pas parler argent. En tout cas cela les vaut.

Benjamin von Eckartsberg a étudié la Communication visuelle à Munich. Il est également membre de "l’Artillerie". Il travaille depuis 1993 comme illustrateur indépendant. Il a collaboré à de nombreuses reprises avec Thomas Von Kummant. Les deux font la paire mais pas que. Il est surtout scénariste.

Chaiko alias Cai Fong travaille dans l'animation à Shanghai. Il rejoint l'Europe et collabore de manière remarquable sur la suite de La chronique des immortels. C'est son premier livre sur notre continent.

La chronique des immortels 4 de Von Eckartsberg et Chaiko chez Paquet
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28 septembre 2014 7 28 /09 /septembre /2014 07:00
La page technique d’Oncle Fumetti…. Thorgal en chiffres.

Lorsque l’on lit un album de Thorgal, et il y en a 34, on se laisse porter par le récit, la dramaturgie et le dessin bien évidemment. C’est d’autant plus vrai et plus simple à faire que les deux auteurs, Jean Van Hamme et Grzegorz Rosinski (et leurs successeurs) s’en sont donnés à cœur en créant un personnage incroyable, passionnant et un univers qui l’est tout autant . Mais avons-nous tout vu et tout remarqué. Sûrement pas.

Quand on étudie les albums de près et la série dans son ensemble on peut s’amuser à remarquer les points suivants au travers des chiffres et des nombres.

Il y a 34 albums de la série-phare. Nous ne parlerons pas là des séries en parallèle développées (Louve, Kriss de Valnor ou la jeunesse de Thorgal).

Elle dure depuis 1980 et donc cela fait 34 années. Corrélation parfaite entre le nombre d’albums et les années.

Il y eut plusieurs années sans album. En 1994, 1998, 2000, 2003, 2005, 2009 et 2012.

Plusieurs années en connurent deux. En 1980, 1984, 1985, 1986, 1989, 1995 et 1999.

Chaque album est composé de 46 planches. Le nombre de cases par planche sont de 7 en moyenne.

Certaines planches ont un nombre de cases différent. En effet, la première planche a souvent un nombre de cases plus faibles ; 5 en moyenne avec une exception pour l’album 6 – La Chute de Brek Zarith qui n’en comporte que 2 et pour l’album 9 – Les Archers qui en comporte 9. La première planche lance le récit et elle est souvent composée d’un grand panoramique qui prend de la place…

Les planches sont souvent découpées en 7 cases nous venons d’en parler. Elles sont souvent réparties de la manière suivante en 3- 2- 2 ou en 2-3-2…En moyenne. Hasard peut-être ou choix artistique, plus sûrement.

Les albums avec le plus de cases sont les albums 23 et 27 (La cage et Le Barbare) qui en ont 368 en donc 46 planches alors que celui qui en a le moins est l’album 6 (La Chute de Brek Zarith) qui en a 296 toujours en 46 planches…Découpage et choix artistique !!!. Soit une différence de 72 cases… Enorme.

Sur l’ensemble de la série la moyenne de cases est de 320.

On le constate, les choix artistiques et le nombre de planches conditionnent les bandes dessinées surtout en franco-belge qui est très codifié. Il s’en suit une série de nombres, de chiffres qui sont des paramètres drôles parfois quand on veut bien les voir.

Dans une série comme celle-ci, ils sont peut-être des données incontournables pour bien formater le récit et savoir présenter une œuvre artistique à même de plaire aux lecteurs. Rien n’est jamais tout à fait innocent.

La page technique d’Oncle Fumetti…. Thorgal en chiffres.
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26 septembre 2014 5 26 /09 /septembre /2014 07:00
Les légendes de la Bande Dessinée par Oncle Fumetti….Silence de Didier Comès

Il est certains albums qui apparaissent comme des météores et laissent une trace indélébile. Silence de Didier Comès est de ceux-ci. Ce livre est paru en 1979 d’abord dans le journal « A Suivre » qui est la référence de l’époque dans son domaine et un bouillonnement culturel d’essais et de publications dans le monde du 9ème Art. Il est ensuite publié par Casterman. Très tôt, le public et la critique s’emparent de cet œuvre atypique en noir et blanc. Le style est réaliste. Comès le publie a 38 ans et n’a à son actif qu’un album. Il s’agit d’une chronique paysanne qui se déroule dans les Ardennes dans le village imaginaire de « Beausonge ». Le personnage, Silence, est un simple d’esprit muet et l’homme à tout faire d’un riche paysan qui le rudoie. Silence rencontre une sorcière qui lui relate ses origines. S’en suit une histoire de vengeance sur fond d’onirisme et de fantastique. Didier Comès reçoit un Prix à Angoulême en 1981 ce qui le projette sur le devant de la scène et lui apporte une notoriété malgré sa jeune carrière. C’est encore aujourd’hui un album-culte et une référence pour bon nombre de créateurs par son style graphique particulier et sa narration. De ceux qui ont fait bouger les lignes.


Didier Comès est né en Belgique en 1942. Son vrai nom est Dieter Herman Comès. Son père parle allemand et sa mère français. Sa double culture le marquera. Cela influe sur son style d’histoires.Il travaille comme dessinateur industriel avant de se consacrer au dessin artistique. On est considéré comme un héritier de Pratt. Il a à son actif une douzaine d’albums. Il décède en 2013, non sans que deux expositions lui aient été consacrées cette même année, à Angoulême dans le cadre du festival et au Musée des Beaux-Arts de Liège.

Les légendes de la Bande Dessinée par Oncle Fumetti….Silence de Didier Comès
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24 septembre 2014 3 24 /09 /septembre /2014 07:00
La nuit des morts vivants chez Glénat : Interview de Jean Luc Istin

Oncle Fumetti colle à l'actualité encore une fois de plus... Cette fois-ci une interview de Jean Luc Istin !!! Vous en avez rêvé, il l'a fait... En espérant que les questions soient les vôtres.

On ne vous présente plus Jean Luc Istin. Vous avez débuté au début des années 2000 chez Nucléa avec Aleph et Dim D et puis vous avez travaillé avec Soleil pendant quasiment 15 années. Pourquoi cette fidélité ?

Pourquoi ne pas l’être ? J’ai une nature plutôt fidèle en amour, en amitié et professionnellement. Je construis dans la durée pour durer. Et il faudrait vraiment me faire beaucoup de tord avant que je ne quitte Soleil. Si je peux me permettre de vous corriger, j’ai commencé ma carrière avec un collectif chez feu l’éditeur Zone Créative. J’avais alors scénarisé et dessiné 4 pages. Ces 4 pages furent remarquées par Mourad Boudjellal et j’ai alors signé 2 albums chez Soleil. Ce n’est qu’ensuite que j’ai contracté chez Nuclea. Les hasards du calendrier ont voulu que « Aquilon » sorte après « Aleph » et « Merlin », mais c’est « Aquilon » ma première BD signée chez un éditeur important.

Chez soleil, j’ai appris et je me suis construis en tant qu’artiste mais aussi en tant qu’éditeur, au travers de mes collections. Comme dans un couple, il y a eu des hauts et des bas. Mais aujourd’hui, plus que jamais, je suis fier de travailler avec une maison d’édition aussi qualitative.

Vous voilà maintenant chez Glénat version Vents d'Ouest pour «La nuit des morts vivants », pourquoi signer chez cet éditeur ?

Le projet « La nuit des morts vivants » a d’abord été pris chez les éditions 12 bis qui n’ont pas tardées à mettre la clef sous la porte. Glénat s’est porté acquéreur de leur catalogue, et nous voilà chez Glénat. Heureusement pour Elia et Moi, Valérie Aubin, éditrice vent d'ouest, est fan d'histoires de Zombies, c'est elle qui a insisté pour s'occuper de notre titre.

Pourquoi reprendre en BD ce film-culte ?

J’ai repris ce titre de film parce que je suis fan de Romero depuis mes 13 ans. C’était une occasion géniale.

N'avons nous pas fait le tour des histoires de zombies avec les films, les séries ou les livres comme Walking Dead ?

Cette question me revient souvent dans les oreilles. Ce à quoi je réponds en demandant : N’avons nous pas fait le tour des histoires liées à la première et la seconde guerre mondiale ? N’avons nous pas fait le tour des histoires de Vikings ? Trop de thriller ésotérique, non ? trop de bd d’espionnage, vous ne trouvez pas ? et la Fantasy ? Mon dieu la fantasy ! etc…

LE « Zombie » est un sujet comme les autres, il peut être décliné à l’infini. Du moment qu’on le développe avec sincérité et savoir-faire, il n’y a alors pas le moindre souci.

Et pour ma part, en tant que fan du genre « zombies », j’en veux encore plus, je suis même carrément frustré. Walking Dead, c’est sympa, vraiment bien. Mais je viens de découvrir la série Z NATION et je la trouve vraiment plus efficace (pour le moment…) , de même pour « In the flesh » qui propose une idée nouvelle, de la chair fraiche ;)… Et après ? Un World War Z 2, chic ! Et j’espère que ce ne sera pas tout.

En BD, je ne trouve pas du tout mon compte en la matière. A part WD et Zombies, je n’en vois pas des masses. Avec « la nuit des morts vivants », ma volonté n’était pas d’être précisément original mais de rentrer au cœur du genre et de raviver des sensations que j’eus naguère en découvrant les films de Romero. Par ailleurs, pour 2015, je prépare une autre histoire avec l’ingrédient « Zombies » qui proposera un concept différent.

Pourquoi avoir choisi de travailler avec Elia Bonetti ?

J’ai rencontré Elia Bonetti à Angoulème il y a un bon moment. Dans les 6 mois qui suivaient le festival, nous avions déjà publié « l’ordre des dragon tome 0 », et je le signais ensuite sur la série Dogma.

Pourquoi ce dessinateur sur ce projet ?

Parce qu’il le voulait bien, que le sujet le passionne et qu’il a du talent.

Est-ce que cet album s'inscrit dans une nouvelle démarche éditoriale ou est-ce un one-shot ?

La nuit des morts vivants fera 3 albums.

Qu'est ce qui vous fascine chez les zombies ?

Je ne pense pas que le Zombie me fascine, je pense que c’est ce qu’il induit qui me fascine. La vie après la mort, la peur qu’il suscite, l’imagerie qui en découle, l’idée que les humains doivent survivre à ce fléau etc…

Comment passe-t-on des celtes, les elfes aux zombies ? C'est très différent non ?

Pas du tout, lisez Elfes tome 6 et vous comprendrez.

Sinon, plus précisément, disons que d’une manière générale, j’apprécie plusieurs genres d’histoire et qu’il me plaît de m’essayer à tous ces genres. Ceci dit, j’ai un vrai béguin pour les thrillers et l’horreur.

Vous êtes scénariste, directeur de collection. Vous avez lancé de nombreux jeunes auteurs qui durent dans le métier, comme Dobbs. Vous ne dessinez plus. Pourquoi ?

Plus le temps ! Comment voulez-vous dessiner et vous occuper de près de 50 albums par an, dont 10 sous ma plume ? Pas évident.

Et l’œil humide, j’ajoute : Peut-être un jour ?... Oui, peut-être que j’y reviendrai.

Mais pas avant d’avoir écrit un roman !

Enfin… Nous verrons.

La nuit des morts vivants chez Glénat : Interview de Jean Luc Istin

Vos collaborations avec des dessinateurs sont nombreuses sur des projets de séries courtes ou des one-shot. Vous ne rêvez pas d'une série récurrente avec toujours le même dessinateur ? Une série qui durerait trente albums sur trente années ? Est-ce que cela peut toujours se faire d'ailleurs ?

C’est ce que j’ai toujours voulu faire.

C’est ce que je n’ai pas pu encore faire.

Les dessinateurs sont désormais atteints du syndrome du zapping, même lorsqu’ils sont aux manettes d’un album qui fonctionne, le thème, le fait de devoir dessiner continuellement la même chose, finit par les lasser. Et l’envie d’approcher un autre genre se fait alors sentir.

Malgré tout, avec Stéphane Crety, on avance bien sur le sang du dragon. Le tome 10 sort en janvier prochain. Et nos personnages nous enthousiasment toujours autant. Et tant qu’il y a du plaisir… Allez savoir ! le public nous laissera peut-être allé jusqu’à 30.

Concernant les Druides, nous en sommes à 8 tomes et vous constaterez que pour le coup, c’est toujours le même dessinateur. Si Jacques Lamontagne le veut, nous irons plus loin. Je laisse Jacques prendre cette décision.

Mais tout de même, je serai tenter de poser la question suivante : Est-ce que le lecteur a encore la place dans sa bibliothèque pour 30 albums d’un même titre ?

Quels sont vos futurs projets ?

TRENTE : Une nouvelle série en 30 tomes sur 30 ans! :)

Toutes les suites des albums en cours. Et pour ce qui est des futurs projets, je préfère ne pas trop en dire mais de très très belles choses sont en préparation.

Merci Jean Luc Istin. Personnellement j'ai de la place... A bientôt avec Trente alors !!!

La nuit des morts vivants chez Glénat : Interview de Jean Luc Istin
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21 septembre 2014 7 21 /09 /septembre /2014 07:00
Plus fort que la haine de René Follet et Pascal Bresson chez  Glénat :

Le synopsis de Glénat :

« En 1933, Doug Wiston, véritable force de la nature et grand amateur de jazz, est un jeune travailleur noir dans une scierie de l’État de Louisiane. Exploité du fait de sa force herculéenne, il finit renvoyé pour avoir osé défendre son père, passé à tabac par Sanders, l’odieux patron raciste de l’établissement et membre du Ku Klux Klan. Sans travail, sans argent, prêt à tout pour venger l’honneur de son père, Doug se morfond dans un état de révolte : contre les injustices, contre Sanders, contre les Blancs. Il découvre ce sentiment étrange qu’est la haine… Mais sur les conseils avisés d’un vieux musicien de jazz, il va finalement mettre à profit ce don que la nature lui a fait, sa formidable constitution, et devenir boxeur. Pour se venger du vieux Sanders, Doug utilisera les coups, certes, mais à travers la noble voie du sport, pas celle de la violence. »

Un Follet...Un René Follet. C'est toujours un miracle, un régal. Alors si c'est le dernier on se doit de le savourer. Il semble en effet que ce magnifique album grand par la taille et par la beauté et l'élégance soit le dernier de ce prodigieux dessinateur. Non Artiste. Le Vieux Fumetti a cheminé longtemps en parallèle de ce Monsieur du dessin et du 9ème. « Ce fût un grand plaisir Monsieur de vous lire ». A la limite le livre passe au second plan et il ne le faudrait pas parce qu'il est réussi. Le sujet est sérieux. Le parcours d'un homme et son élévation par le courage et la droiture.Le dessin de Follet faut-il en parler encore est superbe et inimitable. Toujours cette élégance et ce trait fin, racé. Les planches sont rythmées pour dynamiser l'action et il y en a...Du début à la fin. Bresson nous propose un récit bien construit et canalise bien le brio du Maître. On regrette un peu que le livre soit en noir et blanc mais le sujet s'y prête. On accepte ce parti pris. On est vite captivé et on dévore le livre. C'est une réussite. « Vous allez nous manquer Monsieur. »

René Follet est né en 1931. C'est dès 14 ans que l'on retrouve son trait pour la réalisation de planches sur Stevenson, pour L'ïle aux Trésor de Stevenson. A 18 ans il entre au journal de Spirou. Il y réalise des planches des bonnes histoires de l'Oncle Tom. Il enchaîne avec une collaboration avec Le Lombard et le journal de Tintin. Sa première série Ivan Zourine y est publiée. Il crée aussi les Zingari pour le journal de Mickey. Et tant de choses encore...Une carrière de rêve pour un artiste hors du commun.

Pascal Bresson vit en Bretagne. Il dessine et écrit. Il a collaboré avec Ouest-France Terre- Neuvas. Il a déjà collaboré avec René Follet sur un One-shot : L'affaire Dominici paru chez Glénat déjà en 2010.

Plus fort que la haine de René Follet et Pascal Bresson chez  Glénat :
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19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 07:00
Otto chez Kramiek : Interview de Frodo de Decker.

Frodo de Decker sort un album ces jours-ci en France. Comme il n’est pas encore très connu et que son talent va exploser, Oncle Fumetti a voulu lui poser quelques questions. Bon !!!! C’est en anglais mais vous lisez tous Shakespeare en version originale…

Hello Frodo, you are probably unknown in France. Introduce yourself. Where do you come from ? Why the Comics?

I'm a comic artist from Flanders, the Dutch speaking part of Belgium. I'm 32 years old. Comics are simply my favorite art form. I started reading comics from a very young age and I never stopped. In schooldays I spend most of my time scribbling in my schoolbooks. At high school I studied for electrician just because my oldest brother did to. It wasn't really something for me, but I just thought "when I finish high school I go study something that involves drawing".

You made a part of your studies at Saint Luc in Belgium. What were you looking for ?

Well, after high school I went to the Sint-Lukas Brussels to study graphic design, I chose for that study because it was the only study I knew that involved drawing.

It wasn't really a success, partly because of the freedom you have in that kind of schools and also because graphic design wasn't really the thing for me. So after one and a half year I quit and I started drawing comics on my own. That went quit well, I took part at some competitions and exhibitions. It was also during that time that I came up with Otto.

You are a musician ; jazz guitarist. So are you a musician or comics creator and writer ?

I didn't really found a paid job in the comic business. So after approximately two years I decided to go for my other passion being the guitar.

I've been playing the guitar from 10 years old. So I studied jazz guitar, this time I graduated quit easily although it was even more loosely then in Sint-Lucas. But I guess I was more mature at that time. At this moment I'm teaching guitar in the evening and I draw during the daytime.

Otto chez Kramiek : Interview de Frodo de Decker.

Why this little character ? And why this Germanic name...Otto ?

Otto arose out of a desire for a pure comic form. I chose a simple drawing style, square frames, no background and no text. And I immediately saw that the result was very interesting. At the beginning I had no name for my character, why would I ? It was wordless anyway. It was only when the opportunity came up to publish a book that I had to come up whit a name for my character. Otto was the name that fitted the character the best. Otto is indeed a German name but is also a universal name. Sometimes I regret my choice, because Otto sounds a lot like Frodo sometimes People tend to call me Otto.

Why is there no text in your strips ? Do you think that you can give more emotion with this way ?

To use text or no text is a choice like it is to choose to draw realistic or more cartoonesk. It is one of the many choices that the comic creator makes to determine the nature of his comic.

One big benefit of making a wordless comic is that aren't many wordless comic books (and for sure not a lot that have a continues storyline), so there is still a lot to discover. It's also easier to create an original comic.

What kind of message do you want to convey? Is it humor, poetry?

Humor comes first, story comes second. What I also find very important is fantasy, a lot of fantasy. I have learned from Hergé that drawings always have to support the story and/ or the humour. That being said, I also spend a lot of care to my drawings.

Otto chez Kramiek : Interview de Frodo de Decker.Otto chez Kramiek : Interview de Frodo de Decker.

Is it only a try ? Do you continue ?

In Flanders and the Netherlands already three parts of Otto are being published. Otto 1 has just been released In France, Wallonia, Switzerland and Canada. Otto 2 will be released in January and Otto 3 probably somewhere in the summer. At this moment I don't know yet if I'm going to draw a fourth part, it will depend on a couple of things. We'll see.

How did you work? Are you long hours in front of a blank page or is it lightning?

Otto 1 has been created in an improvising manner. I made up one page, then another, then the next and like that till the end. For Otto 2 and Otto 3 I used a script to make the story more coherent. Otto is pure fantasy, so I don't use experiences from my life or something like that.

Who are your favorite authors?

I have a lot of authors that I admire but two names rise above: Hergé and Lewis Trondheim. Hergé is of course an old love but every time a pick up an album of TinTin it keeps making a big impression on me, it’s still funny, still entertaining. Tin Tin is timeless. I especially admire his ability to make very funny jokes and still keep the main story roll like a train.

Trondheim I discovered by his comic series "Donjon", a parody on the Fantasy genre. What I admire in him is his unique storytelling, and also his drawing style that at first sight seems a bit simple, a bit loose, but is actually very effective. I'm especially a big fan of his comic series "Ralph Azham", if you don't know it yet, go check it out!

Apart answer my questions what are your next projects?

At this moment I'm in a phase of trying different styles and ideas. What my next project will be is also for me still a mystery.

Thank you for your answers Frodo... See you soon.

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17 septembre 2014 3 17 /09 /septembre /2014 07:00
Otto de Frodo de Decker chez Kramiek

Le synopsis de Kramiek

«Otto est une succession de gags, rythmée par les incroyables péripéties du protagoniste Otto. Un parcours truffé de rencontres insolites, de l'humour qui côtoie la poésie confèrent à cet album une essence particulière. »

Ce livre est pour ceux qui ont conservés leurs âmes d'enfants. Dans l'univers du 9ème art, ils sont nombreux. Ce jeune auteur néerlandais nous propose un livre hors du temps. C'est l'histoire d'un petit personnage improbable qui vit des aventures totalement en décalage et totalement poétique.

C'est onirique à souhait. C'est muet aussi..Enfin sans phylactère. Si vous ajoutez qu'il y a une grosse dose d'humour dans tout cela vous aurez une première idée de ce livre. Pour le reste, c' est sûrement pas Oncle Fumetti qui va vous dévoiler le fond de l'intrigue. On peut juste écrire que c'est totalement «barré». C'est savoureux, caustique et charmant. Atypique aussi. Une bonne claque et uen bonne façon de s'aérer la tête. Le graphisme n'est pas en reste. Alors certes ce n'est pas Moebius et ce n'est pas ce que l'on attend non plus. Les personnages sont en phase avec le récit. C'est pour tout le monde de 7 à 77 ans...Enfin maintenant on vit plus vieux et même à ces ages-là on peut encore tourner les pages. Ne boudez pas votre plaisir. On peut se le procurer.

Frodo de Decker est un auteur néerlandais encore totalement inconnu chez nous. Il a étudié à Saint Luc à Bruxelles.Il a développé ses compétences en tant que guitariste de jazz. Il travaille maintenant comme professeur dans plusieurs écoles de musique. Il n'était pas revenu dans le domaine de la bande dessinée depuis 2012, quand l'éditeur hollandais, Syndikaat choisit de publier son premier album comique mettant en vedette le personnage d'Otto. Le voici est en France.

Otto de Frodo de Decker chez Kramiek
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Published by Oncle Fumetti